La Courgette: saison 2, épisode 4

19 août 2016 § Poster un commentaire

Le suspens est à son comble sur le balcon parisien: et si la courgette n’en était pas une?! Je m’explique: sans aucune preuve, mais parce que ça me semblait l’explication la plus logique, j’ai estimé que ces deux plans de cucurbitacées étaient forcément issus de graines de courgettes que j’avais semées là l’an dernier et qui n’avaient pas germé. C’est oublier un peu rapidement que sur ce balcon ne pousse généralement que ce que je n’ai pas planté.  Ainsi le pied de tomate provient de graines mises dans le compost, mais il ne m’est jamais venu à l’esprit qu’il pouvait en être de même pour mes pieds de courgettes.

Or, mes amis, je dois me rendre à l’évidence, cette courgette ressemble de moins en moins à une courgette. Elle n’en a ni la forme, ni la couleur. Cette courgette, tout porte désormais à croire qu’elle n’est en réalité qu’une courge butternut dont nous faisons une consommation fréquente en hiver et dont j’ai donc dû balancer des graines à tout va dans mon compost!! L’histoire nous le dira (et surtout la dégustation de la chose mystérieuse), mais en attendant je vous laisse juges:Unknown-1

La Courgette: Saison 2, épisode 3

18 août 2016 § 4 Commentaires

Il semble bien que mes craintes aient été fondées: la deuxième courgette, que j’avais cru féconder de mes mains innocentes, s’est atrophiée et ne grossira pas. Ma mère m’assure que c’est presque toujours le cas avec les premières. Sa copine en revanche grossit à vue d’œil. J’aurai au moins une courgette cette année sur mon balcon!Unknown

Un petit message spécial pour Laurence, il y a une dizaine de jours j’ai installé ton dispositif anti-pigeons. Pour l’instant, aucun n’est venu s’y frotter!IMG_3546

La courgette: saison 2, épisode 2

11 août 2016 § 2 Commentaires

Pour répondre à la question de Corinne sur les fleurs de courgettes, voici un petit topo.

Lors de l’épisode précédent, j’avais artistiquement disposé des fleurs mâles sur une assiette. On les reconnaît au fait que la fleur est au bout d’une tige mince. Ce sont généralement les plus nombreuses, si bien qu’en manger quelques-unes en beignets est un plaisir qui ne risque pas de compromettre une récolte. Sur l’image suivante on voyait en revanche une fleur femelle, que l’on reconnaît au fait qu’elle pousse au bout d’une mini-courgette déjà formée et non au bout d’une simple tige. Avant même d’avoir été fécondée, la future courgette est donc là. Elle ne grossira que si une abeille compréhensive fait son boulot d’abeille et si des fleurs mâles sont écloses au moment où la fleur femelle s’ouvre. L’opération requiert un timing parfait!

Il y a quelques jours, j’ai constaté que la mini-courgette de la fleur femelle que j’avais photographiée avait jauni et s’était desséchée: la fécondation n’avait pas eu lieu car la fleur ne s’était jamais ouverte. Fort heureusement, la même tige a produit trois autres fleurs femelles, qui se sont ouvertes au bon moment, au moins pour deux d’entre elles:IMG_3543

Cette fois-ci je n’ai pas laissé faire la nature, j’ai pollinisé moi-même à la main les deux fleurs écloses avec le pollen récolté sur des fleurs mâles que j’avais repérées cachées sous des feuilles. Le résultat est là, deux courgettes poussent, dont une qui semble dotée d’un solide appétit!Unknown

J’ai un peu peur que celle de gauche finisse par ne pas grossir assez, mais nous verrons bien!

La courgette, saison 2

27 juillet 2016 § 2 Commentaires

Il apparaît donc que les deux pieds de courgettes qui poussent gaillardement au pied de ma glycine cette année (et qui sont issus de graines oubliées parmi celles semées l’an dernier) sont à deux doigts de produire enfin des courgettes d’un vert délicat! Croisons les doigts, parce que pour l’instant on en est au stade des fleurs… mais j’y crois bien plus que l’an passé. En tout cas aujourd’hui, en l’absence de fleurs femelles ouvertes, j’ai fait main basse sur les fleurs mâles, que je vais manger en beignet dès ce soir. IMG_3449

Mais j’ai repéré (en sautant de joie comme une hystérique) une fleur femelle, avec son embryon de courgette prêt à se développer!

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Ne soyez pas impatients! la suite au prochain épisode.

Le Darwinisme balconnier

26 juillet 2016 § 5 Commentaires

Comme c’est l’été, le balcon a droit au retour des pigeons amoureux. Dit comme ça on n’imagine pas ce que ça signifie au quotidien. Il y a d’abord la période où ne les voit pas trop mais où on les entend roucouler à toute heure, de préférence dans la courette qui fait caisse de résonance et pour laquelle ils ont manifestement une affection particulière. Ensuite vient le temps où on ne les entend plus, mais où ils attaquent le balcon en quête d’un endroit pour nidifier. C’est la période la plus pénible car, les pigeons n’ayant aucun goût pour le jardinage et aucun respect pour le travail méticuleux du jardinier, ils piétinent sauvagement les fleurettes pour y mettre leurs fesses.

Cette année, la tradition est respectée et l’autre jour une pigeonne idiote est venue piétiner sauvagement mes magnifiques géraniums « Espresso », l’année même où ils n’ont jamais été aussi beaux! On voit moins l’ampleur des dégâts sur cette photo prise ce matin, mais tout était aplati à plusieurs endroit et, animée par un esprit de vengeance bien naturel, il a fallu que toute la journée je déloge l’intruse en plantant des baguettes coiffées de papier alu… si bien qu’à la fin il y avait plus d’aluminium que de géranium dans cette jardinière! IMG_3445

Je n’ai pas compris tout de suite ce qui motivait l’extraordinaire pugnacité de la bestiole, qui s’acharnait à revenir dès que j’avais le dos tourné, sans pour autant apporter la moindre branchette. Je n’ai compris qu’en fin d’après midi que cette écervelée se souciait un peu tard de trouver l’emplacement de ses rêves. Empêchée de s’installer dans mes géraniums elle est allée se poser dans la jardinière d’à côté, dans laquelle des Nemesias Sunsatia blancs plantés en mai achèvent de mourir tristement (un mauvais investissement, j’y reviendrai bientôt). N’écoutant que mon courage, je me rue sur la pigeonne qui s’envole à tire d’aile pour ne plus revenir. Victoire!

Hélas… C’est parce qu’elle était prise par l’urgence d’une ponte imminente que la malheureuse voulait à tout prix s’installer chez moi, sans même prendre le temps de faire un vrai nid. Depuis une dizaine de jours, j’avais bien remarqué au pied des platanes de ma rue les branchettes qui signalent les nids en construction (branchettes que les pigeons maladroits font tomber de leur bec). Pour une raison ou une autre, elle n’avait pas de nid et avait donc paré au plus pressé: trouver un endroit et pondre. Chassée des géraniums elle s’était donc rabattue sur les nemesias pelés et secs et avait pondu son œuf en plein soleil.IMG_3431

Quand je l’ai chassée de cet ultime refuge, elle a abandonné son œuf, que je n’ai pas vu tout de suite. Elle n’est jamais revenue et l’œuf a donc cuit en plein soleil pendant plusieurs heures! Il est resté là plusieurs jours et hier il a été emporté ou balancé par dessus bord par un autre oiseau: disparu!

Cette pigeonne un peu cruche ne pourra donc pas se reproduire cette fois-ci. Peut-être avait-elle fait un nid dans un autre endroit mal choisi dont elle avait été chassée? En tout cas, en choisissant aussi mal ses lieux de ponte elle va avoir du mal à perpétuer l’espèce. La balcon parisien illustre ainsi pédagogiquement le principe de la sélection naturelle!

Invités surprises

5 juillet 2016 § 6 Commentaires

Cette année, pour cause de temps pourri, je n’ai rien planté de particulier, à part des pieds de fraisiers. Je n’ai pas fait de tomates, car avec ce temps il me semblait que toutes les maladies du monde allaient se jeter dessus. Je me suis donc contentée des habitués du balcon (amandier, fraisiers, framboisiers). Mais comme rien ne se passe jamais comme prévu, des invités surprises se sont glissés dans mes plantations.

J’avais déjà évoqué les patates. C’est formidable les patates, plus le temps passe plus j’en ai. Cette année, j’ai mis les patates de décembre qui avaient gelées dans la terre et puis je ne m’en suis plus occupée du tout. À ma grande surprise, elles ont poussé et sont aujourd’hui géantes (sans que je sache vraiment ce qu’il en est sous la terre), oui ce sont elles derrière la branche d’amandier:IMG_3371

Mais ce n’est pas la plus grande surprise, parce que d’un certaine manière, même si je l’ai fait sans y croire, j’ai quand même planté mes vieilles patates fripées.

Le plus étonnant, c’est ce qui se passe en ce moment au pied de la glycine. J’ai planté un sachet de graine de petites fleurs des champs au mois de mars. J’attends toujours les fleurettes, mais à la place j’ai eu tout un potager! Pas d’erreur dans le sachet de graines, mais une résurgence de compost… IMG_3372

Eh oui! Non pas un, mais deux pieds de courgettes et un pied de tomate font de l’ombre au géranium Johnson Blue, qui est revenu lui aussi alors que je l’avais cru mort. Et inutile de vous dire que tout ce petit monde est gigantesque et en pleine santé alors que la glycine est manifestement en manque de fer. Et la courgette est désormais solidement arrimée à la grille du balcon:IMG_3375

Et au milieu de tout ça: un pied de fenouil!

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Le Rouge est mis

23 juin 2016 § 4 Commentaires

Avant un article plus long sur le balcon (le nombre de choses qui poussent, c’est dingue), voici quelques photos qui illustrent une couleur prépondérante en ce moment sur le balcon. Ce n’est pas une couleur très bien représentée d’habitude, mais il se trouve qu’en ce moment elle est partout. La sauge « Hot Lips », arrivée cet hiver, est magnifique avec son sourire rouge vif:

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Mais il y a aussi les fruits rouges, notamment les nouvelles fraises « Anaïs » (6 pieds repiqués) et qui commencent à donner doucement (car le soleil fait cruellement défaut). La première Anaïs cueillie était la plus gigantesque fraise jamais cueillie sur le balcon (et malgré le manque de soleil, elle était assez sucrée):IMG_3367

Pour finir, le pied de framboises rouges promet aussi une belle récolte (j’en ai déjà goûté une hier soir):IMG_3369

Oui ce pied de framboise m’a refait le coup mystérieux des feuilles rabougries. Je ne m’explique pas ce phénomène qui touche deux tiges déjà touchées l’an dernier mais pas les autres, et encore, il ne touche pas ces tiges sur toute la longueur… En tout cas les framboisiers se portent très bien et il va falloir que j’envisage un changement de pot à l’automne.