Les derniers jours du Balcon parisien

10 septembre 2013 § 8 Commentaires

Mes amis, ne nous leurrons pas, à l’heure où j’écris ces quelques lignes d’une main tremblante, le Balcon parisien n’est plus. Jeudi dernier, alors qu’ils devaient venir ce lundi, les ouvriers sont arrivés dès 8h. Je les ai renvoyés prestement chez eux en leur disant: lundi, c’est lundi, si vous vouliez venir jeudi, fallait prévenir. Non mais! Ils sont donc revenus lundi, sous une pluie battante, on monté deux étages, puis sont partis à cause de la flotte et aussi parce qu’ils avaient commencé à monter un truc qui n’était pas du tout ce qui avait été prévu… Un rien brouillons, les gars. Bref, aujourd’hui ils ont défait ce qu’ils avaient fait et remonté tout comme il faut, et ça a été la fin du balcon.

Avant de vous montrer les photos terribles, j’ai décidé de rendre un dernier hommage à ce que le balcon a été. Le balcon dans sa modeste gloire, par un week-end ensoleillé de septembre. C’était dimanche, j’en ai la larme à l’œil:

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(elle pleure à chaudes larmes)

C’était les derniers feux de l’été, mais des feux quand même… Par exemple, comme par un fait exprès, le framboisier, qui n’est pas censé être remontant, s’est mis à remonter comme un malade. Il est couvert de framboises énormes:

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Couleurs délirantes, à croire qu’il le fait exprès. Les roses trémières elles aussi sont devenues remontantes… Une sorte de bouquet final, de baroud d’honneur!

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Pleines de fleurs et même de boutons de fleurs…. Même l’altéa, leur proche cousin, a décidé de faire plus de fleurs qu’il n’en a jamais fait:

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D’autres, pourtant, ayant senti le vent tourner, et anticipant sur une lugubre Toussaint, on commencé à prendre une mine de circonstance. Le laurier rose, revenu d’entre les morts cette année a laissé faner ses fleurs et a sorti d’immenses graines qui ressemblent à des doigts de momie desséchée:

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Ambiance Le Retour des morts vivants! L’érable du Japon ne sait pas trop ce qu’il faut faire et hésite à choisir entre le camp des optimistes et celui des pessimistes, alors une partie rougit déjà tandis que l’autre reste d’un vert printanier… N’importe quoi!

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La seule, finalement, qui reste égale à elle même (mais plus pour longtemps), c’est Armande, plus dépressive et déprimante que jamais. Pour une fois elle est totalement raccord avec l’ambiance de fin du monde qui règne désormais sur le balcon:

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Le prochain article sera noir, sinistre, affreux. Vous êtes prévenus. Armande a déteint sur moi….

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§ 8 réponses à Les derniers jours du Balcon parisien

  • Ah mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’il vont faire sur ton balcon les mecs ? Et tes plantes, que vont-elles devenir. Tu vas les rentrer chez toi ?

  • Laurence dit :

    Bonsoir Sylvette. J’ai déjà consulté à plusieurs reprises votre blog via celui de Solène (de Nantes) et cette fois, je me suis décidée à vous écrire pour avoir vécu une situation similaire. Mais avant tout sachez que votre plume me fait sourire malgré que la situation soit hélas (3 fois hélas!) à pleurer. J’en apprécie la lecture.
    Pour en revenir à la situation de ce jour, je suis pleine d’empathie et je comprends parfaitement ce sentiment de ‘fin du monde’. J’ai dû moi aussi déménager mes pensionnaires lors d’un ravalement il y a 5 ans (déjà !). C’était une simple horreur. Par chance, ma copro jouit d’un jardin privée dans lequel j’ai pu entreposer (via demande préalable) toutes mes plantes. J’avais pu me procurer gracieusement plusieurs palettes commerciales sur lesquelles j’avais posé les pots (ce qui n’a pas empêché quelques rampants de s’infiltrer … beurk les lombrics, beurk les limaces et beurk les escargots). Dans votre malheur, c’est que cela se passe à la bonne période (début automne). Chez moi c’était en mars: à l’heure où les végétaux se réveillent: ça a été une vraie torture. Tous les soirs en rentrant du bureau, je passai à l’arrière de la copro pour rendre visite à mes protégées. Et elles n’ont pas manqué de me narguer en se parant de floraisons magnifiques comme elle n’ont jamais été…à croire que loin de moi elles se portaient que mieux ! Enfin, dès que les échafaudages ont commencé à disparaitre ; je me suis hâtée de remonter tout ce beau monde sur ma terrasse (au bout de 8 mois quand même de séparation). En conclusion, c’est effectivement un moment difficile à passer mais cela a été pensé à la bonne période chez vous.
    Question : quand est prévue la date des retrouvailles ?

    • Sylvette dit :

      Chère Laurence,

      Merci pour ce message de réconfort. Les travaux doivent s’étaler sur 5 semaines, ce qui n’est pas grand chose si je compare à votre expérience. Effectivement, la période n’est pas trop mauvaise, mais ça c’est parce que j’ai insisté pour qu’ils aient lieu quand ça m’arrangeait, et donc pas au mois de mars!

      • Laurence dit :

        5 semaines de sevrage et de séparation ! ce n’est rien effectivement mais cela reste difficile à vivre; je suis bien placée pour le comprendre. Courage! Mais en attendant où sont-elles hébergées?

  • Courage Syl !
    Une fois que ça sera fait, tu pourras en profiter à fond ! A toi les tomates l’an prochain et les belles clématites moins capricieuses qu’Armande

    • Sylvette dit :

      Oui… c’est comme quand, l’an dernier, on avait dû vider tous nos placards pour les refaire… Je fais un tri salutaire pour le balcon… Enfin c’est pas drôle quand même, parce que dans mon coin de Paris les espaces verts ne pullulent pas, c’est le moins que l’on puisse dire; alors ce balcon c’est notre bout de verdure.

  • La première photo, quelle belle vue sur le BP ! avec les volets blanc et les stores jaunes, il ne manque plus que la mer….

    mais cette page blanche forcée sur le balcon sera peut etre l’occasion de repenser l’aménagement de l’ensemble et pourquoi pas introduire quelques nouveautés puisque tu as fais un tri!

    en tout cas bon courage! j’ai connu ça aussi mais (heureusement) à une période où les mauvaises langues disaient je n’avais pas la main verte… mais ça été terrible la vue permanente sur les échafaudages et les bâches plastique combinée à un manque de lumière du jour 😦

  • anne dit :

    chère sylvette , je compatis , je compatis , mais enfin quoi
    ce n’est pas la fin du monde , et tu vas renaître au printemps
    avec des idées nouvelles . Regarde le balcon restauré d’A. Delavie ( cela a duré bcp plus longtemps que toi … )ile st super beau maintenant . bisous . Anne

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