Deux minutes de soleil en plus

22 mai 2013 § 8 Commentaires

Ce matin, il faisait soleil sur le balcon parisien. Ça n’a pas duré très longtemps et au déjeuner c’était déjà fini, et même avec le soleil il faisait un froid de canard. Petit tour sur le balcon, néanmoins, pour constater que toutes les soucoupes étaient pleines d’eau et les pots gorgés également. Les plantes n’ont pas l’air de trouver la situation problématique, alors je ne m’inquiète pas. Je dirais même au contraire qu’elles ont l’air assez contentes.

Le gazon espagnol, par exemple, qui avait fait des tentatives de floraison en avril ou même en mars (je ne sais plus et j’ai la flemme de vérifier) a décidé de sortir enfin quelque chose de sérieux et les couleurs sont magnifiques:

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On dirait des amaryllis miniatures. Dans le fond, on voit des feuilles de gauras tachetées… certaines ne le sont pas du tout, mais apparemment c’est normal. Toujours sur le front des fleurs longtemps annoncées et qui tardaient à éclore: les fameuses fleurs d’olivier. Ça y est, les voilà qui s’ouvrent:

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Bon, cela dit, pour les olives qui sont censées en sortir, j’ai plus de doutes. A ma grande joie le géranium « Johnson Blue » s’est parfaitement remis de sa partie de lutte greco-romaine avec les pigeons ramiers, et le voilà couvert de fleurs:

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Tout en bas à droite, on peut voir que le groseillier sort des feuilles gigantesques. En revanche, ses fleurs n’auront pas résisté au rempotage… ce sera pour l’année prochaine. Tout en m’extasiant à grands cris sur mon géranium (il va décidément falloir que j’en mette un peu plus des vivaces, je les adore), j’ai brusquement remarqué un intrus au milieu des fleurs bleues. J’ai cru pendant quelques secondes qu’il s’agissait d’un plant de cannabis (je me souviens que d’une fenêtre de mon précédent appartement je voyais un immense pied de cannabis cultivé sur un rebord de fenêtre par un type d’un autre immeuble qui s’imaginait que personne ne savait ce que c’était!!). Mais en fait non, aucun pigeon fumeur de joint n’est venu m’en apporter des graines! Je me suis souvenue que j’avais rapporté des marrons du Lot cet hiver et que je les avais balancés négligemment au pied de la glycine en me disant que les pigeons ou le merle sauraient quoi en faire. Ils n’ont pas su, mais je pense que c’est un de ces quatre marrons qui vient de sortir de terre:

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C’est malin!! Voilà encore un truc que je vais devoir rempoter à l’automne… que vais-je faire d’un amandier et d’un marronnier, je vous le demande un peu?

 

Moche, mais beau.

26 avril 2013 § 6 Commentaires

C’est catastrophique! Hier il faisait 25° et aujourd’hui il fait 9°, et non seulement on va tous choper la crève avant les vacances, mais en plus on se retape la grisaille de la mort et, bien évidemment, la pluie. Pour couronner le tout, j’avais consciencieusement arrosé le balcon hier… Ha, oui et aussi, il y a du vent.

En jetant un œil désespéré à quelques plantes courbant l’échine sous tant d’adversité, j’ai quand même trouvé, littéralement, quelques perles magnifiques qui m’ont passagèrement remonté le moral (hier j’avais ciré mes chaussures d’hiver pour les mettre dans leur boîte jusqu’à l’automne prochain, c’est vous dire si j’y croyais). Ainsi, sur le balcon, il y a du beau même quand il fait moche (mais super moche!). Voyez plutôt, c’est presque plus beau que les mêmes au soleil :

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Travaux du jour

22 avril 2013 § 8 Commentaires

Je les avais déjà depuis quelques jours et je n’avais pas eu le temps de les replanter, même ce week-end. En fin d’après-midi je n’ai pas résisté: je me suis fait un thé et j’ai pris mes gants de jardinage. J’avais acheté deux pieds de pensées (j’adoooore les pensées) et j’ai décidé de les replanter avec les benoîtes « Mrs Bradshaw » qui avaient vraiment besoin de nouvelle terre et de changement de décor. Ce sont des pensées à fleurs relativement petites, mes préférées:

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Bon évidemment en macro elles font énormes, mais en vrai elles sont petites. Les benoîtes commencent à avoir des boutons de fleur. Elles font parties de ces plantes qui vous colonisent facilement un balcon, comme les ancolies ou les gueules de loup. D’ailleurs, en travaillant sur le balcon je me suis rendue compte que j’avais un pot oublié dans un coin et dans lequel poussaient un althéa, une gueule de loup et deux lavandes. Attention, c’est minusculissime, le pot doit faire à tout casser 8cm de diamètre:

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Je vais leur offrir un pot plus grand mais les laisser ensemble!

Sinon, j’ai remarqué avec angoisse que mon bougainvillier, que j’ai ressorti puisqu’il fait relativement bon dans la journée (mais encore 6°C ce matin tout de même), présentait des décolorations subites (du jour au lendemain quasiment). Je n’ai pas d’explication (le froid?), mais je pense que le pronostique vital est engagé…

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On dirait des voiles de lin froissé… c’est assez joli mais franchement ça ne pousse guère à l’optimisme. La clématite armandii a presque fini sa floraison. C’est vraiment un déjeuner de soleil, en revanche elle fait des tiges partout.

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Juste devant elle, le géranium macrorhizum est en train de changer doucement de couleur. J’attends ses premières fleurs avec impatience:

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Un deux trois: soleil!

17 avril 2013 § 8 Commentaires

Aujourd’hui encore le temps était quasi estival et on pouvait presque voir les plantes pousser en accéléré. Se concentrer sur le boulot était presque insurmontable et j’ai passé mon temps à fureter sur le balcon. J’ai aussi ressorti mon tuyau et rebranché l’eau sur le balcon, parce qu’il fallait bien que j’arrose. Dans une des jardinières en friche, j’ai vu un genre de pissenlit qui illustrait parfaitement la journée. Sa beauté était éphémère, ce soir il était déjà raplapla:

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En arrosant, j’ai aussi vu que la lavande papillon était presque en fleur. Quand je pense que je l’ai vu naître et qu’elle est orpheline depuis l’an dernier…Pour l’instant les bourgeons ressemblent au sommet de l’Empire State Building.

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Toujours prêt et jamais le dernier, le rosier « sourire d’orchidée » est lui aussi sur le point de fleurir comme un fou. Je l’ai taillé un peu radicalement, mais je crois qu’un rosier en pot a vraiment besoin d’être rabattu un peu plus violemment qu’un rosier en pleine terre.

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Et vous avez vu un peu le brillant de ce vert!! Je ne peux pas en dire autant, en revanche, du pauvre polygala. Je crois bien qu’il est dans un état critique que ne laissait pas prévoir sa floraison continue. Est-ce que la longueur de la période de froid l’a affaibli à ce point? Impossible de faire un diagnostique définitif pour l’instant, mais je constate que beaucoup de jardiniers parisiens autour de moi ont perdu des polygalas cet hiver… Franchement, ça ne me dit rien qui vaille.

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L’éternel retour

28 mars 2013 § 5 Commentaires

Au moment où le syndic m’annonce que les travaux prévus commenceront sans doute en juin (ce qui va m’empêcher toute plantation puisqu’il faudra même que je fasse de la place à un échafaudage), je m’émerveille de ce que j’ai et qui n’est pas (encore) mort.

J’ai vu ce matin que les ancolies, qui se replantent un peu partout, commencent à sortir des feuilles toutes neuves et d’un vert tendre:

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J’ai aussi apprécié la hardiesse de mon polygala, qui n’a presque pas cessé de fleurir de tout l’hiver et qui continue. Je note tout de même que la grêle, tombée à plusieurs reprises sur le malheureux balcon, a laissé des cicatrices et que le froid a fait virer son feuillage au violet foncé:

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Il va falloir que je regarde si ça se taille, comment et quand….

Le manque de pot

8 février 2013 § 4 Commentaires

Le gros problème des balcons, c’est le contenant. Le pot en plastique c’est laid, mais le pot en terre c’est lourd, la fibre de trucmuche c’est joli mais fragile… bref. ma religion n’est pas faite en la matière et donc en général, j’achète les pots au petit bonheur, en fonction de l’urgence et de la taille dont j’ai besoin. J’avais raconté au tout début comment j’avais dû rempoter la glycine dans une grande poubelle noire et dans l’urgence à cause d’un pot en fibre qui n’avait pas résisté aux UV et à la chaleur de l’été et que j’avais bêtement rafistolé avec un machin toxique qui était en train de me tuer ma plante. L’autre jour, lorsque la belle neige blanche a fondu, je me suis rendu compte que le grand pot en terre (très pratique car très haut et pas très large) dans lequel le ginkgo commençait à se sentir un peu à l’étroit (et que je destinais à un rempotage d’érable du japon) n’avait pas supporté le coup de gel et s’était lamentablement fendu en trois dans le sens de la hauteur.

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Par ailleurs, oui, c’est un bas couleur chair qui tient le ginkgo à son tuteur et aussi à la grille du balcon, car le bas présente l’avantage de ne pas cisailler les branches. Fin de la parenthèse.

Que faire? Trop de boulot pour me mettre en quête, à prix prohibitif, d’un nouveau pot. En attendant d’avoir le temps (mais je ne vais pas pouvoir attendre trop longtemps), j’ai réparé le pot comme j’ai pu, c’est-à-dire mal.

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Le genre de truc qui ne va pas pouvoir rester comme ça éternellement… la semaine prochaine, je vais tâcher d’aller sur les quais. C’est dans les moments comme ça que je rêve aux jardineries immenses des banlieues lointaines.

Ce matin, entre un rayon de soleil et une averse de grêlons, alors que j’observais le ballet des mésanges, je me suis aperçue qu’un oiseau avait fait du motocross dans ce pauvre pot cassé ainsi que dans le pot de la glycine. Ces deux pots ont en commun de recevoir les épluchures et les feuilles mortes et je pense que le pauvre naïf s’attendait, en fourrageant comme un possédé, à trouver sa ration de vers de terre ou de larves. Voilà d’ailleurs un truc, le ver de terre, que j’ai toujours eu pour projet d’acclimater sur la balcon parisien. Or donc, ce canaillou m’a foutu des feuilles et de l’humus partout et mon voisin du deuxième va encore me faire les gros yeux; déjà que le moindre pétale de fleur le rend hystérique. Impossible de désigner un coupable. Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un crétin de pigeon, en général ils aplatissent les feuilles avec leurs fesses pour installer leur nid, ils ne s’amusent pas à balancer tout par dessus bord. Un merle (ou une bande de merles)? Peut-être, car ils sont partout en ce moment dans les environs du balcon (et lorgnent sur le restaurant des mésanges). En plus les merles sont coutumiers de ce genre de méthode bordélique. Ça pourrait tout aussi bien être une affreuse pie ou une corneille, mais je ne peux accuser sans preuve et j’ignore si c’est dans leurs habitudes. Mais, quoi qu’il en soit, ça donne ça (j’avoue que du coup, ça m’a bien aéré la terre des pots):

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C’est encore pire autour de la glycine, et en prime mon arrosoir est orné d’une fiente énorme (ce qui innocente évidemment les mésanges).

Où suis-je ?

Entrées taguées froid sur balconparisien.