Le balcon-restaurant

16 mai 2013 § 10 Commentaires

Cela fait déjà un certain temps que les mésanges ont trouvé la mangeoire et les graines de tournesol décortiquées qu’elle renferme. Pendant un temps, j’ai trouvé qu’elles avaient l’air de venir avec moins d’enthousiasme (alors que les pigeons squattaient le balcon pour roucouler). Je pense qu’elles ont cessé de se presser à plusieurs (parfois 8) pour faire la navette entre le balcon et le platane, mais force est de constater qu’elles viennent toujours. Elles sont aussi moins visibles à cause du feuillage de la glycine, qui complique le travail du reporter animalier. L’autre jour en rempotant le ginkgo (tout près de la mangeoire), je me suis rendue compte que ma présence ne les dérangeait pas vraiment tant que je restais accroupie entre mes pots, mais de là impossible de pénétrer le feuillage touffu de la glycine pour les prendre en photo. Hier, malgré le vent qui soufflait en rafales, je me suis postée au coin de la fenêtre du milieu, j’ai calé l’appareil contre le volet, réglé mon zoom et j’ai attendu… Et les mésanges sont arrivées, d’abord une seule:

P1050354Elle a longuement hésité, sentant peut-être que je n’étais pas très loin….Sautant plusieurs fois de la rambarde au pot (dans lequel on peut voir au passage que l’amandier et son frère de sang (de bœuf) le fraisier se portent à merveille!) et du pot à la rambarde:

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Pour finalement ressortir de la mangeoire le bec plein de nourriture:

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J’ai même eu la chance de voir arriver sa copine, alors que d’habitude elles viennent rarement ensemble sur le balcon. Il y en a toujours une qui fait le guet dans le platane et l’autre qui vient manger:

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Mais la grande nouveauté du mois de mai, c’est le retour des moineaux sur le balcon parisien après des années d’absence. Ils n’avaient pas disparu du quartier, bien au contraire. Dès que je sortais, je les entendais piailler dans le jardin public d’à côté et dans les petits buissons du quartier. Non seulement ils n’ont pas disparu (alors que ma mère me dit qu’elle en voit de moins en moins dans son jardin du sud), mais ils sont même assez nombreux. Ils avaient totalement cessé de fréquenter le balcon, à mon grand dam car je ne voyais d’autre explication que leur fainéantise. Et finalement les voilà de retour. Hier j’en ai même pris un en photo:

P1050356Pour les graines, je crois qu’à l’avenir je vais les acheter en gros. J’ai repéré sur Internet un site qui vend des mélanges qui m’ont l’air assez attractifs:  http://www.oisillon.com/fr/

 

 

 

 

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Les piafs du balcon

23 avril 2013 § 8 Commentaires

Hier, alors que je finissais de balayer le balcon après avoir rempoté mes pensées, vers 19h, j’ai aperçu du coin de l’œil une petite mésange qui venait faire son marché dans la mangeoire. J’ai couru prendre mon Lumix en espérant parfaire mon expérience de photographe animalier. Evidemment, le résultat n’est pas fameux, parce que le zoom du Lumix poussé à fond perd en précision, du coup l’image est assez limite en qualité (Lyne, désolée). Mais ce n’est pas grave, la mésange est restée, impassible sous le mitraillage! On voit quand même qu’elle a une graine dans son bec… et que mon ginkgo et ma glycine sont en feuilles.

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Et hop! elle la coince entre ses pattes pour la rogner avec délectation, comme un vieil os.

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J’ai aussi vu et entendu à plusieurs reprise un geais, ce qui laisse à penser que le couple aperçu il y a quelque temps a niché dans les parages. En revanche les corneilles et les pies se sont éloignées et le merle n’est plus revenu labourer mes plate-bandes. Les pigeons ramiers eux, ont pris possession des platanes. Leur technique est très au point. Ils se mettent à quatre ou cinq sur un même arbre (celui qui est pile en face du balcon, de préférence), et se mettent à grignoter les boules de graines toutes neuves, encore vertes, minuscules et, j’imagine, tendres. Ces jeunes fruits pas mûrs ont un effet laxatif extraordinaire sur ces volatils débiles, si bien que les voitures innocemment garées en-dessous se retrouvent avec une sorte de tenue de camouflage vert caca d’oie (enfin, caca de pigeon) du plus bel effet!

La rubrique ornithologique

2 avril 2013 § 2 Commentaires

Scène inhabituelle sur le balcon ce matin au lever du soleil, une véritable guerre de territoire entre plusieurs gros oiseaux. Les acteurs étaient, dans l’ordre d’apparition sur scène:

un couple de geais, une pie et une corneille…

http://www.oiseaux.net

Le couple de geais est arrivé sur le balcon pour y chercher de la nourriture, quelques minutes plus tard une pie (je n’aime pas les pies, assez belles dans leur smoking noir et blanc mais qui chantent comme des casseroles) a foncé sur les geais pour les déloger du platane où ils s’étaient posés, puis la pie elle-même a été chassée par une corneille, sans doute celle-là même qui toute la journée d’hier s’est lancée sous mes fenêtre dans une interminable et bruyante parade nuptiale. Bref, ça ne rigole pas avec la notion de territoire à une époque où j’imagine que tous ces volatiles cherchent un nid. Les corneilles et les pies sont des visiteurs de longue date, non pas du balcon lui-même, mais des arbres alentour. En revanche, c’est la toute première fois que je vois des geais dans les parages. La dernière fois que j’en avais vu c’était il y a plusieurs années au parc Montsouris. En voir un couple ce matin a été une belle surprise.

Bien moins bruyante et remuante, depuis quelques jours une petite fauvette solitaire vient elle aussi fureter sur le balcon… C’est aussi la première année que je vois une fauvette sur le balcon.

Jungle belle, jungle belle

21 décembre 2011 § 2 Commentaires

Ça y est, c’est officiellement l’hiver, mais comme il ne fait pas si froid que ça, le balcon fini l’année dans la plus grande confusion et ne sait plus si c’est le moment de s’endormir ou s’il faut déjà refaire des fleurs.

Tout d’abord, à l’heure des bilans, je me dois de revenir sur un épisode expérimental qui m’avait valu un haussement de sourcil de Nathalie. La bougresse n’avait pas tort: le coup de la pomme coupée en deux que ces salauds de piafs allaient becqueter sans faire ni une ni deux s’est révélé être un échec cinglant. En fait de piafs, ce sont de grosses mouches bleues qui se sont jetées dessus et ensuite la pourriture s’y est mise, si bien que cette œuvre de charité ornithologique ressemble désormais à ça (âmes sensibles s’abstenir):

Oui je sais, c’est immonde. Mais passons… Ils leurs restent les boules de gras et sinon qu’ils aillent manger ailleurs! Je retenterai l’expérience au printemps (têtue? moi?). Sinon donc c’est l’hiver et les lierres sont brusquement devenus rouges de froid, tout comme l’abélia, qui lui ne sait pas trop où il en est puisqu’il a rougit et en même temps ressort depuis quelques jours de jolies petites feuilles vertes.

Ce qui est totalement stupéfiant (je m’émerveille d’un rien), c’est que les mêmes plantes sur le balcon de ma belle-mère, exposé plein sud mais une rue plus loin et en étage moins élevé, sont parfaitement vertes. Elles doivent être plus protégées du froid, et surtout du vent. Ici, on sent vraiment le passage des quatre saisons.

En revanche, et ça compense largement le fiasco de la demi-pomme, mes hellébores, issues de graines récoltées sur deux pieds qu’on m’avait offerts et qui étaient morts, et que j’avais perdu tout espoir de voir fleurir un jour en me disant qu’il en allait des roses de Noël poussées à partir de graines comme des glycines poussées à partir de graines (qui ne fleurissent jamais)… bref, j’avais perdu tout espoir quand, en soulevant des feuilles pour voir comment se portait un mini buis (lui aussi une graine tombée là par hasard), j’ai vu un spectacle réjouissant: des pousses de fleurs!!! Enfin j’espère que ce ne sont pas juste des feuilles. Ce serait trop horrible, l’esprit de Noël aurait donc déserté le balcon. Bon, en cette fin décembre, voilà à quoi ça ressemble, ça va être le grand feuilleton de l’hiver:

Franchement, ça fait fleur non? Le suspens est à son comble…

Pour terminer sur une note joviale: un Joyeux Noël du balcon avec mon Père Noël nain « made in China » :

Et pour la nouvelle année, une foule de trèfles à quatre feuilles (j’ai pas compté, mais le cœur y est) totalement balconesques:

Où suis-je ?

Entrées taguées oiseaux sur balconparisien.