La saison des roses

17 mai 2015 § 8 Commentaires

Ça y est je crois que la saison des roses est officiellement ouverte sur le balcon parisien, avec un certain retard mais beaucoup de chenilles mangeuses de feuilles!!!

À tout seigneur tout honneur, la primeur revient toujours au « Sourire d’orchidée » et à ses roses merveilleuses malgré les multiples maladies dues à son âge vénérable et à sa captivité en pot (il est prévu de le planter en Bretagne, en espérant qu’il aime le sel).IMG_2101 Autre merveille, le rosier « Iceberg », qui est couvert de roses blanches et qui va fleurir pendant assez longtemps:IMG_2092 Enfin le rosier « Paul Cézanne » qui ne se remet pas d’avoir un pot si grand où égayer ses racines et qui bat des records de floraison. Il est le seul à n’avoir aucune maladie et à ne pas se faire manger ses feuilles, alors que du temps où il était sur la fenêtre de la cuisine, il se faisait transformer en squelette en moins de deux!IMG_2119

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Le seul de mes rosiers à n’avoir pour l’instant aucune fleur (mais quelques boutons), c’est le rosier « Super Fairy » (aka « Chantal »), qui se porte très bien sans sa meute d’épeires diadème, mais qui fleurit toujours en retard par rapport aux autres.

La clématite « Cézanne » a sorti un nombre incroyable de fleurs. Après les trois premières, très grandes mais totalement délavées, les suivantes se sont révélées plus petites mais avec leur couleur normale. Je ne me souviens plus si elle fleurit toujours avec ce bi-chromisme bizarre…Sa fille a reçu elle aussi un plus grand pot et s’accroche dans le « Sourire d’orchidée », mais je crois qu’elle fleurira elle aussi plus tard.IMG_2075

Sinon, pour prolonger mon exposé précédent sur les plantes qu’on plante et celle qui se plantent toute seules, je viens de repérer un nouveau venu. Il a dû fleurir ce matin parce qu’avec sa couleur rouge je ne risquais pas de le manquer, un joli coquelicot:IMG_2120Il a poussé au pied de l’olivier (couvert de fleurs) et il a pour compagnon un cosmos « Candy » pour l’instant un peu timide, surtout si on le compare aux mammouths qui ont poussé tout seuls avec les géraniums « Espresso », des tiges grosses comme des asperges!IMG_2126

Pour finir un petit aperçu de la bouture de jasmin que ma belle-mère m’a donnée à l’automne dernier:

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Fermeture estivale

2 août 2014 § 7 Commentaires

Enfin les vacances approchent. Jamais je ne les aurai attendues avec autant d’impatience! Dans quelques jours, le balcon parisien sera confié aux bons soins de la fée des balcons. Quelques nouvelles pour vous faire patienter jusqu’à la rentrée…

D’abord des nouvelles de l’araignée. Elle avait disparu, mais je crois l’avoir retrouvée (doublée de volume) ou alors c’en est une autre, mais j’ai quand même l’impression que c’est la même en plus grosse:IMG_1234 Je ne peux pas dire que je raffole des araignées, mais j’espère vaguement qu’elles bouffent les moustiques qui en général m’adorent et pullulent à Paris en ce moment. Enfin, ma mère m’a toujours dit que les petites bêtes ne mangeaient pas les grosses (ce qui est totalement faux) et que les araignées étaient utiles (contrairement aux moustiques) ce que je suis prête à croire. Cette année en tout cas, on va dire que c’est la mascotte du balcon (en attendant le retour des mésanges, qui ont moins de poils et des mandibules moins acérées).

Sinon, pour me montrer à quel point j’avais tort de me lamenter il y a peu sur l’état déliquescent du balcon parisien, il y a des nouveautés à foison. Un petit panorama de notre collection d’été:

D’abord les pois de senteur. Fidèles à leur nom, ils sentent divinement, mais je ne devrais pas les mettre au pluriel, une seule graine à germé sur tout mon paquet:IMG_1246

Toujours dans les mêmes tons, mais moins odorantes, les roses trémières sont de retour, fidèles au poste:IMG_1225Et les anémones du Japon (incontestablement, avec les gauras, la plus belle réussite du balcon parisien) sortent discrètement leurs petits télescopes:IMG_1231

 

Les rosiers aussi refont des roses. Je ne sais pas s’il s’agit d’un dernier baroud d’honneur ou si c’est que le temps leur convient (elles ne sont pas difficiles…), mais le rosier « Paul Cézanne » (anciennement connu sous le nom de « Camille Pissaro » ou plus simplement « rosier jaune »), ravi de son nouveau pot est à nouveau couvert de boutons; même chose pour le rosier « Iceberg », que j’ai finalement rempoté et qui me voue depuis lors une reconnaissance éternelle et des fleurs aussi sur le « Sourire d’orchidée », même si j’ai bien peur que là ce soit un peu un bouquet final avant disparition définitive, ce qui serait un crève-cœur car je suis toujours bouche-bée devant la beauté et la simplicité de ses fleurs:

 

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La glycine ne veut pas être en reste et sort une grappe de fleurs (elle en sortira peut-être d’autres en mon absence, mais c’est déjà une satisfaction):

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Dans un petit pot, tellement petit que je l’oublierais presque quand j’arrose, les deux boutures de jasmin données par ma belle-mère grandissent gentiment (avec des gueules de loup squatteuses):IMG_1239

Côté potager… C’est un peu la cata. Le point positif c’est qu’après une bonne taille pour enlever les branches mortes, les deux pots de framboisiers sont couverts de boutons de fleurs: deuxième récolte magnifique en perspective. Cette année sera celle de la framboise (et de la patate, quand même!), pas celle des fraises, même si de nouvelles sont en préparations aussi. J’ai arraché un pied de courgette qui a crevé, l’autre a l’air de se porter un peu mieux, mais persiste à ne préparer que des fleurs mâles. Ce sera mon défit pour l’an prochain. Le temps n’est pas très favorable je pense, mais peut-être que j’ai aussi du mal à m’habituer au bac-sac (je trouve plus difficile d’arroser correctement, déjà qu’avec un pot normal c’est quand même ça le plus dur sur un balcon, mais avec le bac-sac, pour l’instant je tâtonne ). Les tomates (semis ratés cette année, mais deux pieds ont survécu) font enfin des fleurs… en croisant les doigts j’aurais deux ou trois tomates cette année!IMG_1226

Last but not least, le ginkgo, sans doute rongé par la culpabilité, me refait le même coup que l’an dernier et sort une nouvelle collection de feuilles bien vertes. À mon retour je vais prendre ma perceuse et trouer le fond de son pot comme une passoire, mais en attendant j’ai donné instruction de le laisser crever de soif et de n’arroser que quand le pied de gueules de loup énorme qui pousse au pied aura l’air de vouloir boire. Evidemment, je ne peux pas empêcher qu’il pleuve. Alea Jacta est! Pour l’instant, il est moche, mais vivant…

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Je vous laisse momentanément et j’en profite pour remercier non seulement les copines qui me laissent leurs commentaires bienveillants et leurs encouragements, mais aussi tous les visiteurs silencieux de France, du Canada, des États-Unis, d’Espagne, de Belgique, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, de Russie, de Pologne, Du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de Malte, de Guyane, des Antilles et de tout un tas de pays lointains que j’oublie sans doute de nommer mais que je n’oublie pas de remercier!

La Belle jardinière

3 mai 2013 § 20 Commentaires

Aujourd’hui le temps s’est mis en mode « gris aveuglant »: pas soleil, mais une réverbération désagréable. Bref, on n’est jamais content, mais pourtant on ne demande pas l’impossible… juste du soleil et une douce chaleur. J’ai enfin vidé les deux jardinières mortes: celle dans laquelle les plantes sont frappées de nanisme depuis la fameuse deuxième fournée de radis et celle où j’avais mis l’euphorbe « diamond frost ». Ce que faisant j’ai remarqué que des érigérons ont migré dans la jardinière des saxifrages, mais aussi que les mêmes avaient entrepris de s’installer à côté des cadavres d’euphorbe. J’ai donc décidé de sauver les mini pieds d’érigérons et je vais sortir tout à l’heure acheter du terreau en masse car il faut aussi renouveler la terre des fraisiers (et virer les pissenlits).

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S’il y a bien une chose que j’aime dans le jardinage, c’est les plantes vivaces, et s’il y a bien une chose que j’aime sur mon balcon, c’est de voir comment il évolue tout seul et comment les plantes s’adaptent, se déplacent, poussent et se multiplient sans moi ou presque. Quand je vois les jardiniers de la ville de Paris se démener dans ma rue pour repiquer de nouveaux parterres de fleurs deux fois par an, j’ai envie de leur dire de planter des vivaces, de balancer des poignées de graines de temps à autre et de ne pas s’enquiquiner… ou alors de me laisser m’occuper des deux petits lopins qui sont en bas de chez moi. Cela dit ne nous plaignons pas, ils font désormais des arrangements magnifiques, très loin des parterres de sous-préfecture auxquels on avait droit avant.

Bref, chaque année, à la fin de l’hiver, il y a toujours des morts à éliminer et des réorganisations à faire, mais en général j’aime bien que les choses suivent leur cours (Lyne, ce passage t’es dédié!!). Cette année, comme tout tardait à pousser, j’ai été prise de découragement et j’ai eu envie de tout virer et de tout renouveler ou presque, sauf que la menace des travaux me paralysait un peu. Heureusement je n’en ai rien fait, car plein de choses repoussent dans les jardinières et je n’ai plus du tout envie de les virer.

Prenez la jardinière dans laquelle j’avais planté il y a trois ans des gauras, des jasmins et des petits œillets rouges. Les jasmins sont morts pendant l’hiver 2011-12, mais le reste avait survécu en végétant un peu et j’étais décidée à tout changer cette année. Finalement je garde tout, car les gauras repartent superbement, les œillets se fichent complètement de la neige et du froid et des benoîtes se sont invitées:

P1050259J’ai juste taillé les œillets et je vais laisser tout ce petit monde s’épanouir… (Oui je sais il faut que je passe de l’anti-rouille sur la rambarde et que je repeigne, mais j’attendrai les travaux).

Finalement c’est la même chose avec la jardinière foutoir où mes euphorbes étaient mortes et où je croyais les gauras trépassés également… Eh bien pas du tout! les gauras ressortent avec des feuilles immenses et magnifiques et la jardinière s’est remplie d’ancolies, qui sont en train de fleurir (dont une rose pâle que je n’ai pas souvenir d’avoir plantée où que ce soit!):

P1050258J’aimerais bien identifier le truc vert au milieu; à sa droite on distingue une euphorbe qui a décidé de s’accrocher à la vie et un pied de pissenlit qui va, quant à lui, être arraché sous peu pour faire la place à une partie des bébés érigérons.

La troisième grande jardinière est celle où j’avais mis fenouils, gauras et érigérons au printemps dernier. Bilan un an plus tard: les fenouils sont toujours là et ont l’air de repartir, les érigérons vont fleurir dans quelques jours et les gauras repartent aussi.

P1050271Ces gauras ne sont pas de la même variété que les autres. On peut d’ailleurs voir qu’ils ont des petites feuilles et un port plus ramassé:

P1050272Le pied de droite est le plus vaillant, celui de gauche repart mais je ne sais pas trop s’il va réussir à perdurer.

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Quatre grains d’hellébore

28 janvier 2012 § 6 Commentaires

Evidemment, en hiver, pas grand chose à dire sur le balcon. Je ne suis néanmoins pas peu fière d’annoncer que les graines d’hellébore plantées il y a trois ans viennent de donner une fleur, la première (la seule):

Un peu morne et un peu trempée, mais il fait moche. Elle n’est pas la seule fleur du balcon, puisqu’elle doit partager la vedette avec le romarin et ses fleurs bleues (la flemme de faire une photo) et les némésias:

Les agathéas bleus ont aussi sortis quelques fleurs, mais c’est une funeste erreur de jugement qui risque de leur coûter cher dans les jours à venir puisque la météo annonce du vrai de vrai froid. Je me demande d’ailleurs ce qui va advenir des boutons dont s’est bêtement couvert un des amandiers en bas de l’immeuble et des boutons de ma clématite bleue, d’habitude plus raisonnable (oui, la photo est floue, et alors??? sans lumière et sans pied vous croyez que c’est facile?):

Les autres habitants traditionnels du balcon se tiennent à carreau en attendant des jours meilleurs (sauf le jasmin, qui piaffe). Bien leur en prend car ils pourront bientôt goûter tous les bienfaits de mes mélanges d’épluchures mixées ou découpées en petits morceaux. En attendant, elles forment un tapis multicolore qui ne doit pas être du goût de ma voisine de balcon.

Avec le froid, ça va mettre plus de temps à se déliter, mais ce n’est pas grave: l’an passé la glycine avait beaucoup apprécié son tapis d’immondices, du coup j’en mets à tout le monde.

Quelques créatures se mettent finalement au lit pour l’hiver (il serait temps!), comme ces chenilles qui après avoir bouloté mes feuilles de roses trémières ont décidé de se faire un cocon avec celles qu’elles ont épargnées:

On voit bien l’espèce de demi-cigare roulé qu’elles se font en collant la feuille comme une enveloppe et on distingue un bout de la bestiole à l’intérieur. Mon premier mouvement a été de les réduire en bouillie et puis la curiosité l’a emporté (avec l’ultra-violence, la curiosité est un autre de mes défauts majeurs) et je vais attendre pour voir quel genre de papillon ça fait. J’ai lu dans La Hulotte (excellent journal) que les citrons étaient en voie d’extinction (je parle du papillon jaune, pas de l’agrume) alors on ne sait jamais, même si je crois me souvenir que c’est plutôt un papillon du sud.

Où suis-je ?

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