Biner, désherber, planter…

11 mai 2015 § 14 Commentaires

Ce week-end il faisait plutôt beau et pas trop chaud, j’avais fait le plein de terreau et de fumier, j’ai donc décidé de m’attaquer à quelques travaux sans cesse repoussés à une date ultérieure. Mais avant de commencer (et de me faire un tour de reins) j’ai fait un tour de balcon et j’ai pu constater le retard étonnant de presque toutes les plantations. Je ne veut pas comparer avec les roses de Lilas, qui grandissent sous le soleil varois, mais même comparé à la terrasse de Laurence j’ai l’impression que le balcon a été placé sous cloche. L’an passé, les premières roses étaient sorties vers le 20 avril, cette année elles sont sorties pour le 8 mai, et encore, pas toutes. La première place va au Sourire d’Orchidée, qui fait des fleurs de plus en plus roses, mais toujours aussi belles:IMG_2029

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Digne de la rose des Tudors! Evidemment, il ne faut pas baisser les yeux vers le feuillage, touché par diverses maladies (oïdium, cloques, taches noires) quand il n’est pas tout simplement dévoré par des saletés de chenilles minuscules qui ne me laissent que des squelettes:IMG_2058

L’autre rosier qui sort timidement quelques fleurs c’est le rosier Iceberg, arrivé l’an dernier sur le balcon. Ses fleurs pâles font un peu pitié mais je l’aime bien quand même, les pucerons aussi.IMG_2017

Dans le genre pâlichon, la clématite « Cézanne » toujours aussi florifère (pourquoi est-ce qu’elle est capricieuse chez Laurence, mystère!) a sorti cette année des fleurs couleur jean très délavé, sans doute le manque de soleil?IMG_2019 Un peu triste quand même, il va falloir que je songe à lui adjoindre une camarade au coloris plus soutenu. J’ai viré les bulbes après le fiasco que l’on sait et j’ai utilisé le pot pour des boutures de jasmin. En fait certains bulbes, en pleine forme (ni pourris ni desséchés) n’ont tout simplement pas fleuri, d’autre ont poussé sans fleurir mais les bulbes se sont multipliés… à n’y rien comprendre. Je les fais sécher un peu avant de les remiser à l’ombre:IMG_2021

J’ai aussi butté les pommes-de-terre, qui avait presque quinze centimètres (photo la prochaine fois) et qui ont l’air de se plaire à merveille dans le Bacsac (on croise les doigts).

Côté framboisiers, c’est incroyable: les deux variétés sont couvertes de fleurs. C’est le framboisier jaune qui pour l’instant en a le plus et certaines framboises sont même déjà en formation:IMG_2027Je suis en revanche un peu perplexe devant la tête que fait mon framboisier rouge. Comme le jaune, il sort des nouvelles tiges partout, magnifiques, mais la tige maîtresse, la plus ancienne a sorti des sortes de feuilles naines et recroquevillées, puis des fleurs (naines) qui donneront sans doute des framboises en proportion. La question étant de savoir pourquoi… je n’ai pas la réponse. Jugez plutôt:

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IMG_2036Etrange ces sortes de petits plumeaux non?

Tout en observant mes framboisiers sous toutes les coutures, je me suis aperçue que des tomates poussaient dans leurs pots, et d’ailleurs des tomates poussaient aussi au pied du « Sourire d’orchidée », l’effet compost! Ça tombait bien car j’avais (une fois de plus) oublié de faire mes semis, j’ai donc repiqué tous les pieds que j’ai trouvé. S’ils survivent à ce repiquage un peu violent (hier et cette nuit il y avait beaucoup de vent, pas sûre que ce soit fabuleux), voilà ma plantation faite.IMG_2044

Pour finir (et c’est comme ça que je me suis tordu le dos), je me suis décidée à vider enfin la dernière jardinière « terrain vague » du balcon, celle ou survivaient tant bien que mal un pied de gaura, diverses plantes opportunistes et le fameux jonc arrivé là Dieu seul sait comment, mais dont l’intérêt était purement anecdotique. Découper la motte compacte et les écheveaux de racines, sauver un ou deux trucs, récupérer quelques tessons de poteries et des billes d’argiles… un temps fou! Du coup le vieux pied de gaura a trouvé sa place avec quelques érigerons dans un pot vide:

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Pour le moment ils sont un peu efflanqués, mais je ne me fais aucun soucis ce sont des plantes coriaces et conquérantes. Il y en a désormais un peu partout sur le balcon, si ces transplantés passent de vie à trépas, d’autres prendront la relève.

Dans la grande jardinière ainsi libérée, j’ai replanté trois pieds de géraniums vivaces (un Lilac Ice et deux Dusky Crug) qui étouffaient au pied des gauras « Summer Breeze » plantés l’an dernier. Ils ont l’air d’apprécier:IMG_2052

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Somewhere over the rainbow

26 avril 2014 § 13 Commentaires

Tout à l’heure, le balcon parisien s’est orné d’un magnifique arc-en-ciel double qu’on voyait presque de bout en bout. L’accalmie entre deux grosses averses ne m’a pas permis de repiquer mes vivaces, mais j’ai fait des photos. Voici déjà l’arc-en-ciel, on dirait presque un dôme de verre au-dessus de Paris:IMG_0495Sinon, hier j’ai pu attacher la glycine. C’est un peu sommaire pour le moment mais ça l’empêche de se courber en deux et d’être ballotée par le vent:IMG_0466Du côté de la floraison, tout le monde s’y met ou presque. Les vieux gauras sont fidèles au rendez-vous, j’espère que les nouveaux seront aussi florifères et aussi coriaces:

IMG_0473 Les jardinières se sont aussi remplies d’érigérons. Je les avais mis dans une seule jardinière, avec les fenouils et les gauras, et ils se sont plantés dans les jardinières voisines, un peu comme les ancolies et les benoîtes.

IMG_0459Il en a poussé dans la jardinière où un jonc a poussé spontanément et où dernièrement la belle euphorbe à fleur jaune est revenue. L’ensemble est assez réussi ma foi, et je n’y suis pour rien!

IMG_0463Demain j’espère pouvoir mettre un peu les mains dans la terre, mais rien n’est moins sûr vu le temps qu’il fait. je crois que la météo prévoit des orages sur Paris…

Potage et rempotage (sont les mamelles du balcon)

5 mai 2013 § 15 Commentaires

Hier, n’écoutant que mon courage (au lieu d’écouter ma fainéantise naturelle), je suis allée acheter un pot pour ce pauvre Ginkgo, qui me faisait pitié avec son pot cassé. Je voulais le même que celui du buis et de la même taille tant qu’à faire. Comme une imbécile, je n’ai pas pensé à en prendre un aussi pour l’olivier et un autre pour l’érable. Je suis bonne pour y retourner. Mais le voilà tout fringant dans son nouveau pot (il fait 37cm de haut, ça donne une idée de la taille du ginkgo), pour lui faire de la place, j’ai déplacé l’althéa sur la fenêtre de la chambre :

P1050293La veille, prise par une soudaine envie de mettre mes mains dans la terre, j’ai vidé la jardinière des nains et celle des euphorbes, jeté la jardinière maudite après avoir réalisé qu’il allait falloir la javéliser dans la baignoire en mettant de la terre partout, et puis je suis donc allée acheter une nouvelle jardinière et du terreau.

J’ai commencé par replanter les mini érigérons qui avaient poussé avec les euphorbes « diamond frost », ils sont vraiment minuscules, mais ont bien tenu le choc de la transplantation:

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Ensuite j’ai divisé les fraisiers, ce qui n’était pas une mince affaire: plus un centimètre de place dans leur pot, des racines partout et des grosses en plus, qu’il a fallu casser pour séparer les pieds. Le pissenlit a été le plus coriace, d’autant qu’ayant oublié de couper les fleurs avant, je me suis retrouvée avec plein de graines qui volaient partout et risquaient de se replanter illico dans les nouvelles jardinières de fraises! J’ai fait ce que j’ai pu, un groupe était plus compacte que les autres, mais j’ai réussi à aérer tous les pieds et à éviter les pissenlits:

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J’ai rempoté le tout dans deux jardinières avec du terreau tout neuf et de l’engrais spécial fraisier:

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Finalement, le balcon ressemble quand même vaguement à quelque chose cette année:

P1050282Le machin rose, juste après les fraisiers, c’est une de mes ancolies qui est exactement la même que celle de Sand!

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Pour finir, les érigérons sont aussi en fleurs:

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La Belle jardinière

3 mai 2013 § 20 Commentaires

Aujourd’hui le temps s’est mis en mode « gris aveuglant »: pas soleil, mais une réverbération désagréable. Bref, on n’est jamais content, mais pourtant on ne demande pas l’impossible… juste du soleil et une douce chaleur. J’ai enfin vidé les deux jardinières mortes: celle dans laquelle les plantes sont frappées de nanisme depuis la fameuse deuxième fournée de radis et celle où j’avais mis l’euphorbe « diamond frost ». Ce que faisant j’ai remarqué que des érigérons ont migré dans la jardinière des saxifrages, mais aussi que les mêmes avaient entrepris de s’installer à côté des cadavres d’euphorbe. J’ai donc décidé de sauver les mini pieds d’érigérons et je vais sortir tout à l’heure acheter du terreau en masse car il faut aussi renouveler la terre des fraisiers (et virer les pissenlits).

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S’il y a bien une chose que j’aime dans le jardinage, c’est les plantes vivaces, et s’il y a bien une chose que j’aime sur mon balcon, c’est de voir comment il évolue tout seul et comment les plantes s’adaptent, se déplacent, poussent et se multiplient sans moi ou presque. Quand je vois les jardiniers de la ville de Paris se démener dans ma rue pour repiquer de nouveaux parterres de fleurs deux fois par an, j’ai envie de leur dire de planter des vivaces, de balancer des poignées de graines de temps à autre et de ne pas s’enquiquiner… ou alors de me laisser m’occuper des deux petits lopins qui sont en bas de chez moi. Cela dit ne nous plaignons pas, ils font désormais des arrangements magnifiques, très loin des parterres de sous-préfecture auxquels on avait droit avant.

Bref, chaque année, à la fin de l’hiver, il y a toujours des morts à éliminer et des réorganisations à faire, mais en général j’aime bien que les choses suivent leur cours (Lyne, ce passage t’es dédié!!). Cette année, comme tout tardait à pousser, j’ai été prise de découragement et j’ai eu envie de tout virer et de tout renouveler ou presque, sauf que la menace des travaux me paralysait un peu. Heureusement je n’en ai rien fait, car plein de choses repoussent dans les jardinières et je n’ai plus du tout envie de les virer.

Prenez la jardinière dans laquelle j’avais planté il y a trois ans des gauras, des jasmins et des petits œillets rouges. Les jasmins sont morts pendant l’hiver 2011-12, mais le reste avait survécu en végétant un peu et j’étais décidée à tout changer cette année. Finalement je garde tout, car les gauras repartent superbement, les œillets se fichent complètement de la neige et du froid et des benoîtes se sont invitées:

P1050259J’ai juste taillé les œillets et je vais laisser tout ce petit monde s’épanouir… (Oui je sais il faut que je passe de l’anti-rouille sur la rambarde et que je repeigne, mais j’attendrai les travaux).

Finalement c’est la même chose avec la jardinière foutoir où mes euphorbes étaient mortes et où je croyais les gauras trépassés également… Eh bien pas du tout! les gauras ressortent avec des feuilles immenses et magnifiques et la jardinière s’est remplie d’ancolies, qui sont en train de fleurir (dont une rose pâle que je n’ai pas souvenir d’avoir plantée où que ce soit!):

P1050258J’aimerais bien identifier le truc vert au milieu; à sa droite on distingue une euphorbe qui a décidé de s’accrocher à la vie et un pied de pissenlit qui va, quant à lui, être arraché sous peu pour faire la place à une partie des bébés érigérons.

La troisième grande jardinière est celle où j’avais mis fenouils, gauras et érigérons au printemps dernier. Bilan un an plus tard: les fenouils sont toujours là et ont l’air de repartir, les érigérons vont fleurir dans quelques jours et les gauras repartent aussi.

P1050271Ces gauras ne sont pas de la même variété que les autres. On peut d’ailleurs voir qu’ils ont des petites feuilles et un port plus ramassé:

P1050272Le pied de droite est le plus vaillant, celui de gauche repart mais je ne sais pas trop s’il va réussir à perdurer.

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Ailleurs sur le balcon…

27 juin 2012 § 4 Commentaires

Maintenant que rosiers et clématites sont défleuris, d’autres plantes ont pris vaillamment le relai de la floraison. Outre les cosmos et les roses trémières  qui s’annoncent et sans parler des gueules de loup (qui sont jaunes en ce moment), l’abélia est en fleurs alors même que son feuillage d’un bordeaux soutenu montre bien qu’il se croit en réalité en automne. Le contraste est encore plus beau:

À côté de la jardinière où les euphorbes « diamond frost » sortent de leur torpeur et ont l’air de croire un peu que l’été va finir par arriver, une prairie s’est installée: les érigerons et les gauras sont splendides:

En revanche, sur la face ouest du balcon (côté cuisine), si j’aperçois des boutons (enfin!) sur le rosier jaune, je vois aussi que les feuilles des senettis sont attaquées par des bestioles qui font comme des galeries. Ça n’empêche pas les plants de fleurir, mais c’est moche….

Si quelqu’un sait ce que c’est et surtout, comment s’en débarrasser, je suis preneuse de conseils éclairés.

Haut les cœurs!

16 juin 2012 § 4 Commentaires

Le temps me déprime. J’ai beau me dire qu’il faut bien que la pluie tombe, je voudrais bien savoir pourquoi elle ne peut pas tomber la nuit et en hiver… Le balcon est saturé d’eau, mais entre deux averses, je constate que les plantes poussent et qu’elles ont même l’air de trouver cette sorte de mousson (que je déteste) relativement à leur goût. Il faut avouer que tout est trèèèèèès vert. Ambiance balcon normand. Je suis particulièrement satisfaite de ma jardinière refaite cette année avec gauras, érigerons et fenouils…

Au premier plan, une crassula variegata devenue folle, qui pousse dans tous les sens. Le lecteur attentif aura remarqué qu’elle est bordée de rose… elle fait ça quand elle a froid, généralement en automne: sans commentaires!

On voit mieux ici:

Sur la photo on voit bien le temps qu’il fait et l’ambiance jardin botanique écossais. Dans la jardinière où les jasmins magnifiques ont trépassé cet hiver, les gauras ont fait une réapparition surprise et sont au bord de fleurir:

Pour rester dans les roses et les verts, mes petits plants d’achillées paprika sont en fleurs. C’est la première fois que j’en mets sur le balcon, j’hésitais à cause de la chaleur estivale… ha!ha!ha! Bref, elles m’ont l’air de s’acclimater parfaitement:

Je constate en revanche que c’est une plante qui boit tant et plus. Les cosmos semés il y a quelques semaines ne devraient pas tarder à fleurir, en revanche échec total avec les graines de scabieuses pourpres.

Last but not least, le rosier grimpant-qui-ne-grimpe-pas est couvert de fleurs après avoir été couvert de larves de coccinelles. Je l’adore et je crois qu’il va aller remplacer la clématite armandii (qui bien sûr se met à sortir des nouvelles pousses après avoir perdu toutes ses feuilles après la taille), pour pouvoir grimper le long du mur.

Et sinon j’ai une annonce à passer: un de mes pieds de Mara des bois (celui qui a poussé au pied du bébé amandier) fait deux stolons que je vais mettre en terre. Je les donne à qui les veut!

Où suis-je ?

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