Buffet à volonté

12 mars 2015 § Poster un commentaire

Sauf contre-ordre, la température ne devrait pas baisser trop brutalement dans les semaines à venir. On n’est jamais à l’abri d’un coup de froid, mais l’hiver est derrière nous. Les mésanges profitent donc des derniers jours de buffet gratuit avant l’hiver prochain. Elles ne mourront pas de faim, les insectes sont de retour! Le merle a depuis quelques jours cessé de retourner la terre de mes pots, je suppose qu’il a dû trouver son bonheur ailleurs, où qu’il attend mes nouveaux pieds de fraises. Et il leur restera toujours les trognons de pommes et de poires que je jette pour le compost un peu partout. Tout à l’heure, après une bonne partie de la journée passée dans mon bureau plein nord à travailler, je suis sortie au soleil sur le balcon et mes copines les mésanges bleues sont venues se goberger sans même faire attention à moi. J’ai remarqué qu’elles ne sont pas très farouches et quand un intrus tente de leur siphonner leur garde-manger (les pigeons surtout, qui arrivent toujours à tendre le cou alors même que j’ai déplacé la mangeoire en hauteur), elles attendent placidement que je lui fasse la chasse pour revenir se nourrir comme si je n’étais pas là.

C’est tellement vrai que j’ai pu faire quelques photos très printanières:

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 Et sinon, j’ai retrouvé une info intéressante: fin mars 2012, l’amandier mesurait à peine une dizaine de centimètres, nostalgie! Voyez plutôt.

Habillé pour l’hiver

14 décembre 2014 § 16 Commentaires

Ce matin, vers 7h45, il faisait 1,5°C sur le balcon et un épais brouillard enveloppait les environs. Il n’y a pas de doute, l’hiver est aux portes du balcon parisien. Pourtant quelques irréductibles persistent à se balader encore en tongs et paréo comme si c’était l’été et quelques touches colorées apportent un peu de gaité à un balcon hivernal forcément un peu morne. Rien à voir avec la roseraie de Laurence, mais « Paul Cézanne » est toujours en fleur (oui il y a eu un peu de soleil pendant une petite heure):

IMG_1611Et une seule scabieuse « Chile Black » continue obstinément de fleurir:IMG_1608

Hier en revanche, j’ai taillé les vestiges des anémones du Japon, qui, avant de se dessécher complètement étaient passées par cette phase que j’adore, où elles ressemblent à des martiens à périscopes (un peu, si, quand même….):

IMG_1566Mais cette photo remonte déjà à presque trois semaines et l’hiver approche donc à grand pas. Les signes sont assez nets, outre le froid. Par exemple, je me suis aperçue tout à l’heure que les iris bleus de Hollande pointaient déjà le bout de leur nez vert. C’est logique puisqu’ils fleuriront normalement en février. Ça m’a fait penser que contrairement à Laurence je n’ai absolument pas planté le moindre bulbe, par manque de temps… Comme d’habitude je fais le faire avant Noël, en retard, toujours en retard…Tsss!IMG_1610

Un autre signe avant-coureur de l’hiver ce sont les oiseaux. Les créatures du balcon sont de retour: aujourd’hui, alors que, pleine d’enthousiasme, je m’apprêtais à vider mes jardinières en friche, j’ai été stoppée net par une mésange bleue que j’ai pu observer sans bouger pendant au moins un bon quart d’heure. Il y a dix jours j’avais bien nettoyé la mangeoire La Hulotte et je l’avais remplie à ras-bord de graines de tournesol décortiquées (bio, ce balcon est un étoilé Michelin). Je savais qu’il n’y avait qu’à attendre parce que j’avais déjà vu deux couples de mésanges venus inspecter les ressources du balcon quand il faisait encore beau et assez doux. Celle-ci s’est donc livré au petit manège habituel: elle prend une graine dans la mangeoire, elle s’installe sur l’amandier pour la manger tranquillement en la coinçant entre ses pattes… et elle recommence. Je suis ravie! Mais du coup pour ne pas la déranger, ni photo ni travaux des champs!

J’ai aussi eu la surprise de voir un oiseau qu’on ne voit pas souvent sur le balcon, le geai des chênes. La semaine dernière, alors que le vent n’avait pas encore fait tomber toutes les feuilles des platanes, en regardant par hasard le temps qu’il faisait avant de sortir, j’ai vu dans le platane le plus proche, non pas un geai, mais deux. Ne reculant devant aucun sacrifice pour satisfaire les lecteurs de ce blog, je suis allée chercher ce qui me tient lieu actuellement d’appareil photo depuis que j’ai cassé le mien (Père Noël, si tu lis ce blog, un nouveau Lumix me ferait bien plaisir, et je l’ai entièrement mérité). Le résultat n’est pas fameux, d’autant que les feuilles cachaient un peu les volatiles, mais la tache grise et noire très floue au milieu… C’est un geai!! Malheureusement on ne voit pas du tout ses magnifiques plumes bleues. Le deuxième était sur une branche plus basse, manifestement un couple, encore que je n’ai pas observé de différence de plumage. Prêts?IMG_1591Oui bon, je vous avais prévenus… Je n’ai plus de matos de pointe! Le cri du geai est assez moche, si bien qu’entre les corneilles, les pies et les geais (qui se disputent donc les environs du balcon) on a souvent droit à des concerts assez peu euphoniques. Heureusement, il y a peu de risque qu’ils viennent bouloter les graines de mes mésanges… Seuls les pigeons s’y risquent de temps à autres. Je vais peut-être investir dans une mangeoire plus sophistiquée.

 

 

Le balcon-restaurant

16 mai 2013 § 10 Commentaires

Cela fait déjà un certain temps que les mésanges ont trouvé la mangeoire et les graines de tournesol décortiquées qu’elle renferme. Pendant un temps, j’ai trouvé qu’elles avaient l’air de venir avec moins d’enthousiasme (alors que les pigeons squattaient le balcon pour roucouler). Je pense qu’elles ont cessé de se presser à plusieurs (parfois 8) pour faire la navette entre le balcon et le platane, mais force est de constater qu’elles viennent toujours. Elles sont aussi moins visibles à cause du feuillage de la glycine, qui complique le travail du reporter animalier. L’autre jour en rempotant le ginkgo (tout près de la mangeoire), je me suis rendue compte que ma présence ne les dérangeait pas vraiment tant que je restais accroupie entre mes pots, mais de là impossible de pénétrer le feuillage touffu de la glycine pour les prendre en photo. Hier, malgré le vent qui soufflait en rafales, je me suis postée au coin de la fenêtre du milieu, j’ai calé l’appareil contre le volet, réglé mon zoom et j’ai attendu… Et les mésanges sont arrivées, d’abord une seule:

P1050354Elle a longuement hésité, sentant peut-être que je n’étais pas très loin….Sautant plusieurs fois de la rambarde au pot (dans lequel on peut voir au passage que l’amandier et son frère de sang (de bœuf) le fraisier se portent à merveille!) et du pot à la rambarde:

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Pour finalement ressortir de la mangeoire le bec plein de nourriture:

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J’ai même eu la chance de voir arriver sa copine, alors que d’habitude elles viennent rarement ensemble sur le balcon. Il y en a toujours une qui fait le guet dans le platane et l’autre qui vient manger:

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Mais la grande nouveauté du mois de mai, c’est le retour des moineaux sur le balcon parisien après des années d’absence. Ils n’avaient pas disparu du quartier, bien au contraire. Dès que je sortais, je les entendais piailler dans le jardin public d’à côté et dans les petits buissons du quartier. Non seulement ils n’ont pas disparu (alors que ma mère me dit qu’elle en voit de moins en moins dans son jardin du sud), mais ils sont même assez nombreux. Ils avaient totalement cessé de fréquenter le balcon, à mon grand dam car je ne voyais d’autre explication que leur fainéantise. Et finalement les voilà de retour. Hier j’en ai même pris un en photo:

P1050356Pour les graines, je crois qu’à l’avenir je vais les acheter en gros. J’ai repéré sur Internet un site qui vend des mélanges qui m’ont l’air assez attractifs:  http://www.oisillon.com/fr/

 

 

 

 

Grand reportage

6 février 2013 § 5 Commentaires

Après des semaines de traque par tous les temps et dans les conditions extrêmes qui règnent sur le balcon parisien, j’ai enfin pu faire des photos de mes mésanges. Pas de toutes, car elles sont huit (au moins), mais au moins de certaines de celles qui étaient là ce matin et faisaient la noria entre le platane et le garde-manger. Ma première satisfaction a été de constater qu’elles vont aussi bien sur ma boule de graisse+graines maison que dans la mangeoire de La Hulotte (et dire que j’ai un instant douté de ces braves gens!), qu’il va falloir que je remplisse à nouveau (super dur, mesdames et messieurs de La Hulotte, de trouver à Paris les graines de tournesol noir que vous envoyez avec la mangeoire et qu’elles adorent… difficile aussi de trouver du tournesol non-salé, j’ai du me rabattre sur des graines bio: ces mésanges se vautrent dans le luxe).

Bref, voici quelques photos de leur petit manège (première étape sur le platane, aucun prédateur dans les parages, atterrissage sur le bord du balcon, direction boule de graisse ou mangeoire et repli immédiat pour décortiquer la graine en toute quiétude sur le platane… en cas de doute, le platane du trottoir d’en face offre une position de repli encore plus sûre). Je précise qu’elles viennent tous les jours ou presque à la même heure, c’est-à-dire le matin entre 9h30 et 10h30, jamais l’après-midi (à ma connaissance en tout cas) et jamais seules, toujours en bande.

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Mésanges II – Le retour

28 décembre 2012 § Poster un commentaire

Après plusieurs tâtonnements, des déménagements, des essais infructueux, j’ai finalement réussi à attirer les mésanges jusqu’à la mangeoire de La Hulotte. Ça n’a pas été sans mal. Je les voyais virevolter sur le balcon, fureter partout et passer à côté de la mangeoire sans même y jeter un œil. Je me suis dit qu’elles devaient la trouver mal installée et sans doute peu pratique car le rebord n’est pas assez large pour être confortable, j’ai donc installé la boîte sur un coin de la rambarde, coincée entre un mur et la glycine et j’ai attaché devant l’entrée une boule de graisse et de graines fabriquée de mes blanches mains. Résultat, ce matin, j’avais un couple de mésanges bleues et un couple de mésanges charbonnières qui s’affairaient sur la mangeoire et la boule!

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D’après mes observations, elles viennent le matin plutôt que l’après-midi. Elles attrapent une graine de tournesol et repartent la déguster tranquillement sur une branche du platane le plus proche (qui arrive à hauteur de balcon). Je n’ai pas encore la dextérité du photographe animalier, mais je ne désespère pas de les photographier un jour.

 

Les nouveautés de l’automne

26 octobre 2012 § 2 Commentaires

Il fait moche, nettement plus froid et ça y est: les feuilles commencent à vraiment virer au rouge et au jaune. Sur le balcon, l’érable du Japon n’a pas encore viré mais ce n’est qu’une question de jours. Le Ginkgo, lui, est déjà presque entièrement jaune d’or:

 

Ce n’est pas la seule chose jaune du balcon. Non, toujours pas de canari, mais j’ai reçu aujourd’hui la petite mangeoire de La Hulotte. Elle est parfaite, sauf que j’ai dû refaire des trous plus bas pour la fixer au balcon parce qu’il y avait uniquement les trous pour attacher le couvercle. Bref, aussitôt reçue, aussitôt installée et remplie de graines de tournesol livrées avec. Il n’y a plus qu’à guetter les mésanges. On dirait une boîte aux lettres! Je précise que ce cliché a été pris après force contorsions et de multiples tentatives infructueuses, alors oui elle est un peu floue, mais bon…

L’autre jour, les mésanges que j’ai vu explorer le balcon côté cuisine étaient des petites mésanges bleues et pas des charbonnières, mais les plus répandues sur le balcon sont vraiment les charbonnières. De moins en moins de moineaux viennent leur disputer ce territoire, on verra si la mangeoire les attire.

Pour finir, une vraie nouveauté sur le balcon. Cette plante non identifiée (mais je penche pour une coronille), s’est invitée en passager clandestin dans le pot du rosier jaune de la cuisine. Je n’ai pas encore repéré l’endroit, dans le quartier, où est plantée sa mère.

Où suis-je ?

Entrées taguées mangeoire sur balconparisien.