Les hauts et les bas

27 avril 2015 § 6 Commentaires

Si j’en juge par les glycines de mes copines de blog et de mes copains à jardins, et si je vois ce qu’a donné la mienne cette année, je pense que l’on peut sereinement affirmer que 2015 est l’année de la glycine. La mienne a sorti des fleurs absolument partout, comme d’habitude cette floraison n’aura duré qu’un peu moins de trois semaines (je compte à partir de l’apparition des premières taches mauves), mais les bourdons et les abeilles ne s’y sont pas trompés: un grand cru! Voici quelques photos de son évolution, les plus sombres prises au soleil couchant (difficile d’être là pile au bon moment!):IMG_1962

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IMG_1976 La plupart des grappes sont maintenant fanées, les feuilles ont pris le dessus, mais je suis ravie de cette floraison incroyable. La voici aujourd’hui, il est arrivée qu’elle fleurisse deux fois alors je croise les doigts:IMG_2004

Voyant qu’elle mettait de la couleur sur un balcon encore globalement en hiver, d’autres se sont décidées à fleurir aussi, dans les mêmes teintes, parce que sur le balcon parisien tout est bien évidemment orchestré de main de maître et on ne fleurit pas comme ça dans le désordre! La lavande papillon (aka Lavande « Lapin ») connaît aussi cette année une année faste:IMG_1984

Et le polygala, qui l’an dernier avait fait des petits dans un pot où poussait tranquillement un pied de géranium macrorrhizum, a sorti partout les premières fleurs du balcon (avant même la glycine):IMG_1986D’ailleurs le géranium vient de lui emboîter le pas et de sortir ses premières fleurs lui aussi:IMG_1998 Et toujours dans des tons similaires, les géranium vivace (« Espresso ») que je croyais morts mais qui sont bien vivants et sont eux aussi en fleurs: feuillage magnifiquement sombre et petites fleurs mauve pâle, je suis bien contente que le printemps ait été pour eux une vraie renaissance (on notera au passage les cosmos « Candy » qui ont décidé de squatter):IMG_2002Le balcon compte également d’autres sorties d’hiver plus discrètes mais tout aussi encourageantes, comme celle de l’euphorbe « Petit Cyprès », ou comme celle du marronnier que j’ai transplanté récemment dans un pot rien qu’à lui (souvenez-vous, il avait poussé au pied de la glycine):

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Hélas, tout ne respire pas la bonne santé et le printemps sur le balcon parisien. Comme je l’avais laissé entendre, mes plantations de tulipes ont été un échec retentissant: RIEN n’a fleuri, alors qu’elles ont bénéficié de conditions tout à fait normales. Tout allait bien et puis tout c’est arrêté brutalement sans explication. Je suis très déçue. Est-ce que ça tient aux bulbes? au fait que je les ai mis en terre un peu tardivement? On verra bien l’an prochain, mais cette année ça a donc ressemblé à ça: la première photo les montre au summum de la pousse, la seconde les montre aujourd’hui…IMG_1968

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Autre fiasco encore plus étrange, le ginkgo biloba, qui a sorti des feuilles…. naines! Rien à faire, j’ai d’abord cru qu’elles allaient se développer, et puis finalement non, à moins d’un miracle elles vont rester comme ça. Une fois de plus, aucune explication, mais ça fait déjà un moment que ce ginkgo se comporte bizarrement sans que j’arrive à comprendre, même après avoir interrogé les spécialistes les plus pointus:IMG_2003Et je précise que les feuilles ci-dessus sont parmi les plus grandes!

Et sinon, le grand gag 2015 sur le balcon parisien, et toujours au chapitre de la malédiction des plantes à problèmes, une amie m’a offert… une clématite « Armandii »!!! Alors que je m’étais courageusement débarrassée de la précédente, on va voir si j’arrive à dompter celle-ci. Pour l’instant elle a l’air normale (la photo a été prise il y a quinze jours), mais je ne l’ai pas encore rempotée:IMG_1952

 

 

 

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Dans les écuries d’Augias (ou à peu près)

8 mars 2015 § 14 Commentaires

Galvanisée par le beau temps (aujourd’hui j’étais en Tshirt sur le balcon… en Tshirt!), j’ai décidé d’avancer. Avant de faire un tour des travaux du jour, quelques photos de l’amandier et de quelques autres pensionnaires qui préparent le printemps. L’amandier d’abord, vedette du balcon 2015, en bouton il y a quelques jours en fleurs aujourd’hui :

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Les tulipes ce dimanche, pour comparer avec celles de Laurence (juste derrière on voit la clématite Paul Cézanne qui sort ses premières feuilles):

IMG_1877Et puis aussi l’abélia, et son nouveau feuillage vert tendre:IMG_1866

Je ne veux pas vendre prématurément la peau de l’ours, mais je crois que la glycine prépare pas mal de boutons floraux (croisons les doigts). Aujourd’hui j’ai donc surtout vidé de la jardinière. Celle dans laquelle végétaient des pieds de fenouil et des asters devenus minables; celle dans laquelle de la ciboulette chinoise n’en finissait plus de faire des racines; celle où j’avais planté des géraniums vivaces qui sont mort tout de suite puis des graines de cosmos qui avaient poussé n’importe comment. Bref, de déconfiture lente en fiasco immédiat, tout acharnement aurait été idiot…IMG_1868

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Ce n’est pas très intéressant de montrer des pots vides, mais c’est juste pour montrer que j’ai travaillé. Ce n’est qu’une partie de ce qu’il faut faire, mais j’avance! Du coup je me suis rendue compte que la clématite (fille de Cézanne) plantée sans conviction dans un petit pot et mise au pied du rosier sourire d’orchidée n’était pas morte. J’avais pris les fleurs de l’an dernier pour une sorte de chant de cygne, mais non, elle repart de plus belle. Je l’ai donc sortie de son pot étroit et replantée dans plus grand. Regardez donc cette chevelure de racines!

IMG_1869A ce propos d’ailleurs, me voici de nouveau soumise à un chantage affectif abjecte. Dans la lignée de feue la clématite Armandii, le rosier sourire d’orchidée tente de me convaincre au moyen des artifices les plus grossiers de son  désir ardent de s’accrocher au balcon… le voilà qui sort une multitude de feuilles magnifiques. Je l’avais ratiboisé sans ménagement et laissé sans aucun soin, sans même un regard, pendant tout l’hiver, bien décidée à l’arracher aux beaux jours.

IMG_1871Du coup je ne sais plus quoi faire. Assaillie par les scrupules, rongée par la culpabilité, hantée par le souvenir d’Armande, j’hésite. Je le vire ou je le garde??? Aaaaaaah!

Si vous voulez que Sourire d’orchidée reste sur le balcon parisien, tapez 1….

Si vous voulez que l’aventure s’arrête ici pour lui, tapez 2….

 

 

 

 

 

 

On tient le bon bout!

7 avril 2014 § 16 Commentaires

Bon, après des semaines de retard, après une saleté de coqueluche qui m’a empêchée de tripatouiller dans le terreau, après une bref retour du froid que mon rosier « Sourire d’orchidée » n’a pas aimé du tout, après un gros colloque, après des tonnes de copies à corriger, après des heures passées à acheter de la terre et des pots… et après avoir cassé mon Lumix adoré, je peux enfin donner quelques nouvelles fraîches.

Sur le balcon, c’est un peu les douze travaux d’Hercule en ce moment. Tout est à l’étroit, tout cherche à pousser: je dépote, rempote, jette. J’ai donc rempoté l’abélia, qui a frôlé la mort par asphyxie dans son petit pot riquiqui.IMG_0392

Du coup j’ai donné son ex-pot à l’amandier et à son frère de sang le fraisier, qui se sont considérablement remplumés depuis la dernière photo:IMG_0394 J’avoue qu’avec tout ce feuillage on a du mal à savoir qui est qui, car la glycine qui a fini sa floraison (toujours plus courte sur le balcon plein sud battu par les vents) et sort désormais son feuillage bronze. Avant ça elle a quand même fait de belles grappes de fleurs (la photo ne leur rend pas justice, mais le soleil était déjà couché et faute d’appareil photo je suis obligée de recourir à un iPod qui n’est pas l’outil le mieux adapté):

IMG_0382 En ce moment elle en est là:

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À ses pieds, tout le monde ressort de terre. A commencer par les géraniums Johnson Blue, mais aussi les deux marronniers que je mettrai ailleurs à l’automne prochain. En voilà un qui sortait timidement il y a deux semaines:

IMG_0362Et le voilà bien grandi:

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Au pied du ginkgo, j’avais bouturé sans y croire des brindilles de ginkgo abimées… j’ai eu la surprise de constater qu’elles étaient en train de sortir des feuilles (attention photo nullasse):

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J’ai aussi séparé le rosier jaune (Camille Pissaro), lui aussi très à l’étroit sur la fenêtre de la cuisine, de la cytise ultra pot-de-colle qui a poussé là sans y être invitée (et qui, elle, supporte assez mal la séparation). Le rosier a hérité du pot de feue la clématite armandii, mais non sans mal. J’ai voulu vider un peu la terre après avoir enlevé la racine d’Armande, mais je me suis rendue compte que l’euphorbe qui avait colonisé ce pot n’avait pas crevé, et que non seulement elle s’apprêtait à ressortir de plus belle mais qu’il y en avait partout. Et quand je dis partout, je veux dire jusqu’au fond du pot. Cette variété d’euphorbe fabrique ses jeunes pousses jusqu’à 50cm de profondeur!!! Bref, j’ai dû TOUT virer et racheter de la terre fraîche. En souvenir, par pur sentimentalisme, j’ai gardé un pied de cette euphorbe, ce qui à mon avis est une bêtise…

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Une autre euphorbe, que je croyais morte et enterrée, a refait surface dans une jardinière de gauras et de gazon espagnol. Je suis contente parce que j’adore cette variété:

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Je vais aussi avoir quelques jardinières à refaire. Les benoîtes « Mrs Bradshaw » sont mortes (pas toutes, mais celles que j’avais mises dans une même jardinière n’ont pas supporté de changer de place pendant les travaux), j’avais vidé deux autres jardinières avant les travaux et je vais rempoter le rosier grimpant rose fuchsia dans un très grand pot, ce qui va libérer une grande jardinière supplémentaire. Sur cour, il faudra aussi que je donne plus de place à l’érable du Japon et à l’altéa, qui n’en peuvent plus et sont en voie de bonzaïfication.

La question est: quand?? D’autant qu’il faut que je reparte en chasse de kilos de terre (jamais livrée sauf à des tarifs exorbitants), de pots idoines (pourquoi les modèles que j’aime sont toujours ceux qu’on ne fait plus??), d’engrais… et de vivaces pour mes jardinières.  Et je veux aussi mettre des tomates et un pied de courgettes!

Voilà un premier rapport d’étape. D’autres suivront, avec moult photos merveilleuses (enfin si j’arrive à racheter un vrai appareil photo).

 

Le vide intersidéral.

24 octobre 2013 § 22 Commentaires

Alors que les travaux accusent deux semaines de retard (au bas mot), le balcon a connu une journée de répit: l’échafaudage a disparu. En tout cas celui qui servait aux couvreurs, qui s’affairent désormais chez ma voisine. Mais les peintres arrivent déjà pour le ravalement et il a fallu que je vire tout ce qui devait (pouvait) l’être encore. Résultat aujourd’hui j’ai des courbatures et aussi mauvaise conscience d’avoir vidé des pots qui ne m’avaient rien fait, comme la petite jardinière de benoîtes, le pot dans lequel végétaient des pensées moches et des pousses de lin bleu. Pas une grosse perte cela dit et la perspective de refaire des potées magnifiques, mais vous savez comment je suis, je n’aime pas jeter des plantes vivantes. Je n’aime tellement pas ça qu’Armande a encore réchappé à une mort certaine.  J’avais pourtant prononcé la sentence de mort, elle avait été taillée à ras dans la perspective de tenir dans un sac en plastique… et j’avais remis à plus tard l’expédition à la poubelle. Loin de crever suite à cette taille sauvage (j’avais lu que l’armandii n’aimait pas être coupée à ras), la voilà qui repousse!!

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Que faire devant un tel acharnement à rester sur le balcon?

Après l’ultime déménagement d’hier, il ne reste quasiment rien sur le balcon, qui ressemble à ce qu’il était quand on s’est installé:

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Eh oui, au fond, ce plumeau rachitique c’est la glycine, taillée à la hussarde par mes soins. On verra bien. Alea jacta est, comme disait l’autre. M’enfin bon, je n’y ai pas été de main morte non plus… Bien dégagé sur la nuque et les oreilles, de près elle ressemble à ça:

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J’ai viré des tas de branchettes secondaires et taillé juste avant le coude. Pour compenser, je lui ai donné mon compost pour libérer le pot. Sans vouloir me vanter, je suis ravie du résultat et dès que j’aurai retrouvé mon cher balcon, je me remettrai au compostage balconier. Odeur d’humus parfaite (ambiance sous-bois et cueillette d’automne garantie), consistance incroyablement fine (on dirait du marc de café). Ra-vie!

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Les feuilles mortes de glycine qui dépassent en-dessous enrichiront le tout et j’ai ensuite versé sur mon compost (après avoir pris cette photo qui ne montre que le résultat merveilleux de mon compostage) un fond de sac de terreau qui va nourrir aussi la bête.

Dans la série des éclopés, le ginkgo, à peine remis de sa peste bubonique, a été un peu malmené par les gars qui sont venus retirer l’échafaudage. Il y a eu de la branche coupée, de la feuille arrachée. Le pauvre fait un peu pitié, du coup il a le droit d’être accueilli à l’intérieur et trône désormais devant la cheminée. Le framboisier est allé vivre dans une chambre de bonne, je n’oublierai pas d’aller manger les framboises dont il est couvert.

Voilà pour les dernières nouvelles du balcon parisien. J’ai hâte de reprendre le cours normal des choses!!

Les derniers jours du Balcon parisien

10 septembre 2013 § 8 Commentaires

Mes amis, ne nous leurrons pas, à l’heure où j’écris ces quelques lignes d’une main tremblante, le Balcon parisien n’est plus. Jeudi dernier, alors qu’ils devaient venir ce lundi, les ouvriers sont arrivés dès 8h. Je les ai renvoyés prestement chez eux en leur disant: lundi, c’est lundi, si vous vouliez venir jeudi, fallait prévenir. Non mais! Ils sont donc revenus lundi, sous une pluie battante, on monté deux étages, puis sont partis à cause de la flotte et aussi parce qu’ils avaient commencé à monter un truc qui n’était pas du tout ce qui avait été prévu… Un rien brouillons, les gars. Bref, aujourd’hui ils ont défait ce qu’ils avaient fait et remonté tout comme il faut, et ça a été la fin du balcon.

Avant de vous montrer les photos terribles, j’ai décidé de rendre un dernier hommage à ce que le balcon a été. Le balcon dans sa modeste gloire, par un week-end ensoleillé de septembre. C’était dimanche, j’en ai la larme à l’œil:

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(elle pleure à chaudes larmes)

C’était les derniers feux de l’été, mais des feux quand même… Par exemple, comme par un fait exprès, le framboisier, qui n’est pas censé être remontant, s’est mis à remonter comme un malade. Il est couvert de framboises énormes:

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Couleurs délirantes, à croire qu’il le fait exprès. Les roses trémières elles aussi sont devenues remontantes… Une sorte de bouquet final, de baroud d’honneur!

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Pleines de fleurs et même de boutons de fleurs…. Même l’altéa, leur proche cousin, a décidé de faire plus de fleurs qu’il n’en a jamais fait:

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D’autres, pourtant, ayant senti le vent tourner, et anticipant sur une lugubre Toussaint, on commencé à prendre une mine de circonstance. Le laurier rose, revenu d’entre les morts cette année a laissé faner ses fleurs et a sorti d’immenses graines qui ressemblent à des doigts de momie desséchée:

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Ambiance Le Retour des morts vivants! L’érable du Japon ne sait pas trop ce qu’il faut faire et hésite à choisir entre le camp des optimistes et celui des pessimistes, alors une partie rougit déjà tandis que l’autre reste d’un vert printanier… N’importe quoi!

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La seule, finalement, qui reste égale à elle même (mais plus pour longtemps), c’est Armande, plus dépressive et déprimante que jamais. Pour une fois elle est totalement raccord avec l’ambiance de fin du monde qui règne désormais sur le balcon:

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Le prochain article sera noir, sinistre, affreux. Vous êtes prévenus. Armande a déteint sur moi….

R.I.P.

16 juillet 2013 § 8 Commentaires

Comme dirait Lady Macbeth: « The deed is done ». J’ai dû me résoudre à faire passer de vie à trépas le buis de la salle-de-bain. Celui que les balais à frange avaient colonisé et dont ils se servaient comme d’une tête de pont pour sauter à pieds-joints sur les lavandes voisines. Hier en arrosant j’ai encore enlevé à la main une de ces satanées cochenilles sur une lavande et c’est comme ça que je suis devenue meurtrière. Planticide. Il faisait peine à voir, on voyait bien qu’il agonisait:

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Toutes les branches sont couvertes de fumagine et la sève pompée avidement par les bestioles immondes ne parvient que difficilement à la plante. Et si on regarde de près, l’invasion a pris des proportions dantesques:

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Tout acharnement m’a semblé inutile, et pourtant j’avais l’impression de basculer dans la cruauté. The dark side of Sylvette, la Dexter des balcons! Le voilà, chétif, dans son body-bag:

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Cela dit, je suis un peu comme un animal qui aurait goûté à la chair fraîche et au sang pour la première fois, je me sens investie d’une sorte de pouvoir démoniaque de vie ou de mort sur le balcon. Tremblez, plantes capricieuses! Depuis hier, par exemple, je ne supporte plus l’aeonium et le cotyledon, qui poussent n’importe comment, prennent une place folle dans un pot hyper lourd qu’il faut rentrer l’hiver et en plus attirent une sorte de cochenille farineuse immonde (surtout l’aeonium). Leur pot irait comme un gant à l’olivier ou à l’abélia.

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Et je ne parle pas d’Armande, qui est carrément dans le couloir de la mort, mais qui ne fait décidément aucun effort vers la rédemption.

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Si vous voulez qu’Armande reste sur le balcon, tapez 1.

Balcon d’été

14 juillet 2013 § 10 Commentaires

Ça y est! Ma crise de boulot est derrière moi, ce qui ne veut pas dire que je suis en vacances, mais disons que c’est de nouveau business as usual. Evidemment, maintenant qu’il fait chaud, l’arrosage quotidien est de rigueur et du coup je profite du balcon. Comme les enfants n’étaient pas là cette semaine on y a même dîné tous les soirs. Voici donc quelques nouvelles fraîches.

Tout d’abord je voudrais dissiper la brume d’ignorance qui entourait les fameuses « plantes mystères » qui poussaient dans la jardinière de la lavande papillon. Vous vous souvenez que j’avais affirmé haut et fort que non, jamais de ma vie je n’avais planté quelque graine que ce soit dans ce coin de jardinière et que l’arrivée de cette mini salade était vraiment totalement mystérieuse… héhéhé…. hem. Bon alors en fait… heu… ce sont des scabieuses de toute beauté, plantées par moi avant que je perde la mémoire. J’ai depuis retrouvé le paquet de graines au fond du tiroir de jardinage. Le choc a été salutaire et je me suis souvenu qu’effectivement je les avais mises là en me disant: rien ne pousse ici on verra bien…. voilà voilà… Sans commentaires. La preuve en image:

P1050487En revanche la lavande papillon tire un peu la tronche, elle a jaunit presque entièrement, mais semble heureusement vouloir faire de nouvelles pousses de couleur normale. Sans doute le choc dû à l’apparition soudaine de températures estivales? Un qui fait la tête aussi c’est le Ginkgo, espérons que ce soit pour les mêmes raisons. Lui aussi a l’air de faire des jeunes feuilles normales. je crois qu’il a eu chaud:

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Si vous avez un avis docte sur la question, c’est le moment de le donner! Même chose pour le polygala, qui avait oublié le concept de soleil… Il est couvert de fleurs, mais il a l’air « fartas » comme disait ma grand-mère.

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Derrière le polygala, on aperçoit les fleurs du laurier rose qui, lui, a très bien négocié le virage thermique, mais sur lequel j’ai découvert un certain nombre de chancres noirâtres. Je ne sais pas trop ce que c’est, mais je sais qu’on en voit souvent sur les lauriers, je les ai coupés sans ménagement:

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Les gauras sont comme des fous, surtout les blancs (mes préférés) dont les tiges atteignent au moins 60cm (les roses 30cm).  Mais d’autres fleurs sont encore là ou viennent d’arriver, comme les œillets, qui survivent à tout d’une humeur égale (je ne peux pas en dire autant d’Armande, qui est trop moche en ce moment et dont le sort ne tient qu’à un fil):

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Il y a aussi l’abélia, dont je vois bien qu’il se sent très à l’étroit dans son petit pot, mais qui se remet finalement de l’hiver prolongé:

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Il y a aussi les roses trémières, qui vont pas mal fleurir cette année mais qui sont encore en boutons:

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Sinon, côté potager, une jardinière de fraises est attaquée par les araignées rouges… Je ne sais pas quoi faire. Et la deuxième fournée de fraises, qui n’a pas l’air d’intéresser les rats volants, m’a l’air d’assez piètre qualité même si ce jugement à l’emporte pièce est un peu prématuré car elles sont encore vertes.

Je regrette amèrement, surtout quand je vois celles de Solène et de Nathalie, de ne pas avoir planté de tomates cette année. Je me rattraperai l’an prochain!

 

 

 

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