Un balcon en forêt

4 juin 2016 § 4 Commentaires

Avant de vous montrer plus longuement tout ce qui fleurit en ce moment malgré le temps, voici quelques vues du balcon depuis l’intérieur. En ce moment c’est tellement vert qu’on se croirait en Normandie!

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A droite, l’abélia, que j’ai changé de pot au moment où j’ai délocalisé le ginkgo, se développe comme un fou. Vivement qu’il se couvre de fleurs! Sur cette fenêtre à part les gauras, il faudra attendre un peu pour avoir des fleurs. A gauche (on ne la voit pas sur la photo car elle planquée derrière le mur), la cytise a finit de fleurir (tout en jaune!) mais cette année elle était vraiment magnifique.

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Fenêtre du milieu, on voit l’amandier encadré par le rosier « Iceberg » et le rosier « Paul Cézanne », ce dernier commençant tout juste sa floraison. Au-dessus de l’amandier, la jardinière de géraniums « Espresso » est magnifique. J’ai bien veillé cette année à ce qu’aucun cosmos ne pousse pour que les géranium puissent se développer, et je ne suis pas déçue.

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La troisième fenêtre est celle des framboisiers, couverts de framboises encore totalement vertes. Au premier plan, le géranium macrorrhizum a fait beaucoup de belles feuilles mais pour l’instant je ne vois pas l’ombre d’une fleur. Dans le même pot, un polygala s’est semé tout seul et je l’ai ratiboisé un peu sauvagement au début du printemps. Dès qu’il fera un peu chaud il reprendra du poil de la bête. Pas encore en fleur, les roses trémières et la clématite « Cézanne » se camouflent encore dans tout ce vert.

Enfin le balcon vu de la quatrième fenêtre:

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« Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été »

24 octobre 2015 § 2 Commentaires

En ce moment je suis tout le temps dans l’urgence, comme le lapin blanc d’Alice. Une rentrée universitaire plus calamiteuse que les autres et vlan! tout le planning de travail normal se retrouve réduit à néant, sans parler de mes quelques activités annexes. Et pourtant, rien de plus prenant qu’un balcon d’automne: les feuilles commencent à rougir, à tomber pour certaines et il faut balayer; les fruits et légumes mûrissent encore et il faut les récolter; les fleurs font le dernier spectacle de leur tournée et il faut les admirer. Sur le balcon parisien les sujets d’ébahissement sont nombreux cette année, peut-être même plus que l’année précédente. Je pense que c’est parce que l’été s’est fini en pente douce et que finalement l’automne n’est pas encore vraiment froid (d’ailleurs on ne sait pas comment s’habiller). Le balcon, lui, sait très bien comment se vêtir et à sorti ses tenues les plus colorées. Roses, cosmos, gueules-de-loup, gaura, clématite: tout le monde s’y est mis.

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Il manque aussi une photo de l’abélia, qui a encore ses charmantes clochettes blanches et un feuillage rouille de toute beauté. Pour les cosmos il y a un mystère chez mes cosmos « candy » qui se sont donc re-semés tous seuls cet été: leur couleur. Il y en a des blancs avec un liseré rose pâle à l’extérieur, des blancs avec liseré rose tyrien à l’intérieur, des blancs sans rien, des entièrement tyriens… Comme pour les gueules-de-loup en fait, les cosmos changent de couleur d’une génération à une autre et je viens de l’apprendre!

Les oiseaux ont refait leur apparition sur le balcon, surtout les mésanges dont la gloutonnerie n’a pas diminué pendant l’été. J’ai raccroché ma mangeoire plus en hauteur et mis un reste de graines: ça n’a pas traîné, en quelques heures elles ont retrouvé le chemin du balcon et font du matin au soir la noria entre la glycine et le platane en face. Comme les arbres sont encore très en feuilles, je les entends plus que je ne les vois, mais il m’arrive d’en voir prendre appui sur le ginkgo ou même sur des tiges de cosmos. J’ai entendu à la radio que les oiseaux des villes étaient généralement plus petits que les oiseaux des champs, mais surtout qu’ils avaient du cholestérol (enfin, l’équivalent chez les oiseaux); bref, les pauvres bestioles ne sont pas en très bonne santé car elles picorent nos déchets, qui relèvent plus du burger ou de la pizza que de la graine: que du mauvais gras! Le balcon parisien, sensibilisé au problème de la malbouffe chez les oiseaux, met donc à leur disposition une nourriture adaptée et équilibré dès le début de l’automne!

Dans le genre vorace, j’ai pu observer de ma fenêtre un geai venu déguster en solitaire sur un chapeau de cheminée une amande qu’il avait piquée sur l’un des deux amandiers de ma rue. Pas très adroit, le volatile passait son temps à la faire tomber dans la gouttière, où il allait la rechercher pour tenter de lui faire enfin un sort. Le geai n’est pas un animal opiniâtre, après trois tentatives avortées il a — littéralement — lâché l’affaire, non sans avoir chassé madame geai, qui passait par là et voulait voir s’il y avait moyen de partager. Le geai est donc beau, mais pas très bricoleur et surtout pas très généreux. J’ajouterai que contrairement à d’autres habitants des contrées balconesques, le geai chante comme une casserole. Voici néanmoins quelques photos pas très nettes (mais il était loin et il pleuvait) de cet épisode comique:

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Je terminerai en vous parlant de mes melons. Le reste de mes récoltes étant encore en cours, le bilan définitif attendra, mais pour les melons, c’est fini. Sur cinq fruits, seuls deux sont parvenus à maturité. Enfin plus exactement à l’âge adulte, malgré leur petite taille (une balle de tennis). Voilà à quoi ils ressemblaient à la mi-septembre, cachés sous les feuilles:

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Les feuilles m’empêchaient hélas de voir que celui de gauche était attaqué par une sorte de pourrissement:

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Un examen plus rapproché m’a montré l’ampleur des dégâts:

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A la fin je n’ai donc récolté qu’un seul melon, que le laisse encore mûrir avant de tenter une dégustation…

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Petit mais crédible, non?

La saison des roses

17 mai 2015 § 8 Commentaires

Ça y est je crois que la saison des roses est officiellement ouverte sur le balcon parisien, avec un certain retard mais beaucoup de chenilles mangeuses de feuilles!!!

À tout seigneur tout honneur, la primeur revient toujours au « Sourire d’orchidée » et à ses roses merveilleuses malgré les multiples maladies dues à son âge vénérable et à sa captivité en pot (il est prévu de le planter en Bretagne, en espérant qu’il aime le sel).IMG_2101 Autre merveille, le rosier « Iceberg », qui est couvert de roses blanches et qui va fleurir pendant assez longtemps:IMG_2092 Enfin le rosier « Paul Cézanne » qui ne se remet pas d’avoir un pot si grand où égayer ses racines et qui bat des records de floraison. Il est le seul à n’avoir aucune maladie et à ne pas se faire manger ses feuilles, alors que du temps où il était sur la fenêtre de la cuisine, il se faisait transformer en squelette en moins de deux!IMG_2119

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Le seul de mes rosiers à n’avoir pour l’instant aucune fleur (mais quelques boutons), c’est le rosier « Super Fairy » (aka « Chantal »), qui se porte très bien sans sa meute d’épeires diadème, mais qui fleurit toujours en retard par rapport aux autres.

La clématite « Cézanne » a sorti un nombre incroyable de fleurs. Après les trois premières, très grandes mais totalement délavées, les suivantes se sont révélées plus petites mais avec leur couleur normale. Je ne me souviens plus si elle fleurit toujours avec ce bi-chromisme bizarre…Sa fille a reçu elle aussi un plus grand pot et s’accroche dans le « Sourire d’orchidée », mais je crois qu’elle fleurira elle aussi plus tard.IMG_2075

Sinon, pour prolonger mon exposé précédent sur les plantes qu’on plante et celle qui se plantent toute seules, je viens de repérer un nouveau venu. Il a dû fleurir ce matin parce qu’avec sa couleur rouge je ne risquais pas de le manquer, un joli coquelicot:IMG_2120Il a poussé au pied de l’olivier (couvert de fleurs) et il a pour compagnon un cosmos « Candy » pour l’instant un peu timide, surtout si on le compare aux mammouths qui ont poussé tout seuls avec les géraniums « Espresso », des tiges grosses comme des asperges!IMG_2126

Pour finir un petit aperçu de la bouture de jasmin que ma belle-mère m’a donnée à l’automne dernier:

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Biner, désherber, planter…

11 mai 2015 § 14 Commentaires

Ce week-end il faisait plutôt beau et pas trop chaud, j’avais fait le plein de terreau et de fumier, j’ai donc décidé de m’attaquer à quelques travaux sans cesse repoussés à une date ultérieure. Mais avant de commencer (et de me faire un tour de reins) j’ai fait un tour de balcon et j’ai pu constater le retard étonnant de presque toutes les plantations. Je ne veut pas comparer avec les roses de Lilas, qui grandissent sous le soleil varois, mais même comparé à la terrasse de Laurence j’ai l’impression que le balcon a été placé sous cloche. L’an passé, les premières roses étaient sorties vers le 20 avril, cette année elles sont sorties pour le 8 mai, et encore, pas toutes. La première place va au Sourire d’Orchidée, qui fait des fleurs de plus en plus roses, mais toujours aussi belles:IMG_2029

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Digne de la rose des Tudors! Evidemment, il ne faut pas baisser les yeux vers le feuillage, touché par diverses maladies (oïdium, cloques, taches noires) quand il n’est pas tout simplement dévoré par des saletés de chenilles minuscules qui ne me laissent que des squelettes:IMG_2058

L’autre rosier qui sort timidement quelques fleurs c’est le rosier Iceberg, arrivé l’an dernier sur le balcon. Ses fleurs pâles font un peu pitié mais je l’aime bien quand même, les pucerons aussi.IMG_2017

Dans le genre pâlichon, la clématite « Cézanne » toujours aussi florifère (pourquoi est-ce qu’elle est capricieuse chez Laurence, mystère!) a sorti cette année des fleurs couleur jean très délavé, sans doute le manque de soleil?IMG_2019 Un peu triste quand même, il va falloir que je songe à lui adjoindre une camarade au coloris plus soutenu. J’ai viré les bulbes après le fiasco que l’on sait et j’ai utilisé le pot pour des boutures de jasmin. En fait certains bulbes, en pleine forme (ni pourris ni desséchés) n’ont tout simplement pas fleuri, d’autre ont poussé sans fleurir mais les bulbes se sont multipliés… à n’y rien comprendre. Je les fais sécher un peu avant de les remiser à l’ombre:IMG_2021

J’ai aussi butté les pommes-de-terre, qui avait presque quinze centimètres (photo la prochaine fois) et qui ont l’air de se plaire à merveille dans le Bacsac (on croise les doigts).

Côté framboisiers, c’est incroyable: les deux variétés sont couvertes de fleurs. C’est le framboisier jaune qui pour l’instant en a le plus et certaines framboises sont même déjà en formation:IMG_2027Je suis en revanche un peu perplexe devant la tête que fait mon framboisier rouge. Comme le jaune, il sort des nouvelles tiges partout, magnifiques, mais la tige maîtresse, la plus ancienne a sorti des sortes de feuilles naines et recroquevillées, puis des fleurs (naines) qui donneront sans doute des framboises en proportion. La question étant de savoir pourquoi… je n’ai pas la réponse. Jugez plutôt:

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IMG_2036Etrange ces sortes de petits plumeaux non?

Tout en observant mes framboisiers sous toutes les coutures, je me suis aperçue que des tomates poussaient dans leurs pots, et d’ailleurs des tomates poussaient aussi au pied du « Sourire d’orchidée », l’effet compost! Ça tombait bien car j’avais (une fois de plus) oublié de faire mes semis, j’ai donc repiqué tous les pieds que j’ai trouvé. S’ils survivent à ce repiquage un peu violent (hier et cette nuit il y avait beaucoup de vent, pas sûre que ce soit fabuleux), voilà ma plantation faite.IMG_2044

Pour finir (et c’est comme ça que je me suis tordu le dos), je me suis décidée à vider enfin la dernière jardinière « terrain vague » du balcon, celle ou survivaient tant bien que mal un pied de gaura, diverses plantes opportunistes et le fameux jonc arrivé là Dieu seul sait comment, mais dont l’intérêt était purement anecdotique. Découper la motte compacte et les écheveaux de racines, sauver un ou deux trucs, récupérer quelques tessons de poteries et des billes d’argiles… un temps fou! Du coup le vieux pied de gaura a trouvé sa place avec quelques érigerons dans un pot vide:

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Pour le moment ils sont un peu efflanqués, mais je ne me fais aucun soucis ce sont des plantes coriaces et conquérantes. Il y en a désormais un peu partout sur le balcon, si ces transplantés passent de vie à trépas, d’autres prendront la relève.

Dans la grande jardinière ainsi libérée, j’ai replanté trois pieds de géraniums vivaces (un Lilac Ice et deux Dusky Crug) qui étouffaient au pied des gauras « Summer Breeze » plantés l’an dernier. Ils ont l’air d’apprécier:IMG_2052

Dans les écuries d’Augias (ou à peu près)

8 mars 2015 § 14 Commentaires

Galvanisée par le beau temps (aujourd’hui j’étais en Tshirt sur le balcon… en Tshirt!), j’ai décidé d’avancer. Avant de faire un tour des travaux du jour, quelques photos de l’amandier et de quelques autres pensionnaires qui préparent le printemps. L’amandier d’abord, vedette du balcon 2015, en bouton il y a quelques jours en fleurs aujourd’hui :

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Les tulipes ce dimanche, pour comparer avec celles de Laurence (juste derrière on voit la clématite Paul Cézanne qui sort ses premières feuilles):

IMG_1877Et puis aussi l’abélia, et son nouveau feuillage vert tendre:IMG_1866

Je ne veux pas vendre prématurément la peau de l’ours, mais je crois que la glycine prépare pas mal de boutons floraux (croisons les doigts). Aujourd’hui j’ai donc surtout vidé de la jardinière. Celle dans laquelle végétaient des pieds de fenouil et des asters devenus minables; celle dans laquelle de la ciboulette chinoise n’en finissait plus de faire des racines; celle où j’avais planté des géraniums vivaces qui sont mort tout de suite puis des graines de cosmos qui avaient poussé n’importe comment. Bref, de déconfiture lente en fiasco immédiat, tout acharnement aurait été idiot…IMG_1868

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Ce n’est pas très intéressant de montrer des pots vides, mais c’est juste pour montrer que j’ai travaillé. Ce n’est qu’une partie de ce qu’il faut faire, mais j’avance! Du coup je me suis rendue compte que la clématite (fille de Cézanne) plantée sans conviction dans un petit pot et mise au pied du rosier sourire d’orchidée n’était pas morte. J’avais pris les fleurs de l’an dernier pour une sorte de chant de cygne, mais non, elle repart de plus belle. Je l’ai donc sortie de son pot étroit et replantée dans plus grand. Regardez donc cette chevelure de racines!

IMG_1869A ce propos d’ailleurs, me voici de nouveau soumise à un chantage affectif abjecte. Dans la lignée de feue la clématite Armandii, le rosier sourire d’orchidée tente de me convaincre au moyen des artifices les plus grossiers de son  désir ardent de s’accrocher au balcon… le voilà qui sort une multitude de feuilles magnifiques. Je l’avais ratiboisé sans ménagement et laissé sans aucun soin, sans même un regard, pendant tout l’hiver, bien décidée à l’arracher aux beaux jours.

IMG_1871Du coup je ne sais plus quoi faire. Assaillie par les scrupules, rongée par la culpabilité, hantée par le souvenir d’Armande, j’hésite. Je le vire ou je le garde??? Aaaaaaah!

Si vous voulez que Sourire d’orchidée reste sur le balcon parisien, tapez 1….

Si vous voulez que l’aventure s’arrête ici pour lui, tapez 2….

 

 

 

 

 

 

Fin de la grève du balcon

22 novembre 2014 § 10 Commentaires

Non! Le balcon parisien n’était pas vraiment en grève. En vérité c’est même tout le contraire. Le balcon parisien a été victime d’une surcharge de travail incontrôlable (enfin c’est plutôt moi la victime.. et l’abandon du balcon un dommage collatéral). Du coup je ne sais plus par où commencer, y compris sur le balcon lui-même, où j’ai pris un retard phénoménal. Commençons donc par la fin de l’été et le début de l’automne. Vous vous souvenez de la fille de la clématite Cézanne qui était montée à l’assaut du Sourire d’Orchidée et avait sorti une dizaine de fleurs bizarroïdes pour fêter ça. En fait à mesure que les nouvelles fleurs sortaient elles se rapprochaient de plus en plus de ce qu’on peut attendre de cette variété, et à la fin, les dernière ressemblaient à ça, ce qui me convient tout à fait:IMG_1505

J’ai un peu honte de parler de rosiers après avoir vu les merveilles de la terrasse de Laurence, mais tout de même. A part le Sourire d’Orchidée, que j’ai taillé à ras aujourd’hui et qui quittera le balcon bientôt (RIP), le rosier Iceberg a fleuri comme un fou en septembre:IMG_1507

Quant au Paul Cézanne, il a lui aussi fleuri pendant que j’étais au Canada (mi octobre!), mais il m’a sorti une très grande tige très robuste et très bizarre, avec une sorte de couronne de roses au sommet (vieille photo, là la rose la plus haute a fleuri et les autres, encore en bouton se demandent s’il est encore temps de s’ouvrir):IMG_1506

C’est peut-être tout simplement l’effet du changement de pot.

Sinon question couleurs, le balcon a vu rouge pour la fin de la saison. Les tomates ont mûri (délicieuses, même si en définitive il n’en est resté que deux):IMG_1512

Il y a eu aussi une avalanche de framboises:

IMG_1513Je ferai un compte rendu de la récolte de cette année (pas fameuse, il faut le dire), mais là j’attends encore un peu car en farfouillant dans mes pots aujourd’hui j’ai vu qu’une autre patate s’annonçait!

Un vieux cyclamen que j’avais presque oublié s’est lui aussi couvert de rouge:IMG_1510

Et j’ai aussi eu la surprise de voir apparaître un tapis très champêtre de cosmos:IMG_1577

J’avais semée une poignée de graines, plus pour vider un tiroir à graine que pour les voir pousser vraiment, et d’ailleurs j’avais eu bien tort de faire ça sans réfléchir parce qu’ils ont littéralement étouffé trois plants de géraniums vivaces qui sont sans doute morts et bien morts. D’ailleurs je vais déplacer ceux que j’avais bêtement mis avec les gauras. Eux ne sont pas morts mais on ne les voyait quasiment pas. On n’arrête jamais d’apprendre de ses erreurs!

Bref, aujourd’hui comme il faisait beau et assez doux, j’ai entrepris de faire le grand nettoyage indispensable, et d’autant plus indispensable cette année que j’ai laissé s’installer une broussaille du plus mauvais effet. Jugez plutôt avec ces deux jardinières qui ne ressemblent plus à rien, la décadence du balcon parisien:IMG_1581

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Bref, j’ai ratiboisé un peu mais il va me falloir investir dans le sac de 100L ultra solide pour vider tout ce qu’il y a à vider: au moins deux grosses jardinières et trois moyennes, plus le pot du sourire d’orchidée et deux ou trois autres pots. Appelez-moi Hercule!

La première à avoir eu sa tonte annuelle a été la clématite Cézanne « mère », qui est déjà en mode hivernage malgré les températures clémentes: branches taillées, vieilles feuilles mortes enlevées et terre de surface retournée.

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Au total aujourd’hui, en deux petites heures j’ai rempli 4 sacs comme celui-là:IMG_1578That’s all folks! Mais promis, le balcon est bel et bien de retour.

Rose parmi les roses

11 septembre 2014 § 12 Commentaires

Comme ça ne bouge pas trop côté Médor, voici quelques nouvelles du reste du balcon, qui vire au rose pour les derniers feux de l’été. Il ne s’agit pas seulement des très nombreuses framboises qui rosissent au soleil, mais aussi des fleurs. J’ai déjà dit à quel point j’avais un faible pour les anémones du Japon, franchement cette année elles n’ont jamais fait autant de fleurs:IMG_1483

Et ce n’est pas fini car les tiges sont pleines de boutons…

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Si je pouvais j’en mettrais partout, mais il est impératif de les abriter du soleil, la place est donc assez limitée.IMG_1482

On dirait qu’elles ont été peintes à la main. Bref, je les adore.

Mais j’ai surtout eu l’énorme surprise de découvrir de nouvelles fleurs encore jamais vues sur le balcon. Souvenez-vous qu’un beau jour une graine de la clématite « Cézanne » (je n’ai rien contre ce peintre, mais franchement un peu d’imagination dans le nom des variétés ne ferait de mal à personne, entre le rosier Cézanne et le clématite homonyme, le balcon vire au grotesque, on se croirait au musée d’Orsay!)… bref, je disais donc une graine avait poussé dans un pot laissé à l’abandon. La nouvelle clématite végétait tant bien que mal, disparaissant totalement en hiver pour renaître au printemps, mais elle était apparemment condamnée à rester famélique et sans fleur toute sa vie. Un peu lasse, j’ai fini par mettre le pot en question (qui n’est vraiment pas très grand) au pied du rosier « Sourire d’orchidée » pour éviter qu’il m’encombre. La clématite étant ressortie de terre comme prévu, je l’ai arrosée car je suis bonne fille. Comme d’habitude, elle a lancé des longues tiges maigres avec quelques touffes de feuilles. Mais quand je suis rentrée de vacances, j’ai vu qu’il n’y avait pas que des feuilles (devenues d’un coup bien plus nombreuses), mais aussi des boutons de fleurs: hosanna!IMG_1493

Et là je dois dire que j’avais hâte de voir à quoi ressembleraient les fleurs d’une clématite issue d’une graine de cultivar. Je ne suis pas déçue, elle est ravissante, même prise à contre-jour au soleil couchant:

IMG_1492Les feuilles comme les fleurs sont nettement plus petites que celles de la mère, la fleur est plus fripée et sa couleur carrément impressionniste pour le coup, j’en suis baba.

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Pour mémoire, voici sa mère, sur la photo les fleurs sont un peu décolorées car en fin de floraison:

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Du coup je me demande si je ne vais pas arracher « Sourire d’orchidée » (à l’agonie) pour replanter le rosier « Iceberg » avec à son pied, dans le grand pot, cette magnifique enfant…

 

Où suis-je ?

Entrées taguées clématite « Cézanne » sur balconparisien.