La Courgette: Saison 2, épisode 3

18 août 2016 § 4 Commentaires

Il semble bien que mes craintes aient été fondées: la deuxième courgette, que j’avais cru féconder de mes mains innocentes, s’est atrophiée et ne grossira pas. Ma mère m’assure que c’est presque toujours le cas avec les premières. Sa copine en revanche grossit à vue d’œil. J’aurai au moins une courgette cette année sur mon balcon!Unknown

Un petit message spécial pour Laurence, il y a une dizaine de jours j’ai installé ton dispositif anti-pigeons. Pour l’instant, aucun n’est venu s’y frotter!IMG_3546

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Le Darwinisme balconnier

26 juillet 2016 § 5 Commentaires

Comme c’est l’été, le balcon a droit au retour des pigeons amoureux. Dit comme ça on n’imagine pas ce que ça signifie au quotidien. Il y a d’abord la période où ne les voit pas trop mais où on les entend roucouler à toute heure, de préférence dans la courette qui fait caisse de résonance et pour laquelle ils ont manifestement une affection particulière. Ensuite vient le temps où on ne les entend plus, mais où ils attaquent le balcon en quête d’un endroit pour nidifier. C’est la période la plus pénible car, les pigeons n’ayant aucun goût pour le jardinage et aucun respect pour le travail méticuleux du jardinier, ils piétinent sauvagement les fleurettes pour y mettre leurs fesses.

Cette année, la tradition est respectée et l’autre jour une pigeonne idiote est venue piétiner sauvagement mes magnifiques géraniums « Espresso », l’année même où ils n’ont jamais été aussi beaux! On voit moins l’ampleur des dégâts sur cette photo prise ce matin, mais tout était aplati à plusieurs endroit et, animée par un esprit de vengeance bien naturel, il a fallu que toute la journée je déloge l’intruse en plantant des baguettes coiffées de papier alu… si bien qu’à la fin il y avait plus d’aluminium que de géranium dans cette jardinière! IMG_3445

Je n’ai pas compris tout de suite ce qui motivait l’extraordinaire pugnacité de la bestiole, qui s’acharnait à revenir dès que j’avais le dos tourné, sans pour autant apporter la moindre branchette. Je n’ai compris qu’en fin d’après midi que cette écervelée se souciait un peu tard de trouver l’emplacement de ses rêves. Empêchée de s’installer dans mes géraniums elle est allée se poser dans la jardinière d’à côté, dans laquelle des Nemesias Sunsatia blancs plantés en mai achèvent de mourir tristement (un mauvais investissement, j’y reviendrai bientôt). N’écoutant que mon courage, je me rue sur la pigeonne qui s’envole à tire d’aile pour ne plus revenir. Victoire!

Hélas… C’est parce qu’elle était prise par l’urgence d’une ponte imminente que la malheureuse voulait à tout prix s’installer chez moi, sans même prendre le temps de faire un vrai nid. Depuis une dizaine de jours, j’avais bien remarqué au pied des platanes de ma rue les branchettes qui signalent les nids en construction (branchettes que les pigeons maladroits font tomber de leur bec). Pour une raison ou une autre, elle n’avait pas de nid et avait donc paré au plus pressé: trouver un endroit et pondre. Chassée des géraniums elle s’était donc rabattue sur les nemesias pelés et secs et avait pondu son œuf en plein soleil.IMG_3431

Quand je l’ai chassée de cet ultime refuge, elle a abandonné son œuf, que je n’ai pas vu tout de suite. Elle n’est jamais revenue et l’œuf a donc cuit en plein soleil pendant plusieurs heures! Il est resté là plusieurs jours et hier il a été emporté ou balancé par dessus bord par un autre oiseau: disparu!

Cette pigeonne un peu cruche ne pourra donc pas se reproduire cette fois-ci. Peut-être avait-elle fait un nid dans un autre endroit mal choisi dont elle avait été chassée? En tout cas, en choisissant aussi mal ses lieux de ponte elle va avoir du mal à perpétuer l’espèce. La balcon parisien illustre ainsi pédagogiquement le principe de la sélection naturelle!

Buffet à volonté

12 mars 2015 § Poster un commentaire

Sauf contre-ordre, la température ne devrait pas baisser trop brutalement dans les semaines à venir. On n’est jamais à l’abri d’un coup de froid, mais l’hiver est derrière nous. Les mésanges profitent donc des derniers jours de buffet gratuit avant l’hiver prochain. Elles ne mourront pas de faim, les insectes sont de retour! Le merle a depuis quelques jours cessé de retourner la terre de mes pots, je suppose qu’il a dû trouver son bonheur ailleurs, où qu’il attend mes nouveaux pieds de fraises. Et il leur restera toujours les trognons de pommes et de poires que je jette pour le compost un peu partout. Tout à l’heure, après une bonne partie de la journée passée dans mon bureau plein nord à travailler, je suis sortie au soleil sur le balcon et mes copines les mésanges bleues sont venues se goberger sans même faire attention à moi. J’ai remarqué qu’elles ne sont pas très farouches et quand un intrus tente de leur siphonner leur garde-manger (les pigeons surtout, qui arrivent toujours à tendre le cou alors même que j’ai déplacé la mangeoire en hauteur), elles attendent placidement que je lui fasse la chasse pour revenir se nourrir comme si je n’étais pas là.

C’est tellement vrai que j’ai pu faire quelques photos très printanières:

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 Et sinon, j’ai retrouvé une info intéressante: fin mars 2012, l’amandier mesurait à peine une dizaine de centimètres, nostalgie! Voyez plutôt.

C’est reparti pour un tour!

7 mars 2015 § 7 Commentaires

On ne peut pas dire que l’hiver qui va bientôt finir ait été particulièrement dur cette année pour le balcon, en revanche mon vrai boulot m’a pris (et me prend encore)  la majeure partie de mon temps ce qui fait que j’ai été contrainte de délaisser non seulement cette chronique balconnière mais aussi les travaux d’hiver que j’aurais dû accomplir. D’ailleurs il ne faudrait pas que cet engloutissement dans le travail devienne une habitude; il est très pénible d’être transformée en lapin blanc d’Alice au Pays des merveilles, toujours en retard pour tout, à courir partout, mais tel est mon quotidien en ce moment. Pendant que je délaisse le balcon (enfin, n’exagérons rien, je le couve, ne le quitte pas des yeux!), d’autres s’en occupent, comme le merle, qui laboure avec ardeur, ou les mésanges, qui descendent les graines de tournesol à une vitesse prodigieuse, et même un moineau solitaire qui vient depuis quelques semaines récupérer les graines que les mésanges font tomber dans leur gloutonnerie (car le moineau ne mange qu’au sol). Mais là, force est de le constater, les jours rallongent, il fait plutôt beau (à part les averses de grêle) et le balcon donne des signes de réveil qui vont me pousser à agir.

Parmi ces signes, une grande nouvelle, une première mondiale: l’amandier est en fleur! Oui l’amandier planté par les pigeons, celui que vous avez connu tout bébé. Je n’aurais jamais cru qu’il puisse fleurir aussi vite, à n’en pas douter je vais bientôt pouvoir ajouter la production d’amandes à mon palmarès agricole!! Laissez couler une larme d’émotion, voici déjà les fleurs:IMG_1860

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L’amandier qui a donné naissance au mien est d’ailleurs en fleur cinq étages plus bas, mais je suis ravie de voir enfin ce signe tangible de l’arrivée du printemps d’aussi près. Les mésanges adorent cette amandier, qui leur sert de perchoir privilégié avec vue imprenable sur le grenier à grain!

Les fleurs de l’amandier ne sont pas les seules fleurs du balcon parisien en ce moment, mais il faut tout de même reconnaître que ce n’est pas la foule des grands jours. Contrairement à ce qui se passe chez Laurence et chez Lilas, mes deux pieds d’hellébore sont en grève illimitée du fleurissement depuis plusieurs années et j’ai décidé de les arracher pour les mettre ailleurs (pour voir si le choc du déménagement les pousse à fleurir). En revanche, les iris bleus de Hollande ont fait plein de fleurs cette année. Je les laisse vivre, eux aussi sont un peu capricieux et à la moindre contrariété ils disparaissent!IMG_1862

Il y a du nouveau aussi chez les tulipes achetées à la dernière minute. Pas encore de fleurs, mais elles poussent de façon tout à fait encourageante, alors je croise les doigts. La photo ci-dessous date déjà d’une dizaine de jours, elles ont encore poussé depuis, mais j’attends les fleurs pour en prendre d’autres.

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Pour vous donner une idée de ma négligence, voici ce qu’il me reste à faire avant que tout ne reparte pour de bon:

1) vider le gros pot du rosier « sourire d’orchidée »

2) planter le rosier Iceberg à la place

3) tailler l’olivier

4) vider encore trois jardinières au moins

5) acheter du terreau par quintaux entiers pour remplir tout ça

6) acheter des plantes (la passiflore rouge est de nouveau disponible!!!), et surtout des nouveaux fraisiers (pour le merle!)

7) donner un plus grand pot à l’érable du Japon

8) Il y a forcément d’autres choses, mais face à cette simple liste je défaille déjà.

Les mutants du balcon

22 juillet 2013 § 10 Commentaires

J’avais déjà évoqué la forme ou la couleur inhabituelles de certaines plantes (comme le rosier « Sourire d’orchidée » par exemple). Là je viens de voir que les roses trémières s’y mettent. Alors que tous les pieds proviennent des mêmes graines récoltées sur le même buisson dans le même jardin, buisson dont les fleurs sont toutes blanches avec de très légers reflets roses, comme ça:

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Eh bien dans mon pot, en plus des roses ci-dessus, j’en ai aussi des roses roses genre tyrien:

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Impossible d’incriminer un quelconque engrais puisque les deux pieds sont dans le même pot. Bizarre quand même!

Sinon c’est la canicule sur le balcon mais tout résiste assez bien, sauf le ginkgo frappé d’un mal mystérieux. J’ai lu plein de choses totalement contradictoires: il pourrait s’agir d’un arrosage trop abondant ou au contraire d’un arrosage trop parcimonieux…. faudrait savoir les gars! Il paraît en tout cas que s’il résiste assez bien aux grands froids, le ginkgo n’aime pas que la température dépasse les 30°… Nous voilà bien! N’empêche, mon polygala qui était mal en point, c’était le manque d’eau. Depuis que je lui en mets davantage il est ravi. Si le ginkgo crevait ce serait affreux.

Une note un peu plus optimiste: les rats volants délaissent mes fraises et la seconde récolte s’annonce pléthorique. Surtout les fraises sont énormes, charnues et très sucrées. Bref, les cons pigeons se sont rués sur les fraises maigrelettes et aigrelettes et ne viennent pas me chiper les bonnes, ce qui est une excellente nouvelle!

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La guerre de la fraise aura bien lieu

18 juin 2013 § 5 Commentaires

Hier j’ai cueilli les premières fraises. Cueilli est un bien grand mot, en fait je les ai plutôt ramassées. Et je me suis rendue compte ce faisant que toutes celles qui rougissaient timidement avaient disparu: ne restaient que des tiges sectionnées. Plus de fraises!! Et donc hier, trois fraises pas très mûres, qui jonchaient lamentablement la terre de la jardinière (il en reste deux, mon fils cadet en a mangé une):

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Qui accuser? Les merles qui, il y a quelques années, avaient fait des ravages dans ma récoltes? Pas cette fois car le mode opératoire n’est pas le même. Le merle déguste sa fraise à même le fraisier à petit coups de bec dans la chair sucrée. Le coupable cette fois-ci, c’est l’immonde pigeon de la mort! Lui, il cueille la fraise très proprement en sectionnant la tige et part la bouloter dans un coin. Saleté!! En fait tout est de ma faute. J’ai remarqué que ces rats volants venaient se servir à la mangeoire des mésanges et des moineaux (mais qu’y faire?) et comme je ne mets plus de graines, ils font leur marché ailleurs sur le balcon. J’ai donc trois solutions: remettre des graines, mettre un filet (inefficace contre les merles, qui donnaient leurs coups de bec à travers, mais sans doute efficace contre les pigeons qui ne pourront plus sortir les fraises), ou mettre des machins moches pour faire peur aux pigeons. Je suis blême de rage!!

 

Deux minutes de soleil en plus

22 mai 2013 § 8 Commentaires

Ce matin, il faisait soleil sur le balcon parisien. Ça n’a pas duré très longtemps et au déjeuner c’était déjà fini, et même avec le soleil il faisait un froid de canard. Petit tour sur le balcon, néanmoins, pour constater que toutes les soucoupes étaient pleines d’eau et les pots gorgés également. Les plantes n’ont pas l’air de trouver la situation problématique, alors je ne m’inquiète pas. Je dirais même au contraire qu’elles ont l’air assez contentes.

Le gazon espagnol, par exemple, qui avait fait des tentatives de floraison en avril ou même en mars (je ne sais plus et j’ai la flemme de vérifier) a décidé de sortir enfin quelque chose de sérieux et les couleurs sont magnifiques:

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On dirait des amaryllis miniatures. Dans le fond, on voit des feuilles de gauras tachetées… certaines ne le sont pas du tout, mais apparemment c’est normal. Toujours sur le front des fleurs longtemps annoncées et qui tardaient à éclore: les fameuses fleurs d’olivier. Ça y est, les voilà qui s’ouvrent:

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Bon, cela dit, pour les olives qui sont censées en sortir, j’ai plus de doutes. A ma grande joie le géranium « Johnson Blue » s’est parfaitement remis de sa partie de lutte greco-romaine avec les pigeons ramiers, et le voilà couvert de fleurs:

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Tout en bas à droite, on peut voir que le groseillier sort des feuilles gigantesques. En revanche, ses fleurs n’auront pas résisté au rempotage… ce sera pour l’année prochaine. Tout en m’extasiant à grands cris sur mon géranium (il va décidément falloir que j’en mette un peu plus des vivaces, je les adore), j’ai brusquement remarqué un intrus au milieu des fleurs bleues. J’ai cru pendant quelques secondes qu’il s’agissait d’un plant de cannabis (je me souviens que d’une fenêtre de mon précédent appartement je voyais un immense pied de cannabis cultivé sur un rebord de fenêtre par un type d’un autre immeuble qui s’imaginait que personne ne savait ce que c’était!!). Mais en fait non, aucun pigeon fumeur de joint n’est venu m’en apporter des graines! Je me suis souvenue que j’avais rapporté des marrons du Lot cet hiver et que je les avais balancés négligemment au pied de la glycine en me disant que les pigeons ou le merle sauraient quoi en faire. Ils n’ont pas su, mais je pense que c’est un de ces quatre marrons qui vient de sortir de terre:

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C’est malin!! Voilà encore un truc que je vais devoir rempoter à l’automne… que vais-je faire d’un amandier et d’un marronnier, je vous le demande un peu?

 

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Entrées taguées pigeons sur balconparisien.