L’arroseur et l’arrosé

9 juillet 2015 § 17 Commentaires

Comme le dit bien Laurence, la canicule est assez difficile à supporter pour des plantes de balcon. Impossible d’étendre ses racines pour aller chercher un peu d’eau en profondeur; il faut compter sur l’arrosage. Or, sur un balcon, arroser est un exercice délicat, même quand la chaleur est accablante. Avant de vous parler de mes observation sur l’arrosage en balcon, je vais tout de même vous donner quelques nouvelles et vous résumer les épisodes pré-canicule.

Cette année, les rosiers ont été magnifiques, mais celui qui m’a comblée c’est le « Paul Cézanne », qui vient seulement de se faner. Les coccinelles ne s’y sont pas trompées et l’ont fréquemment visité, même s’il est toujours moins touché que les autres par les pucerons:IMG_2397

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Vous remarquerez que ses zébrures rouges habituelles sont cette année très peu marquées. je n’ai pas d’explication, mais je remarque que les roses apparues les plus tardivement étaient les plus zébrées:IMG_2402

Les cosmos ont pris le relais. Cosmos qui se sont plantés tout seuls et qui sont, cette année, très florifères. J’en profite pour annoncer (surtout à Anne à qui j’en avais promis), que j’en récolte les graines et que je suis prête à en envoyer à qui me donnera son adresse par email (dans la limite des stocks disponibles). Leur couleur est aléatoire, certains sont comme sur la photo et d’autres sont irisés de blanc (pourtant ce sont les mêmes graines de cosmos Candy).IMG_2391

Cette année, le laurier rose, comme tout le reste, a très abondamment fleuri:IMG_2429

 

Je n’ai pas de photos de l’abélia, qui fait en ce moment même le bonheur des abeilles. Avant la canicules, tout était cette année dans une forme olympique, jusqu’à l’euphorbe « petit cyprès », qui ne craint pas trop la chaleur:IMG_2386

Je ferai plus tard une chronique potagère, mais j’aimerais maintenant aborder le problème général de l’arrosage sur un balcon parisien. Le sujet est délicat. Les trois quarts de l’année, le balcon parisien est surtout gorgé d’eau de pluie, sans possibilité de contrôle. Aux plantes de se débrouiller avec ce régime et à elles aussi d’accepter de passer d’un temps où la boisson coule à flot à une période estivale de régime plus sec. La tâche du jardinier parisien est donc de compenser la pluie disparue, mais de le faire en incluant aussi le paramètre de la température. C’est là que ça se corse. Chaleur et humidité forment le cocktail favori de certaines maladies, notamment l’oïdium et les taches noires du rosier. Cette année les miens y ont eu droit: le rosier « Super Fairy » a été attaqué par l’oïdium et beaucoup de ses boutons de rose sont tombés sans fleurir malgré mes pulvérisations de savon noir, et le rosier « Iceberg », couvert de fleurs magnifiques, a été terrassé par les taches noires, dues à un champignon qui prolifère dès que les conditions de chaleur et d’humidité lui sont favorables.IMG_2392Comme je ne veux pas traiter chimiquement, j’ai potassé tout ce que j’ai pu trouver sur le sujet et j’en suis arrivée à la conclusion qu’il fallait combiner le purin d’ortie et une abstinence hydrique, ce que les anglo-saxons appellent « dry rest ». J’ai d’abord enlevé toutes les feuilles attaquées, taillé assez sévèrement la bête, puis j’ai laissé sans arrosage pendant un certain temps. Mais combien de temps? C’est toute la question. Comment savoir s’il reste encore de l’humidité dans un pot? Après moult cogitations et surtout après avoir planté une brochette métallique dans un cake à la banane pour en tester le degré de cuisson, je me suis dit qu’il fallait faire pareil avec mes plantes et c’est désormais à l’aide de tuteurs en bambou que je teste leur humidité. S’ils ressortent de terre humides et couverts d’une terre qui s’accroche un peu, je laisse mon tuyau d’arrosage à sa place, si le tuteur ressort à peu près sec, j’arrose avec mesure. Résultat des courses, mon « Iceberg » a recouvré la santé (lui quand il a besoin d’un arrosage je l’arrose à l’arrosoir avec du purin d’ortie): il a ressorti des feuilles saines et me gratifie même d’une dizaine de roses en bouton! Du coup j’ai mis un peu tout le monde au repos hydrique, sauf le potager et la jardinière des cosmos, qui boivent comme des trous.

On peut trouver étrange de limiter l’arrosage en période de forte chaleur, et effectivement, il faut veiller à ne pas tomber dans un excès préjudiciable. Mais je sais que ma tendance est assez facilement d’arroser trop. Maintenant je réfléchis à deux fois. L’autre problème lié à l’arrosage (et à la composition des sols, notamment en pot) c’est le risque de chlorose. Un sol trop alcalin et c’est la chlorose, mais un sol trop délavé et c’est aussi la chlorose. Parfois elle peut aussi être due à un manque d’arrosage: c’est dire si jardiner en balcon est un art difficile! D’autant plus difficile que les effets de la trop forte chaleur sont similaires à la chlorose: les feuilles jaunissent mais les nervures restent plus longtemps vertes. Dans le cas de la chaleur soudaine, la feuille finit par jaunir totalement et par tomber: la plante limite l’évaporation en se débarrassant de sa surface feuillue. Dans ce cas, on peut facilement être tenté d’arroser à tort et à travers et c’est comme ça qu’on risque d’étouffer les racines: un numéro d’équilibriste!! La bonne réaction (mais j’ai mis longtemps à ne pas paniquer) est de laisser faire la plante tout en ayant un œil sur le degré d’humidité de la terre. Le rosier « Paul Cézanne » s’est ainsi débarrassé d’un tiers de ses feuilles:IMG_2449

Et la glycine prend les mêmes mesures:IMG_2450

Toutes les feuilles jaunes sur cette photo sont aujourd’hui tombées. Bizarrement certaines plantes n’ont pas besoin de prendre des mesures aussi radicales: l’abélia reste droit dans ses bottes et l’althéa aussi, les clématites ne bougent pas non plus. Les gauras, en revanche, quelle que soit leur variété, tombent aussi quelques feuilles lorsqu’il fait chaud:IMG_2451

Autre conséquence de la canicule, j’ai vu revenir mes mésanges qui venaient après chaque arrosage matinal chercher un peu d’eau!

 

Après l’orage

11 juin 2014 § 7 Commentaires

Tout est bien évidemment détrempé sur le balcon… Ce n’est pas ça qui va arranger les affaires du rosier mourant. Le reste a l’air de ne pas s’en porter plus mal, notamment le laurier rose, qui d’ordinaire n’aime pas patauger dans la flotte:

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C’est un peu l’occasion de voir comment se comporte le Bacsac dans lequel j’ai repiqué deux pieds de courgettes. Je l’avais acheté il y a quelques années et ne m’en était jamais servi. Il est censé permettre à la terre de respirer, pour l’instant, et malgré les billes d’argiles que j’ai mises au fond, il a l’air de retenir l’eau. Les courgettes boivent sans soif, alors on verra bien, mais il faudrait un peu de soleil pour remettre tout ça en ordre.IMG_0783

Dans un pot pas loin, le basilic a germé comme un fou sur le balcon alors que le godet que j’avais fait germer à l’intérieur n’a pas marché… IMG_0828

En revanche, épais mystère au pied de la glycine. Vous vous souvenez que je me suis retrouvée avec un pied de patate… Jusque là pas de problème. Je n’avais pas vu qu’un autre clandestin s’était invité sur le balcon. Voici son portrait robot (la photo est sombre, mais sous la glycine c’est carrément un sous-bois):

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J’avoue humblement que toute Niçoise que je suis, à ce stade de développement je n’ai jamais été fichue de faire la différence entre un pied de poivron et un pied d’aubergine, surtout dans un sous-bois! Je penche plutôt pour le premier, mais vu mes habitudes alimentaires, l’aubergine est tout à fait plausible…. C’est Anne qui va pouvoir rigoler! Ce qui m’étonne c’est que des tomates ne soient pas foutues de se semer toutes seules sur ce balcon.

Le balcon du dimanche

2 juin 2014 § 28 Commentaires

Hier je me suis donc activée sous la grisaille et j’ai remarqué que malgré quelques feuilles chlorosées par-ci par-là, et malgré l’absence de soleil, les couleurs étaient finalement au rendez-vous… Les bestioles aussi. Outre les abeilles citées précédemment, le balcon accueille de nouveau un bataillon de coccinelles. Cette année, je n’avais vu aucune larve et je n’avais pas trouvé non plus de coccinelle en hibernation en faisant le nettoyage des jardinières. De nouvelles recrues viennent donc d’arriver et de se lancer sur mes plantes dans une frénésie reproductive qui les laisse ensuite totalement épuisées. Elles affectionnent particulièrement le géranium « espresso », qui fait ressortir leurs couleurs. Elles ont eu le bon goût de s’assortir aux framboises, il y en a des rouges et des jaunes:IMG_0613

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Dans la série des couleurs primaires, le laurier rose, qui n’a de rose que le nom, est couvert de boutons rouges brillants:IMG_0623

L’euphorbe « petit cyprès » a opté pour le monochromatisme:IMG_0627Quant à « Chantal » (aka Super Fairy), il est d’un rose profond qui tranche avec le vert immonde des pucerons qui le squattent:IMG_0634

A propos de rosier, j’ai d’ailleurs dû accrocher ses longues tiges aux tuteurs que j’avais installés au moment du rempotage, voilà ce que ça donne, au premier plan:

IMG_0644Au fond, vous aurez reconnu l’absence de « Sourire d’orchidée » ratiboisé pour son bien et dont il ne reste que quelques pauvres branches et une ou deux roses attardées… un grand vide!IMG_0640

Evidemment, par comparaison, l’autre côté du balcon ressemble à la jungle de Bornéo: IMG_0646 Pour Linda: à droite de l’olivier, dans la jardinière, les scabieuses noires ne vont pas tarder à fleurir… elles préparent activement leurs boutons de fleur.

Les derniers jours du Balcon parisien

10 septembre 2013 § 8 Commentaires

Mes amis, ne nous leurrons pas, à l’heure où j’écris ces quelques lignes d’une main tremblante, le Balcon parisien n’est plus. Jeudi dernier, alors qu’ils devaient venir ce lundi, les ouvriers sont arrivés dès 8h. Je les ai renvoyés prestement chez eux en leur disant: lundi, c’est lundi, si vous vouliez venir jeudi, fallait prévenir. Non mais! Ils sont donc revenus lundi, sous une pluie battante, on monté deux étages, puis sont partis à cause de la flotte et aussi parce qu’ils avaient commencé à monter un truc qui n’était pas du tout ce qui avait été prévu… Un rien brouillons, les gars. Bref, aujourd’hui ils ont défait ce qu’ils avaient fait et remonté tout comme il faut, et ça a été la fin du balcon.

Avant de vous montrer les photos terribles, j’ai décidé de rendre un dernier hommage à ce que le balcon a été. Le balcon dans sa modeste gloire, par un week-end ensoleillé de septembre. C’était dimanche, j’en ai la larme à l’œil:

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(elle pleure à chaudes larmes)

C’était les derniers feux de l’été, mais des feux quand même… Par exemple, comme par un fait exprès, le framboisier, qui n’est pas censé être remontant, s’est mis à remonter comme un malade. Il est couvert de framboises énormes:

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Couleurs délirantes, à croire qu’il le fait exprès. Les roses trémières elles aussi sont devenues remontantes… Une sorte de bouquet final, de baroud d’honneur!

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Pleines de fleurs et même de boutons de fleurs…. Même l’altéa, leur proche cousin, a décidé de faire plus de fleurs qu’il n’en a jamais fait:

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D’autres, pourtant, ayant senti le vent tourner, et anticipant sur une lugubre Toussaint, on commencé à prendre une mine de circonstance. Le laurier rose, revenu d’entre les morts cette année a laissé faner ses fleurs et a sorti d’immenses graines qui ressemblent à des doigts de momie desséchée:

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Ambiance Le Retour des morts vivants! L’érable du Japon ne sait pas trop ce qu’il faut faire et hésite à choisir entre le camp des optimistes et celui des pessimistes, alors une partie rougit déjà tandis que l’autre reste d’un vert printanier… N’importe quoi!

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La seule, finalement, qui reste égale à elle même (mais plus pour longtemps), c’est Armande, plus dépressive et déprimante que jamais. Pour une fois elle est totalement raccord avec l’ambiance de fin du monde qui règne désormais sur le balcon:

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Le prochain article sera noir, sinistre, affreux. Vous êtes prévenus. Armande a déteint sur moi….

Balcon d’été

14 juillet 2013 § 10 Commentaires

Ça y est! Ma crise de boulot est derrière moi, ce qui ne veut pas dire que je suis en vacances, mais disons que c’est de nouveau business as usual. Evidemment, maintenant qu’il fait chaud, l’arrosage quotidien est de rigueur et du coup je profite du balcon. Comme les enfants n’étaient pas là cette semaine on y a même dîné tous les soirs. Voici donc quelques nouvelles fraîches.

Tout d’abord je voudrais dissiper la brume d’ignorance qui entourait les fameuses « plantes mystères » qui poussaient dans la jardinière de la lavande papillon. Vous vous souvenez que j’avais affirmé haut et fort que non, jamais de ma vie je n’avais planté quelque graine que ce soit dans ce coin de jardinière et que l’arrivée de cette mini salade était vraiment totalement mystérieuse… héhéhé…. hem. Bon alors en fait… heu… ce sont des scabieuses de toute beauté, plantées par moi avant que je perde la mémoire. J’ai depuis retrouvé le paquet de graines au fond du tiroir de jardinage. Le choc a été salutaire et je me suis souvenu qu’effectivement je les avais mises là en me disant: rien ne pousse ici on verra bien…. voilà voilà… Sans commentaires. La preuve en image:

P1050487En revanche la lavande papillon tire un peu la tronche, elle a jaunit presque entièrement, mais semble heureusement vouloir faire de nouvelles pousses de couleur normale. Sans doute le choc dû à l’apparition soudaine de températures estivales? Un qui fait la tête aussi c’est le Ginkgo, espérons que ce soit pour les mêmes raisons. Lui aussi a l’air de faire des jeunes feuilles normales. je crois qu’il a eu chaud:

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Si vous avez un avis docte sur la question, c’est le moment de le donner! Même chose pour le polygala, qui avait oublié le concept de soleil… Il est couvert de fleurs, mais il a l’air « fartas » comme disait ma grand-mère.

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Derrière le polygala, on aperçoit les fleurs du laurier rose qui, lui, a très bien négocié le virage thermique, mais sur lequel j’ai découvert un certain nombre de chancres noirâtres. Je ne sais pas trop ce que c’est, mais je sais qu’on en voit souvent sur les lauriers, je les ai coupés sans ménagement:

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Les gauras sont comme des fous, surtout les blancs (mes préférés) dont les tiges atteignent au moins 60cm (les roses 30cm).  Mais d’autres fleurs sont encore là ou viennent d’arriver, comme les œillets, qui survivent à tout d’une humeur égale (je ne peux pas en dire autant d’Armande, qui est trop moche en ce moment et dont le sort ne tient qu’à un fil):

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Il y a aussi l’abélia, dont je vois bien qu’il se sent très à l’étroit dans son petit pot, mais qui se remet finalement de l’hiver prolongé:

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Il y a aussi les roses trémières, qui vont pas mal fleurir cette année mais qui sont encore en boutons:

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Sinon, côté potager, une jardinière de fraises est attaquée par les araignées rouges… Je ne sais pas quoi faire. Et la deuxième fournée de fraises, qui n’a pas l’air d’intéresser les rats volants, m’a l’air d’assez piètre qualité même si ce jugement à l’emporte pièce est un peu prématuré car elles sont encore vertes.

Je regrette amèrement, surtout quand je vois celles de Solène et de Nathalie, de ne pas avoir planté de tomates cette année. Je me rattraperai l’an prochain!

 

 

 

Interruption momentanée de nos programmes

1 juillet 2013 § 4 Commentaires

Désolée pour l’interruption momentanée de nos programmes. Le Balcon parisien n’était pas en vacances, il était au fond de la mine de sel. Mais pendant que je trimais sang et eau, les plantes faisaient leur vie… Non sans un arrosage de temps à autre car voilà que maintenant il se met à faire tiédasse et même presque chaud.

Question fraises, je guette avec anxiété la deuxième fournée de fleurs et je terrorise les pigeons pour qu’ils ne s’imaginent pas en terrain conquis. La consolation cette année me vient des framboises: déjà presque 40 framboises jaunes cueillies et englouties depuis la mi-juin!

Pour les fleurs, c’est la fin de la floraison pour le rosier « Sourire d’orchidée » et la fin aussi de la clématite « Cézanne », mais c’est le début de beaucoup d’autres choses, sauf que comme je suis enchaînée à mon bureau je n’ai que moyennement le temps de faire un reportage photo digne de ce nom.

Dans le désordre le plus absolu, donc et surtout avec un gros retard sur le calendrier réel, voici un aperçu des nouveautés.

À commencer par le rosier minuscule-qui-n’a-pas-de-nom, qui n’est pas vraiment minuscule en vrai mais un grimpant somptueux bouturé par mes soins du jardin d’un copain, que j’ai baptisé « Chantal » du nom de la mère d’icelui. Les fleurs sont petites mais à l’état natif il lance des tiges d’une longueur impressionnante. Le mien végète un peu dans une jardinière en attendant de remplacer l’Armandii:

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En vrai le rose est bien moins bleuté mais rien à faire un appareil photo n’est pas un œil et n’aime pas les roses très saturés.

Autre rosier merveilleux qui n’aura pas volé un nouveau pot: celui de la cuisine… qui vient, je crois, de chez Delbard et qui pourrait bien être un « Camille Pissaro » encore que chez moi il soit très jaune:

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Il y a aussi le revenant: le laurier rose (rouge) qui se remet à fleurir au bout de deux ans de patiente convalescence:

P1050467Je n’ai pas le temps d’aborder le balcon par la face nord, mais il se passe aussi des choses sur la fenêtre de la chambre. Ce sera pour plus tard. Je termine juste avec des nouvelles des coccinelles. Vous souvenez de la coccinelle un peu mal foutue qui prenait le « soleil » sur les plantes mystères? Eh bien figurez-vous qu’elle a pondu une tripotée de larves de coccinelles que j’ai repérées exclusivement là où elles ne risquaient pas de croiser un puceron!!! Pas tout à fait taillées pour l’évolution darwinienne, mais on verra bien… En voilà une petite perdue sur une feuille de fraisier (attention les yeux: photo immonde!):

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Trois petits tours et puis s’en va…

1 juin 2013 § 12 Commentaires

Sur le balcon parisien, c’est la même sinistre routine. Après les pluies de fin du monde de mercredi et jeudi, on est passé hier par du gris sans pluie et ce matin, ô miracle, le soleil était là dans un ciel bleu vif. Au point qu’au petit déjeuner j’ai dû baisser les stores de la cuisine tellement la lumière était aveuglante pour les pauvres taupes privées de lumière que nous sommes devenus. On y a tellement cru qu’on a pris notre café sur le balcon, lu le journal avec des lunettes de soleil (si si!), ressenti la chaleur dans le dos: tout ce qu’on avait oublié. J’ai fait un tour d’inspection après avoir lu le dernier message de Sand et je me suis rendue à l’évidence: la pluie n’a pas encore fait de mort sur le balcon, mais elle a fait des mécontents.

La première déçue est sans conteste la clématite « Cézanne » qui est couverte de fleurs mais d’un bleu totalement délavé, qui est généralement le sien en toute fin de floraison:

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Curieusement, la lavande papillon se tient plutôt droite face à l’adversité et arbore un nombre inédit de fleurs (attention aux yeux fragiles, cette photo contient du soleil) :

P1050395A ses pieds, le laurier rose rescapé de deux hivers rudes refait des fleurs qui restent pour l’instant assez timidement à l’état de boutons:

P1050398On voit quand même que des feuilles commencent à jaunir et qu’il ne faudrait pas que cette plaisanterie météorologique d’un goût douteux s’éternise (vous remarquez qu’il fait toujours soleil). D’ailleurs les pensées non plus ne sont pas à la fête et jaunissent prématurément à force d’avoir les pieds dans le marécage de leur jardinière:

P1050406J’ose à peine aborder le dossier « fraises », surtout après avoir vu les fraises nantaises de Solène. Ce n’est pas que je n’en ai pas, mes fraisiers ont adoré que je renouvelle leur terreau et je leur mette du sang de bœuf séché: ils ont des fleurs, ils ont des fraises aussi, mais pour l’instant elles sont naines et vertes (d’ailleurs comme une imbécile je n’ai pas paillé, certaines passent donc la journée avec la tête dans la boue).

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Evidemment, la clématite « Armandii » a de bonnes raisons d’être maheureuse. Elle est, elle aussi, frappée de jaunisse, mais pour le coup, comment lui en vouloir?

P1050404Je lui en veux d’autant moins qu’une de ses fleurs a fait des fruits et que j’adore les graines des clématites (là on sent confusément qu’à ce moment-là du tour d’inspection il ne fait déjà plus si beau):

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Le rosier « Sourire d’orchidée » n’a jamais été aussi couvert de fleurs, mais celles qui ont eu l’audace de s’épanouir ont sombré illico dans la dépression. Elles sentent divinement bon cette année, mais elles gardent la plupart du temps la tête basse à force de ployer sous le poids des gouttes:

P1050407Celles qui commencent à relever la tête ne ressemblent pas à celle dont j’avais mis la photo ici il y a peu et sont plus conformes à ce que l’on est légitimement en droit d’attendre d’une rose « Sourire d’orchidée »:

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La pluie a nettement profité aux pucerons, comme chez Sand et Solène, et les traitements sont d’autant moins efficaces qu’ils sont en général instantanément lavés par la pluie… je m’en vais moi aussi les écrabouiller.

P1050409Remarquez qu’ils ressortent très bien sur le gris souris qu’avait pris le ciel à la fin de mon tour d’inspection (durée 20 à 30 minutes environ)… Et d’ailleurs la vigne vierge ne s’y trompe pas, puisqu’elle arbore fièrement de somptueuses teintes automnales:

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Il suffit de lever la tête, pour se rendre compte que la pluie ne nous a pas abandonnés et que le soleil ne fait pas le poids… J’ai rentré ma tasse de café vide, mes journaux, mes lunettes de soleil et mes coussins. Il ne pleut pas encore, mais ça fraîchit. En tout cas, il fait gris.

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Où suis-je ?

Entrées taguées laurier rose sur balconparisien.