La Belle jardinière

3 mai 2013 § 20 Commentaires

Aujourd’hui le temps s’est mis en mode « gris aveuglant »: pas soleil, mais une réverbération désagréable. Bref, on n’est jamais content, mais pourtant on ne demande pas l’impossible… juste du soleil et une douce chaleur. J’ai enfin vidé les deux jardinières mortes: celle dans laquelle les plantes sont frappées de nanisme depuis la fameuse deuxième fournée de radis et celle où j’avais mis l’euphorbe « diamond frost ». Ce que faisant j’ai remarqué que des érigérons ont migré dans la jardinière des saxifrages, mais aussi que les mêmes avaient entrepris de s’installer à côté des cadavres d’euphorbe. J’ai donc décidé de sauver les mini pieds d’érigérons et je vais sortir tout à l’heure acheter du terreau en masse car il faut aussi renouveler la terre des fraisiers (et virer les pissenlits).

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S’il y a bien une chose que j’aime dans le jardinage, c’est les plantes vivaces, et s’il y a bien une chose que j’aime sur mon balcon, c’est de voir comment il évolue tout seul et comment les plantes s’adaptent, se déplacent, poussent et se multiplient sans moi ou presque. Quand je vois les jardiniers de la ville de Paris se démener dans ma rue pour repiquer de nouveaux parterres de fleurs deux fois par an, j’ai envie de leur dire de planter des vivaces, de balancer des poignées de graines de temps à autre et de ne pas s’enquiquiner… ou alors de me laisser m’occuper des deux petits lopins qui sont en bas de chez moi. Cela dit ne nous plaignons pas, ils font désormais des arrangements magnifiques, très loin des parterres de sous-préfecture auxquels on avait droit avant.

Bref, chaque année, à la fin de l’hiver, il y a toujours des morts à éliminer et des réorganisations à faire, mais en général j’aime bien que les choses suivent leur cours (Lyne, ce passage t’es dédié!!). Cette année, comme tout tardait à pousser, j’ai été prise de découragement et j’ai eu envie de tout virer et de tout renouveler ou presque, sauf que la menace des travaux me paralysait un peu. Heureusement je n’en ai rien fait, car plein de choses repoussent dans les jardinières et je n’ai plus du tout envie de les virer.

Prenez la jardinière dans laquelle j’avais planté il y a trois ans des gauras, des jasmins et des petits œillets rouges. Les jasmins sont morts pendant l’hiver 2011-12, mais le reste avait survécu en végétant un peu et j’étais décidée à tout changer cette année. Finalement je garde tout, car les gauras repartent superbement, les œillets se fichent complètement de la neige et du froid et des benoîtes se sont invitées:

P1050259J’ai juste taillé les œillets et je vais laisser tout ce petit monde s’épanouir… (Oui je sais il faut que je passe de l’anti-rouille sur la rambarde et que je repeigne, mais j’attendrai les travaux).

Finalement c’est la même chose avec la jardinière foutoir où mes euphorbes étaient mortes et où je croyais les gauras trépassés également… Eh bien pas du tout! les gauras ressortent avec des feuilles immenses et magnifiques et la jardinière s’est remplie d’ancolies, qui sont en train de fleurir (dont une rose pâle que je n’ai pas souvenir d’avoir plantée où que ce soit!):

P1050258J’aimerais bien identifier le truc vert au milieu; à sa droite on distingue une euphorbe qui a décidé de s’accrocher à la vie et un pied de pissenlit qui va, quant à lui, être arraché sous peu pour faire la place à une partie des bébés érigérons.

La troisième grande jardinière est celle où j’avais mis fenouils, gauras et érigérons au printemps dernier. Bilan un an plus tard: les fenouils sont toujours là et ont l’air de repartir, les érigérons vont fleurir dans quelques jours et les gauras repartent aussi.

P1050271Ces gauras ne sont pas de la même variété que les autres. On peut d’ailleurs voir qu’ils ont des petites feuilles et un port plus ramassé:

P1050272Le pied de droite est le plus vaillant, celui de gauche repart mais je ne sais pas trop s’il va réussir à perdurer.

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Armandii: le retour de la revanche

14 mars 2013 § 6 Commentaires

Je sors à l’instant pour voir la tête des plantes fraîchement débarrassées de leur manteau neigeux et pour photographier la seule tache de couleur du Balcon Parisien — les pieds de saxifrages — et que vois-je? Je vois que la clématite armandii sort des boutons de fleurs. La carne!! Alors que son sort était scellé depuis belle lurette!! Me faire ça, à moi!!

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Pour l’instant on dirait un ET végétal, mais là n’est pas la question. Je fais quoi, moi, maintenant? Je ne plus la tuer, la malheureuse….

Ne perdons pas de vue le but initial de ma sortie sur le balcon: photographier la couleur (et la lumière du soleil, si rare en ce moment… d’ailleurs elle a déjà disparue… Ha! non, elle revient…). Voici donc des saxifrages, visiblement peu émues d’avoir passé 48 heures sous une avalanche (la clématite n’avait pas non plus l’air traumatisée, elle qui tousse d’habitude pour un rien):

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La nouvelle année du balcon

1 janvier 2013 § 9 Commentaires

Parce qu’une année qui commence est toujours la promesse d’un renouveau, le balcon parisien n’a rien trouvé de mieux que de sortir quelques fleurettes pour souhaiter la bonne année à tous ses visiteurs:

La saxifrage s’est lancée la première:

Saxifrage en fleur

Saxifrage en fleur

Bientôt suivie par le romarin côté cuisine:

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2013 va commencer assez rudement pour le balcon parisien, avec une mue forcée pour cause de travaux en façade, en toiture et sur le balcon lui-même. Pour l’instant personne ne sait vraiment quand tous ces travaux (nécessaires) vont commencer, ni comment les hôtes du balcon vont s’en accommoder, mais il y a gros à parier que beaucoup de jardinières devront être vidées et refaites entièrement après la fin du chantier… On verra bien! En attendant, bonne année à tous!

Flower power

1 avril 2012 § Poster un commentaire

Ma tournée d’inspection, sous un soleil éclatant, m’a redonné espoir de voir enfin ce balcon ressembler à quelque chose, malgré les pertes en vies végétales. En fin de matinée, en pleine lumière, les saxifrages étaient encore plus belles:

Le grand mystère, c’est que pour l’instant je ne vois pas d’abeilles traditionnelles. En dehors des abeilles charpentières, de quelques guêpes et de grosses mouches noires, rien de ce qui fait du miel ne passe encore par le balcon. La situation devrait bientôt évoluer car je viens de voir que la glycine sortait quelques fleurs, or la glycine les rend dingues. Pour l’instant il y en a moins que l’an passé (des fleurs de glycine) et je crains que ce ne soit dû à un apport excessif d’épluchures. Il paraît que la glycine a besoin de souffrir pour faire des fleurs et qu’il ne faut pas trop la bichonner.

La clématite bleue est aussi couverte de boutons, mais pas sa fille, qui ne donnera sans doute que des feuilles encore cette année :

Côté feuille, justement, le ginkgo en est couvert et j’ai comme l’impression qu’il va me faire mentir. J’avais dit qu’il ne faisait de nouvelles branches que tous les deux ans et je crois bien qu’il en prépare trois nouvelles encore cette année. Lui aussi a été gâté en épluchures hachées menues et il n’a pas encore épuisé toutes les ressources du pot dans lequel il avait été transplanté l’année dernière.

Les nouveautés du balcon parisien

18 mars 2012 § Poster un commentaire

Hier, malgré le temps maussade, lasse de contempler un balcon morne et encore hivernal, je suis allée faire un tour sur les quais, histoire de dégotter de quoi redorer le blason du balcon. On ne trouve pas encore grand chose, à part des géranium moches et des tonnes de clématites dont je n’ai que faire. Après un tour complet des quais et du marché au fleur, j’ai jeté mon dévolu sur deux petits pieds de saxifrage qui ont été replantés illico de part et d’autre du pied de némésia qui hésite encore entre vivre et se laisser bêtement mourir.

On verra bien si cette plante réputée résistante saura endurer les conditions extrêmes du balcon. Si le némésia repousse ça fera une jolie jardinière et ma voisine sera contente (et moi aussi, ce qui ne gâche rien).

J’ai aussi acheté plus gros, pour mettre dans le gros pot de feue la lavande papillon: un polygala, qui est censé faire des fleurs sans arrêt et n’avoir besoin de rien ou pas grand chose.

L’effet est instantané, sauf qu’il pleut et qu’il fait gris foncé. Du coup, fatalement, le laurier rose déplumé et sec qui agonise dans le pot d’à côté me sort par les yeux. Dois-je abréger ses souffrances? Jusqu’à quel moment est-il raisonnable de faire de l’acharnement thérapeutique?

Où suis-je ?

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