Le balcon parisien, saison 6 épisode 1

29 mai 2016 § 16 Commentaires

Comme je l’avais brièvement expliqué à Laurence, qui s’inquiétait généreusement de ne plus rien lire sur le balcon, le temps m’a manqué ces derniers temps. Je ne peux pas dire que j’en ai plus aujourd’hui, mais c’est en ce moment la plus belle période du balcon, celle où tout ou presque est en fleur et ça m’ennuyait de rien montrer. Et puis ce blog entame sa sixième année, ce qui mérite bien que je délaisse un peu le boulot et le reste. D’autant que j’ai trouvé un peu de temps pour remporter, transplanter, repiquer…. Je vais faire comme un scénariste de série à succès, je ne vais pas tout dévoiler dès le premier épisode de la nouvelle saison, mais voici un premier aperçu des nouveautés et des changements.

Autant être franche, le printemps s’est fait attendre et alors qu’i est censé disparaître dans trois semaines, on peut dire qu’on l’aura assez peu vu. J’ai attendu la mi-mai pour cesser de donner des graines à la ménagerie habituelle (mésange, bleues et charbonnières, merles, étourneaux, moineaux), et quand il a fait de nouveau très froid début mai, tout la volière était bien contente de trouver un peu de graines et d’eau sous les grêlons.

Je vais sans doute commencer par la glycine, qui a donné de très belles grappes de fleurs cette année et qui sont restées en fleur très longtemps avant de faner (il faut bien que le temps frais ait un avantage).

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Et en plus, elle embaumait dès que le soleil arrivait! Elle est désormais couverte d’un beau feuillage qui pour le moment ne souffre pas de chlorose.

Deux arbres nés sur le balcon se sont aussi bien sortis de l’hiver (qui n’a pas été très rigoureux non plus). L’amandier tout d’abord, qui a lancé de nouvelles pousses et qui avant cela s’est retrouvé couvert de fleurs. le voilà maintenant avec des amandes. Il y en a eu beaucoup au départ, sans doute trop d’ailleurs, et au final il ne reste que 5 grosses amandes, mais pour un arbre de sa taille, et qui vit en pot, c’est déjà bien:

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Il y a aussi le marronnier, qui avait souffert (il était tout jeune l’an dernier) de la mineuse, mais qui a plus que doublé de volume au sortir de l’hiver. Sa mue m’a fascinée et j’adore ce moment où le bourgeon gluant laisse sortir le duvet vert des feuilles.

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Côté cour, l’altéa et l’érable du Japon se portent très bien, et à ma grande surprise, l’érable a fleuri pour la première fois! Je pensais qu’il se sentirait toujours trop à l’étroit pour fleurir, il faut croire que non:IMG_3245

la bonne santé de ces arbres (bonne santé partagée avec l’olivier et l’abélia) compense un peu le départ du regretté Ginkgo pour un jardin moins hostile. Je lu ai rendu visite la semaine dernière: il se porte à merveille. Fin de l’épisode 1, la suite bientôt.

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Tout sur le melon de balcon

31 juillet 2015 § 8 Commentaires

Ceux qui me lisent depuis longtemps le savent, ce balcon mène également une existence autonome, en dehors de tout contrôle. Ainsi, une bonne partie de ce que j’appelle pompeusement (mais non sans fierté) le potager est arrivé là par hasard. L’amandier fait partie de ces invités surprises, mais s’il est littéralement tombé du ciel, cette année d’autres locataires ont été plantés involontairement par moi même. Souvenez-vous de ma récolte surprise de pommes-de-terre de l’an dernier. J’ai tendance à croire que finalement ce mode de culture n’est pas loin d’être le plus efficace. Prenez les melons. Vous vous souvenez que l’an dernier, je me suis piquée de planter des courgettes. Je crois vraiment que la culture de courgette est possible sur un balcon parisien, et d’ailleurs je ne suis pas la seule à caresser ce rêve fou puisque pas plus tard que tout à l’heure, en prenant mon café dans le quartier, j’ai repérer un beau pied de courgette (et même deux) sur un balcon plein ouest (on me pardonnera ce cliché un peu flou, pris avec mon téléphone et d’une main tremblante d’émotion):IMG_20150730_154413803_HDR Ma tentative s’était soldée par un échec car ayant produit de nombreuses fleurs mâles que nous avions mangées en beignets (c’est déjà ça), les deux pieds de courgettes avaient passé l’arme à gauche (mildiou) sans avoir fourni les fleurs femelles indispensables. Ne nous leurrons pas, la même chose risque d’arriver avec les melons. Mais au moins ils se sont plantés tout seuls, sur le compost, et seront peut-être plus résistants et acharnés… La semaine dernière, ils commençaient à avoir fière allure et à produire les fameuses fleurs mâles(trois pieds pour le moment, mais d’autres sont en train de germer!):IMG_2657

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Il était temps pour moi de prendre conseil auprès de sources autorisées (en général, ma mère, et quelques sites; la fiche de Rustica sur le melon est je dois dire très bien faite). Il s’agit donc de pincer les tiges maîtresses pour forcer le melon à en produire d’autres qui seront porteuses des fameuses fleurs femelles, ce qui fut fait! (ci-dessous une fleur dont rien, sous cet angle, ne permet de distinguer le sexe).IMG_2661

 

Mais, me direz-vous avec une impatience légitime, à quoi reconnait-on une fleur femelle? Pour répondre à cette épineuse question je vais commencer par vous montrer à quoi ressemble une fleur mâle de profil:IMG_2670

On voit bien ici sa caractéristique principale: elle pousse au bout d’une tige longue et mince (franchement vous avez l’esprit mal tourné). Les trois fleurs ci-dessus sont toutes les trois des fleurs mâles. Je ne puis vous montrer encore de fleurs femelles, mais sachez que les fleurs femelles n’ont pas de tige fine, mais elles ont à la place une sorte de renflement, qui se transformera à terme en fruit. Sans fleurs femelles (et mâles simultanément), pas de melons, on voit bien que la production est quand même aléatoire.

Cette année, si mes melons providentiels ne donnent rien, je me rabattrai sur les tomates. Mes patates, je le crains, ne donneront rien, comme quoi il vaut mieux laisser faire le hasard du compost. Les tomates cette année sont aussi nées sur le compost, avec plusieurs variétés. Je compte environ une petite douzaine de pieds, dont 9 sont déjà grands et ont été repiqués dans des pots où ils sont plus à l’aise. Les autres pieds sont restés sur le lieu de leur germination: un pied au milieu des framboisiers (!) et deux ou trois autres bien plus petits au pied du rosier « Sourire d’orchidée ». IMG_2438

Elles ont poussé de manière fulgurante et font maintenant presque un mètre de haut.IMG_2654Et certains pieds ont déjà plusieurs grappes de tomates de variétés diverses, dont voici un exemple:IMG_2656

Côté fruits d’ailleurs, on ne peut pas dire que cette année soit une grande année. Il ne me reste plus qu’une jardinière de fraises sur la fenêtre de la cuisine et les framboises cette année n’ont donné que quelques framboises jaunes riquiqui; les rouges ayant eu une attaque de je-ne-sais-quoi n’ont strictement rien donné cette année. Vivement l’an prochain. Un aperçu de la récolte, au tout début du mois de juin:IMG_2396

Cette année en revanche, pendant que ma mère tremble à l’idée de voir la nouvelle bactérie tueuse d’oliviers arriver chez nous et tuer tous nos arbres (on en a une bonne cinquantaine quand même), mon olivier (que j’avais taillé en vraie professionnelle au début du printemps) est couvert d’olives (enfin, couvert pour sa taille, c’est-à-dire qu’il en a une douzaine de grosses bien formées et des myriades qui grossiront peut-être (mais peut-être pas).

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En tout cas, grâce à ma taille il a perdu sa forme ridicule de boule de pétanque que les pépiniéristes ont l’idée saugrenue de donner aux oliviers « pour parisiens »… C’est déjà ça!

En dehors de l’activité potagère, le balcon parisien suit son cours estival. Après la canicule le ginkgo a refait la même chose que l’an dernier: il a perdu quasiment toutes ses feuilles pour en ressortir d’autres tout de suite après. L’érable du Japon a décidé de faire la même chose, et la glycine, qui s’était débarrassée d’un bon tiers de ses feuilles pour les mêmes raisons, se couvre de belles feuilles toutes neuves et ressort même quelques timides hampes de fleurs!

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Tous les rosiers (sauf le « Super Fairy ») sont en pleine remontée, surtout l’Iceberg, sauvé de la maladie. Et le laurier rose est toujours en fleur! Le balcon part bientôt en vacances et sera confié aux soins vigilants de la fée Flo. A très bientôt pour des nouvelles de mes récoltes potagères!

 

Murder, she wrote

23 juillet 2015 § 6 Commentaires

Autant l’avouer, je suis la Lady Macbeth des balcons parisiens. J’ai du sang sur les mains. Il fallait bien que ça arrive un jour d’ailleurs et ce n’est pas la première fois. Depuis quelque temps déjà je voyais bien à certains signes qu’un incident était imminent. Des plantes piétinées sans ménagement; d’abord au pied du grand buis, puis dans la jardinière de lavande. Des brindilles disposées à des endroits stratégiques. Quelques démonstrations de force avaient mis un terme à ces agissements, mais le répit ne fut que provisoire. Au début, je n’ai pas prêté attention à l’aspect un peu avachi du géranium Johnson Blue qui, pour une raison mystérieuse, ne s’est jamais vraiment accommodé de sa colocation forcée avec la glycine. Les pieds de melon (qui feront l’objet d’un article à venir, mais oui cette année des melons poussent sur le balcon parisien!) couraient en rampant vers la grille du balcon, mais c’est ce que font traditionnellement les melons de balcon (enfin, les melons en général). Il faut dire aussi qu’il est très difficile de voir quelque chose dans la jungle luxuriante qu’est devenu ce coin du balcon, entre l’abélia (qui a doublé de volume) et surtout les tomates, qui font quasiment un mètre de hauteur avec des feuilles immenses. Toujours est-il qu’à mon retour, après une semaine Outre-Manche, j’ai fini par remarquer une forme de couleur inhabituelle au pied de la glycine. C’était elle! Celle qui tournait autour du balcon depuis des jours en attendant le moment opportun. Tapie à l’abri de la forêt de tomates géantes.IMG_2647Je n’ai pas compris tout de suite. Et puis, mes gesticulations bruyantes ne la faisant pas bouger d’un millimètre, l’effrayante réalité s’est imposée: elle avait nidifié! L’odieuse machination était en train de porter ses fruits. C’est un problème propre aux balcons urbains. Souvenez-vous, j’en avais déjà parlé (voir l’article « Silent enemy ») et il y a quelques années, dans un précédent appartement, une jardinière de romarin avait été squattée pendant les vacances d’été.

Taraudée par mon instinct maternel, j’ai hésité. Pauvre pigeonne. Mais très vite la raison a repris le dessus et l’envie de conserver le nid et d’observer la naissance de pigeonneaux (après tout, je ne me lasse pas d’observer mes mésanges) a vite laissé la place à des scènes atroces dans lesquelles des roucoulements incessants accompagnaient une production industrielle de fiente de rat volant sur une rambarde que j’avais repeinte moi-même l’an dernier. Légèrement rongée par la culpabilité (tout de même) j’ai lu à droite et à gauche ce que je pouvais trouver sur la question, et une information a précipité la décision fatale: une fois confortablement installé sur un coin de balcon à son goût, le couple de pigeon y revient tous les ans jusqu’à ce que mort s’ensuive! Bigre. Il fallait donc agir vite et couper à la mère éplorée toute envie de revenir sur le balcon de la mort.

Elle ne s’est pas laissée déloger facilement. Sans doute concentrée sur la ponte d’un autre œuf, elle s’est d’abord reculée un peu (pile sur mes pieds de melons, que l’on aperçoit un peu derrière elle):IMG_2651

 

Un seul œuf! Je prenais donc le mal à la racine, car les pigeonnes en pondent en général trois. Il a fallu du temps pour qu’elle décampe et une fois partie j’ai pris l’œuf et le nid, rapatrié les tiges rampantes de melon vers l’intérieur et hérissé la zone de baguettes en bois.IMG_2644

Je dois avouer que mes derniers scrupules se sont évanouis lorsque je me suis rendu compte que j’avais affaire à des pigeons amateurs et pas à des professionnels de la ponte. Non seulement leur nid ne ressemblait pas à grand chose et n’aurait guère protégé la couvée de l’humidité (car si j’avais décidé de garder le nid et les œufs j’aurais arrosé, fatalement), mais en plus, toute à mon entreprise meurtrière, je suis tombée par hasard sur un autre œuf, pondu littéralement n’importe où par la mère inconsciente et peu au fait des règles élémentaires de la reproduction aviaire:IMG_2652

Quelle idiote cette pigeonne! Était-il raisonnable de la laisser devenir mère de trois pigeonneaux? Je vous laisse juge!

 

Les hauts et les bas

27 avril 2015 § 6 Commentaires

Si j’en juge par les glycines de mes copines de blog et de mes copains à jardins, et si je vois ce qu’a donné la mienne cette année, je pense que l’on peut sereinement affirmer que 2015 est l’année de la glycine. La mienne a sorti des fleurs absolument partout, comme d’habitude cette floraison n’aura duré qu’un peu moins de trois semaines (je compte à partir de l’apparition des premières taches mauves), mais les bourdons et les abeilles ne s’y sont pas trompés: un grand cru! Voici quelques photos de son évolution, les plus sombres prises au soleil couchant (difficile d’être là pile au bon moment!):IMG_1962

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IMG_1976 La plupart des grappes sont maintenant fanées, les feuilles ont pris le dessus, mais je suis ravie de cette floraison incroyable. La voici aujourd’hui, il est arrivée qu’elle fleurisse deux fois alors je croise les doigts:IMG_2004

Voyant qu’elle mettait de la couleur sur un balcon encore globalement en hiver, d’autres se sont décidées à fleurir aussi, dans les mêmes teintes, parce que sur le balcon parisien tout est bien évidemment orchestré de main de maître et on ne fleurit pas comme ça dans le désordre! La lavande papillon (aka Lavande « Lapin ») connaît aussi cette année une année faste:IMG_1984

Et le polygala, qui l’an dernier avait fait des petits dans un pot où poussait tranquillement un pied de géranium macrorrhizum, a sorti partout les premières fleurs du balcon (avant même la glycine):IMG_1986D’ailleurs le géranium vient de lui emboîter le pas et de sortir ses premières fleurs lui aussi:IMG_1998 Et toujours dans des tons similaires, les géranium vivace (« Espresso ») que je croyais morts mais qui sont bien vivants et sont eux aussi en fleurs: feuillage magnifiquement sombre et petites fleurs mauve pâle, je suis bien contente que le printemps ait été pour eux une vraie renaissance (on notera au passage les cosmos « Candy » qui ont décidé de squatter):IMG_2002Le balcon compte également d’autres sorties d’hiver plus discrètes mais tout aussi encourageantes, comme celle de l’euphorbe « Petit Cyprès », ou comme celle du marronnier que j’ai transplanté récemment dans un pot rien qu’à lui (souvenez-vous, il avait poussé au pied de la glycine):

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Hélas, tout ne respire pas la bonne santé et le printemps sur le balcon parisien. Comme je l’avais laissé entendre, mes plantations de tulipes ont été un échec retentissant: RIEN n’a fleuri, alors qu’elles ont bénéficié de conditions tout à fait normales. Tout allait bien et puis tout c’est arrêté brutalement sans explication. Je suis très déçue. Est-ce que ça tient aux bulbes? au fait que je les ai mis en terre un peu tardivement? On verra bien l’an prochain, mais cette année ça a donc ressemblé à ça: la première photo les montre au summum de la pousse, la seconde les montre aujourd’hui…IMG_1968

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Autre fiasco encore plus étrange, le ginkgo biloba, qui a sorti des feuilles…. naines! Rien à faire, j’ai d’abord cru qu’elles allaient se développer, et puis finalement non, à moins d’un miracle elles vont rester comme ça. Une fois de plus, aucune explication, mais ça fait déjà un moment que ce ginkgo se comporte bizarrement sans que j’arrive à comprendre, même après avoir interrogé les spécialistes les plus pointus:IMG_2003Et je précise que les feuilles ci-dessus sont parmi les plus grandes!

Et sinon, le grand gag 2015 sur le balcon parisien, et toujours au chapitre de la malédiction des plantes à problèmes, une amie m’a offert… une clématite « Armandii »!!! Alors que je m’étais courageusement débarrassée de la précédente, on va voir si j’arrive à dompter celle-ci. Pour l’instant elle a l’air normale (la photo a été prise il y a quinze jours), mais je ne l’ai pas encore rempotée:IMG_1952

 

 

 

Razzia sur le balcon

3 avril 2015 § 9 Commentaires

Entre deux épisodes de pluie battante et de grisaille, j’ai réussi à faire mon tour de balcon avec ma pelle et ma balayette pour ramasser la terre envoyée n’importe où par ce satané merle. Son chant mélodieux compense à peine le souk qu’il plante régulièrement dans mes jardinières! D’autres ennemis, plus redoutables et qui ne savent même pas chanter, ont la sale manie de venir tout saccager: les pigeons! Pour eux c’est la grande période de nirvana: les platanes sortent timidement des boules vert tendre dont ils raffolent et qui leur permettent de produire des fientes énormes et vert fluo. Dans leur élan printanier, ils ont une fâcheuse tendance à bouffer tout ce qui est vert tendre et je me suis rendue compte (un peu tard) qu’ils avaient jeté leur dévolu sur mon amandier. Quelles saletés! heureusement ils n’ont pas touché à ses amandes, car oui (dédicace spéciale à Anne, qui va pouvoir me chambrer) je vais récolter mes premières amandes cet été (on croise les doigts)!IMG_1935

En revanche, ils ont mâchouillé sans pitié toutes les autres feuilles… J’espère que ça va repousser quand même, je suis verte (fluo) de rage.IMG_1937

En plus des amandes, je peux aussi vous annoncer que ma future récolte de pomme de terre est en route:IMG_1934

Vous vous souvenez que j’avais planté les patates de la dernière récolte. Je me suis bien documentée sur la culture en sac (bacsac en l’occurence), au fur et à mesure que les plants pousseront, je rajouterai un mélange de terre et de fumier et à la fin j’aurai de quoi entourer un rôti!

Côté glycine, les fleurs arrivent et on voit déjà du mauve. Hélas, beaucoup de hampes sont déplumées. Je ne sais si c’est le vent qu’on a eu, la pluie ou les rats volants, ou encore l’effet conjugué de ces trois causes probables, mais le résultat est là, et c’est très énervant:IMG_1938Quant aux tulipes, je désespère un peu de les voir un jour en fleur. Rien n’a l’air de bouger, elles sont comme figées, attendant un peu de soleil et de « chaleur ». On aperçoit néanmoins un vague liseré rose pâle sur certaines… Tout espoir n’est donc pas perdu.

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Bref, un balcon pascal un peu déplumé, à cause de stupides volatiles que j’aimerais bien pouvoir plumer pour de bon!

 

Court devant, long derrière

22 mars 2015 § 7 Commentaires

Aujourd’hui malgré plusieurs jours de toux et d’yeux qui coulent à cause de la pollution, je suis sortie tailler les arbres du balcon. Comme l’an dernier à la même époque, au cours du dernier gros pic de pollution, j’ai remarqué ces derniers jours que les oiseaux, d’habitude très nombreux dans le coin, disparaissent totalement, à l’exception de quelques pigeons. C’est assez flippant de constater cet effet immédiat de la pollution chez des oiseaux pourtant parisiens. Aujourd’hui, j’ai vu un merle et deux ou trois mésanges affamées.

Bravant donc la pollution, j’ai taillé en suivant à la lettre les conseils avisés de ma mère, experte internationalement reconnue en la matière! J’ai commencé par l’amandier. Elle me conseillait une coupe plutôt militaire: enlever une magnifique branche qui penchait trop vers le bas et vers la droite et déséquilibrait tout l’arbre. Radical! Mais nécessaire. Le voilà donc rectifié pour son bien:

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L’olivier devait lui aussi subir le même sort, sa tignasse devenant trop abondante. Vous allez pouvoir le voir avant et après:IMG_1874

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Violent mais nécessaire pour lui aussi. Je n’ai pas fait que des coupes artistiques, j’ai aussi mis du fumier Or Brun un peu partout (mais il me faut un sac supplémentaire) et rempoté le marronnier poussé clandestinement au pied de la glycine:

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La glycine continue de faire grossir ses boutons de fleurs, le retour du froid a un peu ralenti le mouvement, mais c’est pour bientôt:IMG_1917

Les tulipes s’annoncent aussi. C’est le printemps, il est temps de faire un effort!IMG_1914

 

La variété au liseré blanc (dont j’ai oublié le nom) a été plantée plus profond, elle est donc plus en retard… J’espère qu’elle va fleurir.

Les petits géraniums vivaces sauvés d’une mort certaine la semaine dernière se portent à merveille et grossissent lentement mais sûrement:IMG_1922

Mais pour l’instant la seule fleur de ce balcon à fêter dignement l’arrivée du printemps c’est la scabieuse noire « Chile Black » (je dis « la » car il n’y en a qu’une):IMG_1916

 

Dans les écuries d’Augias (ou à peu près)

8 mars 2015 § 14 Commentaires

Galvanisée par le beau temps (aujourd’hui j’étais en Tshirt sur le balcon… en Tshirt!), j’ai décidé d’avancer. Avant de faire un tour des travaux du jour, quelques photos de l’amandier et de quelques autres pensionnaires qui préparent le printemps. L’amandier d’abord, vedette du balcon 2015, en bouton il y a quelques jours en fleurs aujourd’hui :

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Les tulipes ce dimanche, pour comparer avec celles de Laurence (juste derrière on voit la clématite Paul Cézanne qui sort ses premières feuilles):

IMG_1877Et puis aussi l’abélia, et son nouveau feuillage vert tendre:IMG_1866

Je ne veux pas vendre prématurément la peau de l’ours, mais je crois que la glycine prépare pas mal de boutons floraux (croisons les doigts). Aujourd’hui j’ai donc surtout vidé de la jardinière. Celle dans laquelle végétaient des pieds de fenouil et des asters devenus minables; celle dans laquelle de la ciboulette chinoise n’en finissait plus de faire des racines; celle où j’avais planté des géraniums vivaces qui sont mort tout de suite puis des graines de cosmos qui avaient poussé n’importe comment. Bref, de déconfiture lente en fiasco immédiat, tout acharnement aurait été idiot…IMG_1868

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Ce n’est pas très intéressant de montrer des pots vides, mais c’est juste pour montrer que j’ai travaillé. Ce n’est qu’une partie de ce qu’il faut faire, mais j’avance! Du coup je me suis rendue compte que la clématite (fille de Cézanne) plantée sans conviction dans un petit pot et mise au pied du rosier sourire d’orchidée n’était pas morte. J’avais pris les fleurs de l’an dernier pour une sorte de chant de cygne, mais non, elle repart de plus belle. Je l’ai donc sortie de son pot étroit et replantée dans plus grand. Regardez donc cette chevelure de racines!

IMG_1869A ce propos d’ailleurs, me voici de nouveau soumise à un chantage affectif abjecte. Dans la lignée de feue la clématite Armandii, le rosier sourire d’orchidée tente de me convaincre au moyen des artifices les plus grossiers de son  désir ardent de s’accrocher au balcon… le voilà qui sort une multitude de feuilles magnifiques. Je l’avais ratiboisé sans ménagement et laissé sans aucun soin, sans même un regard, pendant tout l’hiver, bien décidée à l’arracher aux beaux jours.

IMG_1871Du coup je ne sais plus quoi faire. Assaillie par les scrupules, rongée par la culpabilité, hantée par le souvenir d’Armande, j’hésite. Je le vire ou je le garde??? Aaaaaaah!

Si vous voulez que Sourire d’orchidée reste sur le balcon parisien, tapez 1….

Si vous voulez que l’aventure s’arrête ici pour lui, tapez 2….

 

 

 

 

 

 

Où suis-je ?

Entrées taguées glycine sur balconparisien.