Récolter des graines

11 octobre 2016 § 4 Commentaires

Avec les récoltes, vient la récolte des graines. Avec la courge butternut (et beaucoup d’autres graines) c’est très facile: il suffit de laisser sécher les graines débarrassées de la chair de la bestiole et de les mettre en sachet. Avec les tomates c’est plus délicat mais très simple. Il faut tout d’abord (et ce point est capital) s’assurer que les tomates dont on récupère les graines ne sont pas des variétés hybrides, sinon vous allez vous retrouver (comme moi avec mes graines poussées sur le compost) avec des plants qui produiront des tomates assez peu intéressantes (car évidemment ce sont les qualités les moins intéressantes gustativement qui ressortent), et au pire avec… rien du tout! Pour ma part j’ai récolté les graines d’une variété de petites tomates jaunes en forme de poire, trouvées chez mon maraîcher préféré cet été et dont je sais qu’elles ne sont pas hybrides, qu’elles sont très productives et délicieuses:img_3628

Si vous avez sous la main des variétés non-hybrides (attention, les variétés de l’agriculture bio ou raisonnées peuvent aussi être hybrides, je l’ai appris à mes dépends), assurez-vous de les laisser mûrir au maximum. Ensuite, il faut prélever les graines avec leur jus de façon à obtenir ça:img_3637

Il faut rajouter un peu d’eau filtrée de façon à ce que toutes les graines soient bien recouvertes et déjà en 48 heures, vous obtenez une sorte de mélange un peu trouble et peu appétissant: img_3638

Il ne faut surtout pas y toucher, ne pas mélanger, ne pas ajouter d’eau, ne pas rincer. Il faut laisser les graines dans leur jus, jusqu’à ce qu’une fine pellicule de moisissure commence à se former à la surface, car pour bien pousser l’année suivante et sans maladie, les graines de tomates doivent fermenter. La fine pellicule en question est l’indice de cette fermentation. Pour les graines qui s’étaient retrouvées dans mon compost, c’est évidemment la fermentation générale qui se produit dans le compost qui a permis la fermentation indispensable des graines. je suppose aussi qu’un bon coup de froid n’est pas une mauvaise chose. D’ailleurs concernant les graines de palmiers dattiers, il est souvent recommandé de les mettre au frigo 48h pour ensuite accélérer la germination. À présent votre mixture ressemble un peu à une boîte de Petri dans un laboratoire de biologie, mais c’est exactement ce qu’il vous faut:img_3660

Ensuite c’est très simple, il suffit de mettre le tout dans une fine passoire et de rincer correctement, puis d’étaler les graines sur du papier absorbant:img_3661

Une fois sèches et bien séparées les unes des autres, il suffit de les mettre dans une enveloppe avec la date et la variété et de semer au moment opportun l’année suivante!

Buffet à volonté

12 mars 2015 § Poster un commentaire

Sauf contre-ordre, la température ne devrait pas baisser trop brutalement dans les semaines à venir. On n’est jamais à l’abri d’un coup de froid, mais l’hiver est derrière nous. Les mésanges profitent donc des derniers jours de buffet gratuit avant l’hiver prochain. Elles ne mourront pas de faim, les insectes sont de retour! Le merle a depuis quelques jours cessé de retourner la terre de mes pots, je suppose qu’il a dû trouver son bonheur ailleurs, où qu’il attend mes nouveaux pieds de fraises. Et il leur restera toujours les trognons de pommes et de poires que je jette pour le compost un peu partout. Tout à l’heure, après une bonne partie de la journée passée dans mon bureau plein nord à travailler, je suis sortie au soleil sur le balcon et mes copines les mésanges bleues sont venues se goberger sans même faire attention à moi. J’ai remarqué qu’elles ne sont pas très farouches et quand un intrus tente de leur siphonner leur garde-manger (les pigeons surtout, qui arrivent toujours à tendre le cou alors même que j’ai déplacé la mangeoire en hauteur), elles attendent placidement que je lui fasse la chasse pour revenir se nourrir comme si je n’étais pas là.

C’est tellement vrai que j’ai pu faire quelques photos très printanières:

IMG_1883

IMG_1884

IMG_1887

 Et sinon, j’ai retrouvé une info intéressante: fin mars 2012, l’amandier mesurait à peine une dizaine de centimètres, nostalgie! Voyez plutôt.

Les graines (suite)

10 juin 2013 § 3 Commentaires

Sur le balcon, depuis hier, tout est de nouveau normal: il fait gris, frais et il pleut. N’écoutant cependant que mon courage, je suis allée faire un tour. J’en ai profité pour chasser quelques pigeons qui sont là en terrain conquis.

Plein de photos vont suivre, mais là tout de suite je vais me limiter aux graines. Il y a peu je montrais le très graphique fruit de la clématite armandii, voilà qu’il est arrivé à maturité  et que les graines sont prêtes à s’envoler pour couvrir le monde de petites armandii capricieuses. C’est très beau, on dirait des plumes:

P1050426

Toujours côté graines et pour honorer une promesse, voici des photos de ce que je soupçonne être un bébé « Johnson Blue ». Sand m’avait appris que le bougre ne se multipliait que par division car les graines étaient stériles, or j’ai repéré il y a peu au pied de l’althéa (que j’ai déménagé sur la fenêtre de la chambre mais qui se trouvait jusqu’à présent à 5cm du pot de la glycine dans lequel s’épanouissent les géranium « Johnson Blue ») des plantules qui m’ont tout l’air d’être des mini-Johnson. Je vous laisse juge, on verra mieux si ma théorie se vérifie avec le temps:

P1050417

Et juste à côté de ce premier pied, un autre plus minuscule encore:

P1050418

Les graines

2 juin 2013 § 13 Commentaires

Ce matin, je me suis aperçue (malgré le soleil aveuglant, si si, promis juré) que le géranium macrorrhizum avait commencé à ouvrir ses boîtes à graines, un peu sur le même principe que les pensées, sauf qu’il a eu l’idée de doter ses graines d’une sorte de longue queue. Bref, n’écoutant que ma vocation de documentariste du biotope balconnier, je suis rentrée chercher mon appareil photo et voici la boîte à graines:

P1050392Sur cette image la plupart des graines sont parties sauf une ou deux (une en bas à gauche, ça c’est sûr, pour la deuxième j’hésite plus). J’ai malheureusement trop de travail pour rester en planque en attendant de capturer le moment de l’ouverture. Sur la photo qui suit on ne sait pas trop si la mission a été arrêtée en cours de route où si les graines ont refusé de partir, où si elles attendent que quelqu’un vienne les chercher. La boîte m’a l’air un peu flétrie et celle d’en dessous encore pire. En tout cas, pour une raison ou une autre, les graines ont l’air de s’accrocher:

P1050393

 

Soleil noir

26 mai 2013 § 12 Commentaires

Comme en ce moment c’est la pleine lune, je me suis rendu compte qu’il faisait atrocement moche dans la journée (hier, je me suis pris un orage de grêle en remontant avec mes courses), mais qu’il faisait un temps magnifique… la nuit. j’ai donc décidé que je ne photographierai plus le balcon que de nuit, parce que le soleil le plus crédible en ce moment, c’est encore la lune :

P1050378

Bon, finalement non. Entre deux averses le soleil arrive à se montrer tout de même un peu et à chaque fois on fait semblant de croire que l’été arrive. Tout suit son cours sur le balcon au gré des caprices du temps: (soleil/pluie/vent/soleil/grêle/gris) mais j’ai quand même remarqué deux choses ce matin. Premièrement, l’espèce de plante mystérieuse qui est arrivée toute seule dans la jardinière des gauras/euphorbes/gazon espagnol/ancolies a tout l’air de faire des fleurs… ça va peut-être permettre une identification, mais en même temps je n’ai jamais vraiment vu l’équivalent ailleurs. D’aspect général elle ressemble à un genêt; les fleurs (car je suppose que ce sont les fleurs) poussent comme des petites touffes minuscules le long des tiges. C’est très difficile de montrer ça sur une photo, mais si on regarde bien on voit des petits balais jaunâtres à certains endroits: les fleurs.

P1050384

Bizarre ou pas?? sans rire. Deuxièmement, si je n’ai toujours pas vu le moment où le macrorrhizum lançait ses graines, j’ai immortalisé le moment où les pensées lâchaient les leurs. On ne peut pas parler de propulsion, mais à un moment, le conteneur à graine s’ouvre en trois comme une banane. J’imagine qu’une fois les graines un peu plus sèches, elles se détachent du support pour voler un peu partout. Il faut croire que ça marche puisque les pensées font partie des plantes qui voyagent le plus facilement d’un endroit à l’autre du balcon:

P1050385

Le balcon-restaurant

16 mai 2013 § 10 Commentaires

Cela fait déjà un certain temps que les mésanges ont trouvé la mangeoire et les graines de tournesol décortiquées qu’elle renferme. Pendant un temps, j’ai trouvé qu’elles avaient l’air de venir avec moins d’enthousiasme (alors que les pigeons squattaient le balcon pour roucouler). Je pense qu’elles ont cessé de se presser à plusieurs (parfois 8) pour faire la navette entre le balcon et le platane, mais force est de constater qu’elles viennent toujours. Elles sont aussi moins visibles à cause du feuillage de la glycine, qui complique le travail du reporter animalier. L’autre jour en rempotant le ginkgo (tout près de la mangeoire), je me suis rendue compte que ma présence ne les dérangeait pas vraiment tant que je restais accroupie entre mes pots, mais de là impossible de pénétrer le feuillage touffu de la glycine pour les prendre en photo. Hier, malgré le vent qui soufflait en rafales, je me suis postée au coin de la fenêtre du milieu, j’ai calé l’appareil contre le volet, réglé mon zoom et j’ai attendu… Et les mésanges sont arrivées, d’abord une seule:

P1050354Elle a longuement hésité, sentant peut-être que je n’étais pas très loin….Sautant plusieurs fois de la rambarde au pot (dans lequel on peut voir au passage que l’amandier et son frère de sang (de bœuf) le fraisier se portent à merveille!) et du pot à la rambarde:

P1050349

Pour finalement ressortir de la mangeoire le bec plein de nourriture:

P1050352

J’ai même eu la chance de voir arriver sa copine, alors que d’habitude elles viennent rarement ensemble sur le balcon. Il y en a toujours une qui fait le guet dans le platane et l’autre qui vient manger:

P1050353

 

Mais la grande nouveauté du mois de mai, c’est le retour des moineaux sur le balcon parisien après des années d’absence. Ils n’avaient pas disparu du quartier, bien au contraire. Dès que je sortais, je les entendais piailler dans le jardin public d’à côté et dans les petits buissons du quartier. Non seulement ils n’ont pas disparu (alors que ma mère me dit qu’elle en voit de moins en moins dans son jardin du sud), mais ils sont même assez nombreux. Ils avaient totalement cessé de fréquenter le balcon, à mon grand dam car je ne voyais d’autre explication que leur fainéantise. Et finalement les voilà de retour. Hier j’en ai même pris un en photo:

P1050356Pour les graines, je crois qu’à l’avenir je vais les acheter en gros. J’ai repéré sur Internet un site qui vend des mélanges qui m’ont l’air assez attractifs:  http://www.oisillon.com/fr/

 

 

 

 

Grand reportage

6 février 2013 § 5 Commentaires

Après des semaines de traque par tous les temps et dans les conditions extrêmes qui règnent sur le balcon parisien, j’ai enfin pu faire des photos de mes mésanges. Pas de toutes, car elles sont huit (au moins), mais au moins de certaines de celles qui étaient là ce matin et faisaient la noria entre le platane et le garde-manger. Ma première satisfaction a été de constater qu’elles vont aussi bien sur ma boule de graisse+graines maison que dans la mangeoire de La Hulotte (et dire que j’ai un instant douté de ces braves gens!), qu’il va falloir que je remplisse à nouveau (super dur, mesdames et messieurs de La Hulotte, de trouver à Paris les graines de tournesol noir que vous envoyez avec la mangeoire et qu’elles adorent… difficile aussi de trouver du tournesol non-salé, j’ai du me rabattre sur des graines bio: ces mésanges se vautrent dans le luxe).

Bref, voici quelques photos de leur petit manège (première étape sur le platane, aucun prédateur dans les parages, atterrissage sur le bord du balcon, direction boule de graisse ou mangeoire et repli immédiat pour décortiquer la graine en toute quiétude sur le platane… en cas de doute, le platane du trottoir d’en face offre une position de repli encore plus sûre). Je précise qu’elles viennent tous les jours ou presque à la même heure, c’est-à-dire le matin entre 9h30 et 10h30, jamais l’après-midi (à ma connaissance en tout cas) et jamais seules, toujours en bande.

P1050004

P1050006

P1050010

Où suis-je ?

Entrées taguées graines sur balconparisien.