La déconfiture

19 juillet 2014 § 10 Commentaires

Je disais à Sand sur son blog que j’étais un peu déprimée par le balcon, et ce n’est pas faux. Outre que, comme elle le faisait remarquer, avec ce temps débile rien ne va comme on voudrait, je me rends compte que finalement j’étais tellement contente de voir tout revenir à sa place et pousser sans rancune après l’interruption des travaux que je n’ai pas vu les trucs qui franchement battaient de l’aile. Certaines jardinières que je ne voulais pas toucher pour voir comment elles évoluaient avec le temps, on évolué… et pas vraiment en bien. Il n’y a que les gauras qui s’en sortent, les scabieuses et les rosiers aussi (enfin, plus ou moins). Je me rends compte qu’un balcon n’est pas un jardin et que la vie des plantes en pot à ses limites.

Il y a pourtant une sacré vie, ce qui prouve que ce qui reste de mes plantations peut au moins plaire aux insectes qui, eux, ne cherchent pas le plaisir des yeux. Les abeilles et les bourdons sont comme des fous sur les gauras et les fleurs de l’abélia et depuis ce matin, nous avons un nouveau pensionnaire à l’appétit manifestement féroce, une araignée:

IMG_1142 C’est un peu comme dans Tintin et l’Etoile mystérieuse, on pourrait croire qu’elle est énorme en fait elle fait la taille d’un ongle!

Parmi les plantes qui s’en sortent honorablement, il y a donc les rosiers. Ceux qui n’ont plus de fleurs (Iceberg, Paul Cézanne) font des feuilles, et pendant ce temps Super-Fairy n’usurpe pas son nom et se lance à l’assaut des façades en mode Yamazaki tout en refaisant quelques fleurs:IMG_1152De son côté, le « Sourire d’orchidée » me rejoue la grande scène d’Armande dans l’acte II: « Non! je ne veux point mourir!! » et refait quelques feuilles et quelques fleurs pour m’amadouer:IMG_1149

 

Je trancherai plus tard sur son sort… Celui qui me déprime le plus pour le moment ce n’est pas lui, c’est le Ginkgo. Vous vous souvenez que l’an dernier j’ai cru le perdre, eh bien même chose cette année. Mêmes symptômes, même perte de feuilles… et même reprise absurde puisque partout où les feuilles sont desséchées ou tombées, d’autres sont en préparation. A n’y rien comprendre. Je ne sais pas ce qu’il a. Manifestement c’est un truc avec le pot qui ne lui plait pas mais quoi? Drainage défaillant? Peut-être. Idéalement il faudrait que je fasse des trous à la chignole mais j’ai peur d’abîmer le pot en question qui m’a coûté un bras. Voilà à quoi il ressemble. Attention, éloignez les enfants, des images pouvant heurter:IMG_0985Il me reste le potager me direz-vous. Cette surproduction de tubercule m’a effectivement mis du baume au cœur. Les framboises aussi, qu’on cueillait tous les jours. Mais les fraises font grise mine, je ne sais pas quand les tomates feront des fleurs, quant aux courgettes, en lesquelles j’avais placé tous mes espoirs d’auto-suffisance, chaque pied fait une fleur par jour au moins, mais pour l’instant je n’ai, sur les deux pieds, que des fleurs… mâles!! Un mâle pour un bien, je les congèle et quand j’en aurai suffisamment je ferai des beignets. Mais je préfèrerais avoir des courgettes… Les fleurs femelles arrivent en décalé, mais enfin là tout même la plaisanterie dure un peu trop longtemps à mon goût!

Voilà. C’est la déception sur le balcon. En plus il fait un climat tropical insupportable. Vivement l’orage!

 

Le balcon du dimanche

2 juin 2014 § 28 Commentaires

Hier je me suis donc activée sous la grisaille et j’ai remarqué que malgré quelques feuilles chlorosées par-ci par-là, et malgré l’absence de soleil, les couleurs étaient finalement au rendez-vous… Les bestioles aussi. Outre les abeilles citées précédemment, le balcon accueille de nouveau un bataillon de coccinelles. Cette année, je n’avais vu aucune larve et je n’avais pas trouvé non plus de coccinelle en hibernation en faisant le nettoyage des jardinières. De nouvelles recrues viennent donc d’arriver et de se lancer sur mes plantes dans une frénésie reproductive qui les laisse ensuite totalement épuisées. Elles affectionnent particulièrement le géranium « espresso », qui fait ressortir leurs couleurs. Elles ont eu le bon goût de s’assortir aux framboises, il y en a des rouges et des jaunes:IMG_0613

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Dans la série des couleurs primaires, le laurier rose, qui n’a de rose que le nom, est couvert de boutons rouges brillants:IMG_0623

L’euphorbe « petit cyprès » a opté pour le monochromatisme:IMG_0627Quant à « Chantal » (aka Super Fairy), il est d’un rose profond qui tranche avec le vert immonde des pucerons qui le squattent:IMG_0634

A propos de rosier, j’ai d’ailleurs dû accrocher ses longues tiges aux tuteurs que j’avais installés au moment du rempotage, voilà ce que ça donne, au premier plan:

IMG_0644Au fond, vous aurez reconnu l’absence de « Sourire d’orchidée » ratiboisé pour son bien et dont il ne reste que quelques pauvres branches et une ou deux roses attardées… un grand vide!IMG_0640

Evidemment, par comparaison, l’autre côté du balcon ressemble à la jungle de Bornéo: IMG_0646 Pour Linda: à droite de l’olivier, dans la jardinière, les scabieuses noires ne vont pas tarder à fleurir… elles préparent activement leurs boutons de fleur.

Le come-back des bestioles

6 juin 2013 § 16 Commentaires

Le retour des beaux-jours (avec la menace permanente d’un retour à l’ère glacière) se manifeste diversement sur le balcon parisien. D’abord j’avais un peu oublié qu’il fallait arroser… j’ai donc arrosé ce soir et fait ma petite tournée habituelle. La bonne nouvelle c’est que les abeilles et autres bourdons sont revenus. Ils ont mis le temps, mais il faut dire qu’il n’y avait pas grand chose à butiner non plus. J’en ai vu un tellement glouton que non seulement il était encore là le temps que j’aille chercher le Lumix, mais il plongeait tête la première dans cette appétissante gueule de loup, jusqu’à disparaître presque corps et âme:

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Beaucoup moins drôle en revanche, en plus des pucerons déjà évoqués, je note le grand retour des balais à frange. Non seulement leur retour mais également leur dissémination, puisqu’ils sont passés du buis à la jardinière de lavande. D’une certaine façon c’est en quelque sorte un juste retour des choses puisque les lavandes ont colonisé absolument tous les pots à leur portée et même au-delà. Mais tout de même. Ces bestioles-là me dégoûtent. J’ai donc entrepris de les écraser une par une entre mes doigts vengeurs. Ne jamais oublier de mettre des gants ou de prendre un kleenex, tel est le principal enseignement à retenir de cette opération commando: ces immondes cochenilles giclent en orange!

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Evidemment, le buis en est de nouveau couvert, mais là je crois que je vais jeter l’éponge et probablement le buis aussi. Marre à la fin!

Ailleurs sur le balcon…

27 juin 2012 § 4 Commentaires

Maintenant que rosiers et clématites sont défleuris, d’autres plantes ont pris vaillamment le relai de la floraison. Outre les cosmos et les roses trémières  qui s’annoncent et sans parler des gueules de loup (qui sont jaunes en ce moment), l’abélia est en fleurs alors même que son feuillage d’un bordeaux soutenu montre bien qu’il se croit en réalité en automne. Le contraste est encore plus beau:

À côté de la jardinière où les euphorbes « diamond frost » sortent de leur torpeur et ont l’air de croire un peu que l’été va finir par arriver, une prairie s’est installée: les érigerons et les gauras sont splendides:

En revanche, sur la face ouest du balcon (côté cuisine), si j’aperçois des boutons (enfin!) sur le rosier jaune, je vois aussi que les feuilles des senettis sont attaquées par des bestioles qui font comme des galeries. Ça n’empêche pas les plants de fleurir, mais c’est moche….

Si quelqu’un sait ce que c’est et surtout, comment s’en débarrasser, je suis preneuse de conseils éclairés.

Le vol du bourdon

25 mars 2012 § Poster un commentaire

Je viens de voir que le balcon accueille de nouveaux visiteurs. Après les guêpes et les bourdons velus observés ces derniers jours (mais qui sont habitués du balcon), après les coccinelles et en attendant les abeilles (pas encore vue ce printemps), j’ai repéré aujourd’hui pour la première fois des bourdons noirs qui sont en fait des abeilles charpentières, qui creusent leurs nids dans du bois tendre. j’espère qu’elles ont élu domicile dans les branches des platanes environnants plutôt que dans les poutres de l’immeuble…

Ce matin, elles étaient trois à se délecter des fleurs de polygala, en voici deux, dont une couverte de pollen:

Il est là, c’est officiel.

12 mars 2012 § Poster un commentaire

Franchement, même si techniquement le printemps ne sera là que dans dix jours, en fait il est arrivé aujourd’hui. Toute la végétation est en retard, mais il y a des signes qui ne trompent personne.

D’abord (et je ne parle même pas du soleil radieux) il y a les amandiers en fleurs en bas de chez moi, qui me consolent largement de voir encore tant d’arbres sans feuilles, sans même des bourgeons au vert tendre:

 

Mais surtout, il y a l’activité sexuelle frénétique de la coccinelle que je croyais chancelante (et solitaire) il y a peu. La bougresse n’était ni solitaire ni mourante. Profitant un instant du soleil sur le balcon parisien, j’ai repéré l’action torride de deux bêtes-à-bon-dieu dans ma lavande (attention, certaines images peuvent heurter la sensibilité de nos jeunes lecteurs):

 

J’ai même un film (je cherche un distributeur) mais apparemment je ne peux pas mettre des films sur ce blog, voici donc un cliché des mêmes, après l’effort :

Quatre grains d’hellébore

28 janvier 2012 § 6 Commentaires

Evidemment, en hiver, pas grand chose à dire sur le balcon. Je ne suis néanmoins pas peu fière d’annoncer que les graines d’hellébore plantées il y a trois ans viennent de donner une fleur, la première (la seule):

Un peu morne et un peu trempée, mais il fait moche. Elle n’est pas la seule fleur du balcon, puisqu’elle doit partager la vedette avec le romarin et ses fleurs bleues (la flemme de faire une photo) et les némésias:

Les agathéas bleus ont aussi sortis quelques fleurs, mais c’est une funeste erreur de jugement qui risque de leur coûter cher dans les jours à venir puisque la météo annonce du vrai de vrai froid. Je me demande d’ailleurs ce qui va advenir des boutons dont s’est bêtement couvert un des amandiers en bas de l’immeuble et des boutons de ma clématite bleue, d’habitude plus raisonnable (oui, la photo est floue, et alors??? sans lumière et sans pied vous croyez que c’est facile?):

Les autres habitants traditionnels du balcon se tiennent à carreau en attendant des jours meilleurs (sauf le jasmin, qui piaffe). Bien leur en prend car ils pourront bientôt goûter tous les bienfaits de mes mélanges d’épluchures mixées ou découpées en petits morceaux. En attendant, elles forment un tapis multicolore qui ne doit pas être du goût de ma voisine de balcon.

Avec le froid, ça va mettre plus de temps à se déliter, mais ce n’est pas grave: l’an passé la glycine avait beaucoup apprécié son tapis d’immondices, du coup j’en mets à tout le monde.

Quelques créatures se mettent finalement au lit pour l’hiver (il serait temps!), comme ces chenilles qui après avoir bouloté mes feuilles de roses trémières ont décidé de se faire un cocon avec celles qu’elles ont épargnées:

On voit bien l’espèce de demi-cigare roulé qu’elles se font en collant la feuille comme une enveloppe et on distingue un bout de la bestiole à l’intérieur. Mon premier mouvement a été de les réduire en bouillie et puis la curiosité l’a emporté (avec l’ultra-violence, la curiosité est un autre de mes défauts majeurs) et je vais attendre pour voir quel genre de papillon ça fait. J’ai lu dans La Hulotte (excellent journal) que les citrons étaient en voie d’extinction (je parle du papillon jaune, pas de l’agrume) alors on ne sait jamais, même si je crois me souvenir que c’est plutôt un papillon du sud.

Où suis-je ?

Entrées taguées bestioles sur balconparisien.