Le balcon parisien, saison 6 épisode 1

29 mai 2016 § 16 Commentaires

Comme je l’avais brièvement expliqué à Laurence, qui s’inquiétait généreusement de ne plus rien lire sur le balcon, le temps m’a manqué ces derniers temps. Je ne peux pas dire que j’en ai plus aujourd’hui, mais c’est en ce moment la plus belle période du balcon, celle où tout ou presque est en fleur et ça m’ennuyait de rien montrer. Et puis ce blog entame sa sixième année, ce qui mérite bien que je délaisse un peu le boulot et le reste. D’autant que j’ai trouvé un peu de temps pour remporter, transplanter, repiquer…. Je vais faire comme un scénariste de série à succès, je ne vais pas tout dévoiler dès le premier épisode de la nouvelle saison, mais voici un premier aperçu des nouveautés et des changements.

Autant être franche, le printemps s’est fait attendre et alors qu’i est censé disparaître dans trois semaines, on peut dire qu’on l’aura assez peu vu. J’ai attendu la mi-mai pour cesser de donner des graines à la ménagerie habituelle (mésange, bleues et charbonnières, merles, étourneaux, moineaux), et quand il a fait de nouveau très froid début mai, tout la volière était bien contente de trouver un peu de graines et d’eau sous les grêlons.

Je vais sans doute commencer par la glycine, qui a donné de très belles grappes de fleurs cette année et qui sont restées en fleur très longtemps avant de faner (il faut bien que le temps frais ait un avantage).

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Et en plus, elle embaumait dès que le soleil arrivait! Elle est désormais couverte d’un beau feuillage qui pour le moment ne souffre pas de chlorose.

Deux arbres nés sur le balcon se sont aussi bien sortis de l’hiver (qui n’a pas été très rigoureux non plus). L’amandier tout d’abord, qui a lancé de nouvelles pousses et qui avant cela s’est retrouvé couvert de fleurs. le voilà maintenant avec des amandes. Il y en a eu beaucoup au départ, sans doute trop d’ailleurs, et au final il ne reste que 5 grosses amandes, mais pour un arbre de sa taille, et qui vit en pot, c’est déjà bien:

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Il y a aussi le marronnier, qui avait souffert (il était tout jeune l’an dernier) de la mineuse, mais qui a plus que doublé de volume au sortir de l’hiver. Sa mue m’a fascinée et j’adore ce moment où le bourgeon gluant laisse sortir le duvet vert des feuilles.

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Côté cour, l’altéa et l’érable du Japon se portent très bien, et à ma grande surprise, l’érable a fleuri pour la première fois! Je pensais qu’il se sentirait toujours trop à l’étroit pour fleurir, il faut croire que non:IMG_3245

la bonne santé de ces arbres (bonne santé partagée avec l’olivier et l’abélia) compense un peu le départ du regretté Ginkgo pour un jardin moins hostile. Je lu ai rendu visite la semaine dernière: il se porte à merveille. Fin de l’épisode 1, la suite bientôt.

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Gigi

13 décembre 2015 § 6 Commentaires

J’ai évoqué à plusieurs reprise les problèmes particuliers rencontrés par mon ginkgo: depuis deux ans il perdait toutes ses feuilles dès les premières chaleurs de l’été, puis ressortait un nouveau jeu de feuilles qui duraient jusqu’à l’automne. Il avait l’air de souffrir et j’avais remarqué que malgré son grand pot il n’allongeait pas ses racines et restait replié sur lui-même. Franchement il faisait pitié et j’avais beau chercher je ne trouvais rien qui puisse m’aider à comprendre. Est-ce que je l’arrosais trop? pas assez? une maladie? un parasite? Je pensais que le ginkgo, capable de résister à la bombe nucléaire, pouvait résister à tout, y compris au balcon parisien. Manifestement j’avais tort. Et puis il y a un mois, en cherchant encore sur Internet, je suis tombée sur un forum de jardiniers québécois et j’ai eu confirmation de ce que j’avais fini par conclure: le ginkgo n’aime pas du tout la très forte chaleur, surtout s’il est en pot. Moi qui imaginait qu’on en faisait des bonzaï au pays du Soleil Levant, j’avais tout faux. Il souffrait donc de vivre sur un balcon chauffé à blanc l’été, dans un pot sans doute pas assez isolé de la chaleur. Il fallait donc lui trouver une nouvelle maison. C’est désormais chose faite. Il a trouvé refuge dans le jardin parisien d’un ami, en pleine terre, avec beaucoup de lumière, mais pas de forte chaleur, de la place, de l’eau et du compost. Le voici, nu comme un ver, dans son nouvel environnement. Adieu Gigi!

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« Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été »

24 octobre 2015 § 2 Commentaires

En ce moment je suis tout le temps dans l’urgence, comme le lapin blanc d’Alice. Une rentrée universitaire plus calamiteuse que les autres et vlan! tout le planning de travail normal se retrouve réduit à néant, sans parler de mes quelques activités annexes. Et pourtant, rien de plus prenant qu’un balcon d’automne: les feuilles commencent à rougir, à tomber pour certaines et il faut balayer; les fruits et légumes mûrissent encore et il faut les récolter; les fleurs font le dernier spectacle de leur tournée et il faut les admirer. Sur le balcon parisien les sujets d’ébahissement sont nombreux cette année, peut-être même plus que l’année précédente. Je pense que c’est parce que l’été s’est fini en pente douce et que finalement l’automne n’est pas encore vraiment froid (d’ailleurs on ne sait pas comment s’habiller). Le balcon, lui, sait très bien comment se vêtir et à sorti ses tenues les plus colorées. Roses, cosmos, gueules-de-loup, gaura, clématite: tout le monde s’y est mis.

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Il manque aussi une photo de l’abélia, qui a encore ses charmantes clochettes blanches et un feuillage rouille de toute beauté. Pour les cosmos il y a un mystère chez mes cosmos « candy » qui se sont donc re-semés tous seuls cet été: leur couleur. Il y en a des blancs avec un liseré rose pâle à l’extérieur, des blancs avec liseré rose tyrien à l’intérieur, des blancs sans rien, des entièrement tyriens… Comme pour les gueules-de-loup en fait, les cosmos changent de couleur d’une génération à une autre et je viens de l’apprendre!

Les oiseaux ont refait leur apparition sur le balcon, surtout les mésanges dont la gloutonnerie n’a pas diminué pendant l’été. J’ai raccroché ma mangeoire plus en hauteur et mis un reste de graines: ça n’a pas traîné, en quelques heures elles ont retrouvé le chemin du balcon et font du matin au soir la noria entre la glycine et le platane en face. Comme les arbres sont encore très en feuilles, je les entends plus que je ne les vois, mais il m’arrive d’en voir prendre appui sur le ginkgo ou même sur des tiges de cosmos. J’ai entendu à la radio que les oiseaux des villes étaient généralement plus petits que les oiseaux des champs, mais surtout qu’ils avaient du cholestérol (enfin, l’équivalent chez les oiseaux); bref, les pauvres bestioles ne sont pas en très bonne santé car elles picorent nos déchets, qui relèvent plus du burger ou de la pizza que de la graine: que du mauvais gras! Le balcon parisien, sensibilisé au problème de la malbouffe chez les oiseaux, met donc à leur disposition une nourriture adaptée et équilibré dès le début de l’automne!

Dans le genre vorace, j’ai pu observer de ma fenêtre un geai venu déguster en solitaire sur un chapeau de cheminée une amande qu’il avait piquée sur l’un des deux amandiers de ma rue. Pas très adroit, le volatile passait son temps à la faire tomber dans la gouttière, où il allait la rechercher pour tenter de lui faire enfin un sort. Le geai n’est pas un animal opiniâtre, après trois tentatives avortées il a — littéralement — lâché l’affaire, non sans avoir chassé madame geai, qui passait par là et voulait voir s’il y avait moyen de partager. Le geai est donc beau, mais pas très bricoleur et surtout pas très généreux. J’ajouterai que contrairement à d’autres habitants des contrées balconesques, le geai chante comme une casserole. Voici néanmoins quelques photos pas très nettes (mais il était loin et il pleuvait) de cet épisode comique:

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Je terminerai en vous parlant de mes melons. Le reste de mes récoltes étant encore en cours, le bilan définitif attendra, mais pour les melons, c’est fini. Sur cinq fruits, seuls deux sont parvenus à maturité. Enfin plus exactement à l’âge adulte, malgré leur petite taille (une balle de tennis). Voilà à quoi ils ressemblaient à la mi-septembre, cachés sous les feuilles:

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Les feuilles m’empêchaient hélas de voir que celui de gauche était attaqué par une sorte de pourrissement:

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Un examen plus rapproché m’a montré l’ampleur des dégâts:

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A la fin je n’ai donc récolté qu’un seul melon, que le laisse encore mûrir avant de tenter une dégustation…

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Petit mais crédible, non?

L’étrange mue du balcon

30 août 2015 § 6 Commentaires

Il se passe décidément des choses étranges sur ce balcon. Je passe sur les tomates, très nombreuses, qui n’ont pas trouvé le moyen de mûrir malgré le temps chaud (ma mère pense que dans le sud c’est l’excès de chaleur qui a aussi stoppé le mûrissement). Cette année, souvenez-vous, un de mes pieds de framboises avait donné des feuilles et des fruits frappés de nanisme. À y bien réfléchir je pense qu’un insecte de type cochenille en est la cause, mais j’avance cette hypothèse sans preuves. Mais voilà que l’olivier est frappé d’un mal similaire, ou plutôt d’une étrange pathologie qui fait qu’il est couvert d’un nombre important d’olives, qui ont vaillamment résisté au coup de vent de cette semaine, mais dont certaines sont restées minuscules tandis que d’autres prenaient une taille et une couleur normale. Voyez plutôt:IMG_2703

J’avoue que je n’ai jamais vu ça, et ma mère non plus, pourtant experte en la matière! Qu’est-ce qui a bien pu freiner le développement de certaines et favoriser celui des autres? Mystère.

Autre mystère, celui de la mue estivale. Je n’ai pas d’autre mot, il s’agit bien d’une mue et j’ai l’impression que la chaleur est seule en cause. Il faut dire que sur un balcon parisien plein sud, en étage élevé, le soleil est souvent assez violent. Le Ginkgo avait mué l’an dernier; il a recommencé cette année: il a perdu toutes ses feuilles (oui, toutes), qui étaient elles aussi minuscules, et en a ressorti d’autres. Pourquoi avait-il sorti des feuilles minuscules alors qu’il habite dans un grand pot qu’il n’a pas encore rempli de racines, loin s’en faut? Là encore mystère. Pourquoi juge-t-il opportun de se débarrasser de ses premières feuilles pour en ressortir d’autres (à la bonne taille cette fois): mystère.IMG_2708

Un autre de mes pensionnaires sortait lui aussi des feuilles minuscules depuis un ou deux ans, mais l’explication était évidente: le manque de place. L’érable du Japon étouffait dans un pot trop petit et le pauvre était en train de se transformer en bonzaï! Sa souffrance était devenue tellement visible que j’avais décidé de le rempoter alors même que la chaleur s’annonçait. Résultat, l’été a failli lui être fatal. Chaleur et changement de pot, c’était un peu trop. Il a donc fait comme le ginkgo et toutes ses feuilles ont roussi, sont tombées avant de repousser, grandes (deux fois plus grandes que celles qui étaient tombées), belles et d’un vert tendre. Avant:

IMG_2714Et après:IMG_2713

On ne se rend pas bien compte du changement de taille sur ces deux photos, mais c’est vraiment du simple au double. Pour l’érable l’explication est évidente, pour le ginkgo l’argument du manque de place ne tient pas. Cet arbre censé résister à la bombe H serait-il à ce point sensible à la chaleur de l’été parisien? Il faut croire….

Le petit marronnier a lui aussi souffert de la chaleur et ses quelques feuilles se sont ourlées d’une frange rouille, mais il a l’air de bien se porter par ailleurs:IMG_2698

L’an prochain il se lancera sans doute lui aussi dans la mue estivale, qui sait? L’été n’a pas été dur pour tout le monde en tout cas. L’amandier ne montre aucun signe de souffrance, pas plus que l’altéa, pourtant rempoté en même temps que l’érable du Japon, et qui a non seulement profité de ce déménagement pour grandir, mais aussi pour sortir des fleurs:IMG_2710

Les rosiers remontent tous, sauf le Super Fairy, que j’ai un peu rabattu, et même « Sourire d’orchidée » a sorti de nouvelles feuilles et de nouvelles roses!

Bref, cet été aura été un second printemps étrange pour une partie des habitants du balcon. Nous verrons bien ce qu’il en sera l’an prochain.

Tout sur le melon de balcon

31 juillet 2015 § 8 Commentaires

Ceux qui me lisent depuis longtemps le savent, ce balcon mène également une existence autonome, en dehors de tout contrôle. Ainsi, une bonne partie de ce que j’appelle pompeusement (mais non sans fierté) le potager est arrivé là par hasard. L’amandier fait partie de ces invités surprises, mais s’il est littéralement tombé du ciel, cette année d’autres locataires ont été plantés involontairement par moi même. Souvenez-vous de ma récolte surprise de pommes-de-terre de l’an dernier. J’ai tendance à croire que finalement ce mode de culture n’est pas loin d’être le plus efficace. Prenez les melons. Vous vous souvenez que l’an dernier, je me suis piquée de planter des courgettes. Je crois vraiment que la culture de courgette est possible sur un balcon parisien, et d’ailleurs je ne suis pas la seule à caresser ce rêve fou puisque pas plus tard que tout à l’heure, en prenant mon café dans le quartier, j’ai repérer un beau pied de courgette (et même deux) sur un balcon plein ouest (on me pardonnera ce cliché un peu flou, pris avec mon téléphone et d’une main tremblante d’émotion):IMG_20150730_154413803_HDR Ma tentative s’était soldée par un échec car ayant produit de nombreuses fleurs mâles que nous avions mangées en beignets (c’est déjà ça), les deux pieds de courgettes avaient passé l’arme à gauche (mildiou) sans avoir fourni les fleurs femelles indispensables. Ne nous leurrons pas, la même chose risque d’arriver avec les melons. Mais au moins ils se sont plantés tout seuls, sur le compost, et seront peut-être plus résistants et acharnés… La semaine dernière, ils commençaient à avoir fière allure et à produire les fameuses fleurs mâles(trois pieds pour le moment, mais d’autres sont en train de germer!):IMG_2657

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Il était temps pour moi de prendre conseil auprès de sources autorisées (en général, ma mère, et quelques sites; la fiche de Rustica sur le melon est je dois dire très bien faite). Il s’agit donc de pincer les tiges maîtresses pour forcer le melon à en produire d’autres qui seront porteuses des fameuses fleurs femelles, ce qui fut fait! (ci-dessous une fleur dont rien, sous cet angle, ne permet de distinguer le sexe).IMG_2661

 

Mais, me direz-vous avec une impatience légitime, à quoi reconnait-on une fleur femelle? Pour répondre à cette épineuse question je vais commencer par vous montrer à quoi ressemble une fleur mâle de profil:IMG_2670

On voit bien ici sa caractéristique principale: elle pousse au bout d’une tige longue et mince (franchement vous avez l’esprit mal tourné). Les trois fleurs ci-dessus sont toutes les trois des fleurs mâles. Je ne puis vous montrer encore de fleurs femelles, mais sachez que les fleurs femelles n’ont pas de tige fine, mais elles ont à la place une sorte de renflement, qui se transformera à terme en fruit. Sans fleurs femelles (et mâles simultanément), pas de melons, on voit bien que la production est quand même aléatoire.

Cette année, si mes melons providentiels ne donnent rien, je me rabattrai sur les tomates. Mes patates, je le crains, ne donneront rien, comme quoi il vaut mieux laisser faire le hasard du compost. Les tomates cette année sont aussi nées sur le compost, avec plusieurs variétés. Je compte environ une petite douzaine de pieds, dont 9 sont déjà grands et ont été repiqués dans des pots où ils sont plus à l’aise. Les autres pieds sont restés sur le lieu de leur germination: un pied au milieu des framboisiers (!) et deux ou trois autres bien plus petits au pied du rosier « Sourire d’orchidée ». IMG_2438

Elles ont poussé de manière fulgurante et font maintenant presque un mètre de haut.IMG_2654Et certains pieds ont déjà plusieurs grappes de tomates de variétés diverses, dont voici un exemple:IMG_2656

Côté fruits d’ailleurs, on ne peut pas dire que cette année soit une grande année. Il ne me reste plus qu’une jardinière de fraises sur la fenêtre de la cuisine et les framboises cette année n’ont donné que quelques framboises jaunes riquiqui; les rouges ayant eu une attaque de je-ne-sais-quoi n’ont strictement rien donné cette année. Vivement l’an prochain. Un aperçu de la récolte, au tout début du mois de juin:IMG_2396

Cette année en revanche, pendant que ma mère tremble à l’idée de voir la nouvelle bactérie tueuse d’oliviers arriver chez nous et tuer tous nos arbres (on en a une bonne cinquantaine quand même), mon olivier (que j’avais taillé en vraie professionnelle au début du printemps) est couvert d’olives (enfin, couvert pour sa taille, c’est-à-dire qu’il en a une douzaine de grosses bien formées et des myriades qui grossiront peut-être (mais peut-être pas).

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En tout cas, grâce à ma taille il a perdu sa forme ridicule de boule de pétanque que les pépiniéristes ont l’idée saugrenue de donner aux oliviers « pour parisiens »… C’est déjà ça!

En dehors de l’activité potagère, le balcon parisien suit son cours estival. Après la canicule le ginkgo a refait la même chose que l’an dernier: il a perdu quasiment toutes ses feuilles pour en ressortir d’autres tout de suite après. L’érable du Japon a décidé de faire la même chose, et la glycine, qui s’était débarrassée d’un bon tiers de ses feuilles pour les mêmes raisons, se couvre de belles feuilles toutes neuves et ressort même quelques timides hampes de fleurs!

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Tous les rosiers (sauf le « Super Fairy ») sont en pleine remontée, surtout l’Iceberg, sauvé de la maladie. Et le laurier rose est toujours en fleur! Le balcon part bientôt en vacances et sera confié aux soins vigilants de la fée Flo. A très bientôt pour des nouvelles de mes récoltes potagères!

 

Les hauts et les bas

27 avril 2015 § 6 Commentaires

Si j’en juge par les glycines de mes copines de blog et de mes copains à jardins, et si je vois ce qu’a donné la mienne cette année, je pense que l’on peut sereinement affirmer que 2015 est l’année de la glycine. La mienne a sorti des fleurs absolument partout, comme d’habitude cette floraison n’aura duré qu’un peu moins de trois semaines (je compte à partir de l’apparition des premières taches mauves), mais les bourdons et les abeilles ne s’y sont pas trompés: un grand cru! Voici quelques photos de son évolution, les plus sombres prises au soleil couchant (difficile d’être là pile au bon moment!):IMG_1962

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IMG_1976 La plupart des grappes sont maintenant fanées, les feuilles ont pris le dessus, mais je suis ravie de cette floraison incroyable. La voici aujourd’hui, il est arrivée qu’elle fleurisse deux fois alors je croise les doigts:IMG_2004

Voyant qu’elle mettait de la couleur sur un balcon encore globalement en hiver, d’autres se sont décidées à fleurir aussi, dans les mêmes teintes, parce que sur le balcon parisien tout est bien évidemment orchestré de main de maître et on ne fleurit pas comme ça dans le désordre! La lavande papillon (aka Lavande « Lapin ») connaît aussi cette année une année faste:IMG_1984

Et le polygala, qui l’an dernier avait fait des petits dans un pot où poussait tranquillement un pied de géranium macrorrhizum, a sorti partout les premières fleurs du balcon (avant même la glycine):IMG_1986D’ailleurs le géranium vient de lui emboîter le pas et de sortir ses premières fleurs lui aussi:IMG_1998 Et toujours dans des tons similaires, les géranium vivace (« Espresso ») que je croyais morts mais qui sont bien vivants et sont eux aussi en fleurs: feuillage magnifiquement sombre et petites fleurs mauve pâle, je suis bien contente que le printemps ait été pour eux une vraie renaissance (on notera au passage les cosmos « Candy » qui ont décidé de squatter):IMG_2002Le balcon compte également d’autres sorties d’hiver plus discrètes mais tout aussi encourageantes, comme celle de l’euphorbe « Petit Cyprès », ou comme celle du marronnier que j’ai transplanté récemment dans un pot rien qu’à lui (souvenez-vous, il avait poussé au pied de la glycine):

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Hélas, tout ne respire pas la bonne santé et le printemps sur le balcon parisien. Comme je l’avais laissé entendre, mes plantations de tulipes ont été un échec retentissant: RIEN n’a fleuri, alors qu’elles ont bénéficié de conditions tout à fait normales. Tout allait bien et puis tout c’est arrêté brutalement sans explication. Je suis très déçue. Est-ce que ça tient aux bulbes? au fait que je les ai mis en terre un peu tardivement? On verra bien l’an prochain, mais cette année ça a donc ressemblé à ça: la première photo les montre au summum de la pousse, la seconde les montre aujourd’hui…IMG_1968

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Autre fiasco encore plus étrange, le ginkgo biloba, qui a sorti des feuilles…. naines! Rien à faire, j’ai d’abord cru qu’elles allaient se développer, et puis finalement non, à moins d’un miracle elles vont rester comme ça. Une fois de plus, aucune explication, mais ça fait déjà un moment que ce ginkgo se comporte bizarrement sans que j’arrive à comprendre, même après avoir interrogé les spécialistes les plus pointus:IMG_2003Et je précise que les feuilles ci-dessus sont parmi les plus grandes!

Et sinon, le grand gag 2015 sur le balcon parisien, et toujours au chapitre de la malédiction des plantes à problèmes, une amie m’a offert… une clématite « Armandii »!!! Alors que je m’étais courageusement débarrassée de la précédente, on va voir si j’arrive à dompter celle-ci. Pour l’instant elle a l’air normale (la photo a été prise il y a quinze jours), mais je ne l’ai pas encore rempotée:IMG_1952

 

 

 

Fermeture estivale

2 août 2014 § 7 Commentaires

Enfin les vacances approchent. Jamais je ne les aurai attendues avec autant d’impatience! Dans quelques jours, le balcon parisien sera confié aux bons soins de la fée des balcons. Quelques nouvelles pour vous faire patienter jusqu’à la rentrée…

D’abord des nouvelles de l’araignée. Elle avait disparu, mais je crois l’avoir retrouvée (doublée de volume) ou alors c’en est une autre, mais j’ai quand même l’impression que c’est la même en plus grosse:IMG_1234 Je ne peux pas dire que je raffole des araignées, mais j’espère vaguement qu’elles bouffent les moustiques qui en général m’adorent et pullulent à Paris en ce moment. Enfin, ma mère m’a toujours dit que les petites bêtes ne mangeaient pas les grosses (ce qui est totalement faux) et que les araignées étaient utiles (contrairement aux moustiques) ce que je suis prête à croire. Cette année en tout cas, on va dire que c’est la mascotte du balcon (en attendant le retour des mésanges, qui ont moins de poils et des mandibules moins acérées).

Sinon, pour me montrer à quel point j’avais tort de me lamenter il y a peu sur l’état déliquescent du balcon parisien, il y a des nouveautés à foison. Un petit panorama de notre collection d’été:

D’abord les pois de senteur. Fidèles à leur nom, ils sentent divinement, mais je ne devrais pas les mettre au pluriel, une seule graine à germé sur tout mon paquet:IMG_1246

Toujours dans les mêmes tons, mais moins odorantes, les roses trémières sont de retour, fidèles au poste:IMG_1225Et les anémones du Japon (incontestablement, avec les gauras, la plus belle réussite du balcon parisien) sortent discrètement leurs petits télescopes:IMG_1231

 

Les rosiers aussi refont des roses. Je ne sais pas s’il s’agit d’un dernier baroud d’honneur ou si c’est que le temps leur convient (elles ne sont pas difficiles…), mais le rosier « Paul Cézanne » (anciennement connu sous le nom de « Camille Pissaro » ou plus simplement « rosier jaune »), ravi de son nouveau pot est à nouveau couvert de boutons; même chose pour le rosier « Iceberg », que j’ai finalement rempoté et qui me voue depuis lors une reconnaissance éternelle et des fleurs aussi sur le « Sourire d’orchidée », même si j’ai bien peur que là ce soit un peu un bouquet final avant disparition définitive, ce qui serait un crève-cœur car je suis toujours bouche-bée devant la beauté et la simplicité de ses fleurs:

 

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La glycine ne veut pas être en reste et sort une grappe de fleurs (elle en sortira peut-être d’autres en mon absence, mais c’est déjà une satisfaction):

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Dans un petit pot, tellement petit que je l’oublierais presque quand j’arrose, les deux boutures de jasmin données par ma belle-mère grandissent gentiment (avec des gueules de loup squatteuses):IMG_1239

Côté potager… C’est un peu la cata. Le point positif c’est qu’après une bonne taille pour enlever les branches mortes, les deux pots de framboisiers sont couverts de boutons de fleurs: deuxième récolte magnifique en perspective. Cette année sera celle de la framboise (et de la patate, quand même!), pas celle des fraises, même si de nouvelles sont en préparations aussi. J’ai arraché un pied de courgette qui a crevé, l’autre a l’air de se porter un peu mieux, mais persiste à ne préparer que des fleurs mâles. Ce sera mon défit pour l’an prochain. Le temps n’est pas très favorable je pense, mais peut-être que j’ai aussi du mal à m’habituer au bac-sac (je trouve plus difficile d’arroser correctement, déjà qu’avec un pot normal c’est quand même ça le plus dur sur un balcon, mais avec le bac-sac, pour l’instant je tâtonne ). Les tomates (semis ratés cette année, mais deux pieds ont survécu) font enfin des fleurs… en croisant les doigts j’aurais deux ou trois tomates cette année!IMG_1226

Last but not least, le ginkgo, sans doute rongé par la culpabilité, me refait le même coup que l’an dernier et sort une nouvelle collection de feuilles bien vertes. À mon retour je vais prendre ma perceuse et trouer le fond de son pot comme une passoire, mais en attendant j’ai donné instruction de le laisser crever de soif et de n’arroser que quand le pied de gueules de loup énorme qui pousse au pied aura l’air de vouloir boire. Evidemment, je ne peux pas empêcher qu’il pleuve. Alea Jacta est! Pour l’instant, il est moche, mais vivant…

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Je vous laisse momentanément et j’en profite pour remercier non seulement les copines qui me laissent leurs commentaires bienveillants et leurs encouragements, mais aussi tous les visiteurs silencieux de France, du Canada, des États-Unis, d’Espagne, de Belgique, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, de Russie, de Pologne, Du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de Malte, de Guyane, des Antilles et de tout un tas de pays lointains que j’oublie sans doute de nommer mais que je n’oublie pas de remercier!

Où suis-je ?

Entrées taguées ginkgo sur balconparisien.