Bird’s eye view

28 juillet 2012 § 3 Commentaires

Je crois bien que je n’ai jamais montré le balcon autrement que par le petit bout de la lorgnette, c’est-à-dire dans les détails et non dans son ensemble. Il faut dire que ce n’est pas très facile de le prendre en photo dans toute sa longueur à moins de se suspendre à l’extérieur, ce qui ne serait pas très malin. Aujourd’hui, j’étais tellement contente de voir que mon rosier « sourire d’orchidée » me faisait de nouvelles fleurs que je suis allée à une autre fenêtre voir ce que ça donnait de loin, et j’ai trouvé que l’effet d’ensemble n’était pas si mal, finalement… malgré les jardinières que j’ai paresseusement laissées à l’état de friche industrielle après l’hécatombe hivernale.

Ainsi, voici à quoi ressemble l’extrémité ouest du balcon parisien en ce moment:

 

Au premier plan on peut voir à droite la fameuse clématite armandii (qui se remet à pousser, mais qui n’a pas fait une seule fleur cette année), avec à son pied une euphorbe qui a poussé là toute seule. À gauche, une jardinière d’euphorbes « diamond frost » et une crassula. La profusion de tiges derrière, c’est le fenouil, en fleur, et les gauras roses. Sur la table, quelques plantes grasses et une jardinière de ciboulette chinoise… et derrière, mon rosier « sourire d’orchidée », sur lequel on distingue une rose grande ouverte! À droite du rosier, de la vigne vierge monte à l’assaut du mur… elle aussi a poussé toute seule.

Depuis la fenêtre de l’autre bout (il y a quatre fenêtres en tout sur ce balcon), ça donne ça:

 

Au premier plan, le ginkgo, puis le polygala, les cosmos « candy », l’abélia… puis un fouillis de jardinières en friche, le gros buis et ensuite ce qu’on voyait sur l’image précédente. Ce qu’on ne voit pas, c’est ce qui est trop bas: les anémones du Japon, les roses trémières, la clématite bleue (dont j’ai appris que c’était une clématite « Cézanne »), le framboisier, l’autre euphorbe et plein d’autres choses encore.

Par exemple, on ne voit pas que le bougainvillier offert par ma belle-mère (et auquel j’avais annoncé une mort rapide) a doublé de volume et se couvre de nouvelles fleurs (le polygala aussi refait des fleurs):

 

Pour finir, je dois avouer que j’ai viré les deux Senetti, qui étaient malades et moches. J’ai semé de la coriandre et de la ciboulette chinoise à la place… Je sais que c’est un peu tard mais on verra bien, sinon je sèmerai de la petite salade.

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Opération clématite

19 mai 2012 § 4 Commentaires

J’ai déjà amplement parlé de mes deux clématites. Aujourd’hui, j’étais bien décidée à m’occuper de celle qui me pose le plus de problèmes, la clématite « armandii ». Elle a donc subi une taille sévère, la première de sa vie d’ailleurs. Je voulais qu’elle grimpe vite et qu’elle fleurisse et j’aurais peut-être dû être plus patiente et la tailler régulièrement, comme l’autre.

Jusqu’à aujourd’hui, elle offrait donc ce triste spectacle (on voit au fond le rosier « sourire d’orchidées » et au premier plan le rosier grimpant-mais-qui-ne-grimpe-pas-parce-qu’il-n’est-pas-contre-un-mur, qui est pour le moment couvert de boutons et aussi de pucerons):

Bref, carrément déprimant… ma voisine de balcon n’a pas tort. Mais j’ai un cœur et j’ai donc décidé de ne pas m’en débarrasser tout de suite. Dans un premier temps, elle a donc droit à une bonne taille et à de l’engrais (encore). Voilà à quoi elle ressemble maintenant:

Je n’ai gardé que la tige la plus récente et je me suis débarrassée des vieilles tiges moches et qui me semblaient mortes. En fait elles ne l’étaient pas, mais tant pis. Du coup, ça va peut-être leur donner un coup de fouet… la suite au prochain épisode. Et sinon, oui je sais: il faut que je donne un coup de peinture à mes volets, mais avec ce temps: quand?

En taillant la chose, je me suis aperçue que dans un petit pot que j’avais négligemment posé à son pied en attendant de le vider se trouve une pousse de je ne sais quoi:

Les paris sont ouverts.

Et directement dans le pot de la clématite, au pied et caché par le mouron: des pousses de ce qui me semble bien être des euphorbes:

Quant à l’autre clématite, très florifère, elle a la particularité de ne pas grimper mais de pousser en gros buisson. Je me demande, pour le coup, si ce n’est pas parce que je la taille chaque année à environ 15cm du pied…

Pour finir, juste un update sur les fraises, qui rougissent comme des folles. À mon avis la première cueillette est pour demain:

Qui va piano va sano…

9 mai 2012 § Poster un commentaire

J’ai cru naïvement qu’après quelques jours en Angleterre sous le crachin habituel j’allais rentrer à Paris et découvrir un balcon ensoleillé, changé en une sorte de jungle par la soudaine clémence du climat. Peuh! Déjà à mon arrivée à la Gare du Nord, la pluie torrentielle m’a détrompée en même temps qu’elle me détrempait. C’est donc un balcon gorgé de flotte que j’ai retrouvé, et des plantes qui tentent timidement une sortie mais qui restent d’une timidité quasi-maladive.

La clématite bleue commence à s’ouvrir, certes, mais au lieu d’être d’un bleu éclatant ses fleurs sont comme délavées par le manque de soleil:

Sa copine la clématite rose, qui pousse trèèèès doucement au pied du grand rosier m’a fait deux fleurs cette année. Là encore, ce n’est pas le Pérou, même si c’est déjà mieux que rien:

Même l’hortensia de l’Himalaya, qui devrait pourtant se plaire dans ce temps Breton, n’a pas bougé depuis dix jours:

Orages prévus pour jeudi, pluie ce matin…. J’ai bien fait de ne pas faire de semis de tomates. Cette année je vais acheter des plants et je n’aime pas ça.

The darling buds of May

1 mai 2012 § Poster un commentaire

J’ai bien conscience que le titre de ce post va sembler bien obscur aux gens qui ne vivaient pas en Angleterre au début des années 90, mais ce n’est pas grave. Il faut de temps à autre accepter de rester incomprise.

Or donc, le mois de mai vient d’apporter un frémissement de soleil sur le balcon parisien. Il était temps, car quelques jours avant, le vent avait bien déchiqueté les feuilles du ginkgo et de la glycine et le balcon avait un air misérable. Aujourd’hui, les abeilles ont fait un grand retour et on voit ça et là certains signes d’une reprise, même si pour l’instant on doit encore parler de croissance molle.

Reines du balcon cette année, les clématites sont en train de s’ouvrir (enfin, la bleue et la rose qui pousse avec le rosier… l’autre refuse de fleurir. Il va d’ailleurs falloir que je la taille méchamment):

On dirait presque un perce-neige!

Les benoîtes, que j’avais données pour mortes à la fin de l’été dernier et que j’avais eu la flemme d’enlever, repartent comme en 14. Enfin, pour l’instant un seul pied est en fleur mais les autres pieds sont bien verts:

Au pied de la glycine, le géranium Johnson Blue relève la tête et sort les premières fleurs:

 

Pendant ce temps là, dans les différents pots et jardinières colonisées au fil des ans, les ancolies pourpres fleurissent aussi. Je me dis parfois que j’en mettrais bien d’autres, avec d’autres couleurs, et puis finalement je crois que trop d’ancolies tuerait l’ancolie.

De l’autre côté, sur le petit balconnet de la salle de bain, la lavande lance timidement quelques boutons ça et là, mais elle m’a l’air bien partie pour en être couverte dès qu’il fera franchement beau (surtout que ce balcon là est quasi plein nord):

 

Sinon, autre nouvelle, j’ai (je crois) percé à jour l’identité de la plante mystérieuse qui poussait au pied de mon nano-amandier. Il s’agit tout bonnement d’un fraisier, ce qui n’est pas très étonnant puisque j’ai retiré l’amandier de la jardinière de fraises. J’ai du embarquer une graine ou un bout de racine ou je ne sais quoi qui s’est trouvé suffisamment à l’aise pour pousser. J’hésite sur la marche à suivre: arrachage pour laisser à l’amandier tout le pot, ou attentisme lâche.

Flower power

1 avril 2012 § Poster un commentaire

Ma tournée d’inspection, sous un soleil éclatant, m’a redonné espoir de voir enfin ce balcon ressembler à quelque chose, malgré les pertes en vies végétales. En fin de matinée, en pleine lumière, les saxifrages étaient encore plus belles:

Le grand mystère, c’est que pour l’instant je ne vois pas d’abeilles traditionnelles. En dehors des abeilles charpentières, de quelques guêpes et de grosses mouches noires, rien de ce qui fait du miel ne passe encore par le balcon. La situation devrait bientôt évoluer car je viens de voir que la glycine sortait quelques fleurs, or la glycine les rend dingues. Pour l’instant il y en a moins que l’an passé (des fleurs de glycine) et je crains que ce ne soit dû à un apport excessif d’épluchures. Il paraît que la glycine a besoin de souffrir pour faire des fleurs et qu’il ne faut pas trop la bichonner.

La clématite bleue est aussi couverte de boutons, mais pas sa fille, qui ne donnera sans doute que des feuilles encore cette année :

Côté feuille, justement, le ginkgo en est couvert et j’ai comme l’impression qu’il va me faire mentir. J’avais dit qu’il ne faisait de nouvelles branches que tous les deux ans et je crois bien qu’il en prépare trois nouvelles encore cette année. Lui aussi a été gâté en épluchures hachées menues et il n’a pas encore épuisé toutes les ressources du pot dans lequel il avait été transplanté l’année dernière.

Où suis-je ?

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