Le balcon que vous avez demandé n’est pas disponible pour le moment

12 septembre 2013 § 12 Commentaires

Pour résumer les raisons qui font qu’aujourd’hui le balcon parisien se trouve momentanément sinistré (et pour répondre à Nathalie), je dirais que suite à un très discutable choix de revêtement lors d’un ravalement qui a précédé de quelques années notre arrivée dans l’immeuble — choix malheureux, dicté par des calculs courtermistes, qui a entraîné chez nous des infiltrations de plus en plus graves, l’eau pouvant rentrer dans le mur mais pas ressortir — nous avons obtenu après 6 ans de bras de fer infernal que le nécessaire soit fait pour que le mur respire normalement et que les deux pièces affectées puissent être repeintes. Vu le coût délirant des échafaudages, il a été aussi décidé tant qu’on y était de faire refaire une partie de la toiture qui se trouve être en ardoise et très abîmée.

Or donc, nous voilà partis pour 5 semaines de travaux (prévision optimiste). Il fallait permettre l’installation de l’échafaudage et donc vider un peu (beaucoup) le balcon. J’ai donc pris mon plus beau caddie et déménagé l’olivier, l’abélia et les roses trémières chez ma belle-mère. J’ai rentré les crassulas, et aussi le framboisier, que je vais néanmoins ressortir dans l’espoir peut-être un peu vain de voir ses fleurs (en quantités industrielles) polliniser par les abeilles. Le reste peut rester pour le moment, m’a assuré le type de l’échafaudage. Certains pots peuvent être bougés  mais ne peuvent plus, je le crains, quitter le balcon: la glycine et le rosier sourire d’orchidée, et même sans doute le buis magnifique. Pour le moment, ils ont été poussés sans trop de ménagement par les ouvriers, qui ont installé leurs machins qui empêchent désormais tout mouvement.

Bref, en ce moment le balcon ressemble à ça:

P1050566

Le ginkgo, rescapé de son espèce de mal mystérieux, poursuit sa convalescence en prison, des feuilles vertes arrachées (sans le faire exprès, les pauvres) par les types qui vont et viennent gisent sur le sol…

P1050565

Le sol du balcon est d’ailleurs jonché de feuilles et de branches cassées, le polygala a salement morflé :

P1050567

Outre les délocalisations, j’ai aussi effectivement, comme le suggérait justement tout le monde (merci mille fois Laurence, Nathalie, Anne, Sand et Solène pour les commentaires!), c’était l’occasion de faire le tri (comme la fois où on a refait le placard à vêtement) et de penser à ce qu’il fallait garder et refaire autrement. C’est ainsi que j’ai d’abord voulu tailler le groseillier à maquereaux qui avait poussé dans tous les sens avant de succomber à une attaque d’araignée rouge et qui était donc assez moche. Après m’être piquée à plusieurs reprises sur ses épines surdimensionnées (sans doute le coup de fouet du changement de pot), j’ai décidé de m’en séparer pour de bon: le balcon est trop petit pour accommoder un pensionnaire aussi dangereux.

P1050562

Sans rire, les plus grandes épines faisaient plus d’un centimètre. Faut pas pousser, c’était lui ou moi!

Une partie des jardinières ont été transférées côté cour et j’ai même annexé la fenêtre de l’escalier de service. Ça se bouscule un peu, mais tout va bien finalement car la cour est très ensoleillée (enfin, quand il fait beau… disons qu’elle est lumineuse) à notre étage. 5 fenêtres en tout, chargées au maximum:

P1050561

P1050560

Et pourtant, ce n’est rien en comparaison de ce qui nous attend, car après deux semaines (là encore j’attends de voir) de travaux de toiture, ce sera au tour du ravalement de notre mur. Et là il faudra bien négocier âprement avec les gars du ravalement pour qu’ils acceptent de bosser en déplaçant les pots trop lourds et volumineux pour être enlevés…. Je peux encore descendre le buis, le polygala et le laurier rose dans la cour, mais c’est tout.

Publicités

Tagué :, ,

§ 12 réponses à Le balcon que vous avez demandé n’est pas disponible pour le moment

  • Au moins après ça sera fait !
    Et puis, avoir un mur sain, ça n’a pas de prix, vous serez bien plus tranquilles !

    Courage pour ces longues semaines avec moins de lumière, profites en pour mettre de la verdure à l’intérieur 🙂

    • Sylvette dit :

      Oui ces travaux sont indispensables et on a assez râlé pour ne pas se plaindre. Mais c’est comme refaire les peintures chez soi. Pas un drame en soi, mais c’est la plaie. L’année dernière on a fait faire une bibliothèque sur tout un mur… Environ 2500 bouquins (et encore, ils se multiplient chaque jour par génération spontanée, impossible de tenir un compte précis) à déménager et stocker un peu partout en piles… On avait l’impression de vivre dans l’antre de Gaston Lagaffe. Mais au final on était content.

  • Laurence dit :

    Quelle souffrance dans ces photos et commentaires. Un moment terrible. Mais quand même, je reste surprise : lors d’un ravalement, difficile de laisser des pots en place ou alors, il faut vraiment protéger les végétaux. J’avais laissé 2 grands arbres à l’époque de mon ravalement. Les produits projetés sur la façade et surtout la poussière générée par tous ces travaux ont eu raison de leurs existences… Même les pots ont fini à la poubelle. Si tu peux dès à présent penser à les expatrier … fais-le.

    • Sylvette dit :

      En fait je me rends compte que c’est un peu comme quand tu emmènes un enfant se faire arracher une dent. C’est nécessaire, en soi c’est pas grand chose, mais c’est pénible. Tu as raison, le ravalement va faire de la poussière. Les types vont taper le mur (qui n’est pas en pierre, mais en plâtre taloché sur un mélange de bouts de bois et de cailloux, comme souvent le dernier étage des immeubles haussmanniens) et ensuite refaire un enduit, sans doute à la chaux, pour que ça respire vers l’extérieur. Donc à priori pas trop de ponçage ni de sablage, mais ils vont quand même en mettre partout. Pour l’instant, à cause de l’échafaudage, je ne peux pas déplacer la glycine, ni même la tailler (photos bientôt). Je vais mettre le laurier rose chez ma belle-mère. Le polygala est dans un pot en terre particulièrement friable car mal cuit (donc pas terrible à transporter). Reste donc à faire quelque chose du ginkgo, de la glycine et du rosier.

  • Emma BB dit :

    Ohhhhhhh……. Courage ! Tes jardinières sinon sont très belles ; j’adore ce genre de plantation.

    • Sylvette dit :

      J’ai eu des compliments de mon concierge et d’une voisine… En fait je crois que je vais annexer la fenêtre de l’escalier de manière permanente. Les gauras cette années sont incroyables! Cette année il faut que je guette les jardiniers de la ville quand ils viendront virer les platebandes pour récupérer les vivaces magnifiques qui vont finir sur un tas de compost… Tu vois, balcon sinistré ou pas, je suis incorrigible. Mais comme j’ai fait du tri, il faut bien que je pense à l’après-travaux!!

  • anne dit :

    cette histoire de pots me rappelle l’idiotie que j’avais commise lors du nettoyage d’un nid de guêpe sous le faitage de la maison . IL y avait 2 jardinières 8 m plus bas . Mais lorsque les ouvriers ont commencé à déverser du produit liquide pour tuer le nid , il était trop tard pour protéger mes jardinières . L’idiote que je suis n’y avait pas pensé avant !
    si tu peux , emmitoufle le mieux possible tes plantes avec du plastique épais transparent . QUand les ouvriers ne sont pas là
    en principe le w.e tu pourras leur donner de l’air .

  • pierre-antoine dit :

    bonjour,
    J’aime beaucoup votre blog que je lis régulièrement et qui me fait souvent sourire car je me retrouve dans les rapports que vous entretenez avec vos plantes de balcon. Je suis également l’heureux propriétaire d’un balcon parisien que je m’efforce, depuis 2 ans,d’embellir à coup de lavandes, jasmins, vigne vierge, érable japonais…. Tout ça n’est pas de tout repos et j’apprends, à force d’erreurs et au grand dam de mon conjoint, à tenir compte des contraintes imposées. J’ai eu l’impression que vous étiez parfois à la recherche du nom d’une espèce inconnue. Il existe une application Iphone gratuite (iHerbarium) qui, grâce aux photos prises de la plante, vous donne son nom. Je ne l’ai pas encore eu l’occasion de m’en servir mais cela pourra peut-être vous être utile.
    PS: bon courage pour le ravalement!

    • Sylvette dit :

      Cher Pierre-Antoine, Bienvenue sur mon balcon, même s’il est en ce moment en piteux état! Je n’ai pas d’Iphone (oui je sais, incroyable), mais si un jour je cède je m’emparerai évidemment de cette application dont j’ignorais évidemment l’existence (que n’existe-t-elle pas pour un vulgaire Macbook?). Quelle est l’exposition de votre balcon? A bientôt j’espère. Sylvette

  • pierre-antoine dit :

    c’est un balcon assez long (environ 15m), étroit (50-60cm) avec double exposition (sud et ouest),et donc très (trop?) ensoleillé d’où pas mal de contraintes. J’ai eu pas mal de soucis d’arrosage, réglés depuis l’installation d’un tuyau d’arrosage directement sur le balcon. J’échappe (pour le moment) aux parasites, notamment les « balais à franges » qui ont fait quelques ravages chez vous. J’aime beaucoup la variété des espèces que vous avez chez vous. Je pense y piocher quelques idées
    😉

    • Laurence dit :

      Toujours à l’affut de nouveaux blogs, j’aimerais bien découvrir celui de Pierre Antoine. Pour ce qui est de l’appli iHerbarium … je ne connaissais pas. Je vais aller voir car cela peut être intéressant. A bientôt !
      @ Sylvette: je prie pour l’on te rende ton jardin suspendu le plus vite possible 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Qu’est-ce que ceci ?

Vous lisez actuellement Le balcon que vous avez demandé n’est pas disponible pour le moment à balconparisien.

Méta

%d blogueurs aiment cette page :