Dans les écuries d’Augias (ou à peu près)

8 mars 2015 § 14 Commentaires

Galvanisée par le beau temps (aujourd’hui j’étais en Tshirt sur le balcon… en Tshirt!), j’ai décidé d’avancer. Avant de faire un tour des travaux du jour, quelques photos de l’amandier et de quelques autres pensionnaires qui préparent le printemps. L’amandier d’abord, vedette du balcon 2015, en bouton il y a quelques jours en fleurs aujourd’hui :

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Les tulipes ce dimanche, pour comparer avec celles de Laurence (juste derrière on voit la clématite Paul Cézanne qui sort ses premières feuilles):

IMG_1877Et puis aussi l’abélia, et son nouveau feuillage vert tendre:IMG_1866

Je ne veux pas vendre prématurément la peau de l’ours, mais je crois que la glycine prépare pas mal de boutons floraux (croisons les doigts). Aujourd’hui j’ai donc surtout vidé de la jardinière. Celle dans laquelle végétaient des pieds de fenouil et des asters devenus minables; celle dans laquelle de la ciboulette chinoise n’en finissait plus de faire des racines; celle où j’avais planté des géraniums vivaces qui sont mort tout de suite puis des graines de cosmos qui avaient poussé n’importe comment. Bref, de déconfiture lente en fiasco immédiat, tout acharnement aurait été idiot…IMG_1868

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Ce n’est pas très intéressant de montrer des pots vides, mais c’est juste pour montrer que j’ai travaillé. Ce n’est qu’une partie de ce qu’il faut faire, mais j’avance! Du coup je me suis rendue compte que la clématite (fille de Cézanne) plantée sans conviction dans un petit pot et mise au pied du rosier sourire d’orchidée n’était pas morte. J’avais pris les fleurs de l’an dernier pour une sorte de chant de cygne, mais non, elle repart de plus belle. Je l’ai donc sortie de son pot étroit et replantée dans plus grand. Regardez donc cette chevelure de racines!

IMG_1869A ce propos d’ailleurs, me voici de nouveau soumise à un chantage affectif abjecte. Dans la lignée de feue la clématite Armandii, le rosier sourire d’orchidée tente de me convaincre au moyen des artifices les plus grossiers de son  désir ardent de s’accrocher au balcon… le voilà qui sort une multitude de feuilles magnifiques. Je l’avais ratiboisé sans ménagement et laissé sans aucun soin, sans même un regard, pendant tout l’hiver, bien décidée à l’arracher aux beaux jours.

IMG_1871Du coup je ne sais plus quoi faire. Assaillie par les scrupules, rongée par la culpabilité, hantée par le souvenir d’Armande, j’hésite. Je le vire ou je le garde??? Aaaaaaah!

Si vous voulez que Sourire d’orchidée reste sur le balcon parisien, tapez 1….

Si vous voulez que l’aventure s’arrête ici pour lui, tapez 2….

 

 

 

 

 

 

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Somewhere over the rainbow

26 avril 2014 § 13 Commentaires

Tout à l’heure, le balcon parisien s’est orné d’un magnifique arc-en-ciel double qu’on voyait presque de bout en bout. L’accalmie entre deux grosses averses ne m’a pas permis de repiquer mes vivaces, mais j’ai fait des photos. Voici déjà l’arc-en-ciel, on dirait presque un dôme de verre au-dessus de Paris:IMG_0495Sinon, hier j’ai pu attacher la glycine. C’est un peu sommaire pour le moment mais ça l’empêche de se courber en deux et d’être ballotée par le vent:IMG_0466Du côté de la floraison, tout le monde s’y met ou presque. Les vieux gauras sont fidèles au rendez-vous, j’espère que les nouveaux seront aussi florifères et aussi coriaces:

IMG_0473 Les jardinières se sont aussi remplies d’érigérons. Je les avais mis dans une seule jardinière, avec les fenouils et les gauras, et ils se sont plantés dans les jardinières voisines, un peu comme les ancolies et les benoîtes.

IMG_0459Il en a poussé dans la jardinière où un jonc a poussé spontanément et où dernièrement la belle euphorbe à fleur jaune est revenue. L’ensemble est assez réussi ma foi, et je n’y suis pour rien!

IMG_0463Demain j’espère pouvoir mettre un peu les mains dans la terre, mais rien n’est moins sûr vu le temps qu’il fait. je crois que la météo prévoit des orages sur Paris…

La Belle jardinière

3 mai 2013 § 20 Commentaires

Aujourd’hui le temps s’est mis en mode « gris aveuglant »: pas soleil, mais une réverbération désagréable. Bref, on n’est jamais content, mais pourtant on ne demande pas l’impossible… juste du soleil et une douce chaleur. J’ai enfin vidé les deux jardinières mortes: celle dans laquelle les plantes sont frappées de nanisme depuis la fameuse deuxième fournée de radis et celle où j’avais mis l’euphorbe « diamond frost ». Ce que faisant j’ai remarqué que des érigérons ont migré dans la jardinière des saxifrages, mais aussi que les mêmes avaient entrepris de s’installer à côté des cadavres d’euphorbe. J’ai donc décidé de sauver les mini pieds d’érigérons et je vais sortir tout à l’heure acheter du terreau en masse car il faut aussi renouveler la terre des fraisiers (et virer les pissenlits).

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S’il y a bien une chose que j’aime dans le jardinage, c’est les plantes vivaces, et s’il y a bien une chose que j’aime sur mon balcon, c’est de voir comment il évolue tout seul et comment les plantes s’adaptent, se déplacent, poussent et se multiplient sans moi ou presque. Quand je vois les jardiniers de la ville de Paris se démener dans ma rue pour repiquer de nouveaux parterres de fleurs deux fois par an, j’ai envie de leur dire de planter des vivaces, de balancer des poignées de graines de temps à autre et de ne pas s’enquiquiner… ou alors de me laisser m’occuper des deux petits lopins qui sont en bas de chez moi. Cela dit ne nous plaignons pas, ils font désormais des arrangements magnifiques, très loin des parterres de sous-préfecture auxquels on avait droit avant.

Bref, chaque année, à la fin de l’hiver, il y a toujours des morts à éliminer et des réorganisations à faire, mais en général j’aime bien que les choses suivent leur cours (Lyne, ce passage t’es dédié!!). Cette année, comme tout tardait à pousser, j’ai été prise de découragement et j’ai eu envie de tout virer et de tout renouveler ou presque, sauf que la menace des travaux me paralysait un peu. Heureusement je n’en ai rien fait, car plein de choses repoussent dans les jardinières et je n’ai plus du tout envie de les virer.

Prenez la jardinière dans laquelle j’avais planté il y a trois ans des gauras, des jasmins et des petits œillets rouges. Les jasmins sont morts pendant l’hiver 2011-12, mais le reste avait survécu en végétant un peu et j’étais décidée à tout changer cette année. Finalement je garde tout, car les gauras repartent superbement, les œillets se fichent complètement de la neige et du froid et des benoîtes se sont invitées:

P1050259J’ai juste taillé les œillets et je vais laisser tout ce petit monde s’épanouir… (Oui je sais il faut que je passe de l’anti-rouille sur la rambarde et que je repeigne, mais j’attendrai les travaux).

Finalement c’est la même chose avec la jardinière foutoir où mes euphorbes étaient mortes et où je croyais les gauras trépassés également… Eh bien pas du tout! les gauras ressortent avec des feuilles immenses et magnifiques et la jardinière s’est remplie d’ancolies, qui sont en train de fleurir (dont une rose pâle que je n’ai pas souvenir d’avoir plantée où que ce soit!):

P1050258J’aimerais bien identifier le truc vert au milieu; à sa droite on distingue une euphorbe qui a décidé de s’accrocher à la vie et un pied de pissenlit qui va, quant à lui, être arraché sous peu pour faire la place à une partie des bébés érigérons.

La troisième grande jardinière est celle où j’avais mis fenouils, gauras et érigérons au printemps dernier. Bilan un an plus tard: les fenouils sont toujours là et ont l’air de repartir, les érigérons vont fleurir dans quelques jours et les gauras repartent aussi.

P1050271Ces gauras ne sont pas de la même variété que les autres. On peut d’ailleurs voir qu’ils ont des petites feuilles et un port plus ramassé:

P1050272Le pied de droite est le plus vaillant, celui de gauche repart mais je ne sais pas trop s’il va réussir à perdurer.

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Le petit musée des horreurs

7 avril 2013 § 18 Commentaires

N’écoutant que mon courage et profitant d’une journée de soleil avant la semaine de pluie qui s’annonce, j’ai fait l’inventaire de tout ce qu’il y avait d’urgent à faire sur le balcon. La liste et longue, mais il fallait avant tout se débarrasser de tous les trucs moches qui végétaient lamentablement depuis la fin de l’hiver 2011-12, dont ils ne s’étaient pas vraiment remis. C’est vraiment à la fin de cet hiver que j’ai compris qu’il n’y avait plus rien à en tirer. Vous allez voir c’est sinistre, un balcon de crise….

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Dans le premier, il y avait les euphorbes « Diamond frost »…

P1050142Dans celui-là, il y avait des plants de fenouils qui étaient restés nains… c’était la jardinière dans laquelle une seconde fournée de semis de radis avait aussi été frappée de nanisme. Du coup je crois que je vais la javeliser avant de la réutiliser. Mais ce n’est pas tout…

P1050133Là c’était les cléomes « Seniorita blanca ».

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Et ce pauvre plumeau c’était le magnifique ensemble de fenouil et cosmos.

P1050134Quand à ce pieris japonica chlorosé, il n’y a rien à faire. J’ai eu beau lui filer du fer il est resté jaune. Il est trop laid et déprimant et va donc devoir quitter le balcon (oui, le balcon parisien c’est pire que la pire émission de télé-réalité).

L’apothéose

9 octobre 2012 § 8 Commentaires

Une surcharge de boulot m’a tenue férocement à l’écart de ce blog, mais pas totalement à l’écart du balcon, que j’arrose désormais rapidement et sans faire couler le trop plein d’eau sur le balcon du 2e étage grâce à un magnifique robinet qui me permet d’avoir mon beau tuyau d’arrosage branché  à l’extérieur et plus sur le robinet des toilettes, et donc branché en permanence. Une vraie révolution: le progrès est en marche sur le balcon! Plus d’allées et venues sans fin avec un arrosoir dans chaque main… Malheureusement, je n’ai pas pu faire joujou très longtemps: la pluie fait son office et me prive depuis plusieurs jours (semaines?) de mon nouvel arrosage.

L’automne est là bien sûr, mais comme il ne fait, somme toute, pas si froid, le balcon commence à peine à décliner et certaines plantes font comme si le printemps était déjà de retour.

C’est le cas de l’hortensia, qui n’a jamais fait deux floraisons depuis que je l’ai, mais qui est cette année couvert de fleurs, à nouveau, depuis début septembre :

Ses feuilles commencent à rougir et lui se remet à fleurir!

Dans la série des fleurs roses qui persistent et signent, il y a encore des gauras partout (car il s’en est planté des roses très pâles qui sont venus sûrement d’une galaxie fort fort lointaine… car moi je n’avais planté que des roses foncés):

Oubliez le soleil et la belle lumière et imaginez désormais les mêmes sous la pluie… Les anémones du Japon sont encore très vaillantes, mais comme des idiotes, elles poussent vers l’extérieur du balcon, si bien que je n’en profite pas. Ce n’est qu’au prix des pires contorsions que j’ai pu prendre cette photo:

De l’autre côté du balcon, le rosier de la cuisine qui avait sorti timidement deux fleurs avant mon départ en vacances se couvre de roses depuis la rentrée… les roses jaunes que j’adore et que j’ai déjà montrées ici :

 

On trouve aussi pas mal de vert sur le balcon en ce moment, même si certains feuillages commencent quand même à changer. Tout d’abord un géranium macrorhizum, qui est arrivé sur le balcon cet été sous la forme de bouture donnée par la fée Flo. Il s’est acclimaté, ça y est et se porte comme un charme:

Il y a quelques semaines, je décidai de couper à ras les cosmos et pour ne pas faire de jaloux, je coupai en même temps à ras les fenouils qui avaient poussé dans le même pot. De nature rebelle, tout ce monde là repousse de plus belle, les cosmos à partir de graines semées toutes seules (et qui ont d’ailleurs essaimé dans d’autres pots alentour) et les fenouils qui repartent du pied, ce qui m’épate…

 

Et pour finir, mystère en les mystères du balcon parisien: mon trèfle… enfin le trèfle qui envahit régulièrement mes jardinières, est atteint d’un mal étrange, une sorte de tremblement grotesque qui le fait friser comme un mouton. Aucune idée de ce que c’est et je dois dire que je m’en fiche un peu, mais j’ai l’impression que ça a aussi touché les deux pieds de benoîte « Mrs Bradshaw » qui survivent bon an mal an dans une jardinière trop petite et mal drainée.

 

 

Balcon plage

1 août 2012 § Poster un commentaire

Certains esprits chagrins préfèreront Paris Plage, ou même la plage tout court (la vraie plage, quoi)… Je peux le concevoir. Mais il y a quand même Balcon Plage, bien plus exclusif!

La preuve en image (oui c’est une plage de galets, comme à Nice… normal pour un balcon de Niçoise à Paris):

Et pour donner un petit air de garrigue d’arrière pays au reste (il ne manque plus que les cigales), un champ de fenouil sauvage au coucher du soleil (en fait le soleil se couche derrière moi et ce qu’on voit briller c’est la lune):

TSSS TSSS TSSS TSSS TSSS TSSS TSSS TSSS TSSS TSSS!! (Oui, ce sont les cigales… Et le premier qui dit que le ciel est plutôt Normand a un gage)

Bird’s eye view

28 juillet 2012 § 3 Commentaires

Je crois bien que je n’ai jamais montré le balcon autrement que par le petit bout de la lorgnette, c’est-à-dire dans les détails et non dans son ensemble. Il faut dire que ce n’est pas très facile de le prendre en photo dans toute sa longueur à moins de se suspendre à l’extérieur, ce qui ne serait pas très malin. Aujourd’hui, j’étais tellement contente de voir que mon rosier « sourire d’orchidée » me faisait de nouvelles fleurs que je suis allée à une autre fenêtre voir ce que ça donnait de loin, et j’ai trouvé que l’effet d’ensemble n’était pas si mal, finalement… malgré les jardinières que j’ai paresseusement laissées à l’état de friche industrielle après l’hécatombe hivernale.

Ainsi, voici à quoi ressemble l’extrémité ouest du balcon parisien en ce moment:

 

Au premier plan on peut voir à droite la fameuse clématite armandii (qui se remet à pousser, mais qui n’a pas fait une seule fleur cette année), avec à son pied une euphorbe qui a poussé là toute seule. À gauche, une jardinière d’euphorbes « diamond frost » et une crassula. La profusion de tiges derrière, c’est le fenouil, en fleur, et les gauras roses. Sur la table, quelques plantes grasses et une jardinière de ciboulette chinoise… et derrière, mon rosier « sourire d’orchidée », sur lequel on distingue une rose grande ouverte! À droite du rosier, de la vigne vierge monte à l’assaut du mur… elle aussi a poussé toute seule.

Depuis la fenêtre de l’autre bout (il y a quatre fenêtres en tout sur ce balcon), ça donne ça:

 

Au premier plan, le ginkgo, puis le polygala, les cosmos « candy », l’abélia… puis un fouillis de jardinières en friche, le gros buis et ensuite ce qu’on voyait sur l’image précédente. Ce qu’on ne voit pas, c’est ce qui est trop bas: les anémones du Japon, les roses trémières, la clématite bleue (dont j’ai appris que c’était une clématite « Cézanne »), le framboisier, l’autre euphorbe et plein d’autres choses encore.

Par exemple, on ne voit pas que le bougainvillier offert par ma belle-mère (et auquel j’avais annoncé une mort rapide) a doublé de volume et se couvre de nouvelles fleurs (le polygala aussi refait des fleurs):

 

Pour finir, je dois avouer que j’ai viré les deux Senetti, qui étaient malades et moches. J’ai semé de la coriandre et de la ciboulette chinoise à la place… Je sais que c’est un peu tard mais on verra bien, sinon je sèmerai de la petite salade.

Où suis-je ?

Entrées taguées fenouil sur balconparisien.