Balcon, ton univers impitoya-able

8 juin 2011 § 3 Commentaires

Je m’étends un peu sur les bestioles du balcon. Maintenant que je sais qu’aux portes de Paris les coccinelles font le siège des plus honnêtes maisons, je ne m’étonne plus d’assister à des scènes de carnage sur le balcon parisien lui-même. Le récent changement de température et d’hygrométrie a visiblement entraîné l’éclosion de colonies de pucerons divers et variés. Je ne sais pas si j’ai raison d’attribuer leur apparition soudaine aux nouvelles conditions météo mais je n’ai pas d’autres explications. D’ailleurs j’aimerais bien qu’un jour une âme charitable me tire de l’ignorance et m’explique comment ces êtres inutiles et laids apparaissent sur mes plantes sans personne pour les pondre. J’ai remarqué par ailleurs que certaines catégories de plantes attiraient des pucerons d’une couleur spécifique; c’est dire que ces bestioles ont le vice chevillé au corps!

Prenons le laurier rose, par exemple (taillé à ras cet hiver et qui repart de plus belle): il n’attire que des pucerons orange vif façon prisonnier de Guantanamo.

le puceron Guantanamo

Tandis que le rosier de la cuisine (je ferai les présentations plus tard) a des pucerons vert de base (à cause du garde-corps, impossible de faire une photo correcte), et que les euphorbes nouvellement plantées sont envahies par un puceron couleur taupe rosé que je n’avais jamais vus avant:

Le puceron taupe

Immonde!

Heureusement, la cavalerie est là. Je vous ai présenté ma copine rouge à deux points noirs, elle n’est pas venue seule. Hier soir j’ai vu une coccinelle orangée à plein de points noirs:

Elle était visiblement là incognito car elle s’ingéniait à fuir mon objectif. Moins discrètes, j’ai repéré ce matin deux jumelles noires à quatre points orange; une sur un petit rosier:

Les sœurs quatre-points

Et l’autre sur une des euphorbes:

Il faut bien accepter l’inacceptable, ces coccinelles ne sont pas les dévoreuses que j’imaginais, car les pucerons ne cessent de se multiplier. Je vais devoir traiter à nouveau mais mon mélange savon noir et eau les laisse de marbre; sans doute un problème de proportion, trop d’eau et pas assez de savon.

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§ 3 réponses à Balcon, ton univers impitoya-able

  • nathalie dit :

    Ce sont les larves de coccinelles qui bouffent le plus. Mais laisse un peu de temps à tes coccinelles et accepte la présence des petits pucerons : ils sont très pacifiques et servent de vaches aux fourmis. Si tu les buttes tous, tes coccinelles n’auront rien à manger et s’en irons voir ailleurs. Moi j’ai des pucerons noirs sur un sureau qui a poussé clandestinement (mais je le laisse pour ce printemps, vu qu’il attire les pucerons, ce qui m’arrange) et sur les capucines. Les capucines, c’est très bien pour canaliser le puceron en attendant qu’il se fasse manger par les coccinelles. Ils trouvent ça tellement bon qu’ils renoncent à se mettre ailleurs. L’année dernière, j’ai eu d’immondes pucerons lanigères qui chiaient une sorte de mousse cotonneuse partout sur un de mes pommiers (le moins moche, en plus)… J’ai cru que je ne m’en sortirais jamais, j’ai vaporisé de l’immonde purin de rhubarbe en vain. Tout ça pour qu’au final, ils finissent bouffés par les coccinelles. Patience, te dis-je, patience.

    • syklela dit :

      Pffff… Attendre, t’en as de bonnes! J’ai lu en effet que les larves étaient des morfales; là mes trois coccinelles domestiques m’ont l’air anorexiques. Et puis précisément, ce qui me gêne, c’est que les pucerons sont des vaches à fourmis… la fourmis n’est pas mon amie. Par ailleurs, tu ne vas quand même pas arracher un sureau??? je l’adopte si tu n’en veux plus. Avec les fleurs on fait du sirop et avec les baies ont fait du vin, malheureuse! Mais comme tu le verras demain, il y a pire sur le balcon… bien pire!

  • nathalie dit :

    Les sureaux j’en ai au moins 8 qui tentent de pousser dans mon jardin depuis des années. Leur adoption est impossible dans la mesure où les racines sont archi-profondes. En plus, tu serais bien emmerdée car un grand nombre d’insectes kiffent le sureau (notamment tes amis les pucerons). Pour ma part, je n’en veux pas car je n’ai pas l’espace pour ce genre d’arbres qui deviennent très vite monstrueux. La seule chose que je peux faire, c’est les tailler jusqu’au trognon mais ça ne les empêche jamais de repousser. Quand aux baies et aux fleurs, je pourrais en récolter dans le sureau de ma voisine qui déborde honteusement sur mon terrain mais je ne me donne pas cette peine : ma belle mère nous fourni déjà des quantités industrielles de sirop de sureau.

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