L’étrange mue du balcon

30 août 2015 § 6 Commentaires

Il se passe décidément des choses étranges sur ce balcon. Je passe sur les tomates, très nombreuses, qui n’ont pas trouvé le moyen de mûrir malgré le temps chaud (ma mère pense que dans le sud c’est l’excès de chaleur qui a aussi stoppé le mûrissement). Cette année, souvenez-vous, un de mes pieds de framboises avait donné des feuilles et des fruits frappés de nanisme. À y bien réfléchir je pense qu’un insecte de type cochenille en est la cause, mais j’avance cette hypothèse sans preuves. Mais voilà que l’olivier est frappé d’un mal similaire, ou plutôt d’une étrange pathologie qui fait qu’il est couvert d’un nombre important d’olives, qui ont vaillamment résisté au coup de vent de cette semaine, mais dont certaines sont restées minuscules tandis que d’autres prenaient une taille et une couleur normale. Voyez plutôt:IMG_2703

J’avoue que je n’ai jamais vu ça, et ma mère non plus, pourtant experte en la matière! Qu’est-ce qui a bien pu freiner le développement de certaines et favoriser celui des autres? Mystère.

Autre mystère, celui de la mue estivale. Je n’ai pas d’autre mot, il s’agit bien d’une mue et j’ai l’impression que la chaleur est seule en cause. Il faut dire que sur un balcon parisien plein sud, en étage élevé, le soleil est souvent assez violent. Le Ginkgo avait mué l’an dernier; il a recommencé cette année: il a perdu toutes ses feuilles (oui, toutes), qui étaient elles aussi minuscules, et en a ressorti d’autres. Pourquoi avait-il sorti des feuilles minuscules alors qu’il habite dans un grand pot qu’il n’a pas encore rempli de racines, loin s’en faut? Là encore mystère. Pourquoi juge-t-il opportun de se débarrasser de ses premières feuilles pour en ressortir d’autres (à la bonne taille cette fois): mystère.IMG_2708

Un autre de mes pensionnaires sortait lui aussi des feuilles minuscules depuis un ou deux ans, mais l’explication était évidente: le manque de place. L’érable du Japon étouffait dans un pot trop petit et le pauvre était en train de se transformer en bonzaï! Sa souffrance était devenue tellement visible que j’avais décidé de le rempoter alors même que la chaleur s’annonçait. Résultat, l’été a failli lui être fatal. Chaleur et changement de pot, c’était un peu trop. Il a donc fait comme le ginkgo et toutes ses feuilles ont roussi, sont tombées avant de repousser, grandes (deux fois plus grandes que celles qui étaient tombées), belles et d’un vert tendre. Avant:

IMG_2714Et après:IMG_2713

On ne se rend pas bien compte du changement de taille sur ces deux photos, mais c’est vraiment du simple au double. Pour l’érable l’explication est évidente, pour le ginkgo l’argument du manque de place ne tient pas. Cet arbre censé résister à la bombe H serait-il à ce point sensible à la chaleur de l’été parisien? Il faut croire….

Le petit marronnier a lui aussi souffert de la chaleur et ses quelques feuilles se sont ourlées d’une frange rouille, mais il a l’air de bien se porter par ailleurs:IMG_2698

L’an prochain il se lancera sans doute lui aussi dans la mue estivale, qui sait? L’été n’a pas été dur pour tout le monde en tout cas. L’amandier ne montre aucun signe de souffrance, pas plus que l’altéa, pourtant rempoté en même temps que l’érable du Japon, et qui a non seulement profité de ce déménagement pour grandir, mais aussi pour sortir des fleurs:IMG_2710

Les rosiers remontent tous, sauf le Super Fairy, que j’ai un peu rabattu, et même « Sourire d’orchidée » a sorti de nouvelles feuilles et de nouvelles roses!

Bref, cet été aura été un second printemps étrange pour une partie des habitants du balcon. Nous verrons bien ce qu’il en sera l’an prochain.

Tout sur le melon de balcon

31 juillet 2015 § 8 Commentaires

Ceux qui me lisent depuis longtemps le savent, ce balcon mène également une existence autonome, en dehors de tout contrôle. Ainsi, une bonne partie de ce que j’appelle pompeusement (mais non sans fierté) le potager est arrivé là par hasard. L’amandier fait partie de ces invités surprises, mais s’il est littéralement tombé du ciel, cette année d’autres locataires ont été plantés involontairement par moi même. Souvenez-vous de ma récolte surprise de pommes-de-terre de l’an dernier. J’ai tendance à croire que finalement ce mode de culture n’est pas loin d’être le plus efficace. Prenez les melons. Vous vous souvenez que l’an dernier, je me suis piquée de planter des courgettes. Je crois vraiment que la culture de courgette est possible sur un balcon parisien, et d’ailleurs je ne suis pas la seule à caresser ce rêve fou puisque pas plus tard que tout à l’heure, en prenant mon café dans le quartier, j’ai repérer un beau pied de courgette (et même deux) sur un balcon plein ouest (on me pardonnera ce cliché un peu flou, pris avec mon téléphone et d’une main tremblante d’émotion):IMG_20150730_154413803_HDR Ma tentative s’était soldée par un échec car ayant produit de nombreuses fleurs mâles que nous avions mangées en beignets (c’est déjà ça), les deux pieds de courgettes avaient passé l’arme à gauche (mildiou) sans avoir fourni les fleurs femelles indispensables. Ne nous leurrons pas, la même chose risque d’arriver avec les melons. Mais au moins ils se sont plantés tout seuls, sur le compost, et seront peut-être plus résistants et acharnés… La semaine dernière, ils commençaient à avoir fière allure et à produire les fameuses fleurs mâles(trois pieds pour le moment, mais d’autres sont en train de germer!):IMG_2657

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Il était temps pour moi de prendre conseil auprès de sources autorisées (en général, ma mère, et quelques sites; la fiche de Rustica sur le melon est je dois dire très bien faite). Il s’agit donc de pincer les tiges maîtresses pour forcer le melon à en produire d’autres qui seront porteuses des fameuses fleurs femelles, ce qui fut fait! (ci-dessous une fleur dont rien, sous cet angle, ne permet de distinguer le sexe).IMG_2661

 

Mais, me direz-vous avec une impatience légitime, à quoi reconnait-on une fleur femelle? Pour répondre à cette épineuse question je vais commencer par vous montrer à quoi ressemble une fleur mâle de profil:IMG_2670

On voit bien ici sa caractéristique principale: elle pousse au bout d’une tige longue et mince (franchement vous avez l’esprit mal tourné). Les trois fleurs ci-dessus sont toutes les trois des fleurs mâles. Je ne puis vous montrer encore de fleurs femelles, mais sachez que les fleurs femelles n’ont pas de tige fine, mais elles ont à la place une sorte de renflement, qui se transformera à terme en fruit. Sans fleurs femelles (et mâles simultanément), pas de melons, on voit bien que la production est quand même aléatoire.

Cette année, si mes melons providentiels ne donnent rien, je me rabattrai sur les tomates. Mes patates, je le crains, ne donneront rien, comme quoi il vaut mieux laisser faire le hasard du compost. Les tomates cette année sont aussi nées sur le compost, avec plusieurs variétés. Je compte environ une petite douzaine de pieds, dont 9 sont déjà grands et ont été repiqués dans des pots où ils sont plus à l’aise. Les autres pieds sont restés sur le lieu de leur germination: un pied au milieu des framboisiers (!) et deux ou trois autres bien plus petits au pied du rosier « Sourire d’orchidée ». IMG_2438

Elles ont poussé de manière fulgurante et font maintenant presque un mètre de haut.IMG_2654Et certains pieds ont déjà plusieurs grappes de tomates de variétés diverses, dont voici un exemple:IMG_2656

Côté fruits d’ailleurs, on ne peut pas dire que cette année soit une grande année. Il ne me reste plus qu’une jardinière de fraises sur la fenêtre de la cuisine et les framboises cette année n’ont donné que quelques framboises jaunes riquiqui; les rouges ayant eu une attaque de je-ne-sais-quoi n’ont strictement rien donné cette année. Vivement l’an prochain. Un aperçu de la récolte, au tout début du mois de juin:IMG_2396

Cette année en revanche, pendant que ma mère tremble à l’idée de voir la nouvelle bactérie tueuse d’oliviers arriver chez nous et tuer tous nos arbres (on en a une bonne cinquantaine quand même), mon olivier (que j’avais taillé en vraie professionnelle au début du printemps) est couvert d’olives (enfin, couvert pour sa taille, c’est-à-dire qu’il en a une douzaine de grosses bien formées et des myriades qui grossiront peut-être (mais peut-être pas).

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En tout cas, grâce à ma taille il a perdu sa forme ridicule de boule de pétanque que les pépiniéristes ont l’idée saugrenue de donner aux oliviers « pour parisiens »… C’est déjà ça!

En dehors de l’activité potagère, le balcon parisien suit son cours estival. Après la canicule le ginkgo a refait la même chose que l’an dernier: il a perdu quasiment toutes ses feuilles pour en ressortir d’autres tout de suite après. L’érable du Japon a décidé de faire la même chose, et la glycine, qui s’était débarrassée d’un bon tiers de ses feuilles pour les mêmes raisons, se couvre de belles feuilles toutes neuves et ressort même quelques timides hampes de fleurs!

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Tous les rosiers (sauf le « Super Fairy ») sont en pleine remontée, surtout l’Iceberg, sauvé de la maladie. Et le laurier rose est toujours en fleur! Le balcon part bientôt en vacances et sera confié aux soins vigilants de la fée Flo. A très bientôt pour des nouvelles de mes récoltes potagères!

 

L’arroseur et l’arrosé

9 juillet 2015 § 17 Commentaires

Comme le dit bien Laurence, la canicule est assez difficile à supporter pour des plantes de balcon. Impossible d’étendre ses racines pour aller chercher un peu d’eau en profondeur; il faut compter sur l’arrosage. Or, sur un balcon, arroser est un exercice délicat, même quand la chaleur est accablante. Avant de vous parler de mes observation sur l’arrosage en balcon, je vais tout de même vous donner quelques nouvelles et vous résumer les épisodes pré-canicule.

Cette année, les rosiers ont été magnifiques, mais celui qui m’a comblée c’est le « Paul Cézanne », qui vient seulement de se faner. Les coccinelles ne s’y sont pas trompées et l’ont fréquemment visité, même s’il est toujours moins touché que les autres par les pucerons:IMG_2397

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Vous remarquerez que ses zébrures rouges habituelles sont cette année très peu marquées. je n’ai pas d’explication, mais je remarque que les roses apparues les plus tardivement étaient les plus zébrées:IMG_2402

Les cosmos ont pris le relais. Cosmos qui se sont plantés tout seuls et qui sont, cette année, très florifères. J’en profite pour annoncer (surtout à Anne à qui j’en avais promis), que j’en récolte les graines et que je suis prête à en envoyer à qui me donnera son adresse par email (dans la limite des stocks disponibles). Leur couleur est aléatoire, certains sont comme sur la photo et d’autres sont irisés de blanc (pourtant ce sont les mêmes graines de cosmos Candy).IMG_2391

Cette année, le laurier rose, comme tout le reste, a très abondamment fleuri:IMG_2429

 

Je n’ai pas de photos de l’abélia, qui fait en ce moment même le bonheur des abeilles. Avant la canicules, tout était cette année dans une forme olympique, jusqu’à l’euphorbe « petit cyprès », qui ne craint pas trop la chaleur:IMG_2386

Je ferai plus tard une chronique potagère, mais j’aimerais maintenant aborder le problème général de l’arrosage sur un balcon parisien. Le sujet est délicat. Les trois quarts de l’année, le balcon parisien est surtout gorgé d’eau de pluie, sans possibilité de contrôle. Aux plantes de se débrouiller avec ce régime et à elles aussi d’accepter de passer d’un temps où la boisson coule à flot à une période estivale de régime plus sec. La tâche du jardinier parisien est donc de compenser la pluie disparue, mais de le faire en incluant aussi le paramètre de la température. C’est là que ça se corse. Chaleur et humidité forment le cocktail favori de certaines maladies, notamment l’oïdium et les taches noires du rosier. Cette année les miens y ont eu droit: le rosier « Super Fairy » a été attaqué par l’oïdium et beaucoup de ses boutons de rose sont tombés sans fleurir malgré mes pulvérisations de savon noir, et le rosier « Iceberg », couvert de fleurs magnifiques, a été terrassé par les taches noires, dues à un champignon qui prolifère dès que les conditions de chaleur et d’humidité lui sont favorables.IMG_2392Comme je ne veux pas traiter chimiquement, j’ai potassé tout ce que j’ai pu trouver sur le sujet et j’en suis arrivée à la conclusion qu’il fallait combiner le purin d’ortie et une abstinence hydrique, ce que les anglo-saxons appellent « dry rest ». J’ai d’abord enlevé toutes les feuilles attaquées, taillé assez sévèrement la bête, puis j’ai laissé sans arrosage pendant un certain temps. Mais combien de temps? C’est toute la question. Comment savoir s’il reste encore de l’humidité dans un pot? Après moult cogitations et surtout après avoir planté une brochette métallique dans un cake à la banane pour en tester le degré de cuisson, je me suis dit qu’il fallait faire pareil avec mes plantes et c’est désormais à l’aide de tuteurs en bambou que je teste leur humidité. S’ils ressortent de terre humides et couverts d’une terre qui s’accroche un peu, je laisse mon tuyau d’arrosage à sa place, si le tuteur ressort à peu près sec, j’arrose avec mesure. Résultat des courses, mon « Iceberg » a recouvré la santé (lui quand il a besoin d’un arrosage je l’arrose à l’arrosoir avec du purin d’ortie): il a ressorti des feuilles saines et me gratifie même d’une dizaine de roses en bouton! Du coup j’ai mis un peu tout le monde au repos hydrique, sauf le potager et la jardinière des cosmos, qui boivent comme des trous.

On peut trouver étrange de limiter l’arrosage en période de forte chaleur, et effectivement, il faut veiller à ne pas tomber dans un excès préjudiciable. Mais je sais que ma tendance est assez facilement d’arroser trop. Maintenant je réfléchis à deux fois. L’autre problème lié à l’arrosage (et à la composition des sols, notamment en pot) c’est le risque de chlorose. Un sol trop alcalin et c’est la chlorose, mais un sol trop délavé et c’est aussi la chlorose. Parfois elle peut aussi être due à un manque d’arrosage: c’est dire si jardiner en balcon est un art difficile! D’autant plus difficile que les effets de la trop forte chaleur sont similaires à la chlorose: les feuilles jaunissent mais les nervures restent plus longtemps vertes. Dans le cas de la chaleur soudaine, la feuille finit par jaunir totalement et par tomber: la plante limite l’évaporation en se débarrassant de sa surface feuillue. Dans ce cas, on peut facilement être tenté d’arroser à tort et à travers et c’est comme ça qu’on risque d’étouffer les racines: un numéro d’équilibriste!! La bonne réaction (mais j’ai mis longtemps à ne pas paniquer) est de laisser faire la plante tout en ayant un œil sur le degré d’humidité de la terre. Le rosier « Paul Cézanne » s’est ainsi débarrassé d’un tiers de ses feuilles:IMG_2449

Et la glycine prend les mêmes mesures:IMG_2450

Toutes les feuilles jaunes sur cette photo sont aujourd’hui tombées. Bizarrement certaines plantes n’ont pas besoin de prendre des mesures aussi radicales: l’abélia reste droit dans ses bottes et l’althéa aussi, les clématites ne bougent pas non plus. Les gauras, en revanche, quelle que soit leur variété, tombent aussi quelques feuilles lorsqu’il fait chaud:IMG_2451

Autre conséquence de la canicule, j’ai vu revenir mes mésanges qui venaient après chaque arrosage matinal chercher un peu d’eau!

 

La saison des roses

17 mai 2015 § 8 Commentaires

Ça y est je crois que la saison des roses est officiellement ouverte sur le balcon parisien, avec un certain retard mais beaucoup de chenilles mangeuses de feuilles!!!

À tout seigneur tout honneur, la primeur revient toujours au « Sourire d’orchidée » et à ses roses merveilleuses malgré les multiples maladies dues à son âge vénérable et à sa captivité en pot (il est prévu de le planter en Bretagne, en espérant qu’il aime le sel).IMG_2101 Autre merveille, le rosier « Iceberg », qui est couvert de roses blanches et qui va fleurir pendant assez longtemps:IMG_2092 Enfin le rosier « Paul Cézanne » qui ne se remet pas d’avoir un pot si grand où égayer ses racines et qui bat des records de floraison. Il est le seul à n’avoir aucune maladie et à ne pas se faire manger ses feuilles, alors que du temps où il était sur la fenêtre de la cuisine, il se faisait transformer en squelette en moins de deux!IMG_2119

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Le seul de mes rosiers à n’avoir pour l’instant aucune fleur (mais quelques boutons), c’est le rosier « Super Fairy » (aka « Chantal »), qui se porte très bien sans sa meute d’épeires diadème, mais qui fleurit toujours en retard par rapport aux autres.

La clématite « Cézanne » a sorti un nombre incroyable de fleurs. Après les trois premières, très grandes mais totalement délavées, les suivantes se sont révélées plus petites mais avec leur couleur normale. Je ne me souviens plus si elle fleurit toujours avec ce bi-chromisme bizarre…Sa fille a reçu elle aussi un plus grand pot et s’accroche dans le « Sourire d’orchidée », mais je crois qu’elle fleurira elle aussi plus tard.IMG_2075

Sinon, pour prolonger mon exposé précédent sur les plantes qu’on plante et celle qui se plantent toute seules, je viens de repérer un nouveau venu. Il a dû fleurir ce matin parce qu’avec sa couleur rouge je ne risquais pas de le manquer, un joli coquelicot:IMG_2120Il a poussé au pied de l’olivier (couvert de fleurs) et il a pour compagnon un cosmos « Candy » pour l’instant un peu timide, surtout si on le compare aux mammouths qui ont poussé tout seuls avec les géraniums « Espresso », des tiges grosses comme des asperges!IMG_2126

Pour finir un petit aperçu de la bouture de jasmin que ma belle-mère m’a donnée à l’automne dernier:

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Mars qui rit malgré les averses

14 mars 2015 § 6 Commentaires

Vous avez bien fait d’épargner mon vieux rosier, car entre samedi dernier et aujourd’hui son feuillage s’est encore étoffé au point que je finis par croire pour de bon qu’il va renaître, alors que Pâques approchant sa résurrection miraculeuse ne devrait finalement guère m’étonner. Du côté des tulipes, maintenant que le feuillage est bien sorti on voit pointer les boutons de fleurs, lovés au creux des feuilles, et c’est très beau:IMG_1905 Encore un peu de patience pour enfin voir le résultat. Après tout c’est encore l’hiver et d’ailleurs ça caillait un peu sur le balcon cet après-midi, même au soleil. Question résurrection miraculeuse j’ai eu une belle surprise: je me suis attaquée à la jardinière qui avait contenu d’une part trop de cosmos et d’autre part trois pieds de géraniums vivaces « Espresso » qui avaient dépéri très rapidement après avoir été plantés et n’avaient donc jamais fleuri ni même sorti une feuille. De tous mes achats, seuls le « Lilac Ice » et les deux « Dusky crug » avaient survécu et bien fleuri. Je m’étais fait une raison et ne m’en prenais qu’à moi-même. Tout à l’heure, mue par une énergie printanière, je décide de vider cette jardinière ratée et mon œil est attiré par de minuscules taches roses. Les trois pieds sont vivants et ressortent de terre! IMG_1898 Je les ai donc déterrés avec le plus grand soin et déplacés dans la jardinière récemment libérée de ses fenouils moribonds, avec une bonne poignée d’engrais et de la belle terre toute neuve. Il faudra aussi que je déplace les deux pieds de « Dusky Crug » qui sont un peu étouffés par les gauras: mon boulot de demain.

Je vous avais dit que la glycine allait être couverte de fleurs, cette année va sans nul doute être exceptionnelle car elle en a littéralement partout et ils grossissent à vue d’œil:IMG_1903

 

Les autres rosiers du balcon se réveillent aussi, comme le rosier « Paul Cézanne », qui sort des pousses rouge-orangées un peu partout, ou le rosier « Super Fairy » (aka Chantal), couvert quant à lui d’une multitude de pousses vertes:IMG_1902

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Vous remarquerez que je ne l’ai quasiment pas taillé et que j’ai emberlificoté ses très longues tiges en boucles sur les tuteurs. Je ne sais pas si j’ai eu tort ou raison, sur le coup ça m’a paru une bonne idée (et la vérité c’est que je ne sais pas si ça se taille un rosier liane, alors j’improvise)… l’avenir me donnera tort ou raison.

J’ai aussi été voir où en était mon grand pot à compost. Une splendeur! je l’ai bien mélangé à la main et j’en ai mis une partie au pied de « Sourire d’orchidée ». Je me suis rendu compte u’il contenait des vers comme des vers de terre mais minuscules: je suis ravie! Ils gigotent d’aise dans leur nouvelle demeure… J’ai laissé un tiers du compost dans le pot, il servira de terre d’accueil aux épluchures à venir.

J’ai aussi remis de l’engrais aux framboisiers. Le framboisier jaune repart déjà comme un fou:IMG_1907 On ne peut pas en dire autant de son comparse rouge, qui a l’air plus ou moins mort. Mais comme ce balcon semble se caractériser par une forme de vie éternelle, j’attends quand même avant de placer le cadavre dans un sac. Pour preuve de ma bonne foi je lui ai même mis de l’engrais!

Des nouvelles de Médor.

9 septembre 2014 § 5 Commentaires

A la demande générale de son fan club, et surtout devant l’insistance de Sand et Lilas, je vais faire un petit point presse sur Médor. Oui, Médor. Sand pensait à tort que je lui avais donné un petit nom, ce n’était pas le cas, mais la pauvre créature souffrait de cet anonymat: la voici donc baptisée Médor. Si un nouveau pape est appelé araignée, une araignée  peut bien s’appeler Médor (ou Urbain IV, je vous l’accorde). Or donc, figurez-vous que Médor est une épeire diadème, ce qui est du chic le plus achevé sur un balcon parisien. Sur ce site très bien fait, j’apprends que sa spécialité est le tissage de toiles immenses. C’est bien ce qu’elle a fait sur mon balcon. Depuis qu’elle a quitté le framboisier pour le rosier Super Fairy, elle s’est fabriqué une toile d’environ 40cm de diamètre. j’apprends aussi qu’à la fin de l’été, à part bouffer et attendre le mâle elle ne fout plus grand chose. Je termine ce reportage avec son dernier portrait officiel. Non ne me remerciez pas c’est tout naturel. J’adore faire plaisir.IMG_1490

La déconfiture

19 juillet 2014 § 10 Commentaires

Je disais à Sand sur son blog que j’étais un peu déprimée par le balcon, et ce n’est pas faux. Outre que, comme elle le faisait remarquer, avec ce temps débile rien ne va comme on voudrait, je me rends compte que finalement j’étais tellement contente de voir tout revenir à sa place et pousser sans rancune après l’interruption des travaux que je n’ai pas vu les trucs qui franchement battaient de l’aile. Certaines jardinières que je ne voulais pas toucher pour voir comment elles évoluaient avec le temps, on évolué… et pas vraiment en bien. Il n’y a que les gauras qui s’en sortent, les scabieuses et les rosiers aussi (enfin, plus ou moins). Je me rends compte qu’un balcon n’est pas un jardin et que la vie des plantes en pot à ses limites.

Il y a pourtant une sacré vie, ce qui prouve que ce qui reste de mes plantations peut au moins plaire aux insectes qui, eux, ne cherchent pas le plaisir des yeux. Les abeilles et les bourdons sont comme des fous sur les gauras et les fleurs de l’abélia et depuis ce matin, nous avons un nouveau pensionnaire à l’appétit manifestement féroce, une araignée:

IMG_1142 C’est un peu comme dans Tintin et l’Etoile mystérieuse, on pourrait croire qu’elle est énorme en fait elle fait la taille d’un ongle!

Parmi les plantes qui s’en sortent honorablement, il y a donc les rosiers. Ceux qui n’ont plus de fleurs (Iceberg, Paul Cézanne) font des feuilles, et pendant ce temps Super-Fairy n’usurpe pas son nom et se lance à l’assaut des façades en mode Yamazaki tout en refaisant quelques fleurs:IMG_1152De son côté, le « Sourire d’orchidée » me rejoue la grande scène d’Armande dans l’acte II: « Non! je ne veux point mourir!! » et refait quelques feuilles et quelques fleurs pour m’amadouer:IMG_1149

 

Je trancherai plus tard sur son sort… Celui qui me déprime le plus pour le moment ce n’est pas lui, c’est le Ginkgo. Vous vous souvenez que l’an dernier j’ai cru le perdre, eh bien même chose cette année. Mêmes symptômes, même perte de feuilles… et même reprise absurde puisque partout où les feuilles sont desséchées ou tombées, d’autres sont en préparation. A n’y rien comprendre. Je ne sais pas ce qu’il a. Manifestement c’est un truc avec le pot qui ne lui plait pas mais quoi? Drainage défaillant? Peut-être. Idéalement il faudrait que je fasse des trous à la chignole mais j’ai peur d’abîmer le pot en question qui m’a coûté un bras. Voilà à quoi il ressemble. Attention, éloignez les enfants, des images pouvant heurter:IMG_0985Il me reste le potager me direz-vous. Cette surproduction de tubercule m’a effectivement mis du baume au cœur. Les framboises aussi, qu’on cueillait tous les jours. Mais les fraises font grise mine, je ne sais pas quand les tomates feront des fleurs, quant aux courgettes, en lesquelles j’avais placé tous mes espoirs d’auto-suffisance, chaque pied fait une fleur par jour au moins, mais pour l’instant je n’ai, sur les deux pieds, que des fleurs… mâles!! Un mâle pour un bien, je les congèle et quand j’en aurai suffisamment je ferai des beignets. Mais je préfèrerais avoir des courgettes… Les fleurs femelles arrivent en décalé, mais enfin là tout même la plaisanterie dure un peu trop longtemps à mon goût!

Voilà. C’est la déception sur le balcon. En plus il fait un climat tropical insupportable. Vivement l’orage!

 

Où suis-je ?

Entrées taguées rosier « Super Fairy » sur balconparisien.