L’étrange mue du balcon

30 août 2015 § 6 Commentaires

Il se passe décidément des choses étranges sur ce balcon. Je passe sur les tomates, très nombreuses, qui n’ont pas trouvé le moyen de mûrir malgré le temps chaud (ma mère pense que dans le sud c’est l’excès de chaleur qui a aussi stoppé le mûrissement). Cette année, souvenez-vous, un de mes pieds de framboises avait donné des feuilles et des fruits frappés de nanisme. À y bien réfléchir je pense qu’un insecte de type cochenille en est la cause, mais j’avance cette hypothèse sans preuves. Mais voilà que l’olivier est frappé d’un mal similaire, ou plutôt d’une étrange pathologie qui fait qu’il est couvert d’un nombre important d’olives, qui ont vaillamment résisté au coup de vent de cette semaine, mais dont certaines sont restées minuscules tandis que d’autres prenaient une taille et une couleur normale. Voyez plutôt:IMG_2703

J’avoue que je n’ai jamais vu ça, et ma mère non plus, pourtant experte en la matière! Qu’est-ce qui a bien pu freiner le développement de certaines et favoriser celui des autres? Mystère.

Autre mystère, celui de la mue estivale. Je n’ai pas d’autre mot, il s’agit bien d’une mue et j’ai l’impression que la chaleur est seule en cause. Il faut dire que sur un balcon parisien plein sud, en étage élevé, le soleil est souvent assez violent. Le Ginkgo avait mué l’an dernier; il a recommencé cette année: il a perdu toutes ses feuilles (oui, toutes), qui étaient elles aussi minuscules, et en a ressorti d’autres. Pourquoi avait-il sorti des feuilles minuscules alors qu’il habite dans un grand pot qu’il n’a pas encore rempli de racines, loin s’en faut? Là encore mystère. Pourquoi juge-t-il opportun de se débarrasser de ses premières feuilles pour en ressortir d’autres (à la bonne taille cette fois): mystère.IMG_2708

Un autre de mes pensionnaires sortait lui aussi des feuilles minuscules depuis un ou deux ans, mais l’explication était évidente: le manque de place. L’érable du Japon étouffait dans un pot trop petit et le pauvre était en train de se transformer en bonzaï! Sa souffrance était devenue tellement visible que j’avais décidé de le rempoter alors même que la chaleur s’annonçait. Résultat, l’été a failli lui être fatal. Chaleur et changement de pot, c’était un peu trop. Il a donc fait comme le ginkgo et toutes ses feuilles ont roussi, sont tombées avant de repousser, grandes (deux fois plus grandes que celles qui étaient tombées), belles et d’un vert tendre. Avant:

IMG_2714Et après:IMG_2713

On ne se rend pas bien compte du changement de taille sur ces deux photos, mais c’est vraiment du simple au double. Pour l’érable l’explication est évidente, pour le ginkgo l’argument du manque de place ne tient pas. Cet arbre censé résister à la bombe H serait-il à ce point sensible à la chaleur de l’été parisien? Il faut croire….

Le petit marronnier a lui aussi souffert de la chaleur et ses quelques feuilles se sont ourlées d’une frange rouille, mais il a l’air de bien se porter par ailleurs:IMG_2698

L’an prochain il se lancera sans doute lui aussi dans la mue estivale, qui sait? L’été n’a pas été dur pour tout le monde en tout cas. L’amandier ne montre aucun signe de souffrance, pas plus que l’altéa, pourtant rempoté en même temps que l’érable du Japon, et qui a non seulement profité de ce déménagement pour grandir, mais aussi pour sortir des fleurs:IMG_2710

Les rosiers remontent tous, sauf le Super Fairy, que j’ai un peu rabattu, et même « Sourire d’orchidée » a sorti de nouvelles feuilles et de nouvelles roses!

Bref, cet été aura été un second printemps étrange pour une partie des habitants du balcon. Nous verrons bien ce qu’il en sera l’an prochain.

La saison des roses

17 mai 2015 § 8 Commentaires

Ça y est je crois que la saison des roses est officiellement ouverte sur le balcon parisien, avec un certain retard mais beaucoup de chenilles mangeuses de feuilles!!!

À tout seigneur tout honneur, la primeur revient toujours au « Sourire d’orchidée » et à ses roses merveilleuses malgré les multiples maladies dues à son âge vénérable et à sa captivité en pot (il est prévu de le planter en Bretagne, en espérant qu’il aime le sel).IMG_2101 Autre merveille, le rosier « Iceberg », qui est couvert de roses blanches et qui va fleurir pendant assez longtemps:IMG_2092 Enfin le rosier « Paul Cézanne » qui ne se remet pas d’avoir un pot si grand où égayer ses racines et qui bat des records de floraison. Il est le seul à n’avoir aucune maladie et à ne pas se faire manger ses feuilles, alors que du temps où il était sur la fenêtre de la cuisine, il se faisait transformer en squelette en moins de deux!IMG_2119

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Le seul de mes rosiers à n’avoir pour l’instant aucune fleur (mais quelques boutons), c’est le rosier « Super Fairy » (aka « Chantal »), qui se porte très bien sans sa meute d’épeires diadème, mais qui fleurit toujours en retard par rapport aux autres.

La clématite « Cézanne » a sorti un nombre incroyable de fleurs. Après les trois premières, très grandes mais totalement délavées, les suivantes se sont révélées plus petites mais avec leur couleur normale. Je ne me souviens plus si elle fleurit toujours avec ce bi-chromisme bizarre…Sa fille a reçu elle aussi un plus grand pot et s’accroche dans le « Sourire d’orchidée », mais je crois qu’elle fleurira elle aussi plus tard.IMG_2075

Sinon, pour prolonger mon exposé précédent sur les plantes qu’on plante et celle qui se plantent toute seules, je viens de repérer un nouveau venu. Il a dû fleurir ce matin parce qu’avec sa couleur rouge je ne risquais pas de le manquer, un joli coquelicot:IMG_2120Il a poussé au pied de l’olivier (couvert de fleurs) et il a pour compagnon un cosmos « Candy » pour l’instant un peu timide, surtout si on le compare aux mammouths qui ont poussé tout seuls avec les géraniums « Espresso », des tiges grosses comme des asperges!IMG_2126

Pour finir un petit aperçu de la bouture de jasmin que ma belle-mère m’a donnée à l’automne dernier:

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Nature et culture

14 mai 2015 § 7 Commentaires

Tout à l’heure en prenant mon café, avant que la pluie n’arrive, j’ai encore repéré deux plants de tomate qui poussaient tranquillement au pied du rosier « Sourire d’Orchidée » et je me suis dit qu’il fallait que je parle d’un phénomène qui m’intéresse tout particulièrement dans la vie de ce balcon parisien: le partage de territoire entre ce que je plante et ce que la nature plante. Plusieurs cas de figure se présentent:

1) Des plantes plantées par moi échappent à leur jardinière et colonisent l’espace vital de leurs voisines. C’était le cas problématique de l’euphorbe « petit cyprès » qui avait envahit de manière très agressive le pot d’Armande, et qu’il ne faut jamais laisser prospérer. C’est aussi le cas (en moins dramatique) de l’ancolie. J’en avais planté deux variétés, une rouge très sombre et une double rose très pâle. La seconde a disparu (hélas) et la première n’existe plus du tout dans sa jardinière d’origine, mais se retrouve au pied de l’abélia, au coude à coude avec la lavande papillon dans une autre jardinière et plus fort encore dans une jardinière qui se trouve sur cour, de l’autre côté de l’appartement!

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IMG_2112Dans la première photo, on aperçoit aussi une gueule de loup, une fleur d’érigeron et un pied de benoîte qui n’est pas encore en fleur. La lavande est la seule à avoir été dûment plantée. La gueule de loup fait partie de conquérantes, avec une variation de couleur imprévisible. Rose orangée au pied de la lavande, elle est presque fuchsia au pied de l’abélia (il faut me croire, le rendu des couleurs n’est pas optimum):IMG_2085

IMG_2097mais elle est carrément jaune pâle (je déteste les gueules de loup jaunes, mais bon) sur la fenêtre de la cuisine, où elle partage le pot d’un genre de coronille :IMG_2114Cette dernière appartient d’ailleurs à un autre cas de figure:

2) La plante que je n’ai jamais plantée et qui est venue toute seule (il me semble que j’avais récupéré des graines de gueules de loup chez ma belle-mère, donc la gueule de loup appartient à la catégorie 1). L’exemple le plus célèbre est celui de l’amandier, mais il y en a d’autres. La coronille est ainsi tombée du ciel au pied du rosier « Paul Cézanne » (alors côté cuisine), est morte le jour où je lui ai enlevé son compagnon, puis est ressuscitée. Elle se porte aujourd’hui à merveille et elle a retrouvé une copine de pot. Les jardinières côté cour sont d’ailleurs celles qui accueillent le plus de plantes clandestines. On voit plus haut dans la jardinière où s’épanouit le beau pied d’ancolie, une lavande normale (elle, je l’avais plantée) qui survit tant bien que mal (attaquée régulièrement par les immondes cochenilles « balais à franges » que j’enlève régulièrement à la main), et des érigerons, arrivées aussi du balcon principal. Juste à côté, un pot qui contenait à l’origine un hortensia de l’Himalaya que j’avais planté, contient désormais une fille de la lavande, une fille de l’ancolie et des érigerons. Je crois que l’hortensia, que j’aurais dû retirer du pot l’an dernier, est mort. Dans le genre « tombé du ciel » le balcon compte également sur cour une vigne vierge de Virginie (cinquefolia) et côté balcon une vigne vierge trilobée (parthenocissus)! Plus récemment, j’ai découvert que dans une jardinière de gauras s’est invitée une plante mystère, dont les feuilles et les tiges (elle lance de longues tiges, aucune floraison en vue pour le moment) me font vaguement penser à un chèvrefeuille. Si quelqu’un arrivait à l’identifier, ça me rendrait bien service, la voici:IMG_2099

3) Les plantes que je n’ai pas vraiment plantées mais qui ne sont pas venues d’ailleurs non plus puisqu’elles sont issues du compost. J’ai évoqué les tomates de cette année (il faut croire qu’on en a beaucoup mangé l’été dernier) et bien sûr les pommes de terre de l’an dernier, qui ont défrayé la chronique balconnière… voici d’ailleurs leurs filles:IMG_2067

 

Biner, désherber, planter…

11 mai 2015 § 14 Commentaires

Ce week-end il faisait plutôt beau et pas trop chaud, j’avais fait le plein de terreau et de fumier, j’ai donc décidé de m’attaquer à quelques travaux sans cesse repoussés à une date ultérieure. Mais avant de commencer (et de me faire un tour de reins) j’ai fait un tour de balcon et j’ai pu constater le retard étonnant de presque toutes les plantations. Je ne veut pas comparer avec les roses de Lilas, qui grandissent sous le soleil varois, mais même comparé à la terrasse de Laurence j’ai l’impression que le balcon a été placé sous cloche. L’an passé, les premières roses étaient sorties vers le 20 avril, cette année elles sont sorties pour le 8 mai, et encore, pas toutes. La première place va au Sourire d’Orchidée, qui fait des fleurs de plus en plus roses, mais toujours aussi belles:IMG_2029

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Digne de la rose des Tudors! Evidemment, il ne faut pas baisser les yeux vers le feuillage, touché par diverses maladies (oïdium, cloques, taches noires) quand il n’est pas tout simplement dévoré par des saletés de chenilles minuscules qui ne me laissent que des squelettes:IMG_2058

L’autre rosier qui sort timidement quelques fleurs c’est le rosier Iceberg, arrivé l’an dernier sur le balcon. Ses fleurs pâles font un peu pitié mais je l’aime bien quand même, les pucerons aussi.IMG_2017

Dans le genre pâlichon, la clématite « Cézanne » toujours aussi florifère (pourquoi est-ce qu’elle est capricieuse chez Laurence, mystère!) a sorti cette année des fleurs couleur jean très délavé, sans doute le manque de soleil?IMG_2019 Un peu triste quand même, il va falloir que je songe à lui adjoindre une camarade au coloris plus soutenu. J’ai viré les bulbes après le fiasco que l’on sait et j’ai utilisé le pot pour des boutures de jasmin. En fait certains bulbes, en pleine forme (ni pourris ni desséchés) n’ont tout simplement pas fleuri, d’autre ont poussé sans fleurir mais les bulbes se sont multipliés… à n’y rien comprendre. Je les fais sécher un peu avant de les remiser à l’ombre:IMG_2021

J’ai aussi butté les pommes-de-terre, qui avait presque quinze centimètres (photo la prochaine fois) et qui ont l’air de se plaire à merveille dans le Bacsac (on croise les doigts).

Côté framboisiers, c’est incroyable: les deux variétés sont couvertes de fleurs. C’est le framboisier jaune qui pour l’instant en a le plus et certaines framboises sont même déjà en formation:IMG_2027Je suis en revanche un peu perplexe devant la tête que fait mon framboisier rouge. Comme le jaune, il sort des nouvelles tiges partout, magnifiques, mais la tige maîtresse, la plus ancienne a sorti des sortes de feuilles naines et recroquevillées, puis des fleurs (naines) qui donneront sans doute des framboises en proportion. La question étant de savoir pourquoi… je n’ai pas la réponse. Jugez plutôt:

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IMG_2036Etrange ces sortes de petits plumeaux non?

Tout en observant mes framboisiers sous toutes les coutures, je me suis aperçue que des tomates poussaient dans leurs pots, et d’ailleurs des tomates poussaient aussi au pied du « Sourire d’orchidée », l’effet compost! Ça tombait bien car j’avais (une fois de plus) oublié de faire mes semis, j’ai donc repiqué tous les pieds que j’ai trouvé. S’ils survivent à ce repiquage un peu violent (hier et cette nuit il y avait beaucoup de vent, pas sûre que ce soit fabuleux), voilà ma plantation faite.IMG_2044

Pour finir (et c’est comme ça que je me suis tordu le dos), je me suis décidée à vider enfin la dernière jardinière « terrain vague » du balcon, celle ou survivaient tant bien que mal un pied de gaura, diverses plantes opportunistes et le fameux jonc arrivé là Dieu seul sait comment, mais dont l’intérêt était purement anecdotique. Découper la motte compacte et les écheveaux de racines, sauver un ou deux trucs, récupérer quelques tessons de poteries et des billes d’argiles… un temps fou! Du coup le vieux pied de gaura a trouvé sa place avec quelques érigerons dans un pot vide:

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Pour le moment ils sont un peu efflanqués, mais je ne me fais aucun soucis ce sont des plantes coriaces et conquérantes. Il y en a désormais un peu partout sur le balcon, si ces transplantés passent de vie à trépas, d’autres prendront la relève.

Dans la grande jardinière ainsi libérée, j’ai replanté trois pieds de géraniums vivaces (un Lilac Ice et deux Dusky Crug) qui étouffaient au pied des gauras « Summer Breeze » plantés l’an dernier. Ils ont l’air d’apprécier:IMG_2052

Dans les écuries d’Augias (ou à peu près)

8 mars 2015 § 14 Commentaires

Galvanisée par le beau temps (aujourd’hui j’étais en Tshirt sur le balcon… en Tshirt!), j’ai décidé d’avancer. Avant de faire un tour des travaux du jour, quelques photos de l’amandier et de quelques autres pensionnaires qui préparent le printemps. L’amandier d’abord, vedette du balcon 2015, en bouton il y a quelques jours en fleurs aujourd’hui :

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Les tulipes ce dimanche, pour comparer avec celles de Laurence (juste derrière on voit la clématite Paul Cézanne qui sort ses premières feuilles):

IMG_1877Et puis aussi l’abélia, et son nouveau feuillage vert tendre:IMG_1866

Je ne veux pas vendre prématurément la peau de l’ours, mais je crois que la glycine prépare pas mal de boutons floraux (croisons les doigts). Aujourd’hui j’ai donc surtout vidé de la jardinière. Celle dans laquelle végétaient des pieds de fenouil et des asters devenus minables; celle dans laquelle de la ciboulette chinoise n’en finissait plus de faire des racines; celle où j’avais planté des géraniums vivaces qui sont mort tout de suite puis des graines de cosmos qui avaient poussé n’importe comment. Bref, de déconfiture lente en fiasco immédiat, tout acharnement aurait été idiot…IMG_1868

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Ce n’est pas très intéressant de montrer des pots vides, mais c’est juste pour montrer que j’ai travaillé. Ce n’est qu’une partie de ce qu’il faut faire, mais j’avance! Du coup je me suis rendue compte que la clématite (fille de Cézanne) plantée sans conviction dans un petit pot et mise au pied du rosier sourire d’orchidée n’était pas morte. J’avais pris les fleurs de l’an dernier pour une sorte de chant de cygne, mais non, elle repart de plus belle. Je l’ai donc sortie de son pot étroit et replantée dans plus grand. Regardez donc cette chevelure de racines!

IMG_1869A ce propos d’ailleurs, me voici de nouveau soumise à un chantage affectif abjecte. Dans la lignée de feue la clématite Armandii, le rosier sourire d’orchidée tente de me convaincre au moyen des artifices les plus grossiers de son  désir ardent de s’accrocher au balcon… le voilà qui sort une multitude de feuilles magnifiques. Je l’avais ratiboisé sans ménagement et laissé sans aucun soin, sans même un regard, pendant tout l’hiver, bien décidée à l’arracher aux beaux jours.

IMG_1871Du coup je ne sais plus quoi faire. Assaillie par les scrupules, rongée par la culpabilité, hantée par le souvenir d’Armande, j’hésite. Je le vire ou je le garde??? Aaaaaaah!

Si vous voulez que Sourire d’orchidée reste sur le balcon parisien, tapez 1….

Si vous voulez que l’aventure s’arrête ici pour lui, tapez 2….

 

 

 

 

 

 

C’est reparti pour un tour!

7 mars 2015 § 7 Commentaires

On ne peut pas dire que l’hiver qui va bientôt finir ait été particulièrement dur cette année pour le balcon, en revanche mon vrai boulot m’a pris (et me prend encore)  la majeure partie de mon temps ce qui fait que j’ai été contrainte de délaisser non seulement cette chronique balconnière mais aussi les travaux d’hiver que j’aurais dû accomplir. D’ailleurs il ne faudrait pas que cet engloutissement dans le travail devienne une habitude; il est très pénible d’être transformée en lapin blanc d’Alice au Pays des merveilles, toujours en retard pour tout, à courir partout, mais tel est mon quotidien en ce moment. Pendant que je délaisse le balcon (enfin, n’exagérons rien, je le couve, ne le quitte pas des yeux!), d’autres s’en occupent, comme le merle, qui laboure avec ardeur, ou les mésanges, qui descendent les graines de tournesol à une vitesse prodigieuse, et même un moineau solitaire qui vient depuis quelques semaines récupérer les graines que les mésanges font tomber dans leur gloutonnerie (car le moineau ne mange qu’au sol). Mais là, force est de le constater, les jours rallongent, il fait plutôt beau (à part les averses de grêle) et le balcon donne des signes de réveil qui vont me pousser à agir.

Parmi ces signes, une grande nouvelle, une première mondiale: l’amandier est en fleur! Oui l’amandier planté par les pigeons, celui que vous avez connu tout bébé. Je n’aurais jamais cru qu’il puisse fleurir aussi vite, à n’en pas douter je vais bientôt pouvoir ajouter la production d’amandes à mon palmarès agricole!! Laissez couler une larme d’émotion, voici déjà les fleurs:IMG_1860

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L’amandier qui a donné naissance au mien est d’ailleurs en fleur cinq étages plus bas, mais je suis ravie de voir enfin ce signe tangible de l’arrivée du printemps d’aussi près. Les mésanges adorent cette amandier, qui leur sert de perchoir privilégié avec vue imprenable sur le grenier à grain!

Les fleurs de l’amandier ne sont pas les seules fleurs du balcon parisien en ce moment, mais il faut tout de même reconnaître que ce n’est pas la foule des grands jours. Contrairement à ce qui se passe chez Laurence et chez Lilas, mes deux pieds d’hellébore sont en grève illimitée du fleurissement depuis plusieurs années et j’ai décidé de les arracher pour les mettre ailleurs (pour voir si le choc du déménagement les pousse à fleurir). En revanche, les iris bleus de Hollande ont fait plein de fleurs cette année. Je les laisse vivre, eux aussi sont un peu capricieux et à la moindre contrariété ils disparaissent!IMG_1862

Il y a du nouveau aussi chez les tulipes achetées à la dernière minute. Pas encore de fleurs, mais elles poussent de façon tout à fait encourageante, alors je croise les doigts. La photo ci-dessous date déjà d’une dizaine de jours, elles ont encore poussé depuis, mais j’attends les fleurs pour en prendre d’autres.

IMG_1841

Pour vous donner une idée de ma négligence, voici ce qu’il me reste à faire avant que tout ne reparte pour de bon:

1) vider le gros pot du rosier « sourire d’orchidée »

2) planter le rosier Iceberg à la place

3) tailler l’olivier

4) vider encore trois jardinières au moins

5) acheter du terreau par quintaux entiers pour remplir tout ça

6) acheter des plantes (la passiflore rouge est de nouveau disponible!!!), et surtout des nouveaux fraisiers (pour le merle!)

7) donner un plus grand pot à l’érable du Japon

8) Il y a forcément d’autres choses, mais face à cette simple liste je défaille déjà.

Fin de la grève du balcon

22 novembre 2014 § 10 Commentaires

Non! Le balcon parisien n’était pas vraiment en grève. En vérité c’est même tout le contraire. Le balcon parisien a été victime d’une surcharge de travail incontrôlable (enfin c’est plutôt moi la victime.. et l’abandon du balcon un dommage collatéral). Du coup je ne sais plus par où commencer, y compris sur le balcon lui-même, où j’ai pris un retard phénoménal. Commençons donc par la fin de l’été et le début de l’automne. Vous vous souvenez de la fille de la clématite Cézanne qui était montée à l’assaut du Sourire d’Orchidée et avait sorti une dizaine de fleurs bizarroïdes pour fêter ça. En fait à mesure que les nouvelles fleurs sortaient elles se rapprochaient de plus en plus de ce qu’on peut attendre de cette variété, et à la fin, les dernière ressemblaient à ça, ce qui me convient tout à fait:IMG_1505

J’ai un peu honte de parler de rosiers après avoir vu les merveilles de la terrasse de Laurence, mais tout de même. A part le Sourire d’Orchidée, que j’ai taillé à ras aujourd’hui et qui quittera le balcon bientôt (RIP), le rosier Iceberg a fleuri comme un fou en septembre:IMG_1507

Quant au Paul Cézanne, il a lui aussi fleuri pendant que j’étais au Canada (mi octobre!), mais il m’a sorti une très grande tige très robuste et très bizarre, avec une sorte de couronne de roses au sommet (vieille photo, là la rose la plus haute a fleuri et les autres, encore en bouton se demandent s’il est encore temps de s’ouvrir):IMG_1506

C’est peut-être tout simplement l’effet du changement de pot.

Sinon question couleurs, le balcon a vu rouge pour la fin de la saison. Les tomates ont mûri (délicieuses, même si en définitive il n’en est resté que deux):IMG_1512

Il y a eu aussi une avalanche de framboises:

IMG_1513Je ferai un compte rendu de la récolte de cette année (pas fameuse, il faut le dire), mais là j’attends encore un peu car en farfouillant dans mes pots aujourd’hui j’ai vu qu’une autre patate s’annonçait!

Un vieux cyclamen que j’avais presque oublié s’est lui aussi couvert de rouge:IMG_1510

Et j’ai aussi eu la surprise de voir apparaître un tapis très champêtre de cosmos:IMG_1577

J’avais semée une poignée de graines, plus pour vider un tiroir à graine que pour les voir pousser vraiment, et d’ailleurs j’avais eu bien tort de faire ça sans réfléchir parce qu’ils ont littéralement étouffé trois plants de géraniums vivaces qui sont sans doute morts et bien morts. D’ailleurs je vais déplacer ceux que j’avais bêtement mis avec les gauras. Eux ne sont pas morts mais on ne les voyait quasiment pas. On n’arrête jamais d’apprendre de ses erreurs!

Bref, aujourd’hui comme il faisait beau et assez doux, j’ai entrepris de faire le grand nettoyage indispensable, et d’autant plus indispensable cette année que j’ai laissé s’installer une broussaille du plus mauvais effet. Jugez plutôt avec ces deux jardinières qui ne ressemblent plus à rien, la décadence du balcon parisien:IMG_1581

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Bref, j’ai ratiboisé un peu mais il va me falloir investir dans le sac de 100L ultra solide pour vider tout ce qu’il y a à vider: au moins deux grosses jardinières et trois moyennes, plus le pot du sourire d’orchidée et deux ou trois autres pots. Appelez-moi Hercule!

La première à avoir eu sa tonte annuelle a été la clématite Cézanne « mère », qui est déjà en mode hivernage malgré les températures clémentes: branches taillées, vieilles feuilles mortes enlevées et terre de surface retournée.

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Au total aujourd’hui, en deux petites heures j’ai rempli 4 sacs comme celui-là:IMG_1578That’s all folks! Mais promis, le balcon est bel et bien de retour.

Où suis-je ?

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