Le balcon du dimanche

2 juin 2014 § 28 Commentaires

Hier je me suis donc activée sous la grisaille et j’ai remarqué que malgré quelques feuilles chlorosées par-ci par-là, et malgré l’absence de soleil, les couleurs étaient finalement au rendez-vous… Les bestioles aussi. Outre les abeilles citées précédemment, le balcon accueille de nouveau un bataillon de coccinelles. Cette année, je n’avais vu aucune larve et je n’avais pas trouvé non plus de coccinelle en hibernation en faisant le nettoyage des jardinières. De nouvelles recrues viennent donc d’arriver et de se lancer sur mes plantes dans une frénésie reproductive qui les laisse ensuite totalement épuisées. Elles affectionnent particulièrement le géranium « espresso », qui fait ressortir leurs couleurs. Elles ont eu le bon goût de s’assortir aux framboises, il y en a des rouges et des jaunes:IMG_0613

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Dans la série des couleurs primaires, le laurier rose, qui n’a de rose que le nom, est couvert de boutons rouges brillants:IMG_0623

L’euphorbe « petit cyprès » a opté pour le monochromatisme:IMG_0627Quant à « Chantal » (aka Super Fairy), il est d’un rose profond qui tranche avec le vert immonde des pucerons qui le squattent:IMG_0634

A propos de rosier, j’ai d’ailleurs dû accrocher ses longues tiges aux tuteurs que j’avais installés au moment du rempotage, voilà ce que ça donne, au premier plan:

IMG_0644Au fond, vous aurez reconnu l’absence de « Sourire d’orchidée » ratiboisé pour son bien et dont il ne reste que quelques pauvres branches et une ou deux roses attardées… un grand vide!IMG_0640

Evidemment, par comparaison, l’autre côté du balcon ressemble à la jungle de Bornéo: IMG_0646 Pour Linda: à droite de l’olivier, dans la jardinière, les scabieuses noires ne vont pas tarder à fleurir… elles préparent activement leurs boutons de fleur.

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Interruption momentanée de nos programmes

1 juillet 2013 § 4 Commentaires

Désolée pour l’interruption momentanée de nos programmes. Le Balcon parisien n’était pas en vacances, il était au fond de la mine de sel. Mais pendant que je trimais sang et eau, les plantes faisaient leur vie… Non sans un arrosage de temps à autre car voilà que maintenant il se met à faire tiédasse et même presque chaud.

Question fraises, je guette avec anxiété la deuxième fournée de fleurs et je terrorise les pigeons pour qu’ils ne s’imaginent pas en terrain conquis. La consolation cette année me vient des framboises: déjà presque 40 framboises jaunes cueillies et englouties depuis la mi-juin!

Pour les fleurs, c’est la fin de la floraison pour le rosier « Sourire d’orchidée » et la fin aussi de la clématite « Cézanne », mais c’est le début de beaucoup d’autres choses, sauf que comme je suis enchaînée à mon bureau je n’ai que moyennement le temps de faire un reportage photo digne de ce nom.

Dans le désordre le plus absolu, donc et surtout avec un gros retard sur le calendrier réel, voici un aperçu des nouveautés.

À commencer par le rosier minuscule-qui-n’a-pas-de-nom, qui n’est pas vraiment minuscule en vrai mais un grimpant somptueux bouturé par mes soins du jardin d’un copain, que j’ai baptisé « Chantal » du nom de la mère d’icelui. Les fleurs sont petites mais à l’état natif il lance des tiges d’une longueur impressionnante. Le mien végète un peu dans une jardinière en attendant de remplacer l’Armandii:

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En vrai le rose est bien moins bleuté mais rien à faire un appareil photo n’est pas un œil et n’aime pas les roses très saturés.

Autre rosier merveilleux qui n’aura pas volé un nouveau pot: celui de la cuisine… qui vient, je crois, de chez Delbard et qui pourrait bien être un « Camille Pissaro » encore que chez moi il soit très jaune:

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Il y a aussi le revenant: le laurier rose (rouge) qui se remet à fleurir au bout de deux ans de patiente convalescence:

P1050467Je n’ai pas le temps d’aborder le balcon par la face nord, mais il se passe aussi des choses sur la fenêtre de la chambre. Ce sera pour plus tard. Je termine juste avec des nouvelles des coccinelles. Vous souvenez de la coccinelle un peu mal foutue qui prenait le « soleil » sur les plantes mystères? Eh bien figurez-vous qu’elle a pondu une tripotée de larves de coccinelles que j’ai repérées exclusivement là où elles ne risquaient pas de croiser un puceron!!! Pas tout à fait taillées pour l’évolution darwinienne, mais on verra bien… En voilà une petite perdue sur une feuille de fraisier (attention les yeux: photo immonde!):

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Le dossier coccinelle

16 mars 2012 § Poster un commentaire

Tout à l’heure en coupant du lierre qui avait trop poussé et retombait en rideau devant les fenêtres de mes voisins du dessous (qui ne se sont jamais plaint, rendons-leur grâce), j’ai eu la surprise de voir tomber un certain nombre de coccinelles un peu vaseuses et pour certaines franchement mortes. Pareil quand j’ai déplacé une jardinière pour balayer un tas de vieilles feuilles et de saletés: sous la jardinière, trois coccinelles endormies. J’en déduis que la coccinelle hiberne. Et moi qui prenais pour acquis (non sans une touchante naïveté) qu’elle pondait avant de mourir bravement sous les premiers assauts du froid pour laisser la place à la génération suivante. Wikipédia m’apprend qu’on appelle diapause cette période où la coccinelle se cache en attendant des jours meilleurs (apparemment rien à voir avec une pause diapo).

J’en ai vu une s’envoler sur le petit rosier:

Il va maintenant falloir qu’elle prenne des forces et qu’elle trouve l’âme sœur. Comme une imbécile, j’ai dézingué à tout va les pucerons qui avaient benoîtement entrepris de coloniser une des clématites… Si ça se trouve elle est déjà morte de faim, à peine sortie de son sommeil!!

En travaux

26 novembre 2011 § Poster un commentaire

Rendue ivre de jalousie (ne l’avais-je pas prévu?) par la récolte de kiwis de Nathalie, j’ai fini par profiter de la belle journée d’aujourd’hui pour noyer mon amertume dans les travaux des champs. Ce n’était pas du luxe: je n’avais même pas encore arraché les pieds de tomates, qui étaient même en train de repartir, comme si de rien n’était. J’ai donc arraché et taillé, rabattant notamment les clématites, les gauras (à ras) et les anémones du Japon. J’avais pensé tailler au pied les roses de Noël mais heureusement j’ai lu il y a peu un article dans un magazine anglais qui disait qu’il valait mieux se couper le gros orteil droit que de couper les feuilles des roses de Noël à l’automne. Pfiou!

En déblayant tout ça, je me suis rendu compte que 5 ou 6 coccinelles dormaient dans la jardinière (au début j’ai cru qu’elles étaient mortes… pas du tout, elles bougent encore, un peu plus lentement que d’habitude). On sent quand même qu’elles n’ont pas apprécié que je détruise leur (dernière?) demeure. J’ignore si elles meurent en hiver, mais je le suppose. Bref. Elles étaient d’un rouge automnal:

Aussi belles que le buisson-dont-j’oublie-toujours-le-nom et qui est quelconque toute l’année mais magnifique à l’automne:

Je ne sais pas si c’est le mois de novembre particulièrement clément ou si c’est leur comportement naturel, mais les deux variétés d’euphorbe qui se partagent le balcon grandissent comme des folles:

Maintenant que j’ai taillé les gauras, on ne voit qu’elles!

jardin londonien

29 juillet 2011 § Poster un commentaire

Depuis quelques jours j’ai troqué la grisaille parisienne contre la grisaille londonienne. Et du coup évidemment, j’ai remplacé mon balcon par un jardin, excusez du peu. J’arrose, j’enlève les vieilles feuilles, j’extermine les escargots (meurtre dans un jardin anglais) : je m’amuse comme une folle. Ici aussi apparemment il y a un afflux de coccinelles et pas l’ombre d’un puceron sur les rosiers. Mes amis on même un pied de courgette qui devrait être en fleur dans une semaine, donc très en retard par rapport aux courgettes sous stéroïdes de Nathalie.

Où suis-je ?

Entrées taguées coccinelles sur balconparisien.