L’apothéose

9 octobre 2012 § 8 Commentaires

Une surcharge de boulot m’a tenue férocement à l’écart de ce blog, mais pas totalement à l’écart du balcon, que j’arrose désormais rapidement et sans faire couler le trop plein d’eau sur le balcon du 2e étage grâce à un magnifique robinet qui me permet d’avoir mon beau tuyau d’arrosage branché  à l’extérieur et plus sur le robinet des toilettes, et donc branché en permanence. Une vraie révolution: le progrès est en marche sur le balcon! Plus d’allées et venues sans fin avec un arrosoir dans chaque main… Malheureusement, je n’ai pas pu faire joujou très longtemps: la pluie fait son office et me prive depuis plusieurs jours (semaines?) de mon nouvel arrosage.

L’automne est là bien sûr, mais comme il ne fait, somme toute, pas si froid, le balcon commence à peine à décliner et certaines plantes font comme si le printemps était déjà de retour.

C’est le cas de l’hortensia, qui n’a jamais fait deux floraisons depuis que je l’ai, mais qui est cette année couvert de fleurs, à nouveau, depuis début septembre :

Ses feuilles commencent à rougir et lui se remet à fleurir!

Dans la série des fleurs roses qui persistent et signent, il y a encore des gauras partout (car il s’en est planté des roses très pâles qui sont venus sûrement d’une galaxie fort fort lointaine… car moi je n’avais planté que des roses foncés):

Oubliez le soleil et la belle lumière et imaginez désormais les mêmes sous la pluie… Les anémones du Japon sont encore très vaillantes, mais comme des idiotes, elles poussent vers l’extérieur du balcon, si bien que je n’en profite pas. Ce n’est qu’au prix des pires contorsions que j’ai pu prendre cette photo:

De l’autre côté du balcon, le rosier de la cuisine qui avait sorti timidement deux fleurs avant mon départ en vacances se couvre de roses depuis la rentrée… les roses jaunes que j’adore et que j’ai déjà montrées ici :

 

On trouve aussi pas mal de vert sur le balcon en ce moment, même si certains feuillages commencent quand même à changer. Tout d’abord un géranium macrorhizum, qui est arrivé sur le balcon cet été sous la forme de bouture donnée par la fée Flo. Il s’est acclimaté, ça y est et se porte comme un charme:

Il y a quelques semaines, je décidai de couper à ras les cosmos et pour ne pas faire de jaloux, je coupai en même temps à ras les fenouils qui avaient poussé dans le même pot. De nature rebelle, tout ce monde là repousse de plus belle, les cosmos à partir de graines semées toutes seules (et qui ont d’ailleurs essaimé dans d’autres pots alentour) et les fenouils qui repartent du pied, ce qui m’épate…

 

Et pour finir, mystère en les mystères du balcon parisien: mon trèfle… enfin le trèfle qui envahit régulièrement mes jardinières, est atteint d’un mal étrange, une sorte de tremblement grotesque qui le fait friser comme un mouton. Aucune idée de ce que c’est et je dois dire que je m’en fiche un peu, mais j’ai l’impression que ça a aussi touché les deux pieds de benoîte « Mrs Bradshaw » qui survivent bon an mal an dans une jardinière trop petite et mal drainée.

 

 

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Sea of Green

28 mai 2012 § 2 Commentaires

Je sens que ce nouveau titre risque d’être mal compris: ce n’est pourtant qu’une innocente allusion à ce que j’ai vu hier dans l’une des trois jardinières un peu en friche du balcon. Sur une mer de trèfles minuscules surgissent des gauras qui ont décidé de revenir d’entre les morts. Le contraste de couleurs est très beau:

Au chapitre des couleurs, après le rose de la dernière fois, je vois rouge. Les benoîtes « Mrs Bradshaw » fleurissent en rouge vif mais quand elles sont fanées, elles laissent des choses à crinière rouge assez intéressantes:

Les gueules de loup sont aussi de sortie. Elles ne sont jamais de la même couleur d’une année sur l’autre et cette année, elle sont (je trouve) particulièrement belles (Dieu merci elles ne sont pas jaunes, j’ai horreur des gueules de loup jaunes):

Je finirai à nouveau sur une touche de vert avec des nouvelles de l’amandier. Il est un peu ridicule parce que le fraisier qui squatte son pot est bien plus grand que lui, mais il pousse parfaitement. Je crois que je vais néanmoins devoir patienter quelques années avant de récolter mes première amandes…

Que d’eau! Que d’eau!

23 avril 2012 § Poster un commentaire

Après une semaine pluie/soleil, pluie/soleil, pluie/soleil en Finistère nord, je rentre pour découvrir que peu de choses ont changé sur le balcon, soumis lui aussi aux intempéries et surtout au froid. Beaucoup de fleurs sur les fraisiers mais des fraises encore embryonnaires, des framboises encore en boutons bien fermés et tout le reste à l’avenant.

J’ai quand même remarqué une étrange nouveauté dans le pot dans lequel j’ai repiqué l’amandier (s’il survit à tout ça, le pauvre, il survivra au prochain accident nucléaire!): deux graines sont en train de sortir… mais des graines de quoi? Je n’ai RIEN planté dans ce pot. À vue de nez je dirais que ce sont des petits althéas, mais il est très difficile d’avoir une certitude.

Dans le genre, dans une des jardinières dévastées et qui contenait autrefois des gauras magnifiques et des euphorbes qui ne l’étaient pas moins, poussent sur le champ de ruine un tas de trucs qui sont des graines de feues les premières occupantes:

On reconnaît ainsi (outre du trèfle, de la mousse et des machins peu identifiables) des ancolies, sans doute une ou deux pousses de gauras et des pousses d’armeria maritima, qu’on appelle paraît-il « gazon espagnol » ce qui est débile parce que les côtes du Finistère nord en sont couvertes. « Gazon breton » conviendrait donc parfaitement. En regardant bien, on remarque aussi que l’euphorbe coupée au pied est en train de repartir. Timidement, c’est vrai, mais elle n’est pas aidée. Du coup, j’hésite franchement à tout virer pour recommencer à zéro. J’aime aussi l’idée que le balcon mène sa petite vie microcosmique, même si pour l’instant cette jardinière ressemble à un genre de terrain vague.

Les ancolies n’ont pas l’air de souffrir ni du froid ni de l’excès d’eau. Elles poursuivent lentement mais sûrement la colonisation du balcon et à mon retour, j’ai vu que l’une d’elle était presque en fleur dans une jardinière où tout est mort mais où elle survit en compagnie d’une lavande papillon fille de celle qui est morte cet hiver:

Oui, j’ai pris la photo ce matin, quand, naïve, je pensais qu’il allait faire vaguement beau.

Il fait en réalité tellement moche que l’abélia est convaincu que c’est déjà l’automne et commence à se colorer en rouge.  N’importe quoi!

Jungle belle, jungle belle

21 décembre 2011 § 2 Commentaires

Ça y est, c’est officiellement l’hiver, mais comme il ne fait pas si froid que ça, le balcon fini l’année dans la plus grande confusion et ne sait plus si c’est le moment de s’endormir ou s’il faut déjà refaire des fleurs.

Tout d’abord, à l’heure des bilans, je me dois de revenir sur un épisode expérimental qui m’avait valu un haussement de sourcil de Nathalie. La bougresse n’avait pas tort: le coup de la pomme coupée en deux que ces salauds de piafs allaient becqueter sans faire ni une ni deux s’est révélé être un échec cinglant. En fait de piafs, ce sont de grosses mouches bleues qui se sont jetées dessus et ensuite la pourriture s’y est mise, si bien que cette œuvre de charité ornithologique ressemble désormais à ça (âmes sensibles s’abstenir):

Oui je sais, c’est immonde. Mais passons… Ils leurs restent les boules de gras et sinon qu’ils aillent manger ailleurs! Je retenterai l’expérience au printemps (têtue? moi?). Sinon donc c’est l’hiver et les lierres sont brusquement devenus rouges de froid, tout comme l’abélia, qui lui ne sait pas trop où il en est puisqu’il a rougit et en même temps ressort depuis quelques jours de jolies petites feuilles vertes.

Ce qui est totalement stupéfiant (je m’émerveille d’un rien), c’est que les mêmes plantes sur le balcon de ma belle-mère, exposé plein sud mais une rue plus loin et en étage moins élevé, sont parfaitement vertes. Elles doivent être plus protégées du froid, et surtout du vent. Ici, on sent vraiment le passage des quatre saisons.

En revanche, et ça compense largement le fiasco de la demi-pomme, mes hellébores, issues de graines récoltées sur deux pieds qu’on m’avait offerts et qui étaient morts, et que j’avais perdu tout espoir de voir fleurir un jour en me disant qu’il en allait des roses de Noël poussées à partir de graines comme des glycines poussées à partir de graines (qui ne fleurissent jamais)… bref, j’avais perdu tout espoir quand, en soulevant des feuilles pour voir comment se portait un mini buis (lui aussi une graine tombée là par hasard), j’ai vu un spectacle réjouissant: des pousses de fleurs!!! Enfin j’espère que ce ne sont pas juste des feuilles. Ce serait trop horrible, l’esprit de Noël aurait donc déserté le balcon. Bon, en cette fin décembre, voilà à quoi ça ressemble, ça va être le grand feuilleton de l’hiver:

Franchement, ça fait fleur non? Le suspens est à son comble…

Pour terminer sur une note joviale: un Joyeux Noël du balcon avec mon Père Noël nain « made in China » :

Et pour la nouvelle année, une foule de trèfles à quatre feuilles (j’ai pas compté, mais le cœur y est) totalement balconesques:

Où suis-je ?

Entrées taguées trèfle sur balconparisien.