Un balcon en forêt

4 juin 2016 § 4 Commentaires

Avant de vous montrer plus longuement tout ce qui fleurit en ce moment malgré le temps, voici quelques vues du balcon depuis l’intérieur. En ce moment c’est tellement vert qu’on se croirait en Normandie!

IMG_3333

A droite, l’abélia, que j’ai changé de pot au moment où j’ai délocalisé le ginkgo, se développe comme un fou. Vivement qu’il se couvre de fleurs! Sur cette fenêtre à part les gauras, il faudra attendre un peu pour avoir des fleurs. A gauche (on ne la voit pas sur la photo car elle planquée derrière le mur), la cytise a finit de fleurir (tout en jaune!) mais cette année elle était vraiment magnifique.

IMG_3332

Fenêtre du milieu, on voit l’amandier encadré par le rosier « Iceberg » et le rosier « Paul Cézanne », ce dernier commençant tout juste sa floraison. Au-dessus de l’amandier, la jardinière de géraniums « Espresso » est magnifique. J’ai bien veillé cette année à ce qu’aucun cosmos ne pousse pour que les géranium puissent se développer, et je ne suis pas déçue.

IMG_3335

La troisième fenêtre est celle des framboisiers, couverts de framboises encore totalement vertes. Au premier plan, le géranium macrorrhizum a fait beaucoup de belles feuilles mais pour l’instant je ne vois pas l’ombre d’une fleur. Dans le même pot, un polygala s’est semé tout seul et je l’ai ratiboisé un peu sauvagement au début du printemps. Dès qu’il fera un peu chaud il reprendra du poil de la bête. Pas encore en fleur, les roses trémières et la clématite « Cézanne » se camouflent encore dans tout ce vert.

Enfin le balcon vu de la quatrième fenêtre:

IMG_3336

Publicités

Tout sur le melon de balcon

31 juillet 2015 § 8 Commentaires

Ceux qui me lisent depuis longtemps le savent, ce balcon mène également une existence autonome, en dehors de tout contrôle. Ainsi, une bonne partie de ce que j’appelle pompeusement (mais non sans fierté) le potager est arrivé là par hasard. L’amandier fait partie de ces invités surprises, mais s’il est littéralement tombé du ciel, cette année d’autres locataires ont été plantés involontairement par moi même. Souvenez-vous de ma récolte surprise de pommes-de-terre de l’an dernier. J’ai tendance à croire que finalement ce mode de culture n’est pas loin d’être le plus efficace. Prenez les melons. Vous vous souvenez que l’an dernier, je me suis piquée de planter des courgettes. Je crois vraiment que la culture de courgette est possible sur un balcon parisien, et d’ailleurs je ne suis pas la seule à caresser ce rêve fou puisque pas plus tard que tout à l’heure, en prenant mon café dans le quartier, j’ai repérer un beau pied de courgette (et même deux) sur un balcon plein ouest (on me pardonnera ce cliché un peu flou, pris avec mon téléphone et d’une main tremblante d’émotion):IMG_20150730_154413803_HDR Ma tentative s’était soldée par un échec car ayant produit de nombreuses fleurs mâles que nous avions mangées en beignets (c’est déjà ça), les deux pieds de courgettes avaient passé l’arme à gauche (mildiou) sans avoir fourni les fleurs femelles indispensables. Ne nous leurrons pas, la même chose risque d’arriver avec les melons. Mais au moins ils se sont plantés tout seuls, sur le compost, et seront peut-être plus résistants et acharnés… La semaine dernière, ils commençaient à avoir fière allure et à produire les fameuses fleurs mâles(trois pieds pour le moment, mais d’autres sont en train de germer!):IMG_2657

IMG_2660

Il était temps pour moi de prendre conseil auprès de sources autorisées (en général, ma mère, et quelques sites; la fiche de Rustica sur le melon est je dois dire très bien faite). Il s’agit donc de pincer les tiges maîtresses pour forcer le melon à en produire d’autres qui seront porteuses des fameuses fleurs femelles, ce qui fut fait! (ci-dessous une fleur dont rien, sous cet angle, ne permet de distinguer le sexe).IMG_2661

 

Mais, me direz-vous avec une impatience légitime, à quoi reconnait-on une fleur femelle? Pour répondre à cette épineuse question je vais commencer par vous montrer à quoi ressemble une fleur mâle de profil:IMG_2670

On voit bien ici sa caractéristique principale: elle pousse au bout d’une tige longue et mince (franchement vous avez l’esprit mal tourné). Les trois fleurs ci-dessus sont toutes les trois des fleurs mâles. Je ne puis vous montrer encore de fleurs femelles, mais sachez que les fleurs femelles n’ont pas de tige fine, mais elles ont à la place une sorte de renflement, qui se transformera à terme en fruit. Sans fleurs femelles (et mâles simultanément), pas de melons, on voit bien que la production est quand même aléatoire.

Cette année, si mes melons providentiels ne donnent rien, je me rabattrai sur les tomates. Mes patates, je le crains, ne donneront rien, comme quoi il vaut mieux laisser faire le hasard du compost. Les tomates cette année sont aussi nées sur le compost, avec plusieurs variétés. Je compte environ une petite douzaine de pieds, dont 9 sont déjà grands et ont été repiqués dans des pots où ils sont plus à l’aise. Les autres pieds sont restés sur le lieu de leur germination: un pied au milieu des framboisiers (!) et deux ou trois autres bien plus petits au pied du rosier « Sourire d’orchidée ». IMG_2438

Elles ont poussé de manière fulgurante et font maintenant presque un mètre de haut.IMG_2654Et certains pieds ont déjà plusieurs grappes de tomates de variétés diverses, dont voici un exemple:IMG_2656

Côté fruits d’ailleurs, on ne peut pas dire que cette année soit une grande année. Il ne me reste plus qu’une jardinière de fraises sur la fenêtre de la cuisine et les framboises cette année n’ont donné que quelques framboises jaunes riquiqui; les rouges ayant eu une attaque de je-ne-sais-quoi n’ont strictement rien donné cette année. Vivement l’an prochain. Un aperçu de la récolte, au tout début du mois de juin:IMG_2396

Cette année en revanche, pendant que ma mère tremble à l’idée de voir la nouvelle bactérie tueuse d’oliviers arriver chez nous et tuer tous nos arbres (on en a une bonne cinquantaine quand même), mon olivier (que j’avais taillé en vraie professionnelle au début du printemps) est couvert d’olives (enfin, couvert pour sa taille, c’est-à-dire qu’il en a une douzaine de grosses bien formées et des myriades qui grossiront peut-être (mais peut-être pas).

IMG_2666

En tout cas, grâce à ma taille il a perdu sa forme ridicule de boule de pétanque que les pépiniéristes ont l’idée saugrenue de donner aux oliviers « pour parisiens »… C’est déjà ça!

En dehors de l’activité potagère, le balcon parisien suit son cours estival. Après la canicule le ginkgo a refait la même chose que l’an dernier: il a perdu quasiment toutes ses feuilles pour en ressortir d’autres tout de suite après. L’érable du Japon a décidé de faire la même chose, et la glycine, qui s’était débarrassée d’un bon tiers de ses feuilles pour les mêmes raisons, se couvre de belles feuilles toutes neuves et ressort même quelques timides hampes de fleurs!

IMG_2663

Tous les rosiers (sauf le « Super Fairy ») sont en pleine remontée, surtout l’Iceberg, sauvé de la maladie. Et le laurier rose est toujours en fleur! Le balcon part bientôt en vacances et sera confié aux soins vigilants de la fée Flo. A très bientôt pour des nouvelles de mes récoltes potagères!

 

L’arroseur et l’arrosé

9 juillet 2015 § 17 Commentaires

Comme le dit bien Laurence, la canicule est assez difficile à supporter pour des plantes de balcon. Impossible d’étendre ses racines pour aller chercher un peu d’eau en profondeur; il faut compter sur l’arrosage. Or, sur un balcon, arroser est un exercice délicat, même quand la chaleur est accablante. Avant de vous parler de mes observation sur l’arrosage en balcon, je vais tout de même vous donner quelques nouvelles et vous résumer les épisodes pré-canicule.

Cette année, les rosiers ont été magnifiques, mais celui qui m’a comblée c’est le « Paul Cézanne », qui vient seulement de se faner. Les coccinelles ne s’y sont pas trompées et l’ont fréquemment visité, même s’il est toujours moins touché que les autres par les pucerons:IMG_2397

IMG_2384

Vous remarquerez que ses zébrures rouges habituelles sont cette année très peu marquées. je n’ai pas d’explication, mais je remarque que les roses apparues les plus tardivement étaient les plus zébrées:IMG_2402

Les cosmos ont pris le relais. Cosmos qui se sont plantés tout seuls et qui sont, cette année, très florifères. J’en profite pour annoncer (surtout à Anne à qui j’en avais promis), que j’en récolte les graines et que je suis prête à en envoyer à qui me donnera son adresse par email (dans la limite des stocks disponibles). Leur couleur est aléatoire, certains sont comme sur la photo et d’autres sont irisés de blanc (pourtant ce sont les mêmes graines de cosmos Candy).IMG_2391

Cette année, le laurier rose, comme tout le reste, a très abondamment fleuri:IMG_2429

 

Je n’ai pas de photos de l’abélia, qui fait en ce moment même le bonheur des abeilles. Avant la canicules, tout était cette année dans une forme olympique, jusqu’à l’euphorbe « petit cyprès », qui ne craint pas trop la chaleur:IMG_2386

Je ferai plus tard une chronique potagère, mais j’aimerais maintenant aborder le problème général de l’arrosage sur un balcon parisien. Le sujet est délicat. Les trois quarts de l’année, le balcon parisien est surtout gorgé d’eau de pluie, sans possibilité de contrôle. Aux plantes de se débrouiller avec ce régime et à elles aussi d’accepter de passer d’un temps où la boisson coule à flot à une période estivale de régime plus sec. La tâche du jardinier parisien est donc de compenser la pluie disparue, mais de le faire en incluant aussi le paramètre de la température. C’est là que ça se corse. Chaleur et humidité forment le cocktail favori de certaines maladies, notamment l’oïdium et les taches noires du rosier. Cette année les miens y ont eu droit: le rosier « Super Fairy » a été attaqué par l’oïdium et beaucoup de ses boutons de rose sont tombés sans fleurir malgré mes pulvérisations de savon noir, et le rosier « Iceberg », couvert de fleurs magnifiques, a été terrassé par les taches noires, dues à un champignon qui prolifère dès que les conditions de chaleur et d’humidité lui sont favorables.IMG_2392Comme je ne veux pas traiter chimiquement, j’ai potassé tout ce que j’ai pu trouver sur le sujet et j’en suis arrivée à la conclusion qu’il fallait combiner le purin d’ortie et une abstinence hydrique, ce que les anglo-saxons appellent « dry rest ». J’ai d’abord enlevé toutes les feuilles attaquées, taillé assez sévèrement la bête, puis j’ai laissé sans arrosage pendant un certain temps. Mais combien de temps? C’est toute la question. Comment savoir s’il reste encore de l’humidité dans un pot? Après moult cogitations et surtout après avoir planté une brochette métallique dans un cake à la banane pour en tester le degré de cuisson, je me suis dit qu’il fallait faire pareil avec mes plantes et c’est désormais à l’aide de tuteurs en bambou que je teste leur humidité. S’ils ressortent de terre humides et couverts d’une terre qui s’accroche un peu, je laisse mon tuyau d’arrosage à sa place, si le tuteur ressort à peu près sec, j’arrose avec mesure. Résultat des courses, mon « Iceberg » a recouvré la santé (lui quand il a besoin d’un arrosage je l’arrose à l’arrosoir avec du purin d’ortie): il a ressorti des feuilles saines et me gratifie même d’une dizaine de roses en bouton! Du coup j’ai mis un peu tout le monde au repos hydrique, sauf le potager et la jardinière des cosmos, qui boivent comme des trous.

On peut trouver étrange de limiter l’arrosage en période de forte chaleur, et effectivement, il faut veiller à ne pas tomber dans un excès préjudiciable. Mais je sais que ma tendance est assez facilement d’arroser trop. Maintenant je réfléchis à deux fois. L’autre problème lié à l’arrosage (et à la composition des sols, notamment en pot) c’est le risque de chlorose. Un sol trop alcalin et c’est la chlorose, mais un sol trop délavé et c’est aussi la chlorose. Parfois elle peut aussi être due à un manque d’arrosage: c’est dire si jardiner en balcon est un art difficile! D’autant plus difficile que les effets de la trop forte chaleur sont similaires à la chlorose: les feuilles jaunissent mais les nervures restent plus longtemps vertes. Dans le cas de la chaleur soudaine, la feuille finit par jaunir totalement et par tomber: la plante limite l’évaporation en se débarrassant de sa surface feuillue. Dans ce cas, on peut facilement être tenté d’arroser à tort et à travers et c’est comme ça qu’on risque d’étouffer les racines: un numéro d’équilibriste!! La bonne réaction (mais j’ai mis longtemps à ne pas paniquer) est de laisser faire la plante tout en ayant un œil sur le degré d’humidité de la terre. Le rosier « Paul Cézanne » s’est ainsi débarrassé d’un tiers de ses feuilles:IMG_2449

Et la glycine prend les mêmes mesures:IMG_2450

Toutes les feuilles jaunes sur cette photo sont aujourd’hui tombées. Bizarrement certaines plantes n’ont pas besoin de prendre des mesures aussi radicales: l’abélia reste droit dans ses bottes et l’althéa aussi, les clématites ne bougent pas non plus. Les gauras, en revanche, quelle que soit leur variété, tombent aussi quelques feuilles lorsqu’il fait chaud:IMG_2451

Autre conséquence de la canicule, j’ai vu revenir mes mésanges qui venaient après chaque arrosage matinal chercher un peu d’eau!

 

La saison des roses

17 mai 2015 § 8 Commentaires

Ça y est je crois que la saison des roses est officiellement ouverte sur le balcon parisien, avec un certain retard mais beaucoup de chenilles mangeuses de feuilles!!!

À tout seigneur tout honneur, la primeur revient toujours au « Sourire d’orchidée » et à ses roses merveilleuses malgré les multiples maladies dues à son âge vénérable et à sa captivité en pot (il est prévu de le planter en Bretagne, en espérant qu’il aime le sel).IMG_2101 Autre merveille, le rosier « Iceberg », qui est couvert de roses blanches et qui va fleurir pendant assez longtemps:IMG_2092 Enfin le rosier « Paul Cézanne » qui ne se remet pas d’avoir un pot si grand où égayer ses racines et qui bat des records de floraison. Il est le seul à n’avoir aucune maladie et à ne pas se faire manger ses feuilles, alors que du temps où il était sur la fenêtre de la cuisine, il se faisait transformer en squelette en moins de deux!IMG_2119

IMG_2122

Le seul de mes rosiers à n’avoir pour l’instant aucune fleur (mais quelques boutons), c’est le rosier « Super Fairy » (aka « Chantal »), qui se porte très bien sans sa meute d’épeires diadème, mais qui fleurit toujours en retard par rapport aux autres.

La clématite « Cézanne » a sorti un nombre incroyable de fleurs. Après les trois premières, très grandes mais totalement délavées, les suivantes se sont révélées plus petites mais avec leur couleur normale. Je ne me souviens plus si elle fleurit toujours avec ce bi-chromisme bizarre…Sa fille a reçu elle aussi un plus grand pot et s’accroche dans le « Sourire d’orchidée », mais je crois qu’elle fleurira elle aussi plus tard.IMG_2075

Sinon, pour prolonger mon exposé précédent sur les plantes qu’on plante et celle qui se plantent toute seules, je viens de repérer un nouveau venu. Il a dû fleurir ce matin parce qu’avec sa couleur rouge je ne risquais pas de le manquer, un joli coquelicot:IMG_2120Il a poussé au pied de l’olivier (couvert de fleurs) et il a pour compagnon un cosmos « Candy » pour l’instant un peu timide, surtout si on le compare aux mammouths qui ont poussé tout seuls avec les géraniums « Espresso », des tiges grosses comme des asperges!IMG_2126

Pour finir un petit aperçu de la bouture de jasmin que ma belle-mère m’a donnée à l’automne dernier:

IMG_2065

 

Biner, désherber, planter…

11 mai 2015 § 14 Commentaires

Ce week-end il faisait plutôt beau et pas trop chaud, j’avais fait le plein de terreau et de fumier, j’ai donc décidé de m’attaquer à quelques travaux sans cesse repoussés à une date ultérieure. Mais avant de commencer (et de me faire un tour de reins) j’ai fait un tour de balcon et j’ai pu constater le retard étonnant de presque toutes les plantations. Je ne veut pas comparer avec les roses de Lilas, qui grandissent sous le soleil varois, mais même comparé à la terrasse de Laurence j’ai l’impression que le balcon a été placé sous cloche. L’an passé, les premières roses étaient sorties vers le 20 avril, cette année elles sont sorties pour le 8 mai, et encore, pas toutes. La première place va au Sourire d’Orchidée, qui fait des fleurs de plus en plus roses, mais toujours aussi belles:IMG_2029

IMG_2031

Digne de la rose des Tudors! Evidemment, il ne faut pas baisser les yeux vers le feuillage, touché par diverses maladies (oïdium, cloques, taches noires) quand il n’est pas tout simplement dévoré par des saletés de chenilles minuscules qui ne me laissent que des squelettes:IMG_2058

L’autre rosier qui sort timidement quelques fleurs c’est le rosier Iceberg, arrivé l’an dernier sur le balcon. Ses fleurs pâles font un peu pitié mais je l’aime bien quand même, les pucerons aussi.IMG_2017

Dans le genre pâlichon, la clématite « Cézanne » toujours aussi florifère (pourquoi est-ce qu’elle est capricieuse chez Laurence, mystère!) a sorti cette année des fleurs couleur jean très délavé, sans doute le manque de soleil?IMG_2019 Un peu triste quand même, il va falloir que je songe à lui adjoindre une camarade au coloris plus soutenu. J’ai viré les bulbes après le fiasco que l’on sait et j’ai utilisé le pot pour des boutures de jasmin. En fait certains bulbes, en pleine forme (ni pourris ni desséchés) n’ont tout simplement pas fleuri, d’autre ont poussé sans fleurir mais les bulbes se sont multipliés… à n’y rien comprendre. Je les fais sécher un peu avant de les remiser à l’ombre:IMG_2021

J’ai aussi butté les pommes-de-terre, qui avait presque quinze centimètres (photo la prochaine fois) et qui ont l’air de se plaire à merveille dans le Bacsac (on croise les doigts).

Côté framboisiers, c’est incroyable: les deux variétés sont couvertes de fleurs. C’est le framboisier jaune qui pour l’instant en a le plus et certaines framboises sont même déjà en formation:IMG_2027Je suis en revanche un peu perplexe devant la tête que fait mon framboisier rouge. Comme le jaune, il sort des nouvelles tiges partout, magnifiques, mais la tige maîtresse, la plus ancienne a sorti des sortes de feuilles naines et recroquevillées, puis des fleurs (naines) qui donneront sans doute des framboises en proportion. La question étant de savoir pourquoi… je n’ai pas la réponse. Jugez plutôt:

IMG_2025

IMG_2036Etrange ces sortes de petits plumeaux non?

Tout en observant mes framboisiers sous toutes les coutures, je me suis aperçue que des tomates poussaient dans leurs pots, et d’ailleurs des tomates poussaient aussi au pied du « Sourire d’orchidée », l’effet compost! Ça tombait bien car j’avais (une fois de plus) oublié de faire mes semis, j’ai donc repiqué tous les pieds que j’ai trouvé. S’ils survivent à ce repiquage un peu violent (hier et cette nuit il y avait beaucoup de vent, pas sûre que ce soit fabuleux), voilà ma plantation faite.IMG_2044

Pour finir (et c’est comme ça que je me suis tordu le dos), je me suis décidée à vider enfin la dernière jardinière « terrain vague » du balcon, celle ou survivaient tant bien que mal un pied de gaura, diverses plantes opportunistes et le fameux jonc arrivé là Dieu seul sait comment, mais dont l’intérêt était purement anecdotique. Découper la motte compacte et les écheveaux de racines, sauver un ou deux trucs, récupérer quelques tessons de poteries et des billes d’argiles… un temps fou! Du coup le vieux pied de gaura a trouvé sa place avec quelques érigerons dans un pot vide:

IMG_2049

 

Pour le moment ils sont un peu efflanqués, mais je ne me fais aucun soucis ce sont des plantes coriaces et conquérantes. Il y en a désormais un peu partout sur le balcon, si ces transplantés passent de vie à trépas, d’autres prendront la relève.

Dans la grande jardinière ainsi libérée, j’ai replanté trois pieds de géraniums vivaces (un Lilac Ice et deux Dusky Crug) qui étouffaient au pied des gauras « Summer Breeze » plantés l’an dernier. Ils ont l’air d’apprécier:IMG_2052

C’est reparti pour un tour!

7 mars 2015 § 7 Commentaires

On ne peut pas dire que l’hiver qui va bientôt finir ait été particulièrement dur cette année pour le balcon, en revanche mon vrai boulot m’a pris (et me prend encore)  la majeure partie de mon temps ce qui fait que j’ai été contrainte de délaisser non seulement cette chronique balconnière mais aussi les travaux d’hiver que j’aurais dû accomplir. D’ailleurs il ne faudrait pas que cet engloutissement dans le travail devienne une habitude; il est très pénible d’être transformée en lapin blanc d’Alice au Pays des merveilles, toujours en retard pour tout, à courir partout, mais tel est mon quotidien en ce moment. Pendant que je délaisse le balcon (enfin, n’exagérons rien, je le couve, ne le quitte pas des yeux!), d’autres s’en occupent, comme le merle, qui laboure avec ardeur, ou les mésanges, qui descendent les graines de tournesol à une vitesse prodigieuse, et même un moineau solitaire qui vient depuis quelques semaines récupérer les graines que les mésanges font tomber dans leur gloutonnerie (car le moineau ne mange qu’au sol). Mais là, force est de le constater, les jours rallongent, il fait plutôt beau (à part les averses de grêle) et le balcon donne des signes de réveil qui vont me pousser à agir.

Parmi ces signes, une grande nouvelle, une première mondiale: l’amandier est en fleur! Oui l’amandier planté par les pigeons, celui que vous avez connu tout bébé. Je n’aurais jamais cru qu’il puisse fleurir aussi vite, à n’en pas douter je vais bientôt pouvoir ajouter la production d’amandes à mon palmarès agricole!! Laissez couler une larme d’émotion, voici déjà les fleurs:IMG_1860

IMG_1857

L’amandier qui a donné naissance au mien est d’ailleurs en fleur cinq étages plus bas, mais je suis ravie de voir enfin ce signe tangible de l’arrivée du printemps d’aussi près. Les mésanges adorent cette amandier, qui leur sert de perchoir privilégié avec vue imprenable sur le grenier à grain!

Les fleurs de l’amandier ne sont pas les seules fleurs du balcon parisien en ce moment, mais il faut tout de même reconnaître que ce n’est pas la foule des grands jours. Contrairement à ce qui se passe chez Laurence et chez Lilas, mes deux pieds d’hellébore sont en grève illimitée du fleurissement depuis plusieurs années et j’ai décidé de les arracher pour les mettre ailleurs (pour voir si le choc du déménagement les pousse à fleurir). En revanche, les iris bleus de Hollande ont fait plein de fleurs cette année. Je les laisse vivre, eux aussi sont un peu capricieux et à la moindre contrariété ils disparaissent!IMG_1862

Il y a du nouveau aussi chez les tulipes achetées à la dernière minute. Pas encore de fleurs, mais elles poussent de façon tout à fait encourageante, alors je croise les doigts. La photo ci-dessous date déjà d’une dizaine de jours, elles ont encore poussé depuis, mais j’attends les fleurs pour en prendre d’autres.

IMG_1841

Pour vous donner une idée de ma négligence, voici ce qu’il me reste à faire avant que tout ne reparte pour de bon:

1) vider le gros pot du rosier « sourire d’orchidée »

2) planter le rosier Iceberg à la place

3) tailler l’olivier

4) vider encore trois jardinières au moins

5) acheter du terreau par quintaux entiers pour remplir tout ça

6) acheter des plantes (la passiflore rouge est de nouveau disponible!!!), et surtout des nouveaux fraisiers (pour le merle!)

7) donner un plus grand pot à l’érable du Japon

8) Il y a forcément d’autres choses, mais face à cette simple liste je défaille déjà.

Fin de la grève du balcon

22 novembre 2014 § 10 Commentaires

Non! Le balcon parisien n’était pas vraiment en grève. En vérité c’est même tout le contraire. Le balcon parisien a été victime d’une surcharge de travail incontrôlable (enfin c’est plutôt moi la victime.. et l’abandon du balcon un dommage collatéral). Du coup je ne sais plus par où commencer, y compris sur le balcon lui-même, où j’ai pris un retard phénoménal. Commençons donc par la fin de l’été et le début de l’automne. Vous vous souvenez de la fille de la clématite Cézanne qui était montée à l’assaut du Sourire d’Orchidée et avait sorti une dizaine de fleurs bizarroïdes pour fêter ça. En fait à mesure que les nouvelles fleurs sortaient elles se rapprochaient de plus en plus de ce qu’on peut attendre de cette variété, et à la fin, les dernière ressemblaient à ça, ce qui me convient tout à fait:IMG_1505

J’ai un peu honte de parler de rosiers après avoir vu les merveilles de la terrasse de Laurence, mais tout de même. A part le Sourire d’Orchidée, que j’ai taillé à ras aujourd’hui et qui quittera le balcon bientôt (RIP), le rosier Iceberg a fleuri comme un fou en septembre:IMG_1507

Quant au Paul Cézanne, il a lui aussi fleuri pendant que j’étais au Canada (mi octobre!), mais il m’a sorti une très grande tige très robuste et très bizarre, avec une sorte de couronne de roses au sommet (vieille photo, là la rose la plus haute a fleuri et les autres, encore en bouton se demandent s’il est encore temps de s’ouvrir):IMG_1506

C’est peut-être tout simplement l’effet du changement de pot.

Sinon question couleurs, le balcon a vu rouge pour la fin de la saison. Les tomates ont mûri (délicieuses, même si en définitive il n’en est resté que deux):IMG_1512

Il y a eu aussi une avalanche de framboises:

IMG_1513Je ferai un compte rendu de la récolte de cette année (pas fameuse, il faut le dire), mais là j’attends encore un peu car en farfouillant dans mes pots aujourd’hui j’ai vu qu’une autre patate s’annonçait!

Un vieux cyclamen que j’avais presque oublié s’est lui aussi couvert de rouge:IMG_1510

Et j’ai aussi eu la surprise de voir apparaître un tapis très champêtre de cosmos:IMG_1577

J’avais semée une poignée de graines, plus pour vider un tiroir à graine que pour les voir pousser vraiment, et d’ailleurs j’avais eu bien tort de faire ça sans réfléchir parce qu’ils ont littéralement étouffé trois plants de géraniums vivaces qui sont sans doute morts et bien morts. D’ailleurs je vais déplacer ceux que j’avais bêtement mis avec les gauras. Eux ne sont pas morts mais on ne les voyait quasiment pas. On n’arrête jamais d’apprendre de ses erreurs!

Bref, aujourd’hui comme il faisait beau et assez doux, j’ai entrepris de faire le grand nettoyage indispensable, et d’autant plus indispensable cette année que j’ai laissé s’installer une broussaille du plus mauvais effet. Jugez plutôt avec ces deux jardinières qui ne ressemblent plus à rien, la décadence du balcon parisien:IMG_1581

IMG_1580

Bref, j’ai ratiboisé un peu mais il va me falloir investir dans le sac de 100L ultra solide pour vider tout ce qu’il y a à vider: au moins deux grosses jardinières et trois moyennes, plus le pot du sourire d’orchidée et deux ou trois autres pots. Appelez-moi Hercule!

La première à avoir eu sa tonte annuelle a été la clématite Cézanne « mère », qui est déjà en mode hivernage malgré les températures clémentes: branches taillées, vieilles feuilles mortes enlevées et terre de surface retournée.

IMG_1579

Au total aujourd’hui, en deux petites heures j’ai rempli 4 sacs comme celui-là:IMG_1578That’s all folks! Mais promis, le balcon est bel et bien de retour.

Où suis-je ?

Entrées taguées rosier « Iceberg » sur balconparisien.