Razzia sur le balcon

3 avril 2015 § 9 Commentaires

Entre deux épisodes de pluie battante et de grisaille, j’ai réussi à faire mon tour de balcon avec ma pelle et ma balayette pour ramasser la terre envoyée n’importe où par ce satané merle. Son chant mélodieux compense à peine le souk qu’il plante régulièrement dans mes jardinières! D’autres ennemis, plus redoutables et qui ne savent même pas chanter, ont la sale manie de venir tout saccager: les pigeons! Pour eux c’est la grande période de nirvana: les platanes sortent timidement des boules vert tendre dont ils raffolent et qui leur permettent de produire des fientes énormes et vert fluo. Dans leur élan printanier, ils ont une fâcheuse tendance à bouffer tout ce qui est vert tendre et je me suis rendue compte (un peu tard) qu’ils avaient jeté leur dévolu sur mon amandier. Quelles saletés! heureusement ils n’ont pas touché à ses amandes, car oui (dédicace spéciale à Anne, qui va pouvoir me chambrer) je vais récolter mes premières amandes cet été (on croise les doigts)!IMG_1935

En revanche, ils ont mâchouillé sans pitié toutes les autres feuilles… J’espère que ça va repousser quand même, je suis verte (fluo) de rage.IMG_1937

En plus des amandes, je peux aussi vous annoncer que ma future récolte de pomme de terre est en route:IMG_1934

Vous vous souvenez que j’avais planté les patates de la dernière récolte. Je me suis bien documentée sur la culture en sac (bacsac en l’occurence), au fur et à mesure que les plants pousseront, je rajouterai un mélange de terre et de fumier et à la fin j’aurai de quoi entourer un rôti!

Côté glycine, les fleurs arrivent et on voit déjà du mauve. Hélas, beaucoup de hampes sont déplumées. Je ne sais si c’est le vent qu’on a eu, la pluie ou les rats volants, ou encore l’effet conjugué de ces trois causes probables, mais le résultat est là, et c’est très énervant:IMG_1938Quant aux tulipes, je désespère un peu de les voir un jour en fleur. Rien n’a l’air de bouger, elles sont comme figées, attendant un peu de soleil et de « chaleur ». On aperçoit néanmoins un vague liseré rose pâle sur certaines… Tout espoir n’est donc pas perdu.

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Bref, un balcon pascal un peu déplumé, à cause de stupides volatiles que j’aimerais bien pouvoir plumer pour de bon!

 

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Court devant, long derrière

22 mars 2015 § 7 Commentaires

Aujourd’hui malgré plusieurs jours de toux et d’yeux qui coulent à cause de la pollution, je suis sortie tailler les arbres du balcon. Comme l’an dernier à la même époque, au cours du dernier gros pic de pollution, j’ai remarqué ces derniers jours que les oiseaux, d’habitude très nombreux dans le coin, disparaissent totalement, à l’exception de quelques pigeons. C’est assez flippant de constater cet effet immédiat de la pollution chez des oiseaux pourtant parisiens. Aujourd’hui, j’ai vu un merle et deux ou trois mésanges affamées.

Bravant donc la pollution, j’ai taillé en suivant à la lettre les conseils avisés de ma mère, experte internationalement reconnue en la matière! J’ai commencé par l’amandier. Elle me conseillait une coupe plutôt militaire: enlever une magnifique branche qui penchait trop vers le bas et vers la droite et déséquilibrait tout l’arbre. Radical! Mais nécessaire. Le voilà donc rectifié pour son bien:

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L’olivier devait lui aussi subir le même sort, sa tignasse devenant trop abondante. Vous allez pouvoir le voir avant et après:IMG_1874

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Violent mais nécessaire pour lui aussi. Je n’ai pas fait que des coupes artistiques, j’ai aussi mis du fumier Or Brun un peu partout (mais il me faut un sac supplémentaire) et rempoté le marronnier poussé clandestinement au pied de la glycine:

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La glycine continue de faire grossir ses boutons de fleurs, le retour du froid a un peu ralenti le mouvement, mais c’est pour bientôt:IMG_1917

Les tulipes s’annoncent aussi. C’est le printemps, il est temps de faire un effort!IMG_1914

 

La variété au liseré blanc (dont j’ai oublié le nom) a été plantée plus profond, elle est donc plus en retard… J’espère qu’elle va fleurir.

Les petits géraniums vivaces sauvés d’une mort certaine la semaine dernière se portent à merveille et grossissent lentement mais sûrement:IMG_1922

Mais pour l’instant la seule fleur de ce balcon à fêter dignement l’arrivée du printemps c’est la scabieuse noire « Chile Black » (je dis « la » car il n’y en a qu’une):IMG_1916

 

Buffet à volonté

12 mars 2015 § Poster un commentaire

Sauf contre-ordre, la température ne devrait pas baisser trop brutalement dans les semaines à venir. On n’est jamais à l’abri d’un coup de froid, mais l’hiver est derrière nous. Les mésanges profitent donc des derniers jours de buffet gratuit avant l’hiver prochain. Elles ne mourront pas de faim, les insectes sont de retour! Le merle a depuis quelques jours cessé de retourner la terre de mes pots, je suppose qu’il a dû trouver son bonheur ailleurs, où qu’il attend mes nouveaux pieds de fraises. Et il leur restera toujours les trognons de pommes et de poires que je jette pour le compost un peu partout. Tout à l’heure, après une bonne partie de la journée passée dans mon bureau plein nord à travailler, je suis sortie au soleil sur le balcon et mes copines les mésanges bleues sont venues se goberger sans même faire attention à moi. J’ai remarqué qu’elles ne sont pas très farouches et quand un intrus tente de leur siphonner leur garde-manger (les pigeons surtout, qui arrivent toujours à tendre le cou alors même que j’ai déplacé la mangeoire en hauteur), elles attendent placidement que je lui fasse la chasse pour revenir se nourrir comme si je n’étais pas là.

C’est tellement vrai que j’ai pu faire quelques photos très printanières:

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 Et sinon, j’ai retrouvé une info intéressante: fin mars 2012, l’amandier mesurait à peine une dizaine de centimètres, nostalgie! Voyez plutôt.

C’est reparti pour un tour!

7 mars 2015 § 7 Commentaires

On ne peut pas dire que l’hiver qui va bientôt finir ait été particulièrement dur cette année pour le balcon, en revanche mon vrai boulot m’a pris (et me prend encore)  la majeure partie de mon temps ce qui fait que j’ai été contrainte de délaisser non seulement cette chronique balconnière mais aussi les travaux d’hiver que j’aurais dû accomplir. D’ailleurs il ne faudrait pas que cet engloutissement dans le travail devienne une habitude; il est très pénible d’être transformée en lapin blanc d’Alice au Pays des merveilles, toujours en retard pour tout, à courir partout, mais tel est mon quotidien en ce moment. Pendant que je délaisse le balcon (enfin, n’exagérons rien, je le couve, ne le quitte pas des yeux!), d’autres s’en occupent, comme le merle, qui laboure avec ardeur, ou les mésanges, qui descendent les graines de tournesol à une vitesse prodigieuse, et même un moineau solitaire qui vient depuis quelques semaines récupérer les graines que les mésanges font tomber dans leur gloutonnerie (car le moineau ne mange qu’au sol). Mais là, force est de le constater, les jours rallongent, il fait plutôt beau (à part les averses de grêle) et le balcon donne des signes de réveil qui vont me pousser à agir.

Parmi ces signes, une grande nouvelle, une première mondiale: l’amandier est en fleur! Oui l’amandier planté par les pigeons, celui que vous avez connu tout bébé. Je n’aurais jamais cru qu’il puisse fleurir aussi vite, à n’en pas douter je vais bientôt pouvoir ajouter la production d’amandes à mon palmarès agricole!! Laissez couler une larme d’émotion, voici déjà les fleurs:IMG_1860

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L’amandier qui a donné naissance au mien est d’ailleurs en fleur cinq étages plus bas, mais je suis ravie de voir enfin ce signe tangible de l’arrivée du printemps d’aussi près. Les mésanges adorent cette amandier, qui leur sert de perchoir privilégié avec vue imprenable sur le grenier à grain!

Les fleurs de l’amandier ne sont pas les seules fleurs du balcon parisien en ce moment, mais il faut tout de même reconnaître que ce n’est pas la foule des grands jours. Contrairement à ce qui se passe chez Laurence et chez Lilas, mes deux pieds d’hellébore sont en grève illimitée du fleurissement depuis plusieurs années et j’ai décidé de les arracher pour les mettre ailleurs (pour voir si le choc du déménagement les pousse à fleurir). En revanche, les iris bleus de Hollande ont fait plein de fleurs cette année. Je les laisse vivre, eux aussi sont un peu capricieux et à la moindre contrariété ils disparaissent!IMG_1862

Il y a du nouveau aussi chez les tulipes achetées à la dernière minute. Pas encore de fleurs, mais elles poussent de façon tout à fait encourageante, alors je croise les doigts. La photo ci-dessous date déjà d’une dizaine de jours, elles ont encore poussé depuis, mais j’attends les fleurs pour en prendre d’autres.

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Pour vous donner une idée de ma négligence, voici ce qu’il me reste à faire avant que tout ne reparte pour de bon:

1) vider le gros pot du rosier « sourire d’orchidée »

2) planter le rosier Iceberg à la place

3) tailler l’olivier

4) vider encore trois jardinières au moins

5) acheter du terreau par quintaux entiers pour remplir tout ça

6) acheter des plantes (la passiflore rouge est de nouveau disponible!!!), et surtout des nouveaux fraisiers (pour le merle!)

7) donner un plus grand pot à l’érable du Japon

8) Il y a forcément d’autres choses, mais face à cette simple liste je défaille déjà.

Deux minutes de soleil en plus

22 mai 2013 § 8 Commentaires

Ce matin, il faisait soleil sur le balcon parisien. Ça n’a pas duré très longtemps et au déjeuner c’était déjà fini, et même avec le soleil il faisait un froid de canard. Petit tour sur le balcon, néanmoins, pour constater que toutes les soucoupes étaient pleines d’eau et les pots gorgés également. Les plantes n’ont pas l’air de trouver la situation problématique, alors je ne m’inquiète pas. Je dirais même au contraire qu’elles ont l’air assez contentes.

Le gazon espagnol, par exemple, qui avait fait des tentatives de floraison en avril ou même en mars (je ne sais plus et j’ai la flemme de vérifier) a décidé de sortir enfin quelque chose de sérieux et les couleurs sont magnifiques:

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On dirait des amaryllis miniatures. Dans le fond, on voit des feuilles de gauras tachetées… certaines ne le sont pas du tout, mais apparemment c’est normal. Toujours sur le front des fleurs longtemps annoncées et qui tardaient à éclore: les fameuses fleurs d’olivier. Ça y est, les voilà qui s’ouvrent:

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Bon, cela dit, pour les olives qui sont censées en sortir, j’ai plus de doutes. A ma grande joie le géranium « Johnson Blue » s’est parfaitement remis de sa partie de lutte greco-romaine avec les pigeons ramiers, et le voilà couvert de fleurs:

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Tout en bas à droite, on peut voir que le groseillier sort des feuilles gigantesques. En revanche, ses fleurs n’auront pas résisté au rempotage… ce sera pour l’année prochaine. Tout en m’extasiant à grands cris sur mon géranium (il va décidément falloir que j’en mette un peu plus des vivaces, je les adore), j’ai brusquement remarqué un intrus au milieu des fleurs bleues. J’ai cru pendant quelques secondes qu’il s’agissait d’un plant de cannabis (je me souviens que d’une fenêtre de mon précédent appartement je voyais un immense pied de cannabis cultivé sur un rebord de fenêtre par un type d’un autre immeuble qui s’imaginait que personne ne savait ce que c’était!!). Mais en fait non, aucun pigeon fumeur de joint n’est venu m’en apporter des graines! Je me suis souvenue que j’avais rapporté des marrons du Lot cet hiver et que je les avais balancés négligemment au pied de la glycine en me disant que les pigeons ou le merle sauraient quoi en faire. Ils n’ont pas su, mais je pense que c’est un de ces quatre marrons qui vient de sortir de terre:

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C’est malin!! Voilà encore un truc que je vais devoir rempoter à l’automne… que vais-je faire d’un amandier et d’un marronnier, je vous le demande un peu?

 

Le manque de pot

8 février 2013 § 4 Commentaires

Le gros problème des balcons, c’est le contenant. Le pot en plastique c’est laid, mais le pot en terre c’est lourd, la fibre de trucmuche c’est joli mais fragile… bref. ma religion n’est pas faite en la matière et donc en général, j’achète les pots au petit bonheur, en fonction de l’urgence et de la taille dont j’ai besoin. J’avais raconté au tout début comment j’avais dû rempoter la glycine dans une grande poubelle noire et dans l’urgence à cause d’un pot en fibre qui n’avait pas résisté aux UV et à la chaleur de l’été et que j’avais bêtement rafistolé avec un machin toxique qui était en train de me tuer ma plante. L’autre jour, lorsque la belle neige blanche a fondu, je me suis rendu compte que le grand pot en terre (très pratique car très haut et pas très large) dans lequel le ginkgo commençait à se sentir un peu à l’étroit (et que je destinais à un rempotage d’érable du japon) n’avait pas supporté le coup de gel et s’était lamentablement fendu en trois dans le sens de la hauteur.

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Par ailleurs, oui, c’est un bas couleur chair qui tient le ginkgo à son tuteur et aussi à la grille du balcon, car le bas présente l’avantage de ne pas cisailler les branches. Fin de la parenthèse.

Que faire? Trop de boulot pour me mettre en quête, à prix prohibitif, d’un nouveau pot. En attendant d’avoir le temps (mais je ne vais pas pouvoir attendre trop longtemps), j’ai réparé le pot comme j’ai pu, c’est-à-dire mal.

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Le genre de truc qui ne va pas pouvoir rester comme ça éternellement… la semaine prochaine, je vais tâcher d’aller sur les quais. C’est dans les moments comme ça que je rêve aux jardineries immenses des banlieues lointaines.

Ce matin, entre un rayon de soleil et une averse de grêlons, alors que j’observais le ballet des mésanges, je me suis aperçue qu’un oiseau avait fait du motocross dans ce pauvre pot cassé ainsi que dans le pot de la glycine. Ces deux pots ont en commun de recevoir les épluchures et les feuilles mortes et je pense que le pauvre naïf s’attendait, en fourrageant comme un possédé, à trouver sa ration de vers de terre ou de larves. Voilà d’ailleurs un truc, le ver de terre, que j’ai toujours eu pour projet d’acclimater sur la balcon parisien. Or donc, ce canaillou m’a foutu des feuilles et de l’humus partout et mon voisin du deuxième va encore me faire les gros yeux; déjà que le moindre pétale de fleur le rend hystérique. Impossible de désigner un coupable. Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un crétin de pigeon, en général ils aplatissent les feuilles avec leurs fesses pour installer leur nid, ils ne s’amusent pas à balancer tout par dessus bord. Un merle (ou une bande de merles)? Peut-être, car ils sont partout en ce moment dans les environs du balcon (et lorgnent sur le restaurant des mésanges). En plus les merles sont coutumiers de ce genre de méthode bordélique. Ça pourrait tout aussi bien être une affreuse pie ou une corneille, mais je ne peux accuser sans preuve et j’ignore si c’est dans leurs habitudes. Mais, quoi qu’il en soit, ça donne ça (j’avoue que du coup, ça m’a bien aéré la terre des pots):

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C’est encore pire autour de la glycine, et en prime mon arrosoir est orné d’une fiente énorme (ce qui innocente évidemment les mésanges).

Où suis-je ?

Entrées taguées merle sur balconparisien.