L’étrange mue du balcon

30 août 2015 § 6 Commentaires

Il se passe décidément des choses étranges sur ce balcon. Je passe sur les tomates, très nombreuses, qui n’ont pas trouvé le moyen de mûrir malgré le temps chaud (ma mère pense que dans le sud c’est l’excès de chaleur qui a aussi stoppé le mûrissement). Cette année, souvenez-vous, un de mes pieds de framboises avait donné des feuilles et des fruits frappés de nanisme. À y bien réfléchir je pense qu’un insecte de type cochenille en est la cause, mais j’avance cette hypothèse sans preuves. Mais voilà que l’olivier est frappé d’un mal similaire, ou plutôt d’une étrange pathologie qui fait qu’il est couvert d’un nombre important d’olives, qui ont vaillamment résisté au coup de vent de cette semaine, mais dont certaines sont restées minuscules tandis que d’autres prenaient une taille et une couleur normale. Voyez plutôt:IMG_2703

J’avoue que je n’ai jamais vu ça, et ma mère non plus, pourtant experte en la matière! Qu’est-ce qui a bien pu freiner le développement de certaines et favoriser celui des autres? Mystère.

Autre mystère, celui de la mue estivale. Je n’ai pas d’autre mot, il s’agit bien d’une mue et j’ai l’impression que la chaleur est seule en cause. Il faut dire que sur un balcon parisien plein sud, en étage élevé, le soleil est souvent assez violent. Le Ginkgo avait mué l’an dernier; il a recommencé cette année: il a perdu toutes ses feuilles (oui, toutes), qui étaient elles aussi minuscules, et en a ressorti d’autres. Pourquoi avait-il sorti des feuilles minuscules alors qu’il habite dans un grand pot qu’il n’a pas encore rempli de racines, loin s’en faut? Là encore mystère. Pourquoi juge-t-il opportun de se débarrasser de ses premières feuilles pour en ressortir d’autres (à la bonne taille cette fois): mystère.IMG_2708

Un autre de mes pensionnaires sortait lui aussi des feuilles minuscules depuis un ou deux ans, mais l’explication était évidente: le manque de place. L’érable du Japon étouffait dans un pot trop petit et le pauvre était en train de se transformer en bonzaï! Sa souffrance était devenue tellement visible que j’avais décidé de le rempoter alors même que la chaleur s’annonçait. Résultat, l’été a failli lui être fatal. Chaleur et changement de pot, c’était un peu trop. Il a donc fait comme le ginkgo et toutes ses feuilles ont roussi, sont tombées avant de repousser, grandes (deux fois plus grandes que celles qui étaient tombées), belles et d’un vert tendre. Avant:

IMG_2714Et après:IMG_2713

On ne se rend pas bien compte du changement de taille sur ces deux photos, mais c’est vraiment du simple au double. Pour l’érable l’explication est évidente, pour le ginkgo l’argument du manque de place ne tient pas. Cet arbre censé résister à la bombe H serait-il à ce point sensible à la chaleur de l’été parisien? Il faut croire….

Le petit marronnier a lui aussi souffert de la chaleur et ses quelques feuilles se sont ourlées d’une frange rouille, mais il a l’air de bien se porter par ailleurs:IMG_2698

L’an prochain il se lancera sans doute lui aussi dans la mue estivale, qui sait? L’été n’a pas été dur pour tout le monde en tout cas. L’amandier ne montre aucun signe de souffrance, pas plus que l’altéa, pourtant rempoté en même temps que l’érable du Japon, et qui a non seulement profité de ce déménagement pour grandir, mais aussi pour sortir des fleurs:IMG_2710

Les rosiers remontent tous, sauf le Super Fairy, que j’ai un peu rabattu, et même « Sourire d’orchidée » a sorti de nouvelles feuilles et de nouvelles roses!

Bref, cet été aura été un second printemps étrange pour une partie des habitants du balcon. Nous verrons bien ce qu’il en sera l’an prochain.

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§ 6 réponses à L’étrange mue du balcon

  • sylvaine92 dit :

    C’est surprenant, ce changement de taille sans raison, sauf la chaleur et la sécheresse, peut-être.
    Dis, pour le marronnier, ce ne serait pas la mineuse ? Les nôtres sont attaqués depuis 2001.
    Bonne soirée

    • Sylvette dit :

      Oui tu as raison, la chaleur soudaine me semble l’explication… je n’en vois pas d’autre pour l’instant. Pour le marronnier je tremble à l’idée que ce soit la mineuse alors qu’il est si jeune, mais les marronniers du quartier en sont tous atteints à des degrés divers… Que faire?

  • Laurence dit :

    Copié/ collé ici pour ma terrasse Sylvette. Je tente de rétablir un peu de vie depuis bientôt un mois sur ce qui a été cuit ou asséché par le soleil. En vrac, j’ai taillé the fairy ; la glycine s’est retrouvée déplumée, toutes les feuilles au sol ; la dentelaire du cap a jauni ; des rosiers n’ont pu refleurir car leurs boutons floraux avaient grillé sur place ; le jasmin ne s’est pas autant épanoui que l’an dernier etc. Heureusement, petit à petit ça reprend forme, comme chez toi et mes althéas, comme chez toi, fleurissent mon horizon en ce moment. En revanche, mon olivier a failli trépasser et pas l’ombre d’une olive. Aujourd’hui les températures sont en dents de scie. Tout pour éprouver à nouveau nos pensionnaires, hélas.
    Pour le marronnier, la mineuse semble être la raison. La sécheresse favorise son développement et en effet les feuilles dépérissent. Il existe des traitements non chimiques pour la traiter mais tu as dû très certainement déjà te pencher sur le sujet.
    Bises et bonne soirée Sylvette

    • Sylvette dit :

      Mais oui j’ai vu ça!! Je pense qu’il te faut une Flo pour ta terrasse, même si la chaleur et les changement de température incessants auraient de toutes les façons fait souffrir tes plantes. Quelle misère d’imaginer tout à plat quand on a vu la beauté de tes rosiers et le soin que tu en prends! Pour la mineuse, je vais me renseigner, là j’étais dans les préparatifs de rentrée…

  • Angélique dit :

    mon ginkgo est au jardin depuis le printemps dernier et ces feuilles ont partiellement jaunies cet été, par contre elle ne sont pas tombées. peut être la chaleur également (plein sud plein soleil toute la journée)

    • Sylvette dit :

      Bonjour Angélique! Ton Ginkgo est en pleine terre? Je ne sais pas quoi penser de cet arbre, qu’on m’a toujours présenté comme très facile. Or je constate que dans Paris il en existe de magnifiques, mais d’autres aussi, plus jeunes, qui ont l’air de souffrir autant que le mien sans que je comprenne pourquoi. Cette mue d’été me fascine à vrai dire, surtout quand je songe à l’énergie délirante qu’il faut puiser pour ressortir un jeu complet de feuilles toutes neuves appelées à tomber quelques semaines plus tard. cela dit l’arbre n’a pas trop le choix s’il veut faire sa photosynthèse. Il est tiraillé entre la nécessité de réduire l’évaporation par temps très sec et très chaud et la nécessité de garder de la surface de feuille pour synthétiser la lumière et permettre les échanges gazeux. Finalement c’est pas très facile d’être un arbre!

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