Un balcon en forêt

4 juin 2016 § 4 Commentaires

Avant de vous montrer plus longuement tout ce qui fleurit en ce moment malgré le temps, voici quelques vues du balcon depuis l’intérieur. En ce moment c’est tellement vert qu’on se croirait en Normandie!

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A droite, l’abélia, que j’ai changé de pot au moment où j’ai délocalisé le ginkgo, se développe comme un fou. Vivement qu’il se couvre de fleurs! Sur cette fenêtre à part les gauras, il faudra attendre un peu pour avoir des fleurs. A gauche (on ne la voit pas sur la photo car elle planquée derrière le mur), la cytise a finit de fleurir (tout en jaune!) mais cette année elle était vraiment magnifique.

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Fenêtre du milieu, on voit l’amandier encadré par le rosier « Iceberg » et le rosier « Paul Cézanne », ce dernier commençant tout juste sa floraison. Au-dessus de l’amandier, la jardinière de géraniums « Espresso » est magnifique. J’ai bien veillé cette année à ce qu’aucun cosmos ne pousse pour que les géranium puissent se développer, et je ne suis pas déçue.

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La troisième fenêtre est celle des framboisiers, couverts de framboises encore totalement vertes. Au premier plan, le géranium macrorrhizum a fait beaucoup de belles feuilles mais pour l’instant je ne vois pas l’ombre d’une fleur. Dans le même pot, un polygala s’est semé tout seul et je l’ai ratiboisé un peu sauvagement au début du printemps. Dès qu’il fera un peu chaud il reprendra du poil de la bête. Pas encore en fleur, les roses trémières et la clématite « Cézanne » se camouflent encore dans tout ce vert.

Enfin le balcon vu de la quatrième fenêtre:

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Le Balcon disgracieux

30 novembre 2015 § 4 Commentaires

La grande tristesse qui s’est abattue sur Paris ces deux dernières semaines n’a pas épargné le balcon. C’est de saison me direz-vous, mais le balcon est tout à coup devenu assez disgracieux. Cette année plus que les autres années. Les températures douces qui se sont éternisées ont maintenu l’ensemble dans une sorte d’été sans fin, mais sitôt cette douceur passée tout est devenu gris et poussiéreux. La glycine et le Ginkgo ont perdu très rapidement toutes leurs feuilles, les platanes de la rue aussi et le reste ont suivi assez brutalement. Il n’est plus resté que les cosmos squelettiques, presque inquiétants comme des « tumbleweeds » de western.

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J’ai évidemment pensé arracher tout ce qui était fané (cosmos, mais aussi plans de tomates rabougris) mais si je ne l’ai pas encore fait ce n’est pas par flemme. Je me suis rapidement aperçue que certains trouvaient leur compte à ce spectacle désolant: les oiseaux. Il faut dire que dès les premières baisses de température les squatteurs sont revenus en grand nombre sur le balcon: deux merles, 3 mésanges charbonnières et au moins 5 ou 6 mésanges bleue, plus un rouge-gorge forcément solitaire (je vous conseille le dernier numéro de La Hulotte, consacré à ce charmant volatile). Les merles ont entrepris de transformer le balcon en souk en mettant de la terre et des trognons de pomme partout, mais ils ont fini par comprendre qu’il n’y avait toujours pas de vers de terre dans les bacs et par se mettre à dévorer les trognons. Le rouge-gorge grappille au sol ce que les mésanges voraces font tomber de la mangeoire. Il n’est pas très sociable et vient donc le matin tôt, aux premières lueurs du jour. Les mésanges ne sont ni asociales ni craintives et descendent en moins d’une semaine les nouveaux mélanges de graine dont je remplis la mangeoire: tournesol décortiqué, maïs rouge et vers de farine. Chaque année elles s’enhardissent un peu plus et elles se chamaillent maintenant sur une bonne moitié du balcon, se perchent un peu partout, y compris sur les boiseries des fenêtres histoire de voir ce qui se passe à l’intérieur:

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Leur timidité, encore perceptible l’an dernier, a laissé la place à une hardiesse incroyable. Quand je viens remplir la mangeoire elles restent maintenant juste à côté au lieu de s’envoler à tire d’ailes. J’ai trouvé une vieille boule de graisse dans un tiroir et pendant que je l’installais elles ont continué à faire la noria entre le platane et la mangeoire, comme si je n’étais pas là, et dès que j’ai refermé la fenêtre elles se sont jetées dessus sans hésiter:IMG_2957

Quel rapport avec les cosmos fanés, me direz-vous? Elles adorent s’y percher, mais surtout elles y prélèvent des fibres, j’imagine pour confectionner des nids (je ne suis pas sûre de ça, mais sans ça je ne vois pas, à moins que ce soit aussi une nourriture pour elles? je l’ignore). Et j’oubliais aussi qu’avant de prélever des fibres le long des tiges, elles ont mangé les graines de cosmos que j’avais laissées, de même qu’elles ont fait un sort aux tomates oubliées sur les pieds rabougris. La nature au sens large, même à l’échelle d’un balcon urbain, a besoin de ce passage ingrat de l’automne, de ces choses assez moches à regarder mais qui ont une fonction autre que décorative. Pour l’instant je les laisse donc et pour faire face à la demande en matière de nourriture, j’ai investi dans une « cabane à pains de graisse » (gras et insectes, miam!) qui a été immédiatement adoptée:

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Constater l’utilité des plantes fanées m’a fait réfléchir à ce que je cherchais finalement à faire avec ce balcon depuis dix ans. Une (petite) partie de moi voudrait avoir le spectacle un peu artificiel d’une nature toujours plaisante à regarder, c’est-à-dire d’un balcon conçu comme les plates-bandes que la mairie installe quatre fois par an en bas de chez moi. Une succession d’annuelles qui apporteraient de la couleur quasiment sans interruption. L’autre partie de moi-même vise, je pense, quelque chose de plus ambitieux et de plus aléatoire (y arriverais-je un jour?), une sorte d’éco-système balconier, où les plantes seraient livrées à elles-mêmes le plus possible, sans toutefois que je perde le goût de monter sur mon balcon et de le regarder avec plaisir. C’est un équilibre assez complexe et je pense que je ne le maîtrise pas encore. La solution de facilité serait de ne planter que des arbustes à feuilles persistantes ou semi-persistantes, comme j’en vois parfois en levant le nez quand je me promène. Mais l’idée ne me satisfait pas car je n’aime pas non plus la monotonie et surtout j’aime bien voir à la fois de la couleur et le passage des saisons, même si l’hiver me semble bien trop long à cette latitude! En réfléchissant à mes cosmos moches l’autre jour et à leur utilité pour d’autres que moi, je me suis dit qu’il y avait peut-être plus de cohérence que je ne le pensais à laisser par exemple le hasard du compost faire pousser des tomates partout, des melons ou des pommes de terres, à donner des trognons de pommes à des merles qui en retour grattent si bien la surface des pots que la terre n’est jamais tassée, ou à laisser les gauras et les cosmos se re-semer tout seuls, ou encore à faire pousser des choses qui se mangent autant que des choses qui s’admirent. J’ai d’ailleurs remarqué que ce qui se sème tout seul sur ce balcon pousse en général bien mieux que ce que je plante moi-même (ainsi les patates, j’y reviendrai dans un prochain article) et je pense que c’est à prendre en compte. N’allez pas croire que c’est la COP-21 qui me met ces idées dans la tête; il s’agit plutôt d’une réflexion générale sur ce que j’attends de ce balcon et sur cet équilibre difficile entre une nature « artificielle » et une nature laissée un peu « libre ». Je ne tire aucune conclusion définitive de cette réflexion, mais nul doute qu’elle guidera en partie mes choix futurs. En attendant, même sur un balcon parisien, on peut aussi admirer le soleil levant:

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et le soleil couchant:IMG_2912 (1)

Et franchement je ne m’en lasse pas.

L’arroseur et l’arrosé

9 juillet 2015 § 17 Commentaires

Comme le dit bien Laurence, la canicule est assez difficile à supporter pour des plantes de balcon. Impossible d’étendre ses racines pour aller chercher un peu d’eau en profondeur; il faut compter sur l’arrosage. Or, sur un balcon, arroser est un exercice délicat, même quand la chaleur est accablante. Avant de vous parler de mes observation sur l’arrosage en balcon, je vais tout de même vous donner quelques nouvelles et vous résumer les épisodes pré-canicule.

Cette année, les rosiers ont été magnifiques, mais celui qui m’a comblée c’est le « Paul Cézanne », qui vient seulement de se faner. Les coccinelles ne s’y sont pas trompées et l’ont fréquemment visité, même s’il est toujours moins touché que les autres par les pucerons:IMG_2397

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Vous remarquerez que ses zébrures rouges habituelles sont cette année très peu marquées. je n’ai pas d’explication, mais je remarque que les roses apparues les plus tardivement étaient les plus zébrées:IMG_2402

Les cosmos ont pris le relais. Cosmos qui se sont plantés tout seuls et qui sont, cette année, très florifères. J’en profite pour annoncer (surtout à Anne à qui j’en avais promis), que j’en récolte les graines et que je suis prête à en envoyer à qui me donnera son adresse par email (dans la limite des stocks disponibles). Leur couleur est aléatoire, certains sont comme sur la photo et d’autres sont irisés de blanc (pourtant ce sont les mêmes graines de cosmos Candy).IMG_2391

Cette année, le laurier rose, comme tout le reste, a très abondamment fleuri:IMG_2429

 

Je n’ai pas de photos de l’abélia, qui fait en ce moment même le bonheur des abeilles. Avant la canicules, tout était cette année dans une forme olympique, jusqu’à l’euphorbe « petit cyprès », qui ne craint pas trop la chaleur:IMG_2386

Je ferai plus tard une chronique potagère, mais j’aimerais maintenant aborder le problème général de l’arrosage sur un balcon parisien. Le sujet est délicat. Les trois quarts de l’année, le balcon parisien est surtout gorgé d’eau de pluie, sans possibilité de contrôle. Aux plantes de se débrouiller avec ce régime et à elles aussi d’accepter de passer d’un temps où la boisson coule à flot à une période estivale de régime plus sec. La tâche du jardinier parisien est donc de compenser la pluie disparue, mais de le faire en incluant aussi le paramètre de la température. C’est là que ça se corse. Chaleur et humidité forment le cocktail favori de certaines maladies, notamment l’oïdium et les taches noires du rosier. Cette année les miens y ont eu droit: le rosier « Super Fairy » a été attaqué par l’oïdium et beaucoup de ses boutons de rose sont tombés sans fleurir malgré mes pulvérisations de savon noir, et le rosier « Iceberg », couvert de fleurs magnifiques, a été terrassé par les taches noires, dues à un champignon qui prolifère dès que les conditions de chaleur et d’humidité lui sont favorables.IMG_2392Comme je ne veux pas traiter chimiquement, j’ai potassé tout ce que j’ai pu trouver sur le sujet et j’en suis arrivée à la conclusion qu’il fallait combiner le purin d’ortie et une abstinence hydrique, ce que les anglo-saxons appellent « dry rest ». J’ai d’abord enlevé toutes les feuilles attaquées, taillé assez sévèrement la bête, puis j’ai laissé sans arrosage pendant un certain temps. Mais combien de temps? C’est toute la question. Comment savoir s’il reste encore de l’humidité dans un pot? Après moult cogitations et surtout après avoir planté une brochette métallique dans un cake à la banane pour en tester le degré de cuisson, je me suis dit qu’il fallait faire pareil avec mes plantes et c’est désormais à l’aide de tuteurs en bambou que je teste leur humidité. S’ils ressortent de terre humides et couverts d’une terre qui s’accroche un peu, je laisse mon tuyau d’arrosage à sa place, si le tuteur ressort à peu près sec, j’arrose avec mesure. Résultat des courses, mon « Iceberg » a recouvré la santé (lui quand il a besoin d’un arrosage je l’arrose à l’arrosoir avec du purin d’ortie): il a ressorti des feuilles saines et me gratifie même d’une dizaine de roses en bouton! Du coup j’ai mis un peu tout le monde au repos hydrique, sauf le potager et la jardinière des cosmos, qui boivent comme des trous.

On peut trouver étrange de limiter l’arrosage en période de forte chaleur, et effectivement, il faut veiller à ne pas tomber dans un excès préjudiciable. Mais je sais que ma tendance est assez facilement d’arroser trop. Maintenant je réfléchis à deux fois. L’autre problème lié à l’arrosage (et à la composition des sols, notamment en pot) c’est le risque de chlorose. Un sol trop alcalin et c’est la chlorose, mais un sol trop délavé et c’est aussi la chlorose. Parfois elle peut aussi être due à un manque d’arrosage: c’est dire si jardiner en balcon est un art difficile! D’autant plus difficile que les effets de la trop forte chaleur sont similaires à la chlorose: les feuilles jaunissent mais les nervures restent plus longtemps vertes. Dans le cas de la chaleur soudaine, la feuille finit par jaunir totalement et par tomber: la plante limite l’évaporation en se débarrassant de sa surface feuillue. Dans ce cas, on peut facilement être tenté d’arroser à tort et à travers et c’est comme ça qu’on risque d’étouffer les racines: un numéro d’équilibriste!! La bonne réaction (mais j’ai mis longtemps à ne pas paniquer) est de laisser faire la plante tout en ayant un œil sur le degré d’humidité de la terre. Le rosier « Paul Cézanne » s’est ainsi débarrassé d’un tiers de ses feuilles:IMG_2449

Et la glycine prend les mêmes mesures:IMG_2450

Toutes les feuilles jaunes sur cette photo sont aujourd’hui tombées. Bizarrement certaines plantes n’ont pas besoin de prendre des mesures aussi radicales: l’abélia reste droit dans ses bottes et l’althéa aussi, les clématites ne bougent pas non plus. Les gauras, en revanche, quelle que soit leur variété, tombent aussi quelques feuilles lorsqu’il fait chaud:IMG_2451

Autre conséquence de la canicule, j’ai vu revenir mes mésanges qui venaient après chaque arrosage matinal chercher un peu d’eau!

 

La déconfiture

19 juillet 2014 § 10 Commentaires

Je disais à Sand sur son blog que j’étais un peu déprimée par le balcon, et ce n’est pas faux. Outre que, comme elle le faisait remarquer, avec ce temps débile rien ne va comme on voudrait, je me rends compte que finalement j’étais tellement contente de voir tout revenir à sa place et pousser sans rancune après l’interruption des travaux que je n’ai pas vu les trucs qui franchement battaient de l’aile. Certaines jardinières que je ne voulais pas toucher pour voir comment elles évoluaient avec le temps, on évolué… et pas vraiment en bien. Il n’y a que les gauras qui s’en sortent, les scabieuses et les rosiers aussi (enfin, plus ou moins). Je me rends compte qu’un balcon n’est pas un jardin et que la vie des plantes en pot à ses limites.

Il y a pourtant une sacré vie, ce qui prouve que ce qui reste de mes plantations peut au moins plaire aux insectes qui, eux, ne cherchent pas le plaisir des yeux. Les abeilles et les bourdons sont comme des fous sur les gauras et les fleurs de l’abélia et depuis ce matin, nous avons un nouveau pensionnaire à l’appétit manifestement féroce, une araignée:

IMG_1142 C’est un peu comme dans Tintin et l’Etoile mystérieuse, on pourrait croire qu’elle est énorme en fait elle fait la taille d’un ongle!

Parmi les plantes qui s’en sortent honorablement, il y a donc les rosiers. Ceux qui n’ont plus de fleurs (Iceberg, Paul Cézanne) font des feuilles, et pendant ce temps Super-Fairy n’usurpe pas son nom et se lance à l’assaut des façades en mode Yamazaki tout en refaisant quelques fleurs:IMG_1152De son côté, le « Sourire d’orchidée » me rejoue la grande scène d’Armande dans l’acte II: « Non! je ne veux point mourir!! » et refait quelques feuilles et quelques fleurs pour m’amadouer:IMG_1149

 

Je trancherai plus tard sur son sort… Celui qui me déprime le plus pour le moment ce n’est pas lui, c’est le Ginkgo. Vous vous souvenez que l’an dernier j’ai cru le perdre, eh bien même chose cette année. Mêmes symptômes, même perte de feuilles… et même reprise absurde puisque partout où les feuilles sont desséchées ou tombées, d’autres sont en préparation. A n’y rien comprendre. Je ne sais pas ce qu’il a. Manifestement c’est un truc avec le pot qui ne lui plait pas mais quoi? Drainage défaillant? Peut-être. Idéalement il faudrait que je fasse des trous à la chignole mais j’ai peur d’abîmer le pot en question qui m’a coûté un bras. Voilà à quoi il ressemble. Attention, éloignez les enfants, des images pouvant heurter:IMG_0985Il me reste le potager me direz-vous. Cette surproduction de tubercule m’a effectivement mis du baume au cœur. Les framboises aussi, qu’on cueillait tous les jours. Mais les fraises font grise mine, je ne sais pas quand les tomates feront des fleurs, quant aux courgettes, en lesquelles j’avais placé tous mes espoirs d’auto-suffisance, chaque pied fait une fleur par jour au moins, mais pour l’instant je n’ai, sur les deux pieds, que des fleurs… mâles!! Un mâle pour un bien, je les congèle et quand j’en aurai suffisamment je ferai des beignets. Mais je préfèrerais avoir des courgettes… Les fleurs femelles arrivent en décalé, mais enfin là tout même la plaisanterie dure un peu trop longtemps à mon goût!

Voilà. C’est la déception sur le balcon. En plus il fait un climat tropical insupportable. Vivement l’orage!

 

Panique sur le balcon

16 juin 2014 § 4 Commentaires

Ça y est, les gauras sont lâchés et font par endroits un véritable rideau, remplaçant les roses qui ont fini de fleurir:

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Pour le reste, les fleurs de courgettes font écho aux roses du « Paul Cézanne » et mettent du jaune canari sur le balcon. Les courgettes samedi matin:

IMG_0936Les courgettes ce matin:IMG_0943Sinon, pour le reste, il y a eu vent de panique sur le balcon. Plus de pucerons mais attaque massive d’araignées rouges sur les framboisiers et les roses trémières, et surtout, le compost. Mue par une légitime curiosité, j’ai soulevé le couvercle de la boîte de Pandore… De prime abord, tout allait merveilleusement bien dans le pot à compost, dans lequel j’ai hardiment rajouté des épluchures toutes neuves:IMG_0787

Une splendeur, avec une odeur d’humus fantastique. J’empoigne ma fourchette à compost et je mélange les épluchures de courgette fraîches avec le reste, quand soudain… J’aperçois des larves à des stades variés de développement. Plein de larves blanches et d’œufs chocolat (je veux dire couleur chocolat, pas EN chocolat):IMG_0791

(en haut larve blanche, au milieu sur fond vert courgette, un œuf marron)

Panique parce que je sais qu’il y a des larves atrocement néfastes pour un compost. Une rapide consultation sur internet, me confirme que les larves de lucanes et d’autres bestioles du même genre sont redoutables, mais ce sont des larves énormes, donc pas les miennes, qui font la taille d’un pignon de pin. Qui donc squatte mon compost? Après maintes recherches et fausses pistes, la réponse a fini par tomber sur nos téléscripteurs: ce sont des pupes et des larves de mouches. Des mouches de base, qui pullulent en effet dès qu’il fait un peu chaud. A voir . J’ai donc suivi les conseils trouvés sur certains forum et pulvérisé mon savon noir anti-puceron sur le rebord de mon bac à compost. Au pire, quand j’aurai le temps, je ferai un tri féroce.

En attendant, j’ai aussi rajouté de la cellulose, indispensable à un compostage efficace, sous la forme de petits morceaux de boîte à œufs (non colorée):IMG_0786

 

Somewhere over the rainbow

26 avril 2014 § 13 Commentaires

Tout à l’heure, le balcon parisien s’est orné d’un magnifique arc-en-ciel double qu’on voyait presque de bout en bout. L’accalmie entre deux grosses averses ne m’a pas permis de repiquer mes vivaces, mais j’ai fait des photos. Voici déjà l’arc-en-ciel, on dirait presque un dôme de verre au-dessus de Paris:IMG_0495Sinon, hier j’ai pu attacher la glycine. C’est un peu sommaire pour le moment mais ça l’empêche de se courber en deux et d’être ballotée par le vent:IMG_0466Du côté de la floraison, tout le monde s’y met ou presque. Les vieux gauras sont fidèles au rendez-vous, j’espère que les nouveaux seront aussi florifères et aussi coriaces:

IMG_0473 Les jardinières se sont aussi remplies d’érigérons. Je les avais mis dans une seule jardinière, avec les fenouils et les gauras, et ils se sont plantés dans les jardinières voisines, un peu comme les ancolies et les benoîtes.

IMG_0459Il en a poussé dans la jardinière où un jonc a poussé spontanément et où dernièrement la belle euphorbe à fleur jaune est revenue. L’ensemble est assez réussi ma foi, et je n’y suis pour rien!

IMG_0463Demain j’espère pouvoir mettre un peu les mains dans la terre, mais rien n’est moins sûr vu le temps qu’il fait. je crois que la météo prévoit des orages sur Paris…

On tient le bon bout!

7 avril 2014 § 16 Commentaires

Bon, après des semaines de retard, après une saleté de coqueluche qui m’a empêchée de tripatouiller dans le terreau, après une bref retour du froid que mon rosier « Sourire d’orchidée » n’a pas aimé du tout, après un gros colloque, après des tonnes de copies à corriger, après des heures passées à acheter de la terre et des pots… et après avoir cassé mon Lumix adoré, je peux enfin donner quelques nouvelles fraîches.

Sur le balcon, c’est un peu les douze travaux d’Hercule en ce moment. Tout est à l’étroit, tout cherche à pousser: je dépote, rempote, jette. J’ai donc rempoté l’abélia, qui a frôlé la mort par asphyxie dans son petit pot riquiqui.IMG_0392

Du coup j’ai donné son ex-pot à l’amandier et à son frère de sang le fraisier, qui se sont considérablement remplumés depuis la dernière photo:IMG_0394 J’avoue qu’avec tout ce feuillage on a du mal à savoir qui est qui, car la glycine qui a fini sa floraison (toujours plus courte sur le balcon plein sud battu par les vents) et sort désormais son feuillage bronze. Avant ça elle a quand même fait de belles grappes de fleurs (la photo ne leur rend pas justice, mais le soleil était déjà couché et faute d’appareil photo je suis obligée de recourir à un iPod qui n’est pas l’outil le mieux adapté):

IMG_0382 En ce moment elle en est là:

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À ses pieds, tout le monde ressort de terre. A commencer par les géraniums Johnson Blue, mais aussi les deux marronniers que je mettrai ailleurs à l’automne prochain. En voilà un qui sortait timidement il y a deux semaines:

IMG_0362Et le voilà bien grandi:

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Au pied du ginkgo, j’avais bouturé sans y croire des brindilles de ginkgo abimées… j’ai eu la surprise de constater qu’elles étaient en train de sortir des feuilles (attention photo nullasse):

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J’ai aussi séparé le rosier jaune (Camille Pissaro), lui aussi très à l’étroit sur la fenêtre de la cuisine, de la cytise ultra pot-de-colle qui a poussé là sans y être invitée (et qui, elle, supporte assez mal la séparation). Le rosier a hérité du pot de feue la clématite armandii, mais non sans mal. J’ai voulu vider un peu la terre après avoir enlevé la racine d’Armande, mais je me suis rendue compte que l’euphorbe qui avait colonisé ce pot n’avait pas crevé, et que non seulement elle s’apprêtait à ressortir de plus belle mais qu’il y en avait partout. Et quand je dis partout, je veux dire jusqu’au fond du pot. Cette variété d’euphorbe fabrique ses jeunes pousses jusqu’à 50cm de profondeur!!! Bref, j’ai dû TOUT virer et racheter de la terre fraîche. En souvenir, par pur sentimentalisme, j’ai gardé un pied de cette euphorbe, ce qui à mon avis est une bêtise…

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Une autre euphorbe, que je croyais morte et enterrée, a refait surface dans une jardinière de gauras et de gazon espagnol. Je suis contente parce que j’adore cette variété:

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Je vais aussi avoir quelques jardinières à refaire. Les benoîtes « Mrs Bradshaw » sont mortes (pas toutes, mais celles que j’avais mises dans une même jardinière n’ont pas supporté de changer de place pendant les travaux), j’avais vidé deux autres jardinières avant les travaux et je vais rempoter le rosier grimpant rose fuchsia dans un très grand pot, ce qui va libérer une grande jardinière supplémentaire. Sur cour, il faudra aussi que je donne plus de place à l’érable du Japon et à l’altéa, qui n’en peuvent plus et sont en voie de bonzaïfication.

La question est: quand?? D’autant qu’il faut que je reparte en chasse de kilos de terre (jamais livrée sauf à des tarifs exorbitants), de pots idoines (pourquoi les modèles que j’aime sont toujours ceux qu’on ne fait plus??), d’engrais… et de vivaces pour mes jardinières.  Et je veux aussi mettre des tomates et un pied de courgettes!

Voilà un premier rapport d’étape. D’autres suivront, avec moult photos merveilleuses (enfin si j’arrive à racheter un vrai appareil photo).

 

Où suis-je ?

Entrées taguées gauras sur balconparisien.