Buffet à volonté

12 mars 2015 § Poster un commentaire

Sauf contre-ordre, la température ne devrait pas baisser trop brutalement dans les semaines à venir. On n’est jamais à l’abri d’un coup de froid, mais l’hiver est derrière nous. Les mésanges profitent donc des derniers jours de buffet gratuit avant l’hiver prochain. Elles ne mourront pas de faim, les insectes sont de retour! Le merle a depuis quelques jours cessé de retourner la terre de mes pots, je suppose qu’il a dû trouver son bonheur ailleurs, où qu’il attend mes nouveaux pieds de fraises. Et il leur restera toujours les trognons de pommes et de poires que je jette pour le compost un peu partout. Tout à l’heure, après une bonne partie de la journée passée dans mon bureau plein nord à travailler, je suis sortie au soleil sur le balcon et mes copines les mésanges bleues sont venues se goberger sans même faire attention à moi. J’ai remarqué qu’elles ne sont pas très farouches et quand un intrus tente de leur siphonner leur garde-manger (les pigeons surtout, qui arrivent toujours à tendre le cou alors même que j’ai déplacé la mangeoire en hauteur), elles attendent placidement que je lui fasse la chasse pour revenir se nourrir comme si je n’étais pas là.

C’est tellement vrai que j’ai pu faire quelques photos très printanières:

IMG_1883

IMG_1884

IMG_1887

 Et sinon, j’ai retrouvé une info intéressante: fin mars 2012, l’amandier mesurait à peine une dizaine de centimètres, nostalgie! Voyez plutôt.

Publicités

Balcon renouvelable

15 mai 2013 § 16 Commentaires

Jusqu’à présent, j’éparpillais de temps à autre mes épluchures hachées menues dans mes pots (surtout les grands). Il m’est même arrivé de faire une sorte de soupe en mixant le tout avec de l’eau et de verser ça au moment de l’arrosage. C’est pas mal, mais évidemment il y a des limites à ce qu’on peut étaler dans des pots, même grands. Sans compter qu’il faut bien admettre que cette couche d’épluchures n’est pas d’un extrême raffinement esthétique… Alors comment pouvais-je améliorer cette tentative de recyclage? Psychologiquement et même d’un point de vue pratique, je ne suis pas prête pour le lombricompostage d’intérieur, ou d’extérieur. Le truc prend de la place, nécessite une température constante et m’a l’air d’une complexité pas possible. Et puis, que faire quand on part en vacances? Bref, pas question d’élever des vers de terre, même si les donner à bouffer aux merles avant l’été est une solution qui m’a traversé l’esprit (encore faudrait-il qu’ils ne leur préfèrent pas mes fraises).

J’ai donc regardé un peu partout sur Internet, constaté qu’il n’y avait pas grand chose, mais je suis quand même tombée sur une technique de compostage qui peut se bricoler dans un pot de fleur (de taille respectable quand même mais pas énorme non plus, un pot de base, quoi): le composte en « lasagnes » ou en strates. Il y a plusieurs écoles et, comme souvent, les site américains ou anglais sont les plus détaillés. Le principe consiste à alterner des couches de terreau et des couches d’épluchures, avec en plus du papier journal coupé en fines lanières. Je n’ai pas très bien compris à quoi servait le journal, apparemment ça a à voir avec le degré d’humidité du produit final mais je ne sais pas si l’adjonction de journal maintient l’humidité ou la supprime, et rien ne dit ce qui se passe avec les produits chimiques contenus dans le papier. Bref. Comme toujours dans ces cas là, je me suis dit que j’allais adapter le truc à ma sauce pour un emmerdement minimum. Rajouter du terreau à chaque fois suppose quand même une place folle, surtout qu’il fait encore froid (8° ce matin!!!) et que la dégradation des déchets végétaux se fait au ralenti. J’ai donc opté pour une méthode « bordélique » qui consiste à mélanger une solide poignée de terreau aux épluchures une bonne fois pour toute en touillant bien à chaque nouvel apport de déchets. On verra bien le résultat, pour l’instant c’est donc expérimental… Visuellement, ça donne ça:

P1050333

P1050335

P1050334

 

Idéalement, il faudrait sans doute un pot en plastique avec des trous sur les côtés pour aérer l’ensemble, mais on verra bien… je crois beaucoup à la méthode empirique!

Quatre grains d’hellébore

28 janvier 2012 § 6 Commentaires

Evidemment, en hiver, pas grand chose à dire sur le balcon. Je ne suis néanmoins pas peu fière d’annoncer que les graines d’hellébore plantées il y a trois ans viennent de donner une fleur, la première (la seule):

Un peu morne et un peu trempée, mais il fait moche. Elle n’est pas la seule fleur du balcon, puisqu’elle doit partager la vedette avec le romarin et ses fleurs bleues (la flemme de faire une photo) et les némésias:

Les agathéas bleus ont aussi sortis quelques fleurs, mais c’est une funeste erreur de jugement qui risque de leur coûter cher dans les jours à venir puisque la météo annonce du vrai de vrai froid. Je me demande d’ailleurs ce qui va advenir des boutons dont s’est bêtement couvert un des amandiers en bas de l’immeuble et des boutons de ma clématite bleue, d’habitude plus raisonnable (oui, la photo est floue, et alors??? sans lumière et sans pied vous croyez que c’est facile?):

Les autres habitants traditionnels du balcon se tiennent à carreau en attendant des jours meilleurs (sauf le jasmin, qui piaffe). Bien leur en prend car ils pourront bientôt goûter tous les bienfaits de mes mélanges d’épluchures mixées ou découpées en petits morceaux. En attendant, elles forment un tapis multicolore qui ne doit pas être du goût de ma voisine de balcon.

Avec le froid, ça va mettre plus de temps à se déliter, mais ce n’est pas grave: l’an passé la glycine avait beaucoup apprécié son tapis d’immondices, du coup j’en mets à tout le monde.

Quelques créatures se mettent finalement au lit pour l’hiver (il serait temps!), comme ces chenilles qui après avoir bouloté mes feuilles de roses trémières ont décidé de se faire un cocon avec celles qu’elles ont épargnées:

On voit bien l’espèce de demi-cigare roulé qu’elles se font en collant la feuille comme une enveloppe et on distingue un bout de la bestiole à l’intérieur. Mon premier mouvement a été de les réduire en bouillie et puis la curiosité l’a emporté (avec l’ultra-violence, la curiosité est un autre de mes défauts majeurs) et je vais attendre pour voir quel genre de papillon ça fait. J’ai lu dans La Hulotte (excellent journal) que les citrons étaient en voie d’extinction (je parle du papillon jaune, pas de l’agrume) alors on ne sait jamais, même si je crois me souvenir que c’est plutôt un papillon du sud.

Singing in the rain

6 novembre 2011 § Poster un commentaire

Evidemment, je sens qu’avec l’avancée de l’automne je vais avoir de moins en moins de choses à dire. Je ne vais pas pouvoir, comme Nathalie, me vanter de récolter des kilotonnes de kiwis et de noisettes. Je ne vais pas non plus dresser la chronique des trucs un peu pénibles qu’il faut que je fasse parce que c’est le moment: arrachage des vieux pieds de fraises en bout de course, rempotage de quelques plantes qui ne savent pas s’arrêter (même que tu leur donnes ça et elles veulent ça!), taille, mixture d’épluchures distribuée libéralement…. ha oui, arrachage des pieds de tomate aussi. Force est néanmoins de constater qu’il ne se passe plus grand chose, à part qu’il pleut. Les feuilles jaune vif du ginkgo ne sont pas restées longtemps sur l’arbre, elles sont toutes tombées dans la rue ou sur le balcon:

L’érable a, lui, gardé quelques feuilles après en avoir perdu plein après le coup de froid et malgré une invasion tardive de pucerons noirs.

On aperçoit d’ailleurs les bestioles dans le coin gauche… au point où on en était j’ai décidé de ne pas traiter: le froid s’en chargera (enfin, j’espère).

Le Pierris Japonica est finalement un des plus joyeux: il est de nouveau couvert de jolies hampes de boutons de fleurs qui écloront au printemps…

C’est étrange tout de même, de sortir des boutons à l’automne et de les laisser comme ça, sans défense, tout l’hiver. Pour l’instant, même la neige de l’an passé ne leur a rien fait. Ils vont avoir droit à une purée d’épluchures eux aussi.

Sinon, pour finir sur une note optimiste et contre le déclinisme qui règne sur le balcon, j’ai remarqué l’autre jour que dans l’angle en cul-de-sac de la gouttière sur cour (angle dans lequel s’accumulent les feuilles mortes et la poussière à cause du sens du vent) des graines avaient germé. Je ne sais pas encore ce que c’est; sans doute des filles de l’ancolie qui s’est plantée toute seule dans le pot du buis (le petit buis victime des sangsues à frange) mais peut-être aussi des filles de la lavande qui a déjà colonisé le pot du buis et le pot de l’hortensia voisin et n’en est donc pas à ça près. Il faudra donc attendre pour avoir le fin mot de l’histoire mais pour le moment ça ressemble à ça:

Aucun risque de bouchage du tuyau de descente: je ne fais donc rien. Le tout c’est que mes voisins (surtout ceux qui voulaient m’interdire d’avoir des plantes sur mon balcon) n’en sachent rien. Mais comme personne n’a vue sur la fameuse gouttière, je croise les doigts. En tout cas, le compost de feuilles mortes, ça a l’air assez confortable.

Où suis-je ?

Entrées taguées épluchures sur balconparisien.