Somewhere over the rainbow

26 avril 2014 § 13 Commentaires

Tout à l’heure, le balcon parisien s’est orné d’un magnifique arc-en-ciel double qu’on voyait presque de bout en bout. L’accalmie entre deux grosses averses ne m’a pas permis de repiquer mes vivaces, mais j’ai fait des photos. Voici déjà l’arc-en-ciel, on dirait presque un dôme de verre au-dessus de Paris:IMG_0495Sinon, hier j’ai pu attacher la glycine. C’est un peu sommaire pour le moment mais ça l’empêche de se courber en deux et d’être ballotée par le vent:IMG_0466Du côté de la floraison, tout le monde s’y met ou presque. Les vieux gauras sont fidèles au rendez-vous, j’espère que les nouveaux seront aussi florifères et aussi coriaces:

IMG_0473 Les jardinières se sont aussi remplies d’érigérons. Je les avais mis dans une seule jardinière, avec les fenouils et les gauras, et ils se sont plantés dans les jardinières voisines, un peu comme les ancolies et les benoîtes.

IMG_0459Il en a poussé dans la jardinière où un jonc a poussé spontanément et où dernièrement la belle euphorbe à fleur jaune est revenue. L’ensemble est assez réussi ma foi, et je n’y suis pour rien!

IMG_0463Demain j’espère pouvoir mettre un peu les mains dans la terre, mais rien n’est moins sûr vu le temps qu’il fait. je crois que la météo prévoit des orages sur Paris…

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La tournée d’inspection

12 mai 2013 § 22 Commentaires

Même après cinq jours d’absence, il fallait que je fasse mon tour d’inspection du balcon. Dès mon arrivée, j’ai vu qu’il fallait arroser de toute urgence, alors même qu’apparemment il avait plu. Je suppose que le vent d’ouest assez sec a desséché tous les pots que j’avais pourtant copieusement arrosés avant de partir. Aujourd’hui j’ai fait un tour pour voir ce qui avait relevé la tête et pour vérifier que rien n’avait trop souffert. En réalité, les pigeons sont un pire fléau que la sécheresse et mon géranium Johnson Blue, qui avait manifestement soif hier soir, avait aussi été piétiné sauvagement et ce matin, j’ai bien vu que certaines tiges étaient cassée et n’allait pas s’en remettre vraiment:

P1050324 C’est dommage parce qu’on distingue à gauche, contre le volet, la première fleur de Johnson Blue, tandis que les tiges piétinées pendouillent lamentablement. Les fleurs en bas sont des ancolies qui se sont semées là toutes seules, dans un pot où prospèrent depuis deux ans des gueules de loups, qui ne sont pas encore en fleur. D’autres ancolies sont en fleur un peu partout. Les sœurs de celles-ci (les plus nombreuses sur le balcon) se sont ouvertes au pied de la lavande papillon, et l’ensemble est assez réussi (je précise que je n’ai planté ou semé ni les unes ni les autres:

P1050322

 

J’ai eu la surprise de voir que le pied d’ancolie rose pâle, qui fleurit comme un fou, a sorti aussi une fleur blanche:

P1050321 Dans la jardinière des gauras et des œillets, certaines fleurs commencent aussi à sortir et à faire des taches de rouge vif, les œillets faisant écho aux benoîtes:

P1050326Le rosier « Sourire d’orchidée » s’est couvert d’un seul coup de boutons de fleurs en grappes, qu’on ne voit pas sur la photo qui suit car j’ai cadré comme une patate. Mais on voit en bas à droite la première rose de l’année!

P1050328On voit aussi que les feuilles sont bouffées, non pas par des chenilles, mais par une minuscule guêpe dont j’ai renoncé à me débarrasser. Juste à côté, dans un nouveau pot plus grand, le mini althéa et les bébés lavande se portent comme des charmes et on doublé de volume en l’espace de quelques jours:

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J’ai hâte de voir si ce sera deux pieds de lavande normale ou de lavande papillon…

Enfin côté chambre, l’althéa originel, que j’ai déplacé là quand j’ai rempoté le ginkgo, a l’air parfaitement satisfait et partage désormais sont pot avec un pied de gueule de loup qui a sauté depuis le pot des gueules de loup dont je parlais tout à l’heure. On peut voir de gauche à droite: le pieris japonica en fleur (je vais le tailler dès la floraison terminée), l’érable du Japon (une fenêtre très japonaise, donc), et l’althéa avec, à droite, sa gueule de loup immense et fleurie (au premier plan, le romarin est toujours en fleurs):

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La Belle jardinière

3 mai 2013 § 20 Commentaires

Aujourd’hui le temps s’est mis en mode « gris aveuglant »: pas soleil, mais une réverbération désagréable. Bref, on n’est jamais content, mais pourtant on ne demande pas l’impossible… juste du soleil et une douce chaleur. J’ai enfin vidé les deux jardinières mortes: celle dans laquelle les plantes sont frappées de nanisme depuis la fameuse deuxième fournée de radis et celle où j’avais mis l’euphorbe « diamond frost ». Ce que faisant j’ai remarqué que des érigérons ont migré dans la jardinière des saxifrages, mais aussi que les mêmes avaient entrepris de s’installer à côté des cadavres d’euphorbe. J’ai donc décidé de sauver les mini pieds d’érigérons et je vais sortir tout à l’heure acheter du terreau en masse car il faut aussi renouveler la terre des fraisiers (et virer les pissenlits).

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S’il y a bien une chose que j’aime dans le jardinage, c’est les plantes vivaces, et s’il y a bien une chose que j’aime sur mon balcon, c’est de voir comment il évolue tout seul et comment les plantes s’adaptent, se déplacent, poussent et se multiplient sans moi ou presque. Quand je vois les jardiniers de la ville de Paris se démener dans ma rue pour repiquer de nouveaux parterres de fleurs deux fois par an, j’ai envie de leur dire de planter des vivaces, de balancer des poignées de graines de temps à autre et de ne pas s’enquiquiner… ou alors de me laisser m’occuper des deux petits lopins qui sont en bas de chez moi. Cela dit ne nous plaignons pas, ils font désormais des arrangements magnifiques, très loin des parterres de sous-préfecture auxquels on avait droit avant.

Bref, chaque année, à la fin de l’hiver, il y a toujours des morts à éliminer et des réorganisations à faire, mais en général j’aime bien que les choses suivent leur cours (Lyne, ce passage t’es dédié!!). Cette année, comme tout tardait à pousser, j’ai été prise de découragement et j’ai eu envie de tout virer et de tout renouveler ou presque, sauf que la menace des travaux me paralysait un peu. Heureusement je n’en ai rien fait, car plein de choses repoussent dans les jardinières et je n’ai plus du tout envie de les virer.

Prenez la jardinière dans laquelle j’avais planté il y a trois ans des gauras, des jasmins et des petits œillets rouges. Les jasmins sont morts pendant l’hiver 2011-12, mais le reste avait survécu en végétant un peu et j’étais décidée à tout changer cette année. Finalement je garde tout, car les gauras repartent superbement, les œillets se fichent complètement de la neige et du froid et des benoîtes se sont invitées:

P1050259J’ai juste taillé les œillets et je vais laisser tout ce petit monde s’épanouir… (Oui je sais il faut que je passe de l’anti-rouille sur la rambarde et que je repeigne, mais j’attendrai les travaux).

Finalement c’est la même chose avec la jardinière foutoir où mes euphorbes étaient mortes et où je croyais les gauras trépassés également… Eh bien pas du tout! les gauras ressortent avec des feuilles immenses et magnifiques et la jardinière s’est remplie d’ancolies, qui sont en train de fleurir (dont une rose pâle que je n’ai pas souvenir d’avoir plantée où que ce soit!):

P1050258J’aimerais bien identifier le truc vert au milieu; à sa droite on distingue une euphorbe qui a décidé de s’accrocher à la vie et un pied de pissenlit qui va, quant à lui, être arraché sous peu pour faire la place à une partie des bébés érigérons.

La troisième grande jardinière est celle où j’avais mis fenouils, gauras et érigérons au printemps dernier. Bilan un an plus tard: les fenouils sont toujours là et ont l’air de repartir, les érigérons vont fleurir dans quelques jours et les gauras repartent aussi.

P1050271Ces gauras ne sont pas de la même variété que les autres. On peut d’ailleurs voir qu’ils ont des petites feuilles et un port plus ramassé:

P1050272Le pied de droite est le plus vaillant, celui de gauche repart mais je ne sais pas trop s’il va réussir à perdurer.

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The darling buds of May

1 mai 2012 § Poster un commentaire

J’ai bien conscience que le titre de ce post va sembler bien obscur aux gens qui ne vivaient pas en Angleterre au début des années 90, mais ce n’est pas grave. Il faut de temps à autre accepter de rester incomprise.

Or donc, le mois de mai vient d’apporter un frémissement de soleil sur le balcon parisien. Il était temps, car quelques jours avant, le vent avait bien déchiqueté les feuilles du ginkgo et de la glycine et le balcon avait un air misérable. Aujourd’hui, les abeilles ont fait un grand retour et on voit ça et là certains signes d’une reprise, même si pour l’instant on doit encore parler de croissance molle.

Reines du balcon cette année, les clématites sont en train de s’ouvrir (enfin, la bleue et la rose qui pousse avec le rosier… l’autre refuse de fleurir. Il va d’ailleurs falloir que je la taille méchamment):

On dirait presque un perce-neige!

Les benoîtes, que j’avais données pour mortes à la fin de l’été dernier et que j’avais eu la flemme d’enlever, repartent comme en 14. Enfin, pour l’instant un seul pied est en fleur mais les autres pieds sont bien verts:

Au pied de la glycine, le géranium Johnson Blue relève la tête et sort les premières fleurs:

 

Pendant ce temps là, dans les différents pots et jardinières colonisées au fil des ans, les ancolies pourpres fleurissent aussi. Je me dis parfois que j’en mettrais bien d’autres, avec d’autres couleurs, et puis finalement je crois que trop d’ancolies tuerait l’ancolie.

De l’autre côté, sur le petit balconnet de la salle de bain, la lavande lance timidement quelques boutons ça et là, mais elle m’a l’air bien partie pour en être couverte dès qu’il fera franchement beau (surtout que ce balcon là est quasi plein nord):

 

Sinon, autre nouvelle, j’ai (je crois) percé à jour l’identité de la plante mystérieuse qui poussait au pied de mon nano-amandier. Il s’agit tout bonnement d’un fraisier, ce qui n’est pas très étonnant puisque j’ai retiré l’amandier de la jardinière de fraises. J’ai du embarquer une graine ou un bout de racine ou je ne sais quoi qui s’est trouvé suffisamment à l’aise pour pousser. J’hésite sur la marche à suivre: arrachage pour laisser à l’amandier tout le pot, ou attentisme lâche.

Ce qui (re)pousse III

25 mars 2012 § Poster un commentaire

Parmi les plantes qui ont accepté avec une relative bonne volonté de se geler en janvier/février pour mieux repousser en mars, je signale aussi les deux pieds de pieris japonica, qui sont couverts de grappes de fleurs pourpre à faire pâlir un cardinal:

Le lecteur attentif aura remarqué que les feuilles sont passablement chlorosées. C’est vrai pour un pied mais pas pour l’autre et cette jaunisse est donc un mystère. Même exposition, même nourriture, même taille de pot…. Je vais tenter de lui mettre un peu de sulfate de fer.

Au pied de la glycine, sortant la tête du lit d’épluchures, les géraniums Johnson Blue sont déjà là. Les fleurs viendront plus tard mais visiblement le froid ne leur a rien fait. Il faut dire qu’ils ont donc passé l’hiver sous une bonne couche de carotte, poire, pomme, coquille d’œuf, marc de café, poireau et chou.

Pas de chlorose chez ces géraniums!

J’avais de gros doutes pour d’autres plantes, que je pensais plus fragiles ou plus exposées, notamment parce qu’elles étaient dans des pots plus petits ou dans un endroit moins ensoleillé. Finalement, les benoîtes, qui portent très bien leur nom, vont mériter un bon rempotage:

On aperçoit à gauche une amande laissée là par une corneille ou par un crétin de pigeon ramier. Je ne pense pas qu’elle donnera quelque chose. Je reparlerai dans quelque temps de l’amandier qui avait poussé l’an passé dans mes fraisiers et que j’ai rempoté délicatement la semaine dernière (je croise les doigts car j’en ai déjà fait crever un comme ça…. c’est pas ma faute si j’oublie de les déplacer à l’automne et si je suis ensuite obligée de le faire au moment où ça leur convient le moins!).

La plus grosse surprise est venue de l’hortensia soi-disant de l’Himalaya, que je pensais déjà en fin de vie avant même la vague de froid. Taillé à ras par souci esthétique plus que thérapeutique, le voilà qui repart:

Et enfin, en tout cas pour aujourd’hui, les gueules de loup dont je ne sais jamais si elles repartent du pied ou si elles se ressèment d’une année sur l’autre:

Où suis-je ?

Entrées taguées benoîtes sur balconparisien.