Un balcon en forêt

4 juin 2016 § 4 Commentaires

Avant de vous montrer plus longuement tout ce qui fleurit en ce moment malgré le temps, voici quelques vues du balcon depuis l’intérieur. En ce moment c’est tellement vert qu’on se croirait en Normandie!

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A droite, l’abélia, que j’ai changé de pot au moment où j’ai délocalisé le ginkgo, se développe comme un fou. Vivement qu’il se couvre de fleurs! Sur cette fenêtre à part les gauras, il faudra attendre un peu pour avoir des fleurs. A gauche (on ne la voit pas sur la photo car elle planquée derrière le mur), la cytise a finit de fleurir (tout en jaune!) mais cette année elle était vraiment magnifique.

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Fenêtre du milieu, on voit l’amandier encadré par le rosier « Iceberg » et le rosier « Paul Cézanne », ce dernier commençant tout juste sa floraison. Au-dessus de l’amandier, la jardinière de géraniums « Espresso » est magnifique. J’ai bien veillé cette année à ce qu’aucun cosmos ne pousse pour que les géranium puissent se développer, et je ne suis pas déçue.

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La troisième fenêtre est celle des framboisiers, couverts de framboises encore totalement vertes. Au premier plan, le géranium macrorrhizum a fait beaucoup de belles feuilles mais pour l’instant je ne vois pas l’ombre d’une fleur. Dans le même pot, un polygala s’est semé tout seul et je l’ai ratiboisé un peu sauvagement au début du printemps. Dès qu’il fera un peu chaud il reprendra du poil de la bête. Pas encore en fleur, les roses trémières et la clématite « Cézanne » se camouflent encore dans tout ce vert.

Enfin le balcon vu de la quatrième fenêtre:

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« Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été »

24 octobre 2015 § 2 Commentaires

En ce moment je suis tout le temps dans l’urgence, comme le lapin blanc d’Alice. Une rentrée universitaire plus calamiteuse que les autres et vlan! tout le planning de travail normal se retrouve réduit à néant, sans parler de mes quelques activités annexes. Et pourtant, rien de plus prenant qu’un balcon d’automne: les feuilles commencent à rougir, à tomber pour certaines et il faut balayer; les fruits et légumes mûrissent encore et il faut les récolter; les fleurs font le dernier spectacle de leur tournée et il faut les admirer. Sur le balcon parisien les sujets d’ébahissement sont nombreux cette année, peut-être même plus que l’année précédente. Je pense que c’est parce que l’été s’est fini en pente douce et que finalement l’automne n’est pas encore vraiment froid (d’ailleurs on ne sait pas comment s’habiller). Le balcon, lui, sait très bien comment se vêtir et à sorti ses tenues les plus colorées. Roses, cosmos, gueules-de-loup, gaura, clématite: tout le monde s’y est mis.

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Il manque aussi une photo de l’abélia, qui a encore ses charmantes clochettes blanches et un feuillage rouille de toute beauté. Pour les cosmos il y a un mystère chez mes cosmos « candy » qui se sont donc re-semés tous seuls cet été: leur couleur. Il y en a des blancs avec un liseré rose pâle à l’extérieur, des blancs avec liseré rose tyrien à l’intérieur, des blancs sans rien, des entièrement tyriens… Comme pour les gueules-de-loup en fait, les cosmos changent de couleur d’une génération à une autre et je viens de l’apprendre!

Les oiseaux ont refait leur apparition sur le balcon, surtout les mésanges dont la gloutonnerie n’a pas diminué pendant l’été. J’ai raccroché ma mangeoire plus en hauteur et mis un reste de graines: ça n’a pas traîné, en quelques heures elles ont retrouvé le chemin du balcon et font du matin au soir la noria entre la glycine et le platane en face. Comme les arbres sont encore très en feuilles, je les entends plus que je ne les vois, mais il m’arrive d’en voir prendre appui sur le ginkgo ou même sur des tiges de cosmos. J’ai entendu à la radio que les oiseaux des villes étaient généralement plus petits que les oiseaux des champs, mais surtout qu’ils avaient du cholestérol (enfin, l’équivalent chez les oiseaux); bref, les pauvres bestioles ne sont pas en très bonne santé car elles picorent nos déchets, qui relèvent plus du burger ou de la pizza que de la graine: que du mauvais gras! Le balcon parisien, sensibilisé au problème de la malbouffe chez les oiseaux, met donc à leur disposition une nourriture adaptée et équilibré dès le début de l’automne!

Dans le genre vorace, j’ai pu observer de ma fenêtre un geai venu déguster en solitaire sur un chapeau de cheminée une amande qu’il avait piquée sur l’un des deux amandiers de ma rue. Pas très adroit, le volatile passait son temps à la faire tomber dans la gouttière, où il allait la rechercher pour tenter de lui faire enfin un sort. Le geai n’est pas un animal opiniâtre, après trois tentatives avortées il a — littéralement — lâché l’affaire, non sans avoir chassé madame geai, qui passait par là et voulait voir s’il y avait moyen de partager. Le geai est donc beau, mais pas très bricoleur et surtout pas très généreux. J’ajouterai que contrairement à d’autres habitants des contrées balconesques, le geai chante comme une casserole. Voici néanmoins quelques photos pas très nettes (mais il était loin et il pleuvait) de cet épisode comique:

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Je terminerai en vous parlant de mes melons. Le reste de mes récoltes étant encore en cours, le bilan définitif attendra, mais pour les melons, c’est fini. Sur cinq fruits, seuls deux sont parvenus à maturité. Enfin plus exactement à l’âge adulte, malgré leur petite taille (une balle de tennis). Voilà à quoi ils ressemblaient à la mi-septembre, cachés sous les feuilles:

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Les feuilles m’empêchaient hélas de voir que celui de gauche était attaqué par une sorte de pourrissement:

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Un examen plus rapproché m’a montré l’ampleur des dégâts:

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A la fin je n’ai donc récolté qu’un seul melon, que le laisse encore mûrir avant de tenter une dégustation…

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Petit mais crédible, non?

L’arroseur et l’arrosé

9 juillet 2015 § 17 Commentaires

Comme le dit bien Laurence, la canicule est assez difficile à supporter pour des plantes de balcon. Impossible d’étendre ses racines pour aller chercher un peu d’eau en profondeur; il faut compter sur l’arrosage. Or, sur un balcon, arroser est un exercice délicat, même quand la chaleur est accablante. Avant de vous parler de mes observation sur l’arrosage en balcon, je vais tout de même vous donner quelques nouvelles et vous résumer les épisodes pré-canicule.

Cette année, les rosiers ont été magnifiques, mais celui qui m’a comblée c’est le « Paul Cézanne », qui vient seulement de se faner. Les coccinelles ne s’y sont pas trompées et l’ont fréquemment visité, même s’il est toujours moins touché que les autres par les pucerons:IMG_2397

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Vous remarquerez que ses zébrures rouges habituelles sont cette année très peu marquées. je n’ai pas d’explication, mais je remarque que les roses apparues les plus tardivement étaient les plus zébrées:IMG_2402

Les cosmos ont pris le relais. Cosmos qui se sont plantés tout seuls et qui sont, cette année, très florifères. J’en profite pour annoncer (surtout à Anne à qui j’en avais promis), que j’en récolte les graines et que je suis prête à en envoyer à qui me donnera son adresse par email (dans la limite des stocks disponibles). Leur couleur est aléatoire, certains sont comme sur la photo et d’autres sont irisés de blanc (pourtant ce sont les mêmes graines de cosmos Candy).IMG_2391

Cette année, le laurier rose, comme tout le reste, a très abondamment fleuri:IMG_2429

 

Je n’ai pas de photos de l’abélia, qui fait en ce moment même le bonheur des abeilles. Avant la canicules, tout était cette année dans une forme olympique, jusqu’à l’euphorbe « petit cyprès », qui ne craint pas trop la chaleur:IMG_2386

Je ferai plus tard une chronique potagère, mais j’aimerais maintenant aborder le problème général de l’arrosage sur un balcon parisien. Le sujet est délicat. Les trois quarts de l’année, le balcon parisien est surtout gorgé d’eau de pluie, sans possibilité de contrôle. Aux plantes de se débrouiller avec ce régime et à elles aussi d’accepter de passer d’un temps où la boisson coule à flot à une période estivale de régime plus sec. La tâche du jardinier parisien est donc de compenser la pluie disparue, mais de le faire en incluant aussi le paramètre de la température. C’est là que ça se corse. Chaleur et humidité forment le cocktail favori de certaines maladies, notamment l’oïdium et les taches noires du rosier. Cette année les miens y ont eu droit: le rosier « Super Fairy » a été attaqué par l’oïdium et beaucoup de ses boutons de rose sont tombés sans fleurir malgré mes pulvérisations de savon noir, et le rosier « Iceberg », couvert de fleurs magnifiques, a été terrassé par les taches noires, dues à un champignon qui prolifère dès que les conditions de chaleur et d’humidité lui sont favorables.IMG_2392Comme je ne veux pas traiter chimiquement, j’ai potassé tout ce que j’ai pu trouver sur le sujet et j’en suis arrivée à la conclusion qu’il fallait combiner le purin d’ortie et une abstinence hydrique, ce que les anglo-saxons appellent « dry rest ». J’ai d’abord enlevé toutes les feuilles attaquées, taillé assez sévèrement la bête, puis j’ai laissé sans arrosage pendant un certain temps. Mais combien de temps? C’est toute la question. Comment savoir s’il reste encore de l’humidité dans un pot? Après moult cogitations et surtout après avoir planté une brochette métallique dans un cake à la banane pour en tester le degré de cuisson, je me suis dit qu’il fallait faire pareil avec mes plantes et c’est désormais à l’aide de tuteurs en bambou que je teste leur humidité. S’ils ressortent de terre humides et couverts d’une terre qui s’accroche un peu, je laisse mon tuyau d’arrosage à sa place, si le tuteur ressort à peu près sec, j’arrose avec mesure. Résultat des courses, mon « Iceberg » a recouvré la santé (lui quand il a besoin d’un arrosage je l’arrose à l’arrosoir avec du purin d’ortie): il a ressorti des feuilles saines et me gratifie même d’une dizaine de roses en bouton! Du coup j’ai mis un peu tout le monde au repos hydrique, sauf le potager et la jardinière des cosmos, qui boivent comme des trous.

On peut trouver étrange de limiter l’arrosage en période de forte chaleur, et effectivement, il faut veiller à ne pas tomber dans un excès préjudiciable. Mais je sais que ma tendance est assez facilement d’arroser trop. Maintenant je réfléchis à deux fois. L’autre problème lié à l’arrosage (et à la composition des sols, notamment en pot) c’est le risque de chlorose. Un sol trop alcalin et c’est la chlorose, mais un sol trop délavé et c’est aussi la chlorose. Parfois elle peut aussi être due à un manque d’arrosage: c’est dire si jardiner en balcon est un art difficile! D’autant plus difficile que les effets de la trop forte chaleur sont similaires à la chlorose: les feuilles jaunissent mais les nervures restent plus longtemps vertes. Dans le cas de la chaleur soudaine, la feuille finit par jaunir totalement et par tomber: la plante limite l’évaporation en se débarrassant de sa surface feuillue. Dans ce cas, on peut facilement être tenté d’arroser à tort et à travers et c’est comme ça qu’on risque d’étouffer les racines: un numéro d’équilibriste!! La bonne réaction (mais j’ai mis longtemps à ne pas paniquer) est de laisser faire la plante tout en ayant un œil sur le degré d’humidité de la terre. Le rosier « Paul Cézanne » s’est ainsi débarrassé d’un tiers de ses feuilles:IMG_2449

Et la glycine prend les mêmes mesures:IMG_2450

Toutes les feuilles jaunes sur cette photo sont aujourd’hui tombées. Bizarrement certaines plantes n’ont pas besoin de prendre des mesures aussi radicales: l’abélia reste droit dans ses bottes et l’althéa aussi, les clématites ne bougent pas non plus. Les gauras, en revanche, quelle que soit leur variété, tombent aussi quelques feuilles lorsqu’il fait chaud:IMG_2451

Autre conséquence de la canicule, j’ai vu revenir mes mésanges qui venaient après chaque arrosage matinal chercher un peu d’eau!

 

La saison des roses

17 mai 2015 § 8 Commentaires

Ça y est je crois que la saison des roses est officiellement ouverte sur le balcon parisien, avec un certain retard mais beaucoup de chenilles mangeuses de feuilles!!!

À tout seigneur tout honneur, la primeur revient toujours au « Sourire d’orchidée » et à ses roses merveilleuses malgré les multiples maladies dues à son âge vénérable et à sa captivité en pot (il est prévu de le planter en Bretagne, en espérant qu’il aime le sel).IMG_2101 Autre merveille, le rosier « Iceberg », qui est couvert de roses blanches et qui va fleurir pendant assez longtemps:IMG_2092 Enfin le rosier « Paul Cézanne » qui ne se remet pas d’avoir un pot si grand où égayer ses racines et qui bat des records de floraison. Il est le seul à n’avoir aucune maladie et à ne pas se faire manger ses feuilles, alors que du temps où il était sur la fenêtre de la cuisine, il se faisait transformer en squelette en moins de deux!IMG_2119

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Le seul de mes rosiers à n’avoir pour l’instant aucune fleur (mais quelques boutons), c’est le rosier « Super Fairy » (aka « Chantal »), qui se porte très bien sans sa meute d’épeires diadème, mais qui fleurit toujours en retard par rapport aux autres.

La clématite « Cézanne » a sorti un nombre incroyable de fleurs. Après les trois premières, très grandes mais totalement délavées, les suivantes se sont révélées plus petites mais avec leur couleur normale. Je ne me souviens plus si elle fleurit toujours avec ce bi-chromisme bizarre…Sa fille a reçu elle aussi un plus grand pot et s’accroche dans le « Sourire d’orchidée », mais je crois qu’elle fleurira elle aussi plus tard.IMG_2075

Sinon, pour prolonger mon exposé précédent sur les plantes qu’on plante et celle qui se plantent toute seules, je viens de repérer un nouveau venu. Il a dû fleurir ce matin parce qu’avec sa couleur rouge je ne risquais pas de le manquer, un joli coquelicot:IMG_2120Il a poussé au pied de l’olivier (couvert de fleurs) et il a pour compagnon un cosmos « Candy » pour l’instant un peu timide, surtout si on le compare aux mammouths qui ont poussé tout seuls avec les géraniums « Espresso », des tiges grosses comme des asperges!IMG_2126

Pour finir un petit aperçu de la bouture de jasmin que ma belle-mère m’a donnée à l’automne dernier:

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Nature et culture

14 mai 2015 § 7 Commentaires

Tout à l’heure en prenant mon café, avant que la pluie n’arrive, j’ai encore repéré deux plants de tomate qui poussaient tranquillement au pied du rosier « Sourire d’Orchidée » et je me suis dit qu’il fallait que je parle d’un phénomène qui m’intéresse tout particulièrement dans la vie de ce balcon parisien: le partage de territoire entre ce que je plante et ce que la nature plante. Plusieurs cas de figure se présentent:

1) Des plantes plantées par moi échappent à leur jardinière et colonisent l’espace vital de leurs voisines. C’était le cas problématique de l’euphorbe « petit cyprès » qui avait envahit de manière très agressive le pot d’Armande, et qu’il ne faut jamais laisser prospérer. C’est aussi le cas (en moins dramatique) de l’ancolie. J’en avais planté deux variétés, une rouge très sombre et une double rose très pâle. La seconde a disparu (hélas) et la première n’existe plus du tout dans sa jardinière d’origine, mais se retrouve au pied de l’abélia, au coude à coude avec la lavande papillon dans une autre jardinière et plus fort encore dans une jardinière qui se trouve sur cour, de l’autre côté de l’appartement!

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IMG_2112Dans la première photo, on aperçoit aussi une gueule de loup, une fleur d’érigeron et un pied de benoîte qui n’est pas encore en fleur. La lavande est la seule à avoir été dûment plantée. La gueule de loup fait partie de conquérantes, avec une variation de couleur imprévisible. Rose orangée au pied de la lavande, elle est presque fuchsia au pied de l’abélia (il faut me croire, le rendu des couleurs n’est pas optimum):IMG_2085

IMG_2097mais elle est carrément jaune pâle (je déteste les gueules de loup jaunes, mais bon) sur la fenêtre de la cuisine, où elle partage le pot d’un genre de coronille :IMG_2114Cette dernière appartient d’ailleurs à un autre cas de figure:

2) La plante que je n’ai jamais plantée et qui est venue toute seule (il me semble que j’avais récupéré des graines de gueules de loup chez ma belle-mère, donc la gueule de loup appartient à la catégorie 1). L’exemple le plus célèbre est celui de l’amandier, mais il y en a d’autres. La coronille est ainsi tombée du ciel au pied du rosier « Paul Cézanne » (alors côté cuisine), est morte le jour où je lui ai enlevé son compagnon, puis est ressuscitée. Elle se porte aujourd’hui à merveille et elle a retrouvé une copine de pot. Les jardinières côté cour sont d’ailleurs celles qui accueillent le plus de plantes clandestines. On voit plus haut dans la jardinière où s’épanouit le beau pied d’ancolie, une lavande normale (elle, je l’avais plantée) qui survit tant bien que mal (attaquée régulièrement par les immondes cochenilles « balais à franges » que j’enlève régulièrement à la main), et des érigerons, arrivées aussi du balcon principal. Juste à côté, un pot qui contenait à l’origine un hortensia de l’Himalaya que j’avais planté, contient désormais une fille de la lavande, une fille de l’ancolie et des érigerons. Je crois que l’hortensia, que j’aurais dû retirer du pot l’an dernier, est mort. Dans le genre « tombé du ciel » le balcon compte également sur cour une vigne vierge de Virginie (cinquefolia) et côté balcon une vigne vierge trilobée (parthenocissus)! Plus récemment, j’ai découvert que dans une jardinière de gauras s’est invitée une plante mystère, dont les feuilles et les tiges (elle lance de longues tiges, aucune floraison en vue pour le moment) me font vaguement penser à un chèvrefeuille. Si quelqu’un arrivait à l’identifier, ça me rendrait bien service, la voici:IMG_2099

3) Les plantes que je n’ai pas vraiment plantées mais qui ne sont pas venues d’ailleurs non plus puisqu’elles sont issues du compost. J’ai évoqué les tomates de cette année (il faut croire qu’on en a beaucoup mangé l’été dernier) et bien sûr les pommes de terre de l’an dernier, qui ont défrayé la chronique balconnière… voici d’ailleurs leurs filles:IMG_2067

 

Mars qui rit malgré les averses

14 mars 2015 § 6 Commentaires

Vous avez bien fait d’épargner mon vieux rosier, car entre samedi dernier et aujourd’hui son feuillage s’est encore étoffé au point que je finis par croire pour de bon qu’il va renaître, alors que Pâques approchant sa résurrection miraculeuse ne devrait finalement guère m’étonner. Du côté des tulipes, maintenant que le feuillage est bien sorti on voit pointer les boutons de fleurs, lovés au creux des feuilles, et c’est très beau:IMG_1905 Encore un peu de patience pour enfin voir le résultat. Après tout c’est encore l’hiver et d’ailleurs ça caillait un peu sur le balcon cet après-midi, même au soleil. Question résurrection miraculeuse j’ai eu une belle surprise: je me suis attaquée à la jardinière qui avait contenu d’une part trop de cosmos et d’autre part trois pieds de géraniums vivaces « Espresso » qui avaient dépéri très rapidement après avoir été plantés et n’avaient donc jamais fleuri ni même sorti une feuille. De tous mes achats, seuls le « Lilac Ice » et les deux « Dusky crug » avaient survécu et bien fleuri. Je m’étais fait une raison et ne m’en prenais qu’à moi-même. Tout à l’heure, mue par une énergie printanière, je décide de vider cette jardinière ratée et mon œil est attiré par de minuscules taches roses. Les trois pieds sont vivants et ressortent de terre! IMG_1898 Je les ai donc déterrés avec le plus grand soin et déplacés dans la jardinière récemment libérée de ses fenouils moribonds, avec une bonne poignée d’engrais et de la belle terre toute neuve. Il faudra aussi que je déplace les deux pieds de « Dusky Crug » qui sont un peu étouffés par les gauras: mon boulot de demain.

Je vous avais dit que la glycine allait être couverte de fleurs, cette année va sans nul doute être exceptionnelle car elle en a littéralement partout et ils grossissent à vue d’œil:IMG_1903

 

Les autres rosiers du balcon se réveillent aussi, comme le rosier « Paul Cézanne », qui sort des pousses rouge-orangées un peu partout, ou le rosier « Super Fairy » (aka Chantal), couvert quant à lui d’une multitude de pousses vertes:IMG_1902

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Vous remarquerez que je ne l’ai quasiment pas taillé et que j’ai emberlificoté ses très longues tiges en boucles sur les tuteurs. Je ne sais pas si j’ai eu tort ou raison, sur le coup ça m’a paru une bonne idée (et la vérité c’est que je ne sais pas si ça se taille un rosier liane, alors j’improvise)… l’avenir me donnera tort ou raison.

J’ai aussi été voir où en était mon grand pot à compost. Une splendeur! je l’ai bien mélangé à la main et j’en ai mis une partie au pied de « Sourire d’orchidée ». Je me suis rendu compte u’il contenait des vers comme des vers de terre mais minuscules: je suis ravie! Ils gigotent d’aise dans leur nouvelle demeure… J’ai laissé un tiers du compost dans le pot, il servira de terre d’accueil aux épluchures à venir.

J’ai aussi remis de l’engrais aux framboisiers. Le framboisier jaune repart déjà comme un fou:IMG_1907 On ne peut pas en dire autant de son comparse rouge, qui a l’air plus ou moins mort. Mais comme ce balcon semble se caractériser par une forme de vie éternelle, j’attends quand même avant de placer le cadavre dans un sac. Pour preuve de ma bonne foi je lui ai même mis de l’engrais!

Habillé pour l’hiver

14 décembre 2014 § 16 Commentaires

Ce matin, vers 7h45, il faisait 1,5°C sur le balcon et un épais brouillard enveloppait les environs. Il n’y a pas de doute, l’hiver est aux portes du balcon parisien. Pourtant quelques irréductibles persistent à se balader encore en tongs et paréo comme si c’était l’été et quelques touches colorées apportent un peu de gaité à un balcon hivernal forcément un peu morne. Rien à voir avec la roseraie de Laurence, mais « Paul Cézanne » est toujours en fleur (oui il y a eu un peu de soleil pendant une petite heure):

IMG_1611Et une seule scabieuse « Chile Black » continue obstinément de fleurir:IMG_1608

Hier en revanche, j’ai taillé les vestiges des anémones du Japon, qui, avant de se dessécher complètement étaient passées par cette phase que j’adore, où elles ressemblent à des martiens à périscopes (un peu, si, quand même….):

IMG_1566Mais cette photo remonte déjà à presque trois semaines et l’hiver approche donc à grand pas. Les signes sont assez nets, outre le froid. Par exemple, je me suis aperçue tout à l’heure que les iris bleus de Hollande pointaient déjà le bout de leur nez vert. C’est logique puisqu’ils fleuriront normalement en février. Ça m’a fait penser que contrairement à Laurence je n’ai absolument pas planté le moindre bulbe, par manque de temps… Comme d’habitude je fais le faire avant Noël, en retard, toujours en retard…Tsss!IMG_1610

Un autre signe avant-coureur de l’hiver ce sont les oiseaux. Les créatures du balcon sont de retour: aujourd’hui, alors que, pleine d’enthousiasme, je m’apprêtais à vider mes jardinières en friche, j’ai été stoppée net par une mésange bleue que j’ai pu observer sans bouger pendant au moins un bon quart d’heure. Il y a dix jours j’avais bien nettoyé la mangeoire La Hulotte et je l’avais remplie à ras-bord de graines de tournesol décortiquées (bio, ce balcon est un étoilé Michelin). Je savais qu’il n’y avait qu’à attendre parce que j’avais déjà vu deux couples de mésanges venus inspecter les ressources du balcon quand il faisait encore beau et assez doux. Celle-ci s’est donc livré au petit manège habituel: elle prend une graine dans la mangeoire, elle s’installe sur l’amandier pour la manger tranquillement en la coinçant entre ses pattes… et elle recommence. Je suis ravie! Mais du coup pour ne pas la déranger, ni photo ni travaux des champs!

J’ai aussi eu la surprise de voir un oiseau qu’on ne voit pas souvent sur le balcon, le geai des chênes. La semaine dernière, alors que le vent n’avait pas encore fait tomber toutes les feuilles des platanes, en regardant par hasard le temps qu’il faisait avant de sortir, j’ai vu dans le platane le plus proche, non pas un geai, mais deux. Ne reculant devant aucun sacrifice pour satisfaire les lecteurs de ce blog, je suis allée chercher ce qui me tient lieu actuellement d’appareil photo depuis que j’ai cassé le mien (Père Noël, si tu lis ce blog, un nouveau Lumix me ferait bien plaisir, et je l’ai entièrement mérité). Le résultat n’est pas fameux, d’autant que les feuilles cachaient un peu les volatiles, mais la tache grise et noire très floue au milieu… C’est un geai!! Malheureusement on ne voit pas du tout ses magnifiques plumes bleues. Le deuxième était sur une branche plus basse, manifestement un couple, encore que je n’ai pas observé de différence de plumage. Prêts?IMG_1591Oui bon, je vous avais prévenus… Je n’ai plus de matos de pointe! Le cri du geai est assez moche, si bien qu’entre les corneilles, les pies et les geais (qui se disputent donc les environs du balcon) on a souvent droit à des concerts assez peu euphoniques. Heureusement, il y a peu de risque qu’ils viennent bouloter les graines de mes mésanges… Seuls les pigeons s’y risquent de temps à autres. Je vais peut-être investir dans une mangeoire plus sophistiquée.

 

 

Où suis-je ?

Entrées taguées rosier « Paul Cézanne » sur balconparisien.