Les olives

25 octobre 2015 § 6 Commentaires

Au chapitre des récoltes, après la semi-déconfiture des melons, je peux vous parler avec fierté de ma première récolte d’olives. On est encore loin du litre d’huile vierge première pression à froid, mais qui aurait dit, le jour où j’ai reçu cet olivier taillé comme un buis, que j’allais réussir à lui faire faire des olives… sur un balcon parisien!

Bon, il faut dire que les olives je suis pour ainsi dire née dedans puisque ma famille a quitté la ville pour une maison avec plus d’une cinquantaine d’oliviers quand j’avais 6 ans. La cueillette à la main, le moulin au petit matin après Noël, l’huile sur du pain grillé… On ,’a pas ça à Paris. A force de regarder faire mes parents et d’écouter les conseils de pro de ma mère, j’ai taillé mon olivier comme il faut, mais je n’imaginais pas que ça lui donnerait si vite l’envie de faire des fruits.

Le réchauffement climatique fait que maintenant la récolte à Nice (qui se faisait encore en décembre quand mes fils étaient petits, c’est-à-dire il n’y a pas si longtemps) se fait désormais en novembre, ce qui veut dire qu’on en est privés. Bizarrement, sur le balcon parisien et son micro-climat, ma quinzaine d’olives étaient mûres il y a une semaine! Comme quoi, être plein sud, même à Paris (et en altitude) ça change beaucoup de choses. IMG_2801

Je ne sais pas de quelle variété il s’agit, pas d’une olive niçoise en tout cas. Mais peu importe! Il fallait que je fasse quelque chose de ma récolte: pourquoi ne pas les mettre en saumure? le processus est simple: on les met à désamériser en les laissant dans l’eau pendant une semaine (mais en changeant l’eau tous les jours). Elles décolorent un peu mais ce n’est pas grave. Pour les olives vertes le processus est plus compliqué, mais pour les olives noires (mûres) c’est très simple. Ensuite, au bout d’une semaine on fait bouillir 15mn un litre d’eau avec 100gr de sel (j’ai fait avec moitié moins et j’aurais pu faire avec juste le quart vu le nombre d’olives) plus du laurier et du thym. On laisse refroidir et on verse sur les olives rincées une dernière fois et remises dans un pot en verre. On ferme et hop! direction un placard frais, se et sombre pendant au moins un mois.IMG_2826

Dégustation début décembre!

Sinon la dernière nouvelle au chapitre des récoltes c’est que je pourrais bien avoir des patates finalement… à suivre!

« Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été »

24 octobre 2015 § 2 Commentaires

En ce moment je suis tout le temps dans l’urgence, comme le lapin blanc d’Alice. Une rentrée universitaire plus calamiteuse que les autres et vlan! tout le planning de travail normal se retrouve réduit à néant, sans parler de mes quelques activités annexes. Et pourtant, rien de plus prenant qu’un balcon d’automne: les feuilles commencent à rougir, à tomber pour certaines et il faut balayer; les fruits et légumes mûrissent encore et il faut les récolter; les fleurs font le dernier spectacle de leur tournée et il faut les admirer. Sur le balcon parisien les sujets d’ébahissement sont nombreux cette année, peut-être même plus que l’année précédente. Je pense que c’est parce que l’été s’est fini en pente douce et que finalement l’automne n’est pas encore vraiment froid (d’ailleurs on ne sait pas comment s’habiller). Le balcon, lui, sait très bien comment se vêtir et à sorti ses tenues les plus colorées. Roses, cosmos, gueules-de-loup, gaura, clématite: tout le monde s’y est mis.

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Il manque aussi une photo de l’abélia, qui a encore ses charmantes clochettes blanches et un feuillage rouille de toute beauté. Pour les cosmos il y a un mystère chez mes cosmos « candy » qui se sont donc re-semés tous seuls cet été: leur couleur. Il y en a des blancs avec un liseré rose pâle à l’extérieur, des blancs avec liseré rose tyrien à l’intérieur, des blancs sans rien, des entièrement tyriens… Comme pour les gueules-de-loup en fait, les cosmos changent de couleur d’une génération à une autre et je viens de l’apprendre!

Les oiseaux ont refait leur apparition sur le balcon, surtout les mésanges dont la gloutonnerie n’a pas diminué pendant l’été. J’ai raccroché ma mangeoire plus en hauteur et mis un reste de graines: ça n’a pas traîné, en quelques heures elles ont retrouvé le chemin du balcon et font du matin au soir la noria entre la glycine et le platane en face. Comme les arbres sont encore très en feuilles, je les entends plus que je ne les vois, mais il m’arrive d’en voir prendre appui sur le ginkgo ou même sur des tiges de cosmos. J’ai entendu à la radio que les oiseaux des villes étaient généralement plus petits que les oiseaux des champs, mais surtout qu’ils avaient du cholestérol (enfin, l’équivalent chez les oiseaux); bref, les pauvres bestioles ne sont pas en très bonne santé car elles picorent nos déchets, qui relèvent plus du burger ou de la pizza que de la graine: que du mauvais gras! Le balcon parisien, sensibilisé au problème de la malbouffe chez les oiseaux, met donc à leur disposition une nourriture adaptée et équilibré dès le début de l’automne!

Dans le genre vorace, j’ai pu observer de ma fenêtre un geai venu déguster en solitaire sur un chapeau de cheminée une amande qu’il avait piquée sur l’un des deux amandiers de ma rue. Pas très adroit, le volatile passait son temps à la faire tomber dans la gouttière, où il allait la rechercher pour tenter de lui faire enfin un sort. Le geai n’est pas un animal opiniâtre, après trois tentatives avortées il a — littéralement — lâché l’affaire, non sans avoir chassé madame geai, qui passait par là et voulait voir s’il y avait moyen de partager. Le geai est donc beau, mais pas très bricoleur et surtout pas très généreux. J’ajouterai que contrairement à d’autres habitants des contrées balconesques, le geai chante comme une casserole. Voici néanmoins quelques photos pas très nettes (mais il était loin et il pleuvait) de cet épisode comique:

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Je terminerai en vous parlant de mes melons. Le reste de mes récoltes étant encore en cours, le bilan définitif attendra, mais pour les melons, c’est fini. Sur cinq fruits, seuls deux sont parvenus à maturité. Enfin plus exactement à l’âge adulte, malgré leur petite taille (une balle de tennis). Voilà à quoi ils ressemblaient à la mi-septembre, cachés sous les feuilles:

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Les feuilles m’empêchaient hélas de voir que celui de gauche était attaqué par une sorte de pourrissement:

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Un examen plus rapproché m’a montré l’ampleur des dégâts:

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A la fin je n’ai donc récolté qu’un seul melon, que le laisse encore mûrir avant de tenter une dégustation…

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Petit mais crédible, non?

Patates

2 juillet 2014 § 24 Commentaires

Je pensais attendre mais tout à l’heure en arrosant j’ai vu un tubercule qui sortait de terre et finalement j’ai craqué. Voici donc dans un roulement de tambour la première récolte de patates du Balcon Parisien…

Tadaaaaaaaaaa!

 

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Je ne m’attendais pas à ce qu’il y en ait une aussi grosse, je pensais ne récolter que des micro-patates. Ma balance est formelle: 0,070kg de pomme-de-terre!!! Souvenez-vous que cette récolte part d’un petit morceau d’épluchure grand comme le pouce. Qu’aurais-je récolté si j’avais utilisé une patate entière, voire plusieurs? C’est ce que nous saurons l’an prochain, car me voilà évidemment tombée tête baissée dans le piège grossier du productivisme le plus acharné. J’ai donc bien l’intention de récidiver mais cette fois avec méthode, et du coup je suis allée voir ce qui se disait à droite à gauche, comme ou . Aucune idée de la variété qui a poussé cette fois-ci. Bio forcément, mais je n’en sais pas plus. Il paraît que la variété Nicola est la plus productive.  En allant sur des sites anglais ou américains, j’apprends que si on peut effectivement faire pousser des patates dans un sac poubelle, ce contenant fin et noir laisse trop passer la chaleur ce qui est bien pour activer la croissance mais qui peut-être néfaste à la formation des tubercules. Il existe des sacs spéciaux (chers) et sinon la toile de jute est apparemment une bonne option, mais encore faut-il en avoir sous la main. Je me demande si je ne vais pas utiliser un bête pot. Plantation en mars (après le risque de gel je suppose).

 

Les vaches maigres

14 juin 2013 § Poster un commentaire

Pour la première fois, je récolte des framboises avant les fraises. Une récolte assez étique pour le moment… trois malheureuses framboises jaunes, assez petites et relativement acides (oui, j’en ai goûté une, le reste pour les enfants… on se croirait dans un conte de Perrault, la famine guette).

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A mâcher trente-deux fois pour en profiter à fond!

 

Le balcon parisien en chiffres

18 mai 2013 § 20 Commentaires

Je profite de la pluie (et du froid) pour vous annoncer que mercredi 15 mai le balcon parisien a atteint sa 10 000ème visite depuis sa création (en mai 2011).

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C’est bien plus que ce que j’aurais cru à l’époque, moi qui n’avais commencé ce blog que comme un moyen pratique de tenir une sorte de journal de bord sans avoir à m’enquiquiner à coller des photos dans un cahier, et aussi pour montrer le balcon à Nathalie et Julie. je pensais franchement que personne d’autre n’y viendrait jamais… Depuis, ce balcon a été rejoint par des as des terrasses et des jardins: Anne, Sand, Solène, Lyne, Emma. Merci les filles!! Je ne peux pas non plus passer sous silence tous les visiteurs qui viennent régulièrement ou pas des autres coins du monde: Belgique, Maroc, Canada, Italie, Luxembourg, Suisse, Algérie, États-Unis, Irlande, etc…. Allez tous faire un tour sur les blogs que j’ai mis en lien: ils sont formidables, notamment le blog de Guillaume et ses photos macro incroyables!

Ça ne m’empêche pas de tenir sur un petit carnet le compte de tout ce que le balcon produit de comestible (oui, je sais, sur l’étiquette j’ai mis « jardin », mais ce n’est pas un balcon, ce sont les jardins suspendus de Babylone…):

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Grâce à lui je sais que l’an passé j’ai commencé à récolter fraises et framboises le 20 mai, et le 3 mai en 2011! (fin du mois pour les deux années précédentes, j’ai planté mes premières fraises en 2009). J’ai mis des tomates en 2010 et en 2011, année où j’en ai récolté la bagatelle de 3,758kg. En 2012, la production aura été assez maigre. Pas de tomates (car j’attendais déjà ces satanés travaux, votés début juin 2012 et qu’on m’avait promis pour tout de suite), et seulement 164 fraises, 32 framboises et 12 groseilles, les dernières fraises ayant été récoltées le 3 octobre. Cette année, il n’y aura pas de groseilles, pas de radis et pas de tomates (sauf si j’achète un pied), ni les courgettes de Nice que je rêve de planter un jour. Mais il y aura des fraises et des framboises.

Peu à peu j’apprends à tenir un blog pas trop minable, à photographier les oiseaux et à me méfier des escargots. Et ce n’est qu’un début! Merci à tous et à toutes! Revenez quand vous voulez…

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