Spider-pucerons

16 avril 2015 § 17 Commentaires

On croit naïvement (parce qu’on vient de la campagne) que la grande ville est un lieu relativement protégé de l’envahissement et du grouillement autre qu’humain. On a tort. On s’imagine que sur un balcon parisien on n’a pas grand chose à redouter en matière de grouillement, si ce n’est une poignée de pigeons intrépides qui cherchent obstinément à nidifier dans les jardinières. Tout au plus doit-on maintenir un fragile équilibre entre les plantes plantées et celles qui viennent toutes seules et occire quelques pucerons. On a tort, vous dis-je… Vous vous souvenez de Médor? mais siiii Médor… l’araignée. L’épeire diadème qui s’était confectionné un hamac dans mon rosier et qui avait fini par se lasser d’attendre en vain le mâle et avait déguerpi un beau jour. Hélas! Médor a bel et bien connu le loup. Ainsi tout à l’heure je m’avise que justement des pucerons ont entrepris de coloniser Super Fairy. Ni une ni deux, je pulvérise du savon noir. Puis je remarque de curieux amas entre les lattes de mes volets. Des pucerons me dis-je, d’une couleur inédite, mais rien qui soit de nature à m’effaroucher. Je regarde de plus près et je découvre avec horreur la scène suivante (multipliée sur plusieurs lattes):IMG_1978

Des dizaines, voire des centaines de faux pucerons, mais de vraies araignées… des mini-Médor!!! Dans les minutes qui ont suivi, et même si je sais qu’elles sont utiles (dans un jardin oui, mais sur un balcon, par centaines???!!!) la plupart on finit leur courte existence dans les égouts. Un destin mythique à la Jean Valjean. Quoi de plus parisien? Mais il en reste: demain celles qui m’ont échappé seront aspirées (je le reconnais c’est moins inspiré).

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Le rosier moucheté

9 septembre 2012 § Poster un commentaire

Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle variété de rosier sur le balcon. L’autre jour, le rosier jaune de la cuisine semblait couvert de pustules. La légère bruine qui était tombée en tout début de matinée (on a de la peine à y croire alors qu’il faisait autour de 30° hier et aujourd’hui) était restée prisonnière de son feuillage.

 

Autrement, et même si ça n’a rien à voir, l’amandier pousse à son petit rythme et sera bientôt séparé de son frère de lait, le fraisier qui est devenu adulte en un rien de temps et a déjà produit à lui seul une bonne dizaine de fraises.

 

Pour finir, et ce sera la mauvaise nouvelle du jour: à partir de 18h30 le soleil ne rentre plus directement dans la cuisine (qui donne à l’ouest). C’est malheureusement le signe que l’été touche à sa fin. Quand il ne s’élèvera même plus au-dessus des cheminées du bâtiment d’en face, alors ce sera le moment de ressortir la couette.

Les créatures du balcon

30 mai 2012 § Poster un commentaire

Ce matin, en arrosant à l’aube, j’ai remarqué que le petit rosier (le grimpant qui ne grimpe pas) était couvert de larves de coccinelles. En voici une, avec en toile de fond mes doigts gourds et boudinés:

L’heure du bilan

29 février 2012 § Poster un commentaire

Autant le dire tout de suite, ce n’est pas brillant. À vue de nez, les quinze jours de températures négatives auront détruit environ 50% du balcon. Je vais d’abord commencer par ce qui a tenu et qui reprend fièrement du poil de la bête.

L’hellébore, qui m’avait l’air si mal en point quand il faisait froid, s’en sort avec de belles couleurs. Elle est en fin de floraison, mais c’est la seule note éclatante sur le balcon à l’heure où j’écris ces lignes:

À ma grande surprise, les euphorbes s’en sortent bien. Les grandes plantées au printemps dernier commencent à sortir du vert tendre et même la toute petite n’est pas morte finalement:

Les ancolies font leur sortie de printemps comme de rien n’était, à côté des pieds de gauras qui m’ont tout l’air d’avoir passé l’arme à gauche:

Les pieds de roses trémières y ont, eux aussi, à peine laissé quelques feuilles (dont celles des pauvres chenilles qui croyaient naïvement pouvoir s’y trouver à l’abri). Ensuite, il y a les plantes qui m’ont vaguement l’air de tenir encore à la vie malgré de gros dégâts. Comme le laurier rose, très amoché mais qui pourrait reprendre du poil de la bête après une bonne taille:

Les rosiers ont à peu près un aspect similaire, mais devraient ressortir la tête haute. le rosier jaune commence d’ailleurs à faire des pousses. Je vais devoir agir. J’hésite à faire un pronostic pour l’agapanthe, qui fait peine à voir. Je ne sais pas quoi faire non plus? couper à ras?

Après évidemment, on passe aux choses sérieuses… Aux décès constatés. C’est ainsi que, sauf repousse miraculeuse du pied (je n’y crois pas) le jasmin qui faisait 5cm quand je l’ai planté et qui était déjà couvert de boutons de fleur juste avant la vague de froid a trahi ma confiance en me lâchant bêtement:

Pareil pour les benoîtes, qui offrent un spectacle déprimant au possible:

Je verse également des larmes amères sur ma lavande papillon, qui s’était faite au balcon malgré tous les Cassandre qui m’avaient dit que jamais une lavande papillon ne résisterait au climat extrême du balcon…

Même constat désabusé pour les agathéas, qui formaient pourtant un magnifique coussin verte vif juste avant la catastrophe….

Où suis-je ?

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