On tient le bon bout!

7 avril 2014 § 16 Commentaires

Bon, après des semaines de retard, après une saleté de coqueluche qui m’a empêchée de tripatouiller dans le terreau, après une bref retour du froid que mon rosier « Sourire d’orchidée » n’a pas aimé du tout, après un gros colloque, après des tonnes de copies à corriger, après des heures passées à acheter de la terre et des pots… et après avoir cassé mon Lumix adoré, je peux enfin donner quelques nouvelles fraîches.

Sur le balcon, c’est un peu les douze travaux d’Hercule en ce moment. Tout est à l’étroit, tout cherche à pousser: je dépote, rempote, jette. J’ai donc rempoté l’abélia, qui a frôlé la mort par asphyxie dans son petit pot riquiqui.IMG_0392

Du coup j’ai donné son ex-pot à l’amandier et à son frère de sang le fraisier, qui se sont considérablement remplumés depuis la dernière photo:IMG_0394 J’avoue qu’avec tout ce feuillage on a du mal à savoir qui est qui, car la glycine qui a fini sa floraison (toujours plus courte sur le balcon plein sud battu par les vents) et sort désormais son feuillage bronze. Avant ça elle a quand même fait de belles grappes de fleurs (la photo ne leur rend pas justice, mais le soleil était déjà couché et faute d’appareil photo je suis obligée de recourir à un iPod qui n’est pas l’outil le mieux adapté):

IMG_0382 En ce moment elle en est là:

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À ses pieds, tout le monde ressort de terre. A commencer par les géraniums Johnson Blue, mais aussi les deux marronniers que je mettrai ailleurs à l’automne prochain. En voilà un qui sortait timidement il y a deux semaines:

IMG_0362Et le voilà bien grandi:

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Au pied du ginkgo, j’avais bouturé sans y croire des brindilles de ginkgo abimées… j’ai eu la surprise de constater qu’elles étaient en train de sortir des feuilles (attention photo nullasse):

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J’ai aussi séparé le rosier jaune (Camille Pissaro), lui aussi très à l’étroit sur la fenêtre de la cuisine, de la cytise ultra pot-de-colle qui a poussé là sans y être invitée (et qui, elle, supporte assez mal la séparation). Le rosier a hérité du pot de feue la clématite armandii, mais non sans mal. J’ai voulu vider un peu la terre après avoir enlevé la racine d’Armande, mais je me suis rendue compte que l’euphorbe qui avait colonisé ce pot n’avait pas crevé, et que non seulement elle s’apprêtait à ressortir de plus belle mais qu’il y en avait partout. Et quand je dis partout, je veux dire jusqu’au fond du pot. Cette variété d’euphorbe fabrique ses jeunes pousses jusqu’à 50cm de profondeur!!! Bref, j’ai dû TOUT virer et racheter de la terre fraîche. En souvenir, par pur sentimentalisme, j’ai gardé un pied de cette euphorbe, ce qui à mon avis est une bêtise…

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Une autre euphorbe, que je croyais morte et enterrée, a refait surface dans une jardinière de gauras et de gazon espagnol. Je suis contente parce que j’adore cette variété:

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Je vais aussi avoir quelques jardinières à refaire. Les benoîtes « Mrs Bradshaw » sont mortes (pas toutes, mais celles que j’avais mises dans une même jardinière n’ont pas supporté de changer de place pendant les travaux), j’avais vidé deux autres jardinières avant les travaux et je vais rempoter le rosier grimpant rose fuchsia dans un très grand pot, ce qui va libérer une grande jardinière supplémentaire. Sur cour, il faudra aussi que je donne plus de place à l’érable du Japon et à l’altéa, qui n’en peuvent plus et sont en voie de bonzaïfication.

La question est: quand?? D’autant qu’il faut que je reparte en chasse de kilos de terre (jamais livrée sauf à des tarifs exorbitants), de pots idoines (pourquoi les modèles que j’aime sont toujours ceux qu’on ne fait plus??), d’engrais… et de vivaces pour mes jardinières.  Et je veux aussi mettre des tomates et un pied de courgettes!

Voilà un premier rapport d’étape. D’autres suivront, avec moult photos merveilleuses (enfin si j’arrive à racheter un vrai appareil photo).

 

Soleil noir

26 mai 2013 § 12 Commentaires

Comme en ce moment c’est la pleine lune, je me suis rendu compte qu’il faisait atrocement moche dans la journée (hier, je me suis pris un orage de grêle en remontant avec mes courses), mais qu’il faisait un temps magnifique… la nuit. j’ai donc décidé que je ne photographierai plus le balcon que de nuit, parce que le soleil le plus crédible en ce moment, c’est encore la lune :

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Bon, finalement non. Entre deux averses le soleil arrive à se montrer tout de même un peu et à chaque fois on fait semblant de croire que l’été arrive. Tout suit son cours sur le balcon au gré des caprices du temps: (soleil/pluie/vent/soleil/grêle/gris) mais j’ai quand même remarqué deux choses ce matin. Premièrement, l’espèce de plante mystérieuse qui est arrivée toute seule dans la jardinière des gauras/euphorbes/gazon espagnol/ancolies a tout l’air de faire des fleurs… ça va peut-être permettre une identification, mais en même temps je n’ai jamais vraiment vu l’équivalent ailleurs. D’aspect général elle ressemble à un genêt; les fleurs (car je suppose que ce sont les fleurs) poussent comme des petites touffes minuscules le long des tiges. C’est très difficile de montrer ça sur une photo, mais si on regarde bien on voit des petits balais jaunâtres à certains endroits: les fleurs.

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Bizarre ou pas?? sans rire. Deuxièmement, si je n’ai toujours pas vu le moment où le macrorrhizum lançait ses graines, j’ai immortalisé le moment où les pensées lâchaient les leurs. On ne peut pas parler de propulsion, mais à un moment, le conteneur à graine s’ouvre en trois comme une banane. J’imagine qu’une fois les graines un peu plus sèches, elles se détachent du support pour voler un peu partout. Il faut croire que ça marche puisque les pensées font partie des plantes qui voyagent le plus facilement d’un endroit à l’autre du balcon:

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Deux minutes de soleil en plus

22 mai 2013 § 8 Commentaires

Ce matin, il faisait soleil sur le balcon parisien. Ça n’a pas duré très longtemps et au déjeuner c’était déjà fini, et même avec le soleil il faisait un froid de canard. Petit tour sur le balcon, néanmoins, pour constater que toutes les soucoupes étaient pleines d’eau et les pots gorgés également. Les plantes n’ont pas l’air de trouver la situation problématique, alors je ne m’inquiète pas. Je dirais même au contraire qu’elles ont l’air assez contentes.

Le gazon espagnol, par exemple, qui avait fait des tentatives de floraison en avril ou même en mars (je ne sais plus et j’ai la flemme de vérifier) a décidé de sortir enfin quelque chose de sérieux et les couleurs sont magnifiques:

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On dirait des amaryllis miniatures. Dans le fond, on voit des feuilles de gauras tachetées… certaines ne le sont pas du tout, mais apparemment c’est normal. Toujours sur le front des fleurs longtemps annoncées et qui tardaient à éclore: les fameuses fleurs d’olivier. Ça y est, les voilà qui s’ouvrent:

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Bon, cela dit, pour les olives qui sont censées en sortir, j’ai plus de doutes. A ma grande joie le géranium « Johnson Blue » s’est parfaitement remis de sa partie de lutte greco-romaine avec les pigeons ramiers, et le voilà couvert de fleurs:

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Tout en bas à droite, on peut voir que le groseillier sort des feuilles gigantesques. En revanche, ses fleurs n’auront pas résisté au rempotage… ce sera pour l’année prochaine. Tout en m’extasiant à grands cris sur mon géranium (il va décidément falloir que j’en mette un peu plus des vivaces, je les adore), j’ai brusquement remarqué un intrus au milieu des fleurs bleues. J’ai cru pendant quelques secondes qu’il s’agissait d’un plant de cannabis (je me souviens que d’une fenêtre de mon précédent appartement je voyais un immense pied de cannabis cultivé sur un rebord de fenêtre par un type d’un autre immeuble qui s’imaginait que personne ne savait ce que c’était!!). Mais en fait non, aucun pigeon fumeur de joint n’est venu m’en apporter des graines! Je me suis souvenue que j’avais rapporté des marrons du Lot cet hiver et que je les avais balancés négligemment au pied de la glycine en me disant que les pigeons ou le merle sauraient quoi en faire. Ils n’ont pas su, mais je pense que c’est un de ces quatre marrons qui vient de sortir de terre:

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C’est malin!! Voilà encore un truc que je vais devoir rempoter à l’automne… que vais-je faire d’un amandier et d’un marronnier, je vous le demande un peu?

 

Mars attaque

3 avril 2013 § 14 Commentaires

Profitant du soleil, j’ai tenté de mettre à profit les conseils avisés de l’excellent Guillaume en matière de prise de vue macro. Hélas, je me suis vite rendue compte qu’avec mon appareil, les possibilités sont en réalité très limitées malgré les variétés de réglage disponibles… Un jour peut-être j’investirai dans l’outil adapté, mais pour le moment je vais continuer à me contenter de ce que j’ai.

Or donc, sous le soleil exactement, et pour les besoins de l’expérience, j’ai pris quelques clichés du monde minuscule qui pousse dans certaines jardinières. Quand on y regarde de près, c’est assez fascinant. Rien à voir avec les choses fantastiques que l’on peut voir dans certains documentaires, mais tout de même. Certaines plantes, vues de près, ressemblent à des extra-terrestres, même dans une petite jardinière bordélique.

Ainsi, les mousses diverses qui poussent ici et là:

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Mieux encore, le gazon espagnol qui avait survécu à l’hiver 2011-12 et qui a manifestement traversé l’hiver 2012-13 sans le moindre problème. Le plus étrange c’est que le périscope au bout duquel, j’imagine, finira par sortir une fleur n’a pas la même forme sur un pied et sur celui d’à côté…

Tête d'alien n°1

Tête d’alien n°1

tête d'alien n°2

tête d’alien n°2

J’ai bien regardé, la seconde n’est pas cassée, elle est juste orientée différemment, comme une lampe de bureau. Mais pourquoi??? Mystère.

 

Que d’eau! Que d’eau!

23 avril 2012 § Poster un commentaire

Après une semaine pluie/soleil, pluie/soleil, pluie/soleil en Finistère nord, je rentre pour découvrir que peu de choses ont changé sur le balcon, soumis lui aussi aux intempéries et surtout au froid. Beaucoup de fleurs sur les fraisiers mais des fraises encore embryonnaires, des framboises encore en boutons bien fermés et tout le reste à l’avenant.

J’ai quand même remarqué une étrange nouveauté dans le pot dans lequel j’ai repiqué l’amandier (s’il survit à tout ça, le pauvre, il survivra au prochain accident nucléaire!): deux graines sont en train de sortir… mais des graines de quoi? Je n’ai RIEN planté dans ce pot. À vue de nez je dirais que ce sont des petits althéas, mais il est très difficile d’avoir une certitude.

Dans le genre, dans une des jardinières dévastées et qui contenait autrefois des gauras magnifiques et des euphorbes qui ne l’étaient pas moins, poussent sur le champ de ruine un tas de trucs qui sont des graines de feues les premières occupantes:

On reconnaît ainsi (outre du trèfle, de la mousse et des machins peu identifiables) des ancolies, sans doute une ou deux pousses de gauras et des pousses d’armeria maritima, qu’on appelle paraît-il « gazon espagnol » ce qui est débile parce que les côtes du Finistère nord en sont couvertes. « Gazon breton » conviendrait donc parfaitement. En regardant bien, on remarque aussi que l’euphorbe coupée au pied est en train de repartir. Timidement, c’est vrai, mais elle n’est pas aidée. Du coup, j’hésite franchement à tout virer pour recommencer à zéro. J’aime aussi l’idée que le balcon mène sa petite vie microcosmique, même si pour l’instant cette jardinière ressemble à un genre de terrain vague.

Les ancolies n’ont pas l’air de souffrir ni du froid ni de l’excès d’eau. Elles poursuivent lentement mais sûrement la colonisation du balcon et à mon retour, j’ai vu que l’une d’elle était presque en fleur dans une jardinière où tout est mort mais où elle survit en compagnie d’une lavande papillon fille de celle qui est morte cet hiver:

Oui, j’ai pris la photo ce matin, quand, naïve, je pensais qu’il allait faire vaguement beau.

Il fait en réalité tellement moche que l’abélia est convaincu que c’est déjà l’automne et commence à se colorer en rouge.  N’importe quoi!

Où suis-je ?

Entrées taguées gazon espagnol sur balconparisien.