C’est reparti pour un tour!

7 mars 2015 § 7 Commentaires

On ne peut pas dire que l’hiver qui va bientôt finir ait été particulièrement dur cette année pour le balcon, en revanche mon vrai boulot m’a pris (et me prend encore)  la majeure partie de mon temps ce qui fait que j’ai été contrainte de délaisser non seulement cette chronique balconnière mais aussi les travaux d’hiver que j’aurais dû accomplir. D’ailleurs il ne faudrait pas que cet engloutissement dans le travail devienne une habitude; il est très pénible d’être transformée en lapin blanc d’Alice au Pays des merveilles, toujours en retard pour tout, à courir partout, mais tel est mon quotidien en ce moment. Pendant que je délaisse le balcon (enfin, n’exagérons rien, je le couve, ne le quitte pas des yeux!), d’autres s’en occupent, comme le merle, qui laboure avec ardeur, ou les mésanges, qui descendent les graines de tournesol à une vitesse prodigieuse, et même un moineau solitaire qui vient depuis quelques semaines récupérer les graines que les mésanges font tomber dans leur gloutonnerie (car le moineau ne mange qu’au sol). Mais là, force est de le constater, les jours rallongent, il fait plutôt beau (à part les averses de grêle) et le balcon donne des signes de réveil qui vont me pousser à agir.

Parmi ces signes, une grande nouvelle, une première mondiale: l’amandier est en fleur! Oui l’amandier planté par les pigeons, celui que vous avez connu tout bébé. Je n’aurais jamais cru qu’il puisse fleurir aussi vite, à n’en pas douter je vais bientôt pouvoir ajouter la production d’amandes à mon palmarès agricole!! Laissez couler une larme d’émotion, voici déjà les fleurs:IMG_1860

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L’amandier qui a donné naissance au mien est d’ailleurs en fleur cinq étages plus bas, mais je suis ravie de voir enfin ce signe tangible de l’arrivée du printemps d’aussi près. Les mésanges adorent cette amandier, qui leur sert de perchoir privilégié avec vue imprenable sur le grenier à grain!

Les fleurs de l’amandier ne sont pas les seules fleurs du balcon parisien en ce moment, mais il faut tout de même reconnaître que ce n’est pas la foule des grands jours. Contrairement à ce qui se passe chez Laurence et chez Lilas, mes deux pieds d’hellébore sont en grève illimitée du fleurissement depuis plusieurs années et j’ai décidé de les arracher pour les mettre ailleurs (pour voir si le choc du déménagement les pousse à fleurir). En revanche, les iris bleus de Hollande ont fait plein de fleurs cette année. Je les laisse vivre, eux aussi sont un peu capricieux et à la moindre contrariété ils disparaissent!IMG_1862

Il y a du nouveau aussi chez les tulipes achetées à la dernière minute. Pas encore de fleurs, mais elles poussent de façon tout à fait encourageante, alors je croise les doigts. La photo ci-dessous date déjà d’une dizaine de jours, elles ont encore poussé depuis, mais j’attends les fleurs pour en prendre d’autres.

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Pour vous donner une idée de ma négligence, voici ce qu’il me reste à faire avant que tout ne reparte pour de bon:

1) vider le gros pot du rosier « sourire d’orchidée »

2) planter le rosier Iceberg à la place

3) tailler l’olivier

4) vider encore trois jardinières au moins

5) acheter du terreau par quintaux entiers pour remplir tout ça

6) acheter des plantes (la passiflore rouge est de nouveau disponible!!!), et surtout des nouveaux fraisiers (pour le merle!)

7) donner un plus grand pot à l’érable du Japon

8) Il y a forcément d’autres choses, mais face à cette simple liste je défaille déjà.

Le manque de pot

8 février 2013 § 4 Commentaires

Le gros problème des balcons, c’est le contenant. Le pot en plastique c’est laid, mais le pot en terre c’est lourd, la fibre de trucmuche c’est joli mais fragile… bref. ma religion n’est pas faite en la matière et donc en général, j’achète les pots au petit bonheur, en fonction de l’urgence et de la taille dont j’ai besoin. J’avais raconté au tout début comment j’avais dû rempoter la glycine dans une grande poubelle noire et dans l’urgence à cause d’un pot en fibre qui n’avait pas résisté aux UV et à la chaleur de l’été et que j’avais bêtement rafistolé avec un machin toxique qui était en train de me tuer ma plante. L’autre jour, lorsque la belle neige blanche a fondu, je me suis rendu compte que le grand pot en terre (très pratique car très haut et pas très large) dans lequel le ginkgo commençait à se sentir un peu à l’étroit (et que je destinais à un rempotage d’érable du japon) n’avait pas supporté le coup de gel et s’était lamentablement fendu en trois dans le sens de la hauteur.

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Par ailleurs, oui, c’est un bas couleur chair qui tient le ginkgo à son tuteur et aussi à la grille du balcon, car le bas présente l’avantage de ne pas cisailler les branches. Fin de la parenthèse.

Que faire? Trop de boulot pour me mettre en quête, à prix prohibitif, d’un nouveau pot. En attendant d’avoir le temps (mais je ne vais pas pouvoir attendre trop longtemps), j’ai réparé le pot comme j’ai pu, c’est-à-dire mal.

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Le genre de truc qui ne va pas pouvoir rester comme ça éternellement… la semaine prochaine, je vais tâcher d’aller sur les quais. C’est dans les moments comme ça que je rêve aux jardineries immenses des banlieues lointaines.

Ce matin, entre un rayon de soleil et une averse de grêlons, alors que j’observais le ballet des mésanges, je me suis aperçue qu’un oiseau avait fait du motocross dans ce pauvre pot cassé ainsi que dans le pot de la glycine. Ces deux pots ont en commun de recevoir les épluchures et les feuilles mortes et je pense que le pauvre naïf s’attendait, en fourrageant comme un possédé, à trouver sa ration de vers de terre ou de larves. Voilà d’ailleurs un truc, le ver de terre, que j’ai toujours eu pour projet d’acclimater sur la balcon parisien. Or donc, ce canaillou m’a foutu des feuilles et de l’humus partout et mon voisin du deuxième va encore me faire les gros yeux; déjà que le moindre pétale de fleur le rend hystérique. Impossible de désigner un coupable. Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un crétin de pigeon, en général ils aplatissent les feuilles avec leurs fesses pour installer leur nid, ils ne s’amusent pas à balancer tout par dessus bord. Un merle (ou une bande de merles)? Peut-être, car ils sont partout en ce moment dans les environs du balcon (et lorgnent sur le restaurant des mésanges). En plus les merles sont coutumiers de ce genre de méthode bordélique. Ça pourrait tout aussi bien être une affreuse pie ou une corneille, mais je ne peux accuser sans preuve et j’ignore si c’est dans leurs habitudes. Mais, quoi qu’il en soit, ça donne ça (j’avoue que du coup, ça m’a bien aéré la terre des pots):

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C’est encore pire autour de la glycine, et en prime mon arrosoir est orné d’une fiente énorme (ce qui innocente évidemment les mésanges).

Singing in the rain

6 novembre 2011 § Poster un commentaire

Evidemment, je sens qu’avec l’avancée de l’automne je vais avoir de moins en moins de choses à dire. Je ne vais pas pouvoir, comme Nathalie, me vanter de récolter des kilotonnes de kiwis et de noisettes. Je ne vais pas non plus dresser la chronique des trucs un peu pénibles qu’il faut que je fasse parce que c’est le moment: arrachage des vieux pieds de fraises en bout de course, rempotage de quelques plantes qui ne savent pas s’arrêter (même que tu leur donnes ça et elles veulent ça!), taille, mixture d’épluchures distribuée libéralement…. ha oui, arrachage des pieds de tomate aussi. Force est néanmoins de constater qu’il ne se passe plus grand chose, à part qu’il pleut. Les feuilles jaune vif du ginkgo ne sont pas restées longtemps sur l’arbre, elles sont toutes tombées dans la rue ou sur le balcon:

L’érable a, lui, gardé quelques feuilles après en avoir perdu plein après le coup de froid et malgré une invasion tardive de pucerons noirs.

On aperçoit d’ailleurs les bestioles dans le coin gauche… au point où on en était j’ai décidé de ne pas traiter: le froid s’en chargera (enfin, j’espère).

Le Pierris Japonica est finalement un des plus joyeux: il est de nouveau couvert de jolies hampes de boutons de fleurs qui écloront au printemps…

C’est étrange tout de même, de sortir des boutons à l’automne et de les laisser comme ça, sans défense, tout l’hiver. Pour l’instant, même la neige de l’an passé ne leur a rien fait. Ils vont avoir droit à une purée d’épluchures eux aussi.

Sinon, pour finir sur une note optimiste et contre le déclinisme qui règne sur le balcon, j’ai remarqué l’autre jour que dans l’angle en cul-de-sac de la gouttière sur cour (angle dans lequel s’accumulent les feuilles mortes et la poussière à cause du sens du vent) des graines avaient germé. Je ne sais pas encore ce que c’est; sans doute des filles de l’ancolie qui s’est plantée toute seule dans le pot du buis (le petit buis victime des sangsues à frange) mais peut-être aussi des filles de la lavande qui a déjà colonisé le pot du buis et le pot de l’hortensia voisin et n’en est donc pas à ça près. Il faudra donc attendre pour avoir le fin mot de l’histoire mais pour le moment ça ressemble à ça:

Aucun risque de bouchage du tuyau de descente: je ne fais donc rien. Le tout c’est que mes voisins (surtout ceux qui voulaient m’interdire d’avoir des plantes sur mon balcon) n’en sachent rien. Mais comme personne n’a vue sur la fameuse gouttière, je croise les doigts. En tout cas, le compost de feuilles mortes, ça a l’air assez confortable.

Better red than dead

14 juillet 2011 § 2 Commentaires

Je me dois de signaler une invasion de coccinelles rouges à sept points sur le Balcon Parisien. Elles sont partout et se mettent surtout sur les stores, résultat, si je ne fais pas attention, j’en écrase en remontant les stores! Visiblement, l’invasion est étendue à Paris puisque plusieurs personnes m’ont fait part du nombre anormalement élevé de bêtes-à-bon-dieu. Chaque coccinelle va pondre je ne sais combien d’œufs et l’an prochain, on va avoir droit à des nuages entiers dans le ciel de Paris! Ci-dessous, une bestiole sur l’érable du Japon, qui est d’ailleurs en train de rougir vaguement en son sommet. le pauvre doit croire que c’est l’automne!

Où suis-je ?

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